Les Gets

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Les Gets
Les Gets depuis le mont Chéry.
Les Gets depuis le mont Chéry.
Blason de Les Gets
Blason
Les Gets
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Taninges
Intercommunalité CC du Haut-Chablais
Maire
Mandat
Henri Anthonioz
2014-2020
Code postal 74260
Code commune 74134
Démographie
Gentilé Gêtois(es)
Population
municipale
1 260 hab. (2014)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 38″ nord, 6° 40′ 15″ est
Altitude Min. 900 m – Max. 1 820 m
Superficie 29,98 km2
Localisation

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Liens
Site web Lesgets.com

Les Gets est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle a obtenu le label « commune touristique » en raison notamment de la présence d'une station de sports d'hiver, reliée au grand domaine des Portes du Soleil.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se trouve au niveau du col des Gets, séparant la vallée d'Aulps au nord de celle de Taninges au sud.

Situé en moyenne montagne (1 200 m), dans le massif du Chablais, le village est très arrosé. Les précipitations venant de l'ouest sont en effet encore chargées de leur eau en arrivant dans le nord des Alpes puisqu'elles n'ont pas été arrêtées par le Massif central.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Côte-d'Arbroz Morzine Rose des vents
N
O    Les Gets    E
S
Taninges Verchaix

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Les Gets dérive du bas latin, -gistum qui désigne un gîte[1]. Il peut également provenir de l'ancien français getee que l'on peut traduire par « jet ; abattis, coupe »[1]. Pour Charles Marteaux (1918), professeur au Lycée Berthollet, relève que le mot de l'ancien français getter dérive de jaclare qui a évolué en jettare[2]. Celui-ci donne en savoyard get désignant un « couloir pour la descente du bois en montagne », reprenant le sens donné par l'historien Hippolyte Tavernier, auteur d'une monographie sur les Gets (1886)[2]. Charles Marteaux considère qu'il s'agit de la même origine que pour la forme féminine du toponyme, La Giettaz[2]. Toutefois, les auteurs de Lieux en mémoire de l'alpe (1993) donne une autre définition ce dernier toponyme, qui désignerait « les espaces libres devant les chalets où l'on rassemble les troupeaux »[3].

La première mention des Gets remonte à 1275 avec Giz[1]. On trouve ensuite vers 1344 la forme Giez[1]. Au XIVe siècle, d'après la monographie d'Hippolyte Tavernier, on trouve les formes Gez, Gietz, Gyets[1],[2].

Le mot « Gets » désigne en francoprovençal un couloir par lequel on descend les bois coupés[2]. La graphie de la commune s'écrit Lou Zhé selon la graphie de Conflans ou encore Los Jèts selon l'ORB[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pâturages des Gets tels qu'ils existaient au début du XXe siècle.
L'érosion des sols, début du XXe siècle.

Le village des Gets apparaît pour la première fois dans l'histoire entre 1135 et 1140 dans une charte de l'abbaye d'Aulps. Parmi les confins cités, on cite la Crête qui domine les Gets[5]. Entre 1135 et 1185, une autre charte du même fonds d'archives mentionne « la chapelle et le cimetière » des Gets dans le règlement d'un litige entre l'abbaye d'Aulps et le prieuré bénédictin de Contamines[6]. La principale activité des Gets, avant de devenir un village touristique (station de ski en hiver), était l'agro-pastoralisme ainsi que la valorisation du bois utilisé comme matériau de construction et combustible.

À l'heure actuelle, l'exploitation du bois reste une activité pratiquée dans la commune. En effet, le village organise ses activités touristiques et culturelles autour de cette ressources, notamment le festival « Billes de bois » organisé chaque année.

Une partie de la commune est chauffée par une chaufferie à bois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Boulogne Alain ... ...
mars 2008 ... Anthonioz Henri ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 260 habitants, en augmentation de 0,48 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 158 1 507 1 333 1 344 1 545 1 564 1 214 1 280 1 262
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 306 1 276 1 184 1 222 1 210 1 125 1 150 1 090 1 002
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
908 853 828 819 747 765 831 857 986
1982 1990 1999 2004 2009 2014 - - -
1 097 1 287 1 352 1 332 1 254 1 260 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Championnats Mondiaux de VTT.
  • 24 au 27 mars 2011 : Ebouelle Contest 6 : cet événement sportif spectaculaire réunit des riders confirmés pour une compétition freestyle ski et snowboard[11].
  • 24-25-26 juin 2011 : Pass'Portes du Soleil.
  • 20 au 24 mars 2012 : Ebouelle Contest 7.
  • Juillet 2012 : Festival international de la musique mécanique.
  • Juillet 2012 : Championnats de France de VTT.
  • 4 au 6 avril 2013 : Édition finale de l'Ebouelle Contest, la 8e du nom.
  • Juin 2016 et 2017 : Étape Crankworx

Économie[modifier | modifier le code]

  • Immobilier : 6 556 €/m2, moyenne 2007.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les Gets est l'une des 48 communes classées « commune touristique » du département[12]. La station a obtenu plusieurs labels : « Famille Plus Montagne »[13] ; « Stations villages de charme » ; « Stations grands domaines » ; « Village de charme » et « Montagne douce »[14], ainsi que. Elle fait partie également des stations françaises ayant le label Top of the French Alps (TOTFA)[14].

