Meillerie

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Meillerie
Meillerie
Meillerie vue du lac Léman.
Blason de Meillerie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Évian-les-Bains
Intercommunalité CC Pays d'Évian Vallée d'Abondance
Maire
Mandat
Lydie Spindler
2014-2020
Code postal 74500
Code commune 74175
Démographie
Gentilé Meillerons
Population
municipale
328 hab. (2015 en augmentation de 4,46 % par rapport à 2010)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 25″ nord, 6° 43′ 05″ est
Altitude Min. 372 m
Max. 1 000 m
Superficie 3,91 km2
Localisation

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Liens
Site web meillerie-locum.fr

Meillerie est une commune française qui se situe dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Située dans la région historique du Chablais et plus précisément du Chablais savoyard (ou français), au bord du lac Léman, la commune fait également partie de la communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance.

Dés le XIXe siècle, l'exploitation des carrières de Meillerie permet d'extraire les pierres calcaires qui seront utilisées pour édifier de nombreuses constructions dans les villes côtières lémaniques françaises et suisses dont, notamment, la seconde gare de Genève-Cornavin, construite entre 1929 et 1931, ainsi que l'ensemble architectural du Palais des Nations de Genève, siège de la Société des Nations construit durant la même période.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Plan du territoire de Meillerie

Le territoire de la commune de Meillerie est situé dans le sud-est de la France, au nord du département de Haute-Savoie, sur la rive sud du lac Léman, à l’extrême nord du massif du Chablais, dans le quart nord-ouest des Alpes françaises.

À l’échelle nationale, la mairie de Meilerie (chef-lieu) est située :

et, au niveau local :
  • à 45 kilomètres de la ville suisse de Genève, 10 km d'Évian-les-Bains, et 7 km de Saint-Gingolph, commune située sur la frontière franco-suisse.

Description[modifier | modifier le code]

La commune comprend un bourg, de taille modeste et le hameau de Locum, de taille encore plus modeste, situé près de la commune voisine de Saint-Gingolph. Ces deux parties résidentielles de la commune, coincées entre la rive sud du lac Léman et les pentes septentrionales très abruptes du massif du Chablais et ne sont reliées entre elles que par une seule route qui longe la côte lacustre.

Le petit bourg central de Meillerie, traversé par cette route, est un ancien village de pêcheurs, avec sa batellerie lacustre, mais aussi de carrier officiant dans la montagne. L'église du village et son cimetière surplombe la plus grande partie du bourg avec son port, et le lac, offrant ainsi une vue sur la riviera vaudoise et le vignoble vaudois de Lavaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Meillerie
Lac Léman Lac Léman Lac Léman
Lugrin Meillerie Saint-Gingolph
Thollon-les-Mémises

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Léman depuis les Rochers de Naye. Les carrières de Meillerie sont identifiables sur la rive gauche du lac.

La commune est riveraine du lac franco-suisse, le Léman

Son territoire est également sillonné par trois ruisseaux, tous affluent du lac et donc, indirectement du Rhône:

  • Le ruisseau de la Corne
  • Le ruisseau des Étalins
  • Le ruisseau du Locum

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type montagnard en raison de la présence du massif alpin, mais quelque peu tempéré par la proximité du lac Léman.

Voici, ci-dessous un tableau de températures présentant un relevés de celle-ci sur cinq années effectués sur le territoire de la commune de Sciez, située à 30 kilomètres de Meillerie.

Températures (sous abri, moyennes) - source : météo-sciez.com
Année Température moyenne T. la plus haute T. moyenne la plus haute T. la plus basse T. moyenne la plus basse
2014 10,9 °C 32,1 °C le 18.07 22,6 °C le 10.06 −4,4 °C le 25.01 −2,6 °C le 29.12
2013 10,7 °C 33,0 °C le 27.07 24,5 °C le 03.08 −7,8 °C le 26.02 −3,4 °C le 26.02
2012 10,4 °C 33,3 °C le 27.07 25,4 °C le 29.06 −10,9 °C le 07.02 −9,0 °C le 07.02
2011 11 °C 33,8 °C le 28.06 24,3 °C le 19.08 −7,2 °C le 23.01 −3,2 °C le 24.01
2010 9,9 °C 33,5 °C le 09.07 25,8 °C le 14.07 −9,9 °C le 16.02 −5,0 °C le 04.12
Sources : Météo-Sciez

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l’année 2017.

