Saint-Gingolph (Haute-Savoie)

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Saint-Gingolph
Vue sur Saint-Gingolph en arrivantd'Évian-les-Bains.
Vue sur Saint-Gingolph en arrivant
d'Évian-les-Bains.
Blason de Saint-Gingolph
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Évian-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance
Maire
Mandat
Géraldine Pflieger
2014-2020
Code postal 74500
Code commune 74237
Démographie
Gentilé Gingolais
Population
municipale
819 hab. (2014)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 34″ nord, 6° 48′ 04″ est
Altitude Min. 372 m – Max. 1 528 m
Superficie 7,33 km2
Localisation

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Saint-Gingolph
Liens
Site web st-gingolph.fr

Saint-Gingolph (San Zhingueû en arpitan savoyard) est une commune française du Chablais savoyard, administrativement dans le département de la Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes et autrefois rattachée à l'ancien duché de Savoie.

Le village de Saint-Gingolph est séparé par la frontière entre la France et la Suisse, matérialisée par la rivière de la Morge. La commune suisse de Saint-Gingolph (Valais) constitue l'autre partie du village.

La mairie est située à 385 m d'altitude.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lac Léman à la lumière. Saint-Gingolph sur la gauche.

Localisation et description[modifier | modifier le code]

Le lac Léman depuis Saint-GIngolph en août 2014.

Saint-Gingolph se situe sur la rive sud-est du lac Léman et sur le delta fluvial de la Morge dans le massif du Chablais à la frontière du canton du Valais.

La commune est située à 17 kilomètres à l'est d'Évian-les-Bains, à 21 kilomètres de Montreux, à 22 kilomètres de Monthey et à 62 kilomètres de Genève, ces trois dernières villes étant situées en Suisse. Saint-Gingolph est située à 23 kilomètres de Thonon-les-Bains et à 102 kilomètres d'Annecy, préfecture de la Haute-Savoie.

Le parvis de cathédrale Notre-Dame de Paris, dit aussi point zéro des routes de France, se situe à 431,62 kilomètres du poste de douane franco-suisse de Saint-Gingolph[1].

Les communes françaises limitrophes de Saint-Gingolph sont Novel, Meillerie et Thollon-les-Mémises. L'unique commune limitrophe de la Suisse est Saint-Gingolph (Valais).

La commune est située à l'extrémité nord-orientale du département de la Haute-Savoie et du Chablais français, au bout de ce qui fut la route nationale 5 qui avait la particularité de traverser le canton de Genève, avant de terminer son parcours à Saint-Gingolph.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lac Léman Lac Léman Lac Léman Rose des vents
Meillerie N Saint-Gingolph (Valais)
O    Saint-Gingolph    E
S
Thollon-les-Mémises Thollon-les-Mémises / Novel Novel

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 733 hectares ; son altitude varie entre 372 et 1 528 mètres[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du massif alpin, mais tempérée par sa situation au bord du lac Léman.

En hiver, le lac restitue la chaleur mise en réserve durant l'été et adoucit les températures. En été, il rafraîchit tout son pourtour.

Cependant en hiver, lorsque certaines conditions climatiques particulières sont réunies — de l'air sec froid et stagnant en haute et moyenne altitude — l'humidité plus chaude qui s'élève des eaux du lac, stagne et se transforme en épais stratus qui s'accumule sur deux ou trois cent mètres de haut, pouvant stagner 100 mètres au-dessus du sol, durant deux à trois semaines. Cette mer de nuages de plus en plus épaisse déborde du bassin lémanique et envahit les vallées adjacentes jusqu'à une altitude de 800 à 1 000 m.

Températures (sous abri, maximales) °C
J F M A M J J A S O N D Année
5,2 4,7 10,2 15.9 16,6 22,9 28,2 27 22,2 18,1 7,1 7,9 2013
2,9 5,9 11,5 17,5 17,9 23,7 28,3 23,9 21,3 16 9,3 3,2 2010
7,3 8,8 12,3 22 20,8 24,5 24,8 23,7 20,6 16,3 8,6 4,8 2007
Sources : l'internaute.com

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

La principale rivière traversant le village (mais longeant le territoire communal) est la Morge appelée parfois Morge de Saint-Gingolph pour éviter la confusion avec la Morge de Conthey. Son cours marque la frontière entre la France et la Suisse.

