Fillinges

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Fillinges
Fillinges
Fillinges.
Blason de Fillinges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton Bonneville
Intercommunalité CC des Quatre Rivières
Maire
Mandat
Bruno Forel
2014-2020
Code postal 74250
Code commune 74128
Démographie
Population
municipale
3 350 hab. (2015 en augmentation de 6,25 % par rapport à 2010)
Densité 287 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 09′ 00″ nord, 6° 19′ 00″ est
Superficie 11,67 km2
Localisation

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Liens
Site web fillinges.fr

Fillinges est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération du Grand Genève.

Ses habitants sont les Fillingeoises et les Fillingeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu du village se trouve à 572 m d'altitude. Le village se trouve à 7,4 km d'Annemasse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lucinges Saint-André-de-Boëge Rose des vents
Bonne
Nangy
N Viuz-en-Sallaz
O    Fillinges    E
S
Contamine-sur-Arve Marcellaz-en-Faucigny

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sur le plan étymologique, le nom de Fillinges est d'origine burgonde, il dériverait d'« un primitif *Filingo, « chez les Filingi », dérivé du nom propre Filo »[1].

Les différentes mentions de la paroisse ou du village sont : Filennio et Filenis (1012), Filingiaco (1039, mentionnée par Samuel Guichenon), Filingis (1119), Filingio (1156, 1275 et 1339), Fillingio (vers 1344), Filinge durant la période d'occupation révolutionnaire française (1793, 1801)[2],[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Flinzho (graphie de Conflans) ou Felinjo (ORB)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • La population ayant connu peu de grandes migrations aux XVIIe et XVIIIe siècles, Fillinges est un inépuisable réservoir pour les généalogistes du monde entier. Les Berthet, Ducret, Gavard et tant d'autres familles y trouvent leurs origines, souvent avec des sobriquets liés au lieu précis de résidence ou à l'activité de tel ou tel ancêtre : maréchal-ferrant, cantonnier, sabotier, armurier, cordonnier, boulanger etc. (Labori, Socqui etc.). À cette époque, les mariages, souvent « arrangés », ont lieu entre habitants de la commune ou de hameaux immédiatement avoisinants (Arpigny, Marcellaz, Viuz, La Tour, Bonne, Mijouet, Loëx, etc.). Le site www.geneanet.org, très documenté, permet de les retrouver pour la plupart.
  • Au XIXe siècle, plusieurs habitants sont maraîchers et vont vendre (à pied bien entendu) leur production sur les marchés d'Annemasse et de Genève. D'autres, ayant l'expérience de la vigne vont offrir leurs services dans les fermes et vignobles du Crépy, voire du canton de Vaud - région Nyon en particulier. D'autres vont regarder plus loin : la région lyonnaise, Paris, voire les Amériques (Nord et Sud). À noter, par exemple, que la majorité des Berthet de Genève ont un ancêtre commun natif de Fillinges.
  • La Première Guerre mondiale va décimer la population masculine obligeant souvent veuves et orphelins à quitter la commune pour se rapprocher des villes (travaux domestiques).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Fillinges.svg

Les armes de Fillinges se blasonnent ainsi :

« Écartelé : au I et IV, parti d'or et de gueules a un lion de sable, armé et lampassé de gueules brochant sur le parti, au II et III d'azur à une cuirasse antique d'argent, le tout sommé d'un chef retrait de gueules à la croix d'argent ».

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La mairie de Fillinges a été déménagée pour être installée dans une nouvelle structure en 1985, en raison de la croissance de la population (environ 2 500 habitants en 1985 contre 1 000 habitants de 1950 !)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Bruno Forel UDI Chef d'entreprise
Président de la Communauté de communes

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École primaire Adrien-Bonnefoy ;
  • École maternelle.

Associations[modifier | modifier le code]

La ville de Fillinges regroupe, début 2007, 17 associations. Dont :

  • l'OHMF (orchestre d'harmonie municipale de Fillinges) ;
  • La P'tite assoce tointoinges, association socio-culturelle qui organise de nombreux évènements tout au long de l'année (théâtres, concerts, tremplin musical) puis le « Tointoinges Festival » fin mai.
    • Édition 2007 : Raspigaous, OPS, Walter, Les Farates
    • Édition 2008 : N&sk (Saint-Étienne), William White (Suisse), Les Joyeux Urbains (Yvelines), Merzhin(bretagne), Positive Root's Band (Toulouse) et Thomso (Clermont-Ferrand)
    • Édition 2009 : Danakil, 10 rue de la Madeleine, LPB Club
    • Édition 2010 : Moonraisers...

L'association est également en relation avec une association togolaise, « Tin Yal T kua », avec qui elle participe à de nombreux projets de développement dans les écoles de la région des Savanes près de Dapaong ;

  • « CHLORO'FILL », association voulant sensibiliser la population fillingeoise à l'écologie.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 3 350 habitants[Note 1], en augmentation de 6,25 % par rapport à 2010 (Haute-Savoie : +7,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 139 1 357 1 398 1 800 1 952 2 035 1 913 1 896 1 931
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 815 1 791 1 656 1 630 1 552 1 473 1 493 1 429 1 260
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 109 1 120 1 081 1 055 1 034 1 146 1 054 1 133 1 508
1982 1990 1999 2006 2011 2015 - - -
1 619 2 005 2 441 2 893 3 216 3 350 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel Berthet, fils de Frédéric, natif d'Arpigny en 1914, champion de France de football 1934. Président de l'Association des Prisonniers de Guerre nord Haute-Savoie. Sur impulsion du général de Gaulle, fut l'initiateur du premier échange franco-allemand entre Thonon et Eberbach en 1961.
  • Jean-Prosper Cheilletz, originaire de Moselle, instituteur de Fillinges entre 1865 et 1876 ; il est témoin de la majorité des actes de naissance et de décès de l'époque. Son épouse Marie Berthet (1844-1916) lui a donné 4 enfants nés dans la commune. Son successeur sera Julien Guebey.
  • Jules Mercier s'est marié à Fillinges en 1877.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Couvette (1375)[8] ; elle nous est représentée sur la mappe sarde avec un plan quadrangulaire flanqué aux quatre angles par des tourelles[9].
  • Maison forte de Fillinges (attestée)[8],[10],[9].
  • Maison forte de Chillaz (attestée)[9].
  • Maison forte de Bouger/Bougé (attestée)[9].
  • Église Saint-Laurent (1863)[11]. Une église primitive semble exister au XIIIe siècle avec la mention du plus ancien curé Simon de Verter[12]. Simon de Verter est d'origine vaudoise, il est curé de Fillinges en Faucigny et chanoine de Genève et présent en Angleterre en mai 1249 parmi d'autres clercs d'origine savoyarde[13]. Il n'est resté qu'une porte et un bénitier de pierre noire de l'ancienne église[11]. Celle-ci est reconstruite en 1863 dans un style néo-gothique[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b D'après Henry Suter, « Feillens, (...) Fillinges », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté le 19 octobre 2016).
  2. Notice communale de Fillinges sur le site de l'EHESS.
  3. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. a et b Christian Regat, François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie - Chablais, Faucigny, Genevois, Editions Cabédita, (ISBN 978-2-88295-117-5), p. 189
  9. a, b, c et d Faucigny, p. 326-327.
  10. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard, (ISBN 9782708407701), p. 133
  11. a, b et c Faucigny, p. 323.
  12. Bajulaz 2005, p. 60.
  13. [PDF] Inventaire, tome I, SA I à SA 259, p.5, Archives de l'ancien Duché de Savoie, Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie sur le site savoie-archives.fr.