Montagne des Mémises

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Montagne des Mémises
Le pic des Mémises
Le pic des Mémises
Géographie
Altitude 1 674 m
Massif Massif du Chablais (Alpes)
Coordonnées 46° 22′ 44″ nord, 6° 42′ 47″ est
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Ascension
Voie la plus facile Balcon du Léman (variante)
Géologie
Âge Jurassique-Éocène
Roches Roches sédimentaires
Type Val synclinal perché

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Montagne des Mémises

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Montagne des Mémises

La montagne des Mémises est une montagne de Haute-Savoie, dans le massif du Chablais, à proximité de la frontière franco-suisse, qui culmine à 1 674 mètres d'altitude. Elle domine Évian-les-Bains, Thollon-les-Mémises et offre une vue panoramique sur le lac Léman du massif du Jura aux Alpes franco-suisses.

Une télécabine permet d'accéder au sommet des Mémises, après 600 m de dénivelé[1]. C'est un spot de parapente réputé[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Mémise proviendrait du radical mem, issu du gaélique mam signifiant « colline »[3].

Géologie[modifier | modifier le code]

La montagne des Mémises correspond aux derniers plissements de la nappe des Préalpes médianes[4]. Le relief forme un large synclinal délimité par les crêtes du pic des Mémises (nord, 1 674 m) et du Grand Mottay (sud, 1 736 m) et appartenant à la formation du torrent de Lessoc (j5, calcaires noduleux de la base du Malm) et à la formation du Sciernes d'Albeuve (n1-4, calcaires plaquetés du Crétacé inférieur)[5]. En son centre, le synclinal expose les couches supérieures des Couches rouges des Préalpes médianes (c1-e4) et de la formation de Cuvigne-Derrey (e4-5F, flysch des Médianes). Vers l’est, le synclinal est affecté par des chevauchements, pinçant la partie nord du synclinal et dévoilant un anticlinal à hauteur de la pointe de l’Aritte (1 581 m).

Le flanc sud du synclinal perché se poursuit avec le vallon des Lanches qui forme un anticlinal dont le cœur triasique est exposé au fond du vallon. Vers l’est, le flanc sud montre une série d’accidents chevauchants prenant naissance dans le secteur de la faille décrochante sénestre de « Sur les Prés ». Ces chevauchements sont à l’origine de la disparition du Malm à bancs métriques.

Le flanc nord des Mémises montre que le Malm et le Néocomien sont affectés par des failles listriques à regard ouest s’enracinant dans les marno-calcaires du Dogger dans la moitié est. Ces structures listriques ont pour conséquence de découper la terminaison occidentale du massif en une série de blocs tiltés. Cette structure extensive est un système adaptatif au plissement. La série stratigraphique se poursuit de manière monotone jusqu’à la rive du lac Léman où affleure la semelle triasique. Cette succession est dissimulée sous les dépôts glaciaires (Gw1-2, Gw3) sur la moitié ouest.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Télécabine des Mémises, Savoie Mont Blanc
  2. Parapente, Pays d'Évian
  3. Jean-Philippe Buord, Origines des noms des montagnes de la Haute-Savoie : Petites et grandes histoires des sommets, Color Verba, , 410 p. (ISBN 978-2-95535-630-2).
  4. Héli Badoux et Charles-Henri Mercanton, « Essai sur l'évolution tectonique des Préalpes médianes du Chablais », Eclogae Geologicae Helvetiae, vol. 55, no 1,‎ , p. 135-188 (DOI 10.5169/seals-162920).
  5. Héli Badoux, Feuille et notice explicative de la feuille Thonon-Châtel (630) de la Carte géologique de la France (1/50000ème), BRGM, , 8 p.