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales) °C ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Précipitations (hauteur moyenne en mm) ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Source : Météo France et Météociel[2]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Carte postale d'une barque du Léman vers 1900

Voies routières[modifier | modifier le code]

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Voies navigables[modifier | modifier le code]

  • Le lac Léman était jusqu'au début du XXe siècle la principale voie de transit des pondérables : bois, céréales, chaux et surtout les fameuses pierres de Meillerie que l'on retrouve sur des grands bâtiments de Genève et de Lausanne. Extraites des carrières de la commune, elles étaient chargées sur les barques du Léman. Un service de passagers sur les bateaux de la CGN était assuré, pendant la saison estivale, jusqu'en l'an 2000.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Ligne d'autocar[modifier | modifier le code]

Une ligne d'autocar traverse le territoire communale. la ligne 131 qui relie Thonon à Saint Gingolph a été mise en place sous l'égide de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

  • Ligne 131 (SAT Thonon) : Thonon-les-Bains ↔ Saint-Gingolph (deux arrêts : Meillerie - chef-lieu et Mellerie - Locum)[3].

Celle-ci et exploitée par la société des autos transports du Chablais et du Faucigny (SAT) et dépend du réseau interurbain de Haute-Savoie (LIHSA).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune comptait 354 logements en 2014, dont 161 résidences principales (45,5 % du parc), 141 logements secondaires (39,9 % du parc) et 52 logements vacants (14,6% du parc). 38,4 % de ces logements étant des maisons individuelles et 60,2% des appartements[Insee 1]. Cette proportion peut sembler curieuse pour une aussi petite commune mais qui trouve une explication en lien avec son passé industriel.

Selon son site officiel, la commune de Meillerie, de dimension très modeste ne posséde ni de plan d'occupation des sols (POS), ni de Plan local d'urbanisme (PLU)[C 1].

Hameaux, lieux dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune se compose d'un chef-lieu et de deux hameaux :

  • le Locum (prononcer : locome) situé au bord du lac,
  • les Plantés en moyenne montagne.

Le territoire présente également de nombreux écarts et lieux-dits, tous inhabités. Ceux-ci présentés, ci-dessous, selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[4].

  • le Cottelet
  • Lausenette
  • Lachaux
  • le Tronc
  • la Fauconnière
  • les Étalins
  • les Plagnes
  • les Reboux
  • la Pesse Vache (bois)
  • les grandes feuillases (bois)

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Meillerie est situé en zone de sismicité n°4, comme l'ensemble des communes savoyardes riveraines du Léman[5].

Terminologie des zones sismiques[6]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne forme retrouvée date du XIe siècle, Melleria, mais au cours du temps, ce nom a souvent changé. On peut également trouver Malleria ou Milleria. C'est au XIXe siècle que l'on trouve le plus grand nombre de versions différentes : Melliéré, Meilleré, Meilleré-sous-Thollon, Meilleré-en-Chablais, Milliéré.

D'après l'abbé Gonthier, le nom de Meillerie viendrait d'un mot celte signifiant « rochers ». Ce nom est porté par plusieurs localités et lieux-dits en France et en Suisse : par exemple, La Meilleraie-Tillay en Vendée, et la Tête de Meilleret au-dessus du village des Diablerets dans les Préalpes vaudoises.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Mèlèrya (graphie de Conflans) ou Mèlyeria (ORB)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, lorsque Meillerie se trouve sous la prévôté du Grand Saint-Bernard, le village ne compte que deux-cents habitants. La commune est protégée par le prévôt, mais en situation de dépendance et vit essentiellement de l'exploitation du bois produit par la forêt de Meillerie, ainsi que de la pêche et du commerce de la navigation.

C'est en 1166 qu'un premier document sur Meillerie (Maleria) apparaît. Celui-ci fait état du don de Meillerie et de ses territoires appartenant au diocèse de Lausanne, à l'abbé Rodulfus de l'abbaye Saint-Maurice d'Agaune par l'évêque de Lausanne, et ceci pour une livre de poivre chaque année à lui-même ainsi qu'à ses successeurs.

