Montriond

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Montriond
Montriond
Le village de Montriond.
Blason de Montriond
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Thonon-les-Bains
Canton Évian-les-Bains
Intercommunalité CC du Haut-Chablais
Maire
Mandat
Georges Lagrange
2014-2020
Code postal 74110
Code commune 74188
Démographie
Gentilé Meurians
Population
municipale
902 hab. (2015 en augmentation de 10,13 % par rapport à 2010)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 53″ nord, 6° 41′ 42″ est
Altitude Min. 877 m
Max. 2 340 m
Superficie 24,71 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-montriond.fr

Montriond (prononcé : Mont-Riond) est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montriond est située en vallée d'Aulps, dans le massif du Chablais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Jean-d'Aulps Abondance Rose des vents
Essert-Romand N Abondance
O    Montriond    E
S
Morzine Monthey, Val-d'Illiez
(Drapeau de la Suisse Suisse, Valais)
Champéry (Drapeau de la Suisse Suisse, Valais)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montriond est le nom de la commune créé à lors de sa séparation de la commune de Saint-Jean-d'Aulps, le [1].

Ce toponyme est issu de Mont riond — riond désigne une forme irrégulière — et trouve son origine dans la forme latine mons rotondus, « le mont arrondi »[2],[3].

Jusqu'en 1718, Montriond désignait le village du chef lieu où fut construite la chapelle ancestrale en 1539[réf. nécessaire]. Le [1], Montriond est devenu le nom de la paroisse rassemblant les villages ou hameaux de Lellex (l'Elé), de Montriond et de Chairavaux.

Jusqu'au XVIIIe siècle, le hameau de Montriond ainsi que les différents lieux d'habitation de la vallée (notamment Chéravaux et d'Ellex) appartiennent à la paroisse de Saint-Jean-d'Aulps[4]. Cette vallée de la dranse de Montriond portait initialement le nom « Chéravaux »[4],[3]. Mot dont on trouve son origine avec grangiam de Caravalle, « grange de Chairavaux »[5]. Le toponyme subsiste aujourd'hui avec le lieu-dit Pied de Chéravaux[1], sur la rive droite de la dranse de Morzine (à proximité de la route de Thonon).

Il aurait deux origines probable. Soit il aurait été donné par les moines de l'abbaye cistercienne Sainte-Marie d'Aulps en hommage à leur abbaye mère, Clairvaux (Claravallis). Soit il désigne la « Vallée des pierres » (Caravallis) d'après la Monographie illustrée de Montriond, documents de l'académie chablaisienne et recherches diverses.[réf. nécessaire]

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Meûryan, selon la graphie de Conflans[6].

Les habitants de Montriond sont appelés les Meurian(e)s[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village est cité pour la première fois en 1181 dans un grand privilège adressé par le pape Alexandre III à l'abbaye d'Aulps sous la forme grangiam de Caravalle , « grange de Chairavaux »[5]. Les granges constituaient les rouages essentiels de l'économie des monastères cisterciens. Le terme grangia désignait à la fois les bâtiments d'exploitation et l'ensemble de leurs dépendances foncières (alpages, vergers) et immobilières (moulins, battoirs, étables). En 1253, les abbés de la puissante abbaye cistercienne Sainte-Marie d'Aulps, (distante de 4 km de Montriond) achetèrent tous les droits de justice pesant sur les familles de Montriond au sire Aimon II de Faucigny. Le village fut dès lors intégré dans cette seigneurie ecclésiastique et forma avec le village de Morzine une des métralies (circonscription judiciaire et fiscale) de l'abbaye. Jusqu’au départ des moines cisterciens en 1792, les destinées du village se trouvèrent étroitement liées à celle de l’abbaye d’Aulps.

D’après les chartes médiévales, les habitants de Montriond étaient qualifiés de « Jomarons ». Ils appartenaient à une sorte de société d’entraide pour l’exploitation des alpages dont les aspects les plus marquants étaient des prêts de bêtes de labour ou la mise en commun des fruits du lait. Il s’agissait d’une forme très originale de groupement pastoral dont le but était d’optimiser l’exploitation de l’alpage et de protéger les plus faibles de ses membres. Cette organisation primitive de la communauté villageoise se confondra plus tard avec les confréries[7].