Elle prend sa source sur le versant nord de la dent du Vélan sur la commune de Novel puis coule vers le nord par le vallon de la Morge, passe à proximité du village de Novel puis se jette dans le lac Léman à Saint-Gingolph.

Deux autres petits ruisseaux traversent le territoire communal. Ces cours d'eau qui présentent des fluctuations saisonnières de type pluvial, fortement accentuées à la fin du printemps en raison de la fonte nivale se jettent tous les deux dans le lac Léman. Il s'agit (de l'est vers l'ouest) de :
- le ruisseau de Chéniaz ;
- le ruisseau de Locum.

Lac Léman[modifier | modifier le code]

Saint-Gingolph et le Léman depuis Montreux.

La commune est bordée dans sa partie septentrionale par le plus grand lac d'Europe occidentale, le lac Léman ou plus simplement, « Le Léman » [3].

Les eaux du Léman sont riches en substances dissoutes, notamment carbonates et sulfates de calcium et magnésium ; les matières en suspension sont décelables dans un milieu calme ; la quantité de ces matières arrivant au lac principalement par le Rhône se monte annuellement à 8 millions de tonnes[4].

Il faut une douzaine d'années pour que les eaux du lac soient complètement brassées.

Sur la rive opposée en Suisse, sont visibles le vignoble de Lavaux et les villes de Vevey et Montreux sur la Riviera vaudoise. Les lignes de la Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN) au départ de l'embarcadère de Saint-Gingolph côté suisse permettent notamment de s'y rendre, ainsi qu'à Lausanne, Évian-les-Bains et Thonon-les-Bains.

Réseaux routiers et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le réseau routier de la commune comprend quatre voies de circulation :

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Viaduc de la Morge sur la ligne du Tonkin, la partie entretenue est en Suisse, la partie abandonnée en France.

Transports locaux[modifier | modifier le code]

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport international le plus proche est l'aéroport international de Genève, situé à 65 kilomètres. Il existe un aéroport local, l'aérodrome d'Annemasse situé à 55 kilomètres de Saint-Gingolph.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Rue Nationale.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est composée d'un bourg principal. Le village historique se trouve partagé par la frontière franco-suisse. Cependant, pour des raisons de proximité, les habitants français et suisses vivent au sein du village sans se soucier de cette situation frontalière.

La commune possède plusieurs hameaux dont Bret, qui se situe à 4 km à l'ouest du bourg.

Plus haut, et accessibles seulement à pied, on trouve les hameaux de l'Homme Fort et du Plan de Bret.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 549, alors qu'il était de 481 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 67,0 % étaient des résidences principales, 25,1 % des résidences secondaires et 7,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 37,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 62,5 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 50,5 %, peu différente de 1999 (50,9 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était 8,2 % comme en 1999[I 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponyme[modifier | modifier le code]

Le toponyme de la commune provient du saint Gangolf d'Avallon[5],[6],[7].

Le village est mentionné en 1153 avec Sancti Gengulfii, puis en 1204 villula Sancti Gingulphi, Sanctus Gingulfus vers 1230, en 1348 Apud Sanctum Gingurphum et Sanctus Gingulphus au milieu du XVe siècle[6],[8].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit San Zhingueû (graphie de Conflans) ou Sent-Gingolf : Gingœlf (ORB)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vieille barque sur le bord du Léman à Saint-Gingolph.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 515 : le premier village sur le territoire de Saint-Gingolph est Bresti ( Brêt aujourd'hui). Puis, en l'an 640, à la suite d'un éboulement gigantesque à la hauteur de Bret (actuellement côté français), Saint Romain[Lequel ?] fixe la construction d'une nouvelle église à l'emplacement du bâtiment actuel, et lui donne le nom d'Ecclésia Sant Gendoulfo. Cette appellation de Sant Gendoulfo sera par la suite étendue à l'ensemble du village, pour devenir au fil des siècles l'actuel nom que l'on connaît de nos jours, à savoir Saint-Gingolph.

Du XVIe au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 4 mars 1569 : le traité de Thonon fixe la frontière entre la Savoie et le Valais à la Morge. Saint-Gingolph est ainsi coupé en deux villages distincts.

