Kayapos

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Chefs indigènes brésiliens des tribus kayapos : Raoni, Kaye, Kadjor et Panara

Les Kayapos (également orthographié Kayapós, Caiapós ou encore Kaipo) sont un peuple indigène du Brésil et l'une des 17 nations résidant dans la vallée du Rio Xingu, au sud du bassin de l'Amazone, dans les plaines des États du Mato Grosso et du Pará. Ils parlent le kayapo, l'une des langues jê-kaingang. La frontière de leur réserve a été officiellement délimitée lors d’un décret présidentiel en 1993 lors de la tournée mondiale du Chef Raoni accompagné du chanteur Sting et du cinéaste Jean-Pierre Dutilleux.

Environ 7 096 Kayapos sont comptés en 2003, dispersés dans diverses tribus (Kayapo Gorotire, Xicrin, Metyktire, Kuben-Kran Ken ou Txucarramae) qui vivent sur des territoires indigènes des États brésiliens du Pará et du Mato Grosso.

Ils mènent un combat médiatique depuis 1973, lorsque le cinéaste belge Jean-Pierre Dutilleux réalisa un documentaire sur les Txucarramae intitulé Raoni. Le chanteur Sting s'est intéressé à leur cause.

Leur mode de vie[modifier | modifier le code]

La hiérarchie dans le village[modifier | modifier le code]

Au sein de cette société, les Kayapos sont divisés en plusieurs catégories :

- Meprire (enfants de 0 et 13 ans)

- Menoronyre (de 13 à 20 ans)

- Mekrare (de 20 à 40 ans)

- Mebataj (de 40 à 60 ans)

- Mêbêngêt (plus de 60 ans)

Dans la communauté, il y a un chef par village qui a pour principale fonction de coordonner toutes les activités. Il doit aussi transmettre les connaissances aux jeunes pour assurer la relève au sein de chaque village.

Le fonctionnement de ce peuple est différent de ce que l’on peut connaitre dans le monde occidental. En effet, malgré le mode de vie communautaire qui les caractérise, les femmes et les enfants sont séparés des hommes. Elles possèdent leur mode de vie, leur rituels, leur façon de vivre les choses bien différent de ceux des hommes.

Les habitations[modifier | modifier le code]

Les habitations sont construites en rondins de bois et en feuille de palmes principalement. Toutes ces habitations sont organisées pour faciliter cette idée de vie communautaire c’est-à-dire en une sorte de camp circulaire. Chacune de ces habitations abrite les hamacs de chaque Kayapo ainsi que leur réserve de nourriture et au centre de ce cercle on trouve le Ngab. C’est un lieu très important : les femmes s'y réunissent pour organiser les activités quotidiennes, les hommes y parlent de politique et font de l'artisanat.

Comme dans la plupart des civilisations dites « primitives », ce sont des préoccupations religieuses, rituelles ou fonctionnelles qui fondent leur culture. 

Les Vêtements[modifier | modifier le code]

Les vêtements sont inexistants pour ce peuple de Kayapos. Cette absence prend un sens symbolique dans les peintures corporelles qui peuvent être constituées de bande de couleurs ou des rayures différentes selon l’âge ou le sexe.

Les femmes se peignent le visage et le corps avec des fleurs de palmiers et de fins stylets.

Les Rites et les croyances[modifier | modifier le code]

La vie des Kayapos est rythmée par les rites et les célébrations. En effet, chez eux, tout est bon pour faire une célébration, des fêtes, il en existe de nombreuses occasions :

- Le rituel d'appellation : composé de cinq rites majeurs, il est destiné à conférer les noms ancestraux aux jeunes membres de la tribu, qui à partir de là sont considérés comme des « êtres humains entiers ». Ils ont sept ans lorsqu'ils sont honorés.

- La cérémonie après la chasse : celle-ci est célébrée par reconnaissance de la nourriture apportée par les hommes.

- La fête initiatique, le « bemp » : durant celle-ci, les Kayapos réaffirment avec des chants et des danses leur attachement à leurs traditions.

Par toutes ces célébrations et rites, ils essaient de conjurer les forces « mystérieuses » selon eux qui les entourent chaque jour et chaque nuit. Ce peuple a une relation fusionnelle avec la nature comme tous les peuples indigènes, ils pensent que les êtres vivants, le cosmos, la nature, les animaux sont indissociables : c’est aussi pour cela qu’ils célèbrent très souvent la nature : sa faune et sa flore ainsi que l’eau : grande ressource pour eux. Les Kayapos croient fortement aux esprits. D'après eux, les mauvais esprits rôdent la nuit dans la forêt et peuvent attaquer les indiens pour leur infliger des maux et des punitions.

Ils ont également une vision particulière de la mort. En effet, lors de la mort d’un des leurs, ils placent le corps dans un espace délimité très précis en dehors du cercle du village avec le visage toujours orienté vers l’Est. La famille vient alors y déposer les objets personnels ainsi que de la nourriture pendant plusieurs semaines. Selon eux, l’esprit du mort met plusieurs semaines à trouver le chemin du village du mort, alors en attendant ils continuent de s’en occuper.

Les dangers pour Les Kayapos[modifier | modifier le code]

Les Kayapos possèdent dans leur culture un très fort intérêt pour l’eau, ils sont d’ailleurs également appelés Mebêngôkre, qui signifie « peuple venu de l’eau ». Les rivières de ce peuple sont menacées depuis peu, et cela met en danger des vies entières sur leurs territoires. En effet, des produits chimiques et toxiques sont utilisés par les chercheurs d’or comme le mercure et mettent en danger le peuple indigène du Brésil.

Les Kayapos rencontrent une seconde difficulté, qui est celle des industries et les intrusions illégales des exploitants de bois ou bien des éleveurs de bovins. Et c’est d’ailleurs en partie à cause de cela que les eaux qui traversent les terres indigènes sont polluées : les déchets rejetés par les grandes villes et les engrais utilisés par les fermiers par exemple polluent ces terres, et menacent la vie des Kayapos. C’est un peuple qui connaît énormément d’espèces végétales, et le fait même que ces derniers pensent que le remède contre le Sida se trouve dans leur forêt ne change en rien les projets d’intrusions, et les faits de pollution sur leur terre.

Une de leurs plus récentes inquiétudes, est le projet du barrage le long du fleuve Xingu mis en place en 2006 qui mettrait en danger tout l’environnement du peuple et encore une fois leur vie, tous deux sont reliés. Si ce projet vient à se réaliser il entraînera de nombreux dangers non seulement pour se nourrir, avec une disparition du gibier et des poissons qu’ont l’habitude de manger les Kayapos, mais également la disparition d’une eau saine qui permet de vivre.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Simone Dreyfus, Les Kayapo du Nord, État de Para, Brésil : contribution à l'étude des indiens Gé, Mouton, Paris, La Haye, 1963, 213 p. (ISBN 2-7132-0369-4)
  • (en) Linda Rabben, Brazil's indians and the onslaught of civilization : the Yanomami and the Kayapó, University of Washington Press, Seattle, 2004 (éd. révisée et augm.), 214 p. (ISBN 0-295-98362-0)
  • Gustaaf Verswijver (et al.), Kaiapo, Amazonie : plumes et peintures corporelles, Musée royal de l'Afrique centrale, Tervuren ; Snoeck-Ducaju & Zoon, Gent, 1992, 198 p. (exposition)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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