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 16 188 lits touristiques répartis dans 2 670 établissements[Note 2]. Les hébergements se répartissent comme suit : 1 077 meublés ; 4 résidences de tourisme ; 21 hôtels ; un établissement d'hôtellerie de plein air et 9 centres ou villages de vacances/auberges de jeunesse[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le musée de la Musique mécanique qui expose d'anciens instruments mécaniques de musique du XIXe siècle.
  • L'exposition d'automates de la collection Roger et Gallet : des automates, réalisés chaque nouvelle année entre les années 1930 à 1950 et présentés dans les vitrines du faubourg Saint-Honoré puis exposés dans les vitrines des magasins des plus grandes capitales du monde. Après avoir été abandonnée pendant de longues années (à Mantes-la-Jolie et chez Sanofi), et grâce à l'effort de l'association de la musique mécanique, la collection entière, composée de 93 éléments, est présentée depuis 1994.

Des films ont été tournés sur le territoire de la commune. Ainsi, à titre d'exemple, on peut citer :

  • Roger Vadim (1928-2000). Fin 1938, il a 10 ans lorsque son père décède à Morzine. En septembre 1939, sa mère, lui et sa sœur Hélène, s'installent en location dans une ferme du hameau des Folliets. Aux Gets, il fait la rencontre de son ami Yves Robert, le futur metteur en scène. Toute sa vie, il resta fidèle aux Gets où il tourna certains extérieurs de ses films Les Liaisons dangereuses, L'Amour fou et Hellé et où il venait avec Marie-Christine Barrault à la fruitère des Perrières. En 1992, il achète une ancienne ferme au Plan-Ferraz[16].
  • Le film La Première Étoile réalisé par Lucien Jean-Baptiste est tourné au Gets. En partie autobiographique, il raconte avec tendresse la découverte de la neige par une famille antillaise.
  • Les Edelweiss est un téléfilm français réalisé par Stéphane Kappes avec Claire Keim, Marie-Anne Chazel et Edouard Montoute. Une avant-première a été diffusée aux Gets avec la présence de Marie-Anne Chazel (14 décembre 2010). Deux nouveaux épisodes seront tournés aux Gets en février 2011.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « trois fleurs » au concours des villes et villages fleuris[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sportifs de renoms de la station :

  • Danielle Debernard, née en 1954, championne de ski ;
  • Deborah Anthonioz, née en 1978, championne du monde de snowboard cross. Vice-championne olympique de Snowboard Cross aux JO de Vancouver 2010 ;
  • Fabien Barel, né en 1980, champion cycliste ;
  • Nicolas Anthonioz, champion de ski ;
  • Adeline Baud, équipe de France de slalom et géant ;
  • Pierre-Yves Aimon, champion de slalom ;
  • Fabien Milleret, champion de descente.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Les Gets

Les armes des Gets se blasonnent ainsi : Taillé ; au premier d'azur à une montagne de trois pics d'argent et au flanc de montagne du même mouvant du flanc et brochant ; au second d'azur à un sapin de sinople, à l'écusson de gueules à la croix d'argent en pointe.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Roanne, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 593-597, « Gets (Les) », 561-566, « Le canton de Taninges ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e D'après Henry Suter, « Les Gets », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté le 7 septembre 2015).
  2. a, b, c, d et e Charles Marteaux, « Sur le sens et l'étymologie de quelques noms de lieux savoyards », Recueil des travaux de l'Institut de géographie alpine, vol. 6, no 6-2,‎ (lire en ligne), p. 144.
  3. Hubert Bessat,Claudette Germi, Lieux en mémoire de l'alpe : toponymie des alpages en Savoie et Vallée d'Aoste, ELLUG, , 229 p. (ISBN 978-2-90270-982-3), p. 149.
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 14
    préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  5. Delerce (A.), Recherches sur le chartrier d'Aulps, Reconstitution, édition et commentaire des chartes d'une abbaye cistercienne de montagne (1097 - 1307), thèse de l'EHESS, 2009, volume 2, p. 262-263, n° 21.
  6. ibid., p. 278, n° 41.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Ebouelle Contest sur le site officiel de l'Office du Tourisme des Gets
  12. « Communes touristiques et stations classées de tourisme », Accueil du portail > Tourisme > Territoires, sur site de la Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services - site entreprises.gouv.fr, (consulté le 16 janvier 2015). [PDF] « Liste des communes ou regroupement bénéficiant de la dénomination de commune touristique ou de groupement de communes touristiques ».
  13. « Famille Plus » (consulté le 22 juin 2016).
  14. a et b « Les Gets », sur site france-montagnes.com (consulté le 22 juin 2016). Pour le critères Top of the French Alps : Lire en ligne.
    France Montagnes est une association qui regroupe des acteurs du tourisme de montagne en France.
  15. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  16. Hebdomadaire Le Messager du 17 février 2000
  17. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).