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 167 pour la commune[12]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[13].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les 22 et 23 juillet 1944 se déroule la tragédie de Saint-Gingolph, la partie française est incendiée par les occupants allemands à la suite d'une attaque des maquisards. La majorité de la population se réfugie, côté suisse. Six otages sont également fusillés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le maire, Géraldine Pflieger, dans la rue Nationale, à deux pas de la frontière.

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Gingolph appartient au canton d'Évian-les-Bains, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 33 communes[14].

La commune est membre de la communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance.

Saint-Gingolph relève de l'arrondissement de Thonon-les-Bains et de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie, dont le député est Marc Francina (UMP) depuis les élections de 2012[15].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[16].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales et territoriales de 2014, trente candidats se sont présentés[17]. Au premier tour, le taux d'abstention était de 34,39 %, quinze candidats ont été élus (six femmes et neuf hommes)[18]. Lors de la première réunion du conseil municipal, les conseillers municipaux ont élu Géraldine Pflieger, première femme élue à la mairie de cette commune.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[19]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1918 1939 André Chevallay ... Mort en déportation
1945 1965 André Zénoni ... Chef de la Résistance, restaurateur
1965 mars 1971 Jean Berrod ... ...
mars 1971 mars 1983 Denise Ruffin ... ...
mars 1983 mars 1989 Félix Bailly ... ...
mars 1989 juillet 1989[Note 2] Joël Boivin ... ...
juillet 1989 mars 2014 Raymond Péray DVD ...
mars 2014 en cours
(au avril 2014)
Géraldine Pflieger[20] SE Docteure en urbanisme de l’École des ponts et chaussées,
maître d’enseignement et de recherche (senior lecturer)
en politiques urbaines et de l’environnement à l’Université de Genève depuis 2010.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

L'intercommunalité administre un service de déchetterie. L’installation progressive d’une série de conteneurs enterrés permet au village de présenter plusieurs points de tri collectifs pour les déchets classiques, le verre et le papier, ainsi qu’un compacteur pour les cartons [21].

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à la cour d'appel de Chambéry.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 11 mai 2015, Saint-Gingolph n'est jumelée avec aucune commune[22].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Gingolais[23].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 819 habitants, en augmentation de 8,05 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
490 475 484 460 700 780 784 805 722
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
676 679 670 704 601 610 627 722 725
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
659 646 607 638 566 585 642 627 725
1982 1990 1999 2004 2009 2014 - - -
665 677 565 626 758 819 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Gingolph est située dans l'académie de Grenoble.

Elle administre une école maternelle et une école élémentaire communales regroupant 102 élèves en 2014-2015[28].

Les élèves poursuivent leur scolarité à Évian-les-Bains : au collège Les Rives-du-Léman puis au lycée Anna-de-Noailles.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les principales manifestations annuelles sont les suivantes :

  • Carnarioule (4 jours de festivités à l'occasion du Carnaval) ;
  • Fête nationale française (14 juillet) ;
  • Fête nationale suisse (1er août), cortège et feux d'artifices ;
  • Fête patronale de la Saint-Laurent (2e week-end d'août) ;
  • Manche du championnat romand de caisses à savon (dernier samedi d'août, tous les deux ans) ;
  • Fête de la Châtaigne (2e week-end d'octobre) ;
  • Concerts de la fanfare (Noël et avril).

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède un cabinet médical, antenne du cabinet de Lugrin où exercent trois médecins généralistes, et deux cabinets dentaires, où exercent trois dentistes.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une salle des sports où se pratiquent les cours des clubs d'aikido et de yoga, ainsi que ceux de danse néo-classique et d'anglais. On trouve également :

Un espace ludique « Parc aventure Léman Forest », qui remonte la Morge, le torrent qui sépare la France de la Suisse et la traverse par des tyroliennes de plus de 100 m. Des panneaux pédagogiques sur des thèmes de la nature et du développement durable jalonnent le parcours ;
Une plage surveillée, avec plongeoir et radeau ;
Deux courts de tennis ;
Plusieurs sentiers de randonnée (étape importante du sentier GR 5 (Pays-Bas - Méditerranée).

