Lucinges

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Lucinges
L'église de Lucinges.
L'église de Lucinges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Saint-Julien-en-Genevois
Canton Gaillard
Intercommunalité Annemasse - Les Voirons Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Luc Soulat
2014-2020
Code postal 74380
Code commune 74153
Démographie
Population
municipale
1 647 hab. (2014)
Densité 214 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 26″ nord, 6° 19′ 08″ est
Altitude Min. 525 m
Max. 1 400 m
Superficie 7,69 km2
Localisation

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Liens
Site web lucinges.fr

Lucinges (ou Lucinge) est une commune du département de Haute-Savoie, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lucinges est située à 8 km d'Annemasse, sur la face sud des Voirons.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cranves-Sales Rose des vents
Cranves-Sales N Saint-André-de-Boëge
O    Lucinges    E
S
Bonne Fillinges

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lucinges dériverait, comme Loisin, Loisinges, Lucens, d'un nom d'origine burgonde[1],[2]. Il proviendrait du primitif *Lausingos, « chez les Lausingi », lui-même dérivant d'un patronyme Lauso associé au radical laus, voulant dire « libre »[1], selon l'auteur Théodore Perrenot[3]. Théodore Perrenot note toutefois une origine différente pour Lucinges [3]. Paul Guichonnet a pensé « que le toponyme en -inge remontaient à des noms gallo-romains en -anus, puis -icus »[2]. Pour Lucinges, il y aurait eu un Lucianicus[2], ou une Villa Lucianicum comme a pu le penser Charles Marteaux (Revue savoisienne, 1897)[1]. Le médiéviste suisse Paul Aebischer (en) (1897-1977) considère que ces noms seraient des toponymes mixtes, dans la mesure où les Burgondes auraient été rapidement latinisés[2].

On trouve dans les différents documents les formes in Luciniango (991-1025), de Lusingo (1078-1120), Lucinju et Lucingio (1225) et Lucinge au début du XIVe siècle[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Lefinzho, selon la graphie de Conflans[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 8 pour la commune[7],[8]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[9].

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Lucinges.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux dernières élections municipales de 2014, trois listes étaient candidates : une liste « UDI » conduite par Christine Burki et deux listes « Divers gauche » conduites l'une par Jean-Luc Soulat et l'autre par Didier Simoneau[10]. À l'issue du second tour, la liste « Divers gauche » de Jean-Luc Soulat arrive en tête avec 42,72 % des suffrages exprimés, suivie de la liste UDI de Christine Burki (33,41 %) et enfin de l'autre liste « Divers gauche » de Didier Simoneau (23,85 %)[11]. Le vendredi 4 avril 2014, lors de la première réunion du nouveau conseil municipal, Jean-Luc Soulat est élu maire[12].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1989 Edouard Meynet ... ...
mars 1989 mars 1995 Jean Charrière ... ...
mars 1995 mars 2001 Michel Gorguet ... ...
mars 2001 4 avril 2014[12] Jean-Pierre Bordet ... ...
4 avril 2014[12] en cours
(au 21 mars 2015[14])
Jean-Luc Soulat[12] DVG ...

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 647 habitants, en augmentation de 7,3 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
466 385 395 570 697 763 673 600 658
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
595 589 608 568 575 553 577 559 522
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
419 422 421 400 466 477 368 400 561
1982 1990 1999 2008 2013 2014 - - -
660 884 1 211 1 497 1 630 1 647 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

On voit l’apogée de la population rurale autour de 1850, le lent exode rural, le baby-boom après la Seconde Guerre mondiale, puis le fort accroissement dû à l’attractivité de Genève à partir des années 1980.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bloc erratique de la commune de Lucinges qui porte le nom de son propriétaire, Henri de Saussure.
Cascade de Lucinges (torrent du Moulin) 26 octobre 2013.
  • Maison forte de Lucinges (maison forte, XIIe siècle)[19].
  • Église Saint-Étienne, nouvelle église édifiée au XIXe siècle, dans un style néo-gothique[19]. Restauration en 2013.
  • Bloc erratique ou bloc de la Follieuse, du nom du nant voisin. Ce bloc a été acheté à la fin du XIXe siècle par Henri de Saussure, naturaliste genevois, petit fils d'Horace-Bénédict de Saussure (ethnographe et premier explorateur du massif du Mont Blanc). Ces blocs erratiques jalonnaient abondamment la vallée et servaient de carrière pour toute la région genevoise. Sciés en morceaux les uns après les autres, ils sont devenus rares et c'est pour en concerver un specimen que celui-ci a été donné au club alpin genevois

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lucinges Blason ''Écartelé : au premier de gueules à la croix d'argent, au deuxième palé d'or et de gueules, au troisième d'or au lion contourné de gueules, au quatrième bandé d'argent et de gueules
de gueules à la croix d'argent représente la Savoie ; palé d'or et de gueules le Faucigny, bandé d'argent et de gueules la famille de Faucigny-Lucinge
Détails adopté par délibération du conseil municipal du 24 octobre 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[5],[6].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Henry Suter, « Loisin, Loisinges, Lucens, Lucinge, Lucinges », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en juin 2017).
  2. a, b, c et d Guy Gavard (préf. Paul Guichonnet), Histoire d'Annemasse et des communes voisines : les relations avec Genève de l'époque romaine à l'an 2000, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 439 p. (ISBN 978-2-8420-6342-9, lire en ligne), p. 43-44.
  3. a et b Théophile Perrenot, Albert Dauzat, La Toponymie burgonde, 1942, p. 95.
  4. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  5. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  6. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  7. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne), p. 145.
  8. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 167.
  9. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  10. « Accueil Municipales 2014 > HAUTE SAVOIE (74) > L > Listes de Lucinges », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 21 mars 2015).
  11. « Accueil Municipales 2014 > HAUTE SAVOIE (74) > L > Résultats reçus 2d tour », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 21 mars 2015).
  12. a, b, c et d « Jean-Luc Soula élu maire », sur le site du quotidien Le Dauphiné libéré, (consulté le 21 mars 2015).
  13. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  14. « Les élus », sur le site de la mairie, (consulté le 21 mars 2015).
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. a et b Faucigny 1980, p. 124.