Au XIIe siècle s'installe à Meillerie une communauté de chanoines réguliers de Saint-Augustin. Ces chanoines possédaient déjà une église et un bâtiment conventuel, mais dans la première moitié du XIIIe siècle, des seigneurs locaux, grâce à une dotation, leur permettent de reconstruire l'ensemble des bâtiments (dont une partie est encore visible au prieuré de Meillerie).

Deux des prieurs de Meillerie, Pierre et Martin, deviennent prévôts du Grand Saint-Bernard, et font de ce prieuré leur résidence principale, ainsi que le centre religieux et administratif de la prévôté. Non seulement Meillerie devient un centre politique et religieux important de la région lémanique, mais également le centre d'une vaste seigneurie qui englobe Thollon-les-Mémises, Lugrin, et Maxilly.

Au XVe siècle, les prévôts délaissent peu à peu Meillerie, et les affrontements avec Évian, au sujet du bois de Bret, s'intensifient à tel point que les habitants de Meillerie sont contraints de demander l'aide de ceux de Thollon en 1532. C'est à partir de cette date que Meillerie devient un hameau de Thollon.

Les chanoines réguliers restent à Meillerie jusqu'en 1752, date à laquelle la prévôté est démembrée, et c'est l'Ordre des saints Maurice et Lazare qui reçoit Meillerie et y installe un curé.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En septembre 1754, l'écrivain Jean-Jacques Rousseau visite le site de Meillerie à l'occasion d'un tour complet du Léman, dont on trouve quelques clés d'explication de son œuvre[8]. « La route qui longe le lac et relie Evian, Meillerie et Saint-Gingolph a été construite sous Napoléon. Au XVIIIe siècle, Meillerie était un village à flanc de falaise qu'on ne pouvait atteindre que par le lac. Il est clair que ce passage par Meillerie inspire directement l'un des plus beaux textes de Jean-Jacques Rousseau dans "La nouvelle Héloïse"[8]. »

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les XVIIIe et XIXe siècles[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, une troupe de grenadiers est détachée à Meillerie et logée par la municipalité de Thollon dans le prieuré.

Le XIXe siècle voit le développement des carrières de pierre de Meillerie, qui vont alimenter les rives du lac Léman et fournir du travail à un grand nombre de personnes.

En 1803, Meillerie est érigé en paroisse portant le nom de Saint-Bernard. Le nombre important de paroissiens oblige la municipalité de Thollon à construire une nouvelle nef dans le prieuré, et à abandonner l'ancienne église paroissiale située au bord du lac.

C'est au XIXe siècle, avec l'essor de l'industrie de sa pierre calcaire de qualité que Meillerie connait son âge d'or. En un peu moins de cent ans l'évolution démographique est importante : de 1806 à 1904 le nombre d'habitants passe de 406 à 1 084 personnes mais le village est peu adapté à accueillir une concentration humaine si importante. La population y est entassée dans cette pente abrupte, les sont maisons étroites, en hauteur, et les escaliers pentus. L'insalubrité s'y installe : les ordures et le fumier côtoient alors les maisons, en absence d'eau potable la population boit l'eau du torrent ou du lac. Le village, plus particulièrement la rue des pêcheurs datant du XVIIIe siècle, centre de la vie populaire, est rythmé par les allers et retours, et les chassés-croisés des carriers et des bateliers. La route nationale, construite au XIXe siècle, abrite une population bourgeoise, les maisons y sont plus modernes et on y retrouve des édifices publics tels que la mairie, l'école et la poste.

Enfin, en 1860, en même temps que l'annexion de la Savoie par l'empire français, Meillerie est séparée de la commune de Thollon. La limite entre Meillerie et la commune de Thollon est modifiée par décret le .

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Léman à Meillerie en avril 2016.

