Taninges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Taninges
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Cluses
Intercommunalité CC des Montagnes du Giffre
Maire
Mandat
Yves Laurat
2014-2020
Code postal 74440
Code commune 74276
Démographie
Gentilé Jacquemards
Population
municipale
3 415 hab. (2014)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 29″ nord, 6° 35′ 32″ est
Altitude Min. 609 m
Max. 2 000 m
Superficie 42,7 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte administrative de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Taninges

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte topographique de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Taninges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Taninges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Taninges

Taninges est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village au pied du pic de Marcelly.

Taninges est située dans la moyenne vallée du Giffre, sur la RD 907 menant à Samoëns à l'Est et Mieussy[1] à l'Ouest au carrefour de la RD 902 menant de Cluses aux Gets.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Côte-d'Arbroz Les Gets Rose des vents
Mieussy N
O    Taninges    E
S
Châtillon-sur-Cluses La Rivière-Enverse Verchaix

Toponymie[modifier | modifier le code]

Taningio et Taningis (1263), Tagningio en (1445), Tanninges (1793), Taninge (1806), Tanninge (Bulletin des lois de 1861).

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Tanyinzhe (graphie de Conflans) ou Taninjo / Tagninjo (ORB)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire ancienne de Taninges semble difficile à détailler, faute de documents. Ainsi, les premiers documents fournis nous datent du XVe siècle. En 1457, Taninges obtient par exemple le marché du jeudi et la foire d'avril. Plus tard, en 1696 les foires du 7 janvier et du 3 novembre sont accordées a la commune par le Prince, notamment pour récompenser leur bon comportement durant la guerre[3] .Le 29 Décembre 1835, le roi Charles-Albert confère à Taninges le titre et les privilèges de ville[3].jLors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 452 pour la commune[6],[7]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1986 Ernest Nycollin CD puis UDF-Radical puis DVD Conseiller régional (1992-1998)
président du conseil général (1998-2008)
1986 en cours
(au avril 2014)
Yves Laurat DVG ...

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Jacquemards, bien que le gentilé originel fut Taningeois. Il semblerait que l'utilisation du nom Jacquemard soit un hommage à un Jacques Montant originaire du village, fondeur de marc, d'où le surnom de « Jacques le Marc », puis Jacquemard, qui aurait été à la tête d'un soulèvement contre le duc de Savoie, vers 1470[9].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 3 415 habitants, en augmentation de 0,03 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
2 254 2 671 2 684 3 257 3 020 3 188 2 736 2 765 2 640
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 457 2 397 2 253 2 302 2 197 2 203 2 249 2 225 2 144
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 913 1 925 2 072 1 970 1 926 2 028 1 969 2 109 2 354
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
2 682 2 791 3 140 3 394 3 381 3 415 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Juillet : Festigrat's, festival alternatif de musique alternative et de guitares.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Taninges est située dans l'académie de Grenoble. En 20156, elle administre une école maternelle et élémentaire de Mélan, regroupant 369 élèves[14].

La commune accueille le collège Jacques Brel, qui propose une section sportive scolaire[15],[16].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Agro-alimentaire 
  • Usine Peguet Savoie Salaison (spécialisée dans la salaison de charcuterie)[17].
  • Usine Lamador (Fabrication de charcuterie en gros)
Décolletage 
  • Jenatton
Magasins et commerces 

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Tourisme d'hiver avec la station de sports d'hiver de Praz de Lys - Sommand.
  • Tourisme vert, construction de cabane dans les bois.

En 2016, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 9 369 lits touristiques répartis dans 1 526 structures[Note 3]. Les hébergements se répartissent comme suit : 205 meublés ; 3 résidences de tourisme ; 3 Hôtels ; une structure d'hôtellerie de plein air ; un centre ou village de vacances et quatre chambres d'hôtes[18].

La commune dispose de trois restaurants : "Le Marronnier", "L'os à Moelle", "La Crémaillère".

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Parcours d'Art Contemporain propose des œuvres majeures qui s'inscrivent en écho à l’histoire du site. Des œuvres de Lilian Bourgeat, Slimane Raïs, Brigitte Baud-Perrier, Alain Sagaert.
  • Le Sentier art et nature propose, le long du Giffre, dans les bois et la montagne, des œuvres in situ avec Marie Goussé, Sébastien Lacroix, Régine Raphoz et l'installation de Greem Feld sur la Pointe de Uble.
  • La maison du Patrimoine, situé rue des Arcades reconstituant les métiers d'autrefois, avec des objets d'époque, des reconstitutions de lieux et un film documentaire.
  • La Chapelle Saint-Anne, dédiée à la Vierge-Marie, construite en 1583, cette chapelle accueillait chants, fêtes et vêpres (1727) fondées par la comtesse de Taninges Marguerite d'Arestel. Cette Chapelle fut également "temple de la raison" et hébergeait les assemblées populaires à la suite de la révolution[3]. Aujourd'hui, cette chapelle appartient à des propriétaires privés et a été l'objet de rénovation.
  • Espaces verts et fleurissement. En 2014, la commune de Taninges bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[21].
  • Église Saint-Jean-Baptiste de Taninges, construite de 1825 à 1832 et pensée par l'architecte Prosper Dunant dans un style néo-grec, l'Eglise mesure 49 mètres de long 11 de large et accueille le Carillon de Taninges[3].  Inscrit MH (2015)
  • Chapelle de Flérier

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abbé Basthard-Bongrain, prêtre de la paroisse de 1932 à 1967. Grand mutilé de la guerre 1914-1918, résistant, il fut arrêté par la Gestapo et emprisonné à la prison Montluc à Lyon. Titulaire de la Croix de guerre avec deux palmes, de la médaille militaire et de la Légion d'honneur. Musicien, il décide de la construction du carillon.
  • Serge Fiorio, artiste peintre qui a vécu à Taninges de 1924 à 1940.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Taninges Blason Écartelé en sautoir, au premier et au quatrième de gueules à trois chevrons d'argent, au deuxième et au troisième, à un lion d'argent, celui de dextre contourné, sur le tout à l'écusson circulaire de gueules à la croix d'argent, à la bordure cousue de sinople.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Roanne, Éditions Horvath, , 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 567-590 « Taninge », p.561-566 « Le canton de Taninge ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[4],[5].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[18].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Google Maps », sur Google Maps (consulté le 15 mars 2017)
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. a, b, c et d Hippolyte Tavernier, Taninges et ses environs, Paris, Le livre d'Histoire-Lorisse, , 162 p. (ISBN 2-84373-857-1)
  4. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  5. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  6. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne).
  7. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 167.
  8. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  9. Alexandra Collomb, « Ces drôles de noms d'habitants », Le Messager (France),‎ (Article consulté le 5 septembre 2012)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Haute-Savoie (74) > Taninges > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 29 mars 2017).
  15. « Haute-Savoie (74) > Taninges > Collège », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 29 mars 2017).
  16. « Collège J. Brel », sur www.ac-grenoble.fr (consulté le 15 mars 2017)
  17. « Peguet Savoie Salaisons - », sur www.peguet-savoie-salaisons.fr (consulté le 15 mars 2017)
  18. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, 2016 (consulté en mars 2017) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».
  19. « 74 - Haute-Savoie », Dictionnaire des monuments aux morts. Dictionnaire des monuments aux morts de la guerre de 1914-1918 érigés dans les communes de France, sur monumentsmorts.canalblog.com, (consulté le 15 mars 2017).
  20. « Fontaine », notice no PA00118449, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).