Vie associative[modifier | modifier le code]

Un grand nombre d'associations sont recensées à Saint-Gingolph, et elles ont presque toute la particularité d'être franco-suisses et de compter ainsi des adhérents de chaque côté de la frontière.

Associations à buts culturels et sportifs
Certaines de ces associations concernent la défense du patrimoine historique, telle que « l'association des amis de la cochère L’Aurore » qui gère la réplique d’une cochère des années 1900 et dénommé justement, « L’Aurore ». Celle-ci organise des sorties à destination du public[29].

Il existe également « l'association des amis du Musée des traditions et des barques du Léman » qui gère le musée du même nom, situé du côté suisse[30] et, enfin, « l'association du Patrimoine de Saint-Gingolph »[31].

La « Chàtèrô Dzingola » (« la marmaille gingolaise » en patois local), organisation sociale et culturelle spécifique à la commune, gère et organise, avec le concours des jeunes gingolais de moins de 30 ans, des soirées (karaoké, films, dégustation…) et des sorties qui leur sont destinées[32].

Au niveau des arts musicaux, il existe une association paroissiale qui gère la chorale binationale, ainsi que « l'association de musique des enfants des deux républiques » qui organise des festivités musicales ainsi qu'une fanfare dont les musiciens sont résident des deux côtés de la frontière[33].

Il existe enfin des associations à but sportif telles que « l'association de gymnastique de la coccinelle », ainsi que « L'union sportive de saint-Gingolph » qui gère une école et plusieurs équipes de football pour tous les âges[34]. Saint Gingolph abrite également « L'association scolaire » qui regroupe les parents des élèves de l’école de Saint-Gingolph en France et de Suisse.

Autres associations
Un association spécifique et très active, dite « Association du RER du sud-Léman » défend l'idée d'une réouverture de la ligne ferroviaire Evian-St-Gingolph, dans le cadre d’un RER reliant Genève au Valais[35].

Il existe également d'une association de commerçants et artisans de Saint-Gingolph et Novel, commune limitrophe voisine située au nord du territoire de Saint-Gingolph.

Les comités des fêtes
La commune de Saint-Gingolph reconnaît officiellement trois comités des fêtes, le « comité des fêtes de la châtaigne » qui organise chaque année la fête de la Châtaigne le deuxième week-end d’octobre, le « comité d'organisation du carniaroule de Saint-Gingolph » qui organise chaque année le carnaval de Saint-Gingolph, dénommé « Carnarioule », dont la 29e édition sera organisée en [36] et enfin, le « comité d'organisation du marché de Noël » qui organise, chaque année le marché de Noël gingolais.

Médias[modifier | modifier le code]

Journaux
  • Le Dauphiné libéré

Historiquement, le quotidien à grand tirage de la région est Le Dauphiné libéré. Ce journal consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Thonon-les-bains et du Chablais, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

  • Le Messager

L'hebdomadaire Le Messager est un journal haut savoyard dont le siège est à Thonon-les-Bains. Diffusé à 24 802 exemplaires, il est divisé en éditions régionales qui épousent peu ou prou le découpage des provinces historiques du Nord de la Savoie : Faucigny, Genevois, et donc le Chablais ou se situe la commune de Saint-Gingolph.

  • Le Nouvelliste

Ce journal quotidien régional francophone est distribué dans tout le canton du Valais et on peut le trouver dans le café frontalier qui se situe sur la frontière franco-suisse.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Église Saint-Gingolph.

Le territoire de la commune fait partie du diocèse d'Annecy, celui-ci s'arrêtant à la limite communale du Bouveret, frontière diocésaine effective sur le torrent du Riau (vers l'ancien garage Peiry). Le lieu de culte catholique est l'église de Saint-Gingolph, construite en 1770 ; elle est partagée avec la partie suisse [37]. Bien qu'il y ait deux communes distinctes, il n'y a qu'un seul cimetière, situé sur territoire français, ce qui a engendré des situations cocasses pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment des cercueils vides qui contenaient en réalité des armes ou de la nourriture. Les personnes vivant du côté suisse se font ainsi enterrer en France.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 41 300 €, ce qui plaçait Lachapelle-Graillouse au 2 421e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[38].