Au XXe siècle, en quarante ans, la population diminue, se réduisant à 473 habitants en raison de la Première Guerre mondiale, de la suppression de la zone franche et de l'apparition du béton armé qui ont entraîné la fermeture des carrières à Meillerie. Les hommes sont donc amenés à quitter le village.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années la commune connait alors un léger renouveau avec une population d'environ 350 habitants, en raison de la proximité de la frontière suisse. Meillerie espère aussi obtenir des retombées économiques supplémentaires grâce à la mise en valeur de son patrimoine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune de Meillerie appartient au canton d'Évian-les-Bains, qui compte 33 communes selon le redécoupage cantonal de 2014[9]. Celle-ci est également située dans l'arrondissement de Thonon-les-Bains et elle est membre de la communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Meillerie est composé de onze membres dont un maire, trois adjoints au maire et sept conseillers municipaux[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2008 Eugène Vesin    
mars 2008 2013 Laurent Pertuiset    
2013 en cours Lydie Spindler   Salarié du secteur médical
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Meillerons[C 2], on trouve la forme Meilleran(e)s sur le site sabaudia.org[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2015, la commune comptait 328 habitants[Note 1], en augmentation de 4,46 % par rapport à 2010 (Haute-Savoie : +7,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
686754827930901877825888972
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 0841 065861786737631472412333
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
282320258305280303306309326
2015 - - - - - - - -
328--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ne bénéficiant plus de structures scolaires sur son territoire, les enfants en âge de scolarisation sont inscrits dans l'école de la commune voisine de Lugrin, la gestion des transports scolaires ayant été déléguée à la Communauté de Communes à laquelle appartient Meillerie.

Environnement[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs points de collecte sur le territoire communal, la déchetteries intercommunale étant située route de Thollon à Lugrin, non loin du territoire communal[C 3].

Équipement sportif[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio, La Radio Plus. Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement, l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Alpes peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré (édition de Thonon et du Chablais), L'Essor savoyard (édité à Thonon), Le Messager (édition Chablais), le Courrier savoyard.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'ancienne paroisse de Meillerie était dédiée à saint Bernard de Menthon[11]. La commune est désormais intégrée à la paroisse Saint André en Gavot-Léman, qui couvre dix-huit communes du Chablais[16], qui fait partie du doyenné du Chablais, dont le siège se trouve à Allinges[17]. Elle se trouve dans le diocèse d'Annecy. Le culte catholique est célébré dans l'église Saint-Bernard-de-Menthon[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Activités industrielle et commerciale[modifier | modifier le code]

Les carrières de Meillerie, en service de 1800 à 1939, ont servi à la construction de bâtiments autour du lac Léman.

Agriculture et pêche[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2017, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 728 lits touristiques répartis dans 143 structures[Note 2]. Les hébergements se répartissent comme suit : 2 meublés et un hôtel[19], situé sur le bord du lac Léman.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Photographie montrant le port de Meillerie en hiver
Le port de Meillerie en hiver.
Photographie montrant la "pierre à Rousseau" dominant le Léman
La pierre à Rousseau dominant le Léman.

La commune compte un monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[20], mais aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[21]. Par ailleurs, elle compte un objet répertorié à l'inventaire des monuments historiques (vêtements liturgiques de 1930)[22], mais aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[23].

Meillerie compte plusieurs lieux et de monuments qui traduisent son histoire :

ce port a été construit pour y accueillir les barques lémaniques afin de transporter les pierres des carrières de la commune vers les villes bordées par le lac Léman. Sa rue des Pêcheurs et les maisons en façade du lac Léman ajoutent un cachet historique au lieu ;
le monastère, la tour-clocher et le chœur ont fait l’objet d’une première inscription au titre des monuments historiques le  ;
cet édifice de confession catholique fut dédiée à la Vierge Marie ;
Le site des carrières situés sur le secteur des Étalins et de la Balme domine le bourg de Meillerie.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Le littoral lémanique[modifier | modifier le code]

Meillerie dans les arts[modifier | modifier le code]

Couverture originale du roman de Jean-Jacques Rousseau

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Julie ou la Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau :
roman épistolaire de Jean-Jacques Rousseau, Julie ou la Nouvelle Héloïse est parue en 1761 chez Marc-Michel Rey. Il évoque les amours passionnées entre Julie d’Étange, une jeune noble, et son précepteur, Saint-Preux dans le cadre romantique du Léman. le passage le plus connu de cet épisode romantique évoque un coup de vent, alors qu'ils se promènent en barque sur le lac, au large du petit village de pêcheurs de Meillerie, entre Évian et Saint-Gingolph.
Le village de Meillerie y fut donc citée par Jean-Jacques Rousseau dans ce roman, dont voici l'extrait, ci-dessous :