En 1534, le hameau de Montriond obtient l'édification d'une chapelle[8]. Après la création de la paroisse en 1717 « en faveur des communiers des trois hameaux de Chéravaux, d'Ellex et Montriond »[8], Montriond forma une communauté indépendante de Saint-Jean-d'Aulps en 1741[8]. La commune obtient sa propre école en 1775[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Du point de vue administratif, la commune fait partie de l'arrondissement de Thonon-les-Bains et avant la réforme territoriale de 2014, faisait partie du canton du Biot dont Le Biot était le chef-lieu. Elle forme avec quinze autres communes depuis janvier 2014 la communauté de communes du Haut-Chablais. Elle fait suite à la communauté de communes de la vallée d’Aulps créé en 1995 comprenant les neuf communes (La Forclaz, La Vernaz, La Baume, Le Biot, Seytroux, Saint Jean d’Aulps, Montriond, Essert-Romand et La Côte d’Arbroz)[9].

Du point de vue électoral, la commune fait partie de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie (dont le député est Marc Francina (UMP) depuis les élections de 2012[10]) et, depuis la réforme territoriale de 2014, du canton d'Évian-les-Bains qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 33 communes[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1881 1892 Sieur Claude François Garnier   Docteur
mars 1989 mars 1995 Georges Vulliez DVD Cadre supérieur
Conseiller général du Canton du Biot
mars 2001 mars 2008 Roger Lanvers    
mars 2008 en cours Georges Lagrange    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2015, la commune comptait 902 habitants[Note 1], en augmentation de 10,13 % par rapport à 2010 (Haute-Savoie : +7,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
678783800708700745746717718
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
720723693719682702708712683
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
595581590567654501479536563
1982 1990 1999 2006 2011 2015 - - -
562653769819827902---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Médias[modifier | modifier le code]

  • Télévision locale : TV8 Mont-Blanc.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue du lac de Montriond.
  • Lac de Montriond : en quittant le village de Montriond, sur la droite, on découvre le lac de Montriond. Ce très beau lac est encaissé dans une profonde vallée au pied de la pointe de Nantaux. Sa formation est due à un éboulement de blocs partis en rive droite de la Dranse. Cet évènement est lié à un glissement des matériaux couche sur couche des calcaires de la Nappe et de les Brèche. L'analyse dendrochronologique des bois fossiles mis au jour à la base des dépôts lacustres indique que le lac s'est formé dans la seconde moitié du XVe siècle[16].
  • Les Lindarets : en continuant après le lac de Montriond, on peut accéder au hameau des Lindarets, ancien village d'alpage, appelé aussi village des chèvres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Montriond.svg

Les armes de Montriond se blasonnent ainsi :

D'or à un coupeau de sinople issant d'une mer ondée d'argent, chaussé aussi de sinople, au chef de gueules chargé d'une croisette tréflée aussi d'argent accostée à dextre d'une rose du champ et à senestre d'un cœur du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 235-238.
  • Victor Burin et Robert Héral, Monographie illustrée de Montriond-le-Lac, anciennement Chéravaux, et de la haute vallée d'Aulps en Savoie, Rodez, Ed. Subervie, , 125 p.
  • Pierre Duparc, « Une communauté pastorale en Savoie, Chéravaux L'estivage en Savoie du nord à la fin du Moyen Âge », Bulletin philologique et historique, vol. 1963,‎ , p. 309-330

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Montriond », Accueil > Ressources > Communes, sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 15 janvier 2017), Ressources - Les communes.
  2. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 305..
  3. a et b Henry Suter, « Montrond », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le 12 janvier 2017).
  4. a et b Chablais 1980, p. 235.
  5. a et b Delerce (A.), Recherches sur le chartrier d'Aulps. Reconstitution, édition et commentaire des chartes d'une abbaye cistercienne de montagne (1097-1307), thèse de l'EHESS, 2009, vol. 2, p. 270-272, n° 32.
  6. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 18
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  7. Duparc 1966.
  8. a b c d et e Chablais 1980, p. 236.
  9. « Présentation », sur le site de la Communauté de communes du Haut-Chablais (consulté le 15 mars 2015).
  10. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Cinquième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 15 mars 2015).
  11. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté en octobre 2014).
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. Guyomard (Anne), Les lacs du Chablais "des glaciers à l'Eau, une géologie vivante", Gal Haut-Chablais, 2007, p.8.
  17. Chablais 1980, p. 237-238.
  18. Chablais 1980, p. 237.