En 2009, 40,6 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[I 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 512 personnes, parmi lesquelles on comptait 74,4 % d'actifs dont 66,2 % ayant un emploi et 8,2 % de chômeurs[I 5].

On comptait 125 emplois dans la zone d'emploi, contre 168 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 344, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 36,4 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement un emploi pour trois habitants actifs[I 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Saint-Gingolph comptait 69 établissements : 3 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 5 dans l'industrie, 3 dans la construction, 47 dans le commerce-transports-services divers et 11 étaient relatifs au secteur administratif[I 7].

Parmi ces 69 établissements, on peut citer Carrière Bochaton et Aisabike, importateur de VTT BANSHEE.

En 2011, 6 entreprises ont été créées à Saint-Gingolph[I 8], dont 3 par des autoentrepreneurs[I 9].

Commerces[modifier | modifier le code]

La commune française regroupe la plupart des commerces du village. On y trouve une supérette, une boucherie, une boulangerie-pâtisserie, une fromagerie, une librairie et de nombreux autres commerces de proximité presque tous situés dans la rue Centrale.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le site de l'office du Tourisme de Saint-Gingolph présente les atouts touristiques des deux cités situées de chaque côté de la frontière franco-suisse[39]. Il présente également les différentes activités liées à l'économie touristique, telle que :

  • des croisières privées en bateau à voile typique du Léman ;
  • les parcours acrobatiques du parc accrobranche, "Leman Forest" ;
  • les deux plages surveillées avec buvettes (une côté français, à l'entrée de la commune et la seconde, côté suisse, près de la frontière) ;
  • le club de tennis.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

La commune ne compte pas de lieu ou monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[40] ou à l'inventaire général du patrimoine culturel[41] mais elle compte trois objets « classés » à l'inventaire des monuments historiques[42],[43], tous les trois situés à l'intérieur de l'église paroissiale.

  • deux cloches en bronze, datées de 1729 et 1785, classées depuis le 27 août 1943[44],[45] ;
  • un tableau représentant saint Gingolph, daté de 1848, classé depuis le 5 novembre 1912[46].

L'église de Saint-Gingolph est un bâtiment dédié au culte catholique. Celle-ci est édifiée en 1770 et elle a été consacrée le 13 juillet 1784. Elle a bénéficié dune restauration complète en 1999.

Article connexe : Église de Saint-Gingolph.

Le quartier des Gaules a été entièrement détruit puis reconstruit après la tragédie de Saint-Gingolph.

Patrimoine lacustre[modifier | modifier le code]

La cochère « L'Aurore » est une réplique d'une barque du Léman mise à l'eau le 28 octobre 2000.

Patrimoine et tradition orale[modifier | modifier le code]

Les régions historiques de l'aire linguistique francoprovençale, avec toponymie en francoprovençal.
Aire linguistique francoprovençale.

Le territoire de la commune de Saint-Gingolph, du canton d'Évian-les-Bains (et de l'ensemble du département la Haute-Savoie) se situe au centre de la zone linguistique des patois savoyards, laquelle appartient au domaine des langues dites francoprovençales ou arpitanes au même titre que les dialectes dauphinois, valaisan, vaudois, Valdôtains, bressans et foréziens (voir carte).

La langue savoyarde, qui comporte de nombreuses originalité au sein du francoprovençal[47] est comprise dans la charte européenne des langues minoritaires. En effet, Le savoyard doit ses différences en rapport aux autres dialectes de l'arpitan notamment aux emprunts à l'italien, dus aux rapports entre le duché de Savoie et ce qui est maintenant l'Italie septentrionale. Cela explique aussi une grande proximité avec le Valdôtain.

L'idée du terme « franco-provençal » attribuée à cette langue régionale parlée notamment dans le quart centre-est de la France (et qui permet de différencier les patois de cette zone géographique du français, dit langue d'oil et de l'occitan, dit langue d'oc) est l'œuvre du linguiste et patriote italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 qui en a identifié les caractéristiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Zénoni, officier de la Légion d'honneur, croix du combattant 1939-1945, chef du réseau « Buckmaster Alphonse », réseau de résistance de Saint-Gingolph.
  • Henri Guisan (1874-1960), général de l'armée suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, citoyen d'honneur de la commune.
  • Louis Mexandeau (1931), député socialiste du Calvados, ministre. Vient en vacances à Saint-Gingolph depuis son enfance, il y possède une propriété, où il reçut en 1993 en visite privée, le président François Mitterrand accompagné de Michel Charasse et de Louis Mermaz.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Gingolph

Les armes de Saint-Gingolph se blasonnent ainsi :

« Tranché denché d'argent et d'azur, à la loutre rampante de sable brochant sur la partition, accompagnée en chef à senestre d'une étoile à six rais aussi d'azur »[48].