«  Tandis que nous nous amusions agréablement à parcourir ainsi des yeux les côtes voisines , un séchard , qui nous poussait de biais vers la rive opposée, s'éleva, fraîchit considérablement ; et quand nous songeâmes à revirer, la résistance se trouva si forte qu'il ne fut plus possible à notre frêle bateau delà vaincre. Bientôt les ondes devinrent terribles : il fallut regagner la rive de Savoie , et tâcher d'y prendre terre au village de Meillerie qui était vis-à-vis de nous , et qui est presque le seul lieu de cette côte ou la grève offre un abord commode. Mais le vent ayant changé se renforçait, rendait inutiles les efforts de nos bateliers, et nous faisait dériver plus bas le long d'une file de rochers escarpés où l'on ne trouve plus d'asile.  »


  • Littérature jeunesse
Meillerie sert de cadre à deux aventures de la série Les Six Compagnons de Paul-Jacques Bonzon dans la bibliothèque verte de l'éditeur Hachette : Les Six Compagnons et le château maudit (1965) et Les Six Compagnons et l'âne vert (1966).

Dans la peinture[modifier | modifier le code]

Au cinéma et à la Télevision[modifier | modifier le code]

Jean Marais
Cinéma

Les premières images d'un film dont le scénario a été écrit par Jean Cocteau, présente le port de Meillerie et le lac Léman au niveau de la côte entre les ports de Saint-Gingolph et Meillerie :

Un autre film présente également le port de Meillerie durant un court instant :

Télévision

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Meillerie.svg

Les armes de Meillerie se blasonnent ainsi :

D'azur à la barque de Meillerie, la coque et le mât au naturel, aux deux voiles triangulaires d'argent,une flamme de gueules à la croix d'argent flottant vers senestre, attachée à la mâture surmontée d'une fleur de lys aussi d'argent, ladite barque accostée de deux colonnes du même posées chacune sur un mont de sinople mouvant de la pointe, celle de dextre surmontée d'une losange d'or, celle de sénestre d'une étoile du mème, au chef cousu de gueules chargée d'une croix d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 351-355, « Le canton d'Evian-les-Bains », 385-387, « Meillerie ».
  • Jean-François Gonthier, « Le Bois de Bret », dans Œuvres historiques, Thonon-les-Bains, 1901-1903, chap. 3
  • Lucien Quaglia, « Meillerie et la prévoté du Grand-Saint-Bernard », dans Annales valaisannes, , brochure

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[19].

Données Insee[modifier | modifier le code]

  • Données Insee de la commune de Meillerie (74175), ([lire en ligne])

Institutions locales[modifier | modifier le code]

Données issues des sites de la mairie de Meillerie et de la Communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance :

  1. « Urbanisme », sur www.meillerie-locum.fr.
  2. « Meillerie », sur cc-peva.fr.
  3. « Déchetteries », sur cc-peva.fr.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances des grandes villes avec Meillerie, sur le site annuaire mairie.
  2. Base de données météo et observations temps réelle par Méteociel et Météo France
  3. Site SAT léman, page sur la fiche horaire des cars de la ligne 131
  4. Site géoportail, page des cartes IGN
  5. didacticiel de la réglementation parasismique
  6. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  7. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 17
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  8. a et b Julien Berrier, « Meillerie et Thonon, deux étapes-clés dans l'oeuvre de Jean-Jacques Rousseau », Le Messager,‎ (lire en ligne).
  9. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté en octobre 2014).
  10. Site le Monde, page sur Meillerie
  11. a et b « Meillerie », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en mai 2018), Ressources - Les communes.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. « Paroisse Saint André en Gavot-Léman », sur Site du diocèse d'Annecy (consulté en mai 2018).
  17. « Carte du Doyenné du Chablais », sur Site du diocèse d'Annecy (consulté en mai 2018).
  18. « Horaire des messes », sur le site egliseinfo.catholique.fr de la Conférence des évêques de France (consulté en mai 2018).
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  20. « Liste des monuments historiques de la commune de Meillerie », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Liste des lieux et monuments de la commune de Meillerie à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Liste des objets historiques de la commune de Meillerie », base Palissy, ministère français de la Culture.
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