La monographie de Saint-Gingolph révèle que, avant la création de la bourgeoisie, les armoiries de Saint-Gingolph étaient d'argent avec hyène de sable (noir). On confondait souvent la loutre avec une hyène, voire avec un ours, très présent dans les forêts gingolaises à l'époque.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[10],[11].
  2. Joël Boivin, maire, démissionne en juillet 1989.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Site de cartesfrance, page sur Saint-Gingolph.
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Le Léman (VD) - Lac Léman (VD) », sur http://map.geo.admin.ch, Office fédéral de topographie Swisstopo, DDPS (consulté en 2015-21-05)
  4. Évian lieu de santé, Professeur Léon Binet, Librairie Plon, no  publication 9244 2e trim 1966, p. 13
  5. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 421, Article « Saint-Gingolph ».
  6. a et b Henry Suter, « Saint-Gingolph », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en octobre 2014).
  7. Jean Prieur et Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé, , 191 p. (ISBN 978-2-8420-6465-5), p. 35.
  8. P.-H. Liard, H. Chevalley, A. Huber, B. Gross, Glossaire des Patois de la Suisse Romande, Librairie Droz, tome VIII, fascicule 116 (pages 1065-1120): frònyi-fuser, Genève, 2002, p. 325, article « Gingolphe, 2° Noms de lieux ».
  9. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 18
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  10. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  11. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  12. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne), p. 47-49.
  13. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  14. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté en octobre 2014).
  15. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Cinquième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 15 mars 2015).
  16. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  17. « Accueil Municipales 2014 > HAUTE SAVOIE (74) > S > Candidats de Saint-Gingolph », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 11 mai 2015).
  18. « Accueil Municipales 2014 > HAUTE SAVOIE (74) > S > Résultats reçus 1er tour », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 11 mai 2015).
  19. « Les maires de Saint-Gingolph », sur le site de l'association FranceGenWeb (consulté le 11 mai 2015).
  20. Site de Saint-Gingolph, page sur les élus municipaux
  21. Site de la ville de Saint-Gingolph, page sur la déchetterie
  22. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 11 mai 2015).
  23. « Saint-Gingolph », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie (consulté le 11 mai 2015).
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  28. « Haute-Savoie (74) > Saint-Gingolph > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 11 mai 2015).
  29. Site de l'association « la cochère »
  30. Site des musées des traditions des barques du Léman
  31. site du patrimoine de Saint-Gingolph
  32. Site de chaterodzingola
  33. Site des enfants des 2 Républiques
  34. Site de l'union sportive de Saint-Gingolph
  35. Site du rer du Léman
  36. Site du carniaroule
  37. Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Éditions Horvath, , 672 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 397.
  38. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 novembre 2013).
  39. Site de l'office de tourisme de Saint-Gingolph
  40. « Liste des monuments historiques de la commune de Saint-Gingolph », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  41. « Liste des lieux et monuments de la commune de Saint-Gingolph à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  42. « Liste des monuments historiques de la commune de Lhôpital », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. « Liste des objets historiques de la commune de Saint-Gingolph », base Palissy, ministère français de la Culture.
  44. « Cloche », notice no PM74000347, base Palissy, ministère français de la Culture.
  45. « Cloche », notice no PM74000348, base Palissy, ministère français de la Culture.
  46. « tableau : saint Gingolph », notice no PM74000346, base Palissy, ministère français de la Culture.
  47. Interview de Gaston Tuaillon. Le francoprovençal, langue oubliée, Gaston Tuaillon
  48. Exposition « D'or, de gueules et d'argent, les armoiries communales en Haute-Savoie », présentation sur le portail des Archives départementales de la Haute-Savoie - archives.hautesavoie.fr, diapo n°6, 2016.