Ghost in the Machine

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Ne doit pas être confondu avec Fantôme dans la machine.
Ghost in the Machine
Album de The Police
Sortie
Enregistré AIR Studios (en), Montserrat et Le Studio, Québec, Canada de janvier 1981 à septembre 1981
Durée 41:03
Genre Rock
Producteur The Police
Hugh Padgham
Label A&M Records
Critique

Albums de The Police

Ghost in the Machine est le 4e album du groupe de rock anglais The Police sorti le sur le label A&M Records. D'une durée de 41 minutes environ, il est co-produit avec le britannique Hugh Padgham et a été enregistré sur l'île de Montserrat et au Québec entre janvier et septembre 1981. Une grande partie du matériel de l'album a été inspirée par l'essai d'Arthur Koestler The Ghost in the Machine (Le Fantôme dans la Machine en français), publié en 1967 dont le titre est repris pour l'album. Les trois singles de Ghost in the Machine sont : Invisible Sun, Every Little Thing She Does Is Magic et Spirits in the Material World. À sa sortie, le disque a reçu dans l'ensemble d'assez bonnes critiques de la presse[1]. Il est suivi par le Ghost in the Machine Tour et ses 100 concerts qui a duré du au 6 septembre 1982[2].

L'album[modifier | modifier le code]

Avec ce disque, The Police tente de se renouveler. Le premier single de l'album, l'éblouissant Invisible Sun ressemble plus à une chanson de Kraftwerk comme The Model qu'aux chansons précédentes du groupe. Le sujet du morceau est le conflit en Irlande du Nord[3]. Every Little Thing She Does Is Magic est une chanson d'amour au rythme rafraîchissant qui permet au groupe d'obtenir son quatrième No 1 au Royaume-Uni[4].

Le reste de l'opus marqué par l'utilisation massive de la technologie, manque un peu d'inspiration. On trouve quelques bluettes comme Hungry For You, chanté par Sting dans un français mâchouillé qui fait sourire. Spirits in the Material World, Rehumanize Yourself et One World (Not Three) illustrent l'engagement de Sting aux côtés d'Amnesty International. Enfin, Andy Summers signe avec Omegaman le titre le plus rock et Stewart Copeland clôt l'album avec son titre Darkness[5].

À noter que Secret Journey (une chanson presque mystique d'après Sting[6]) est sortie comme single aux États-Unis en mai 1982[6] à la place d'Invisible Sun et a obtenu un succès modeste : 46e dans les charts.

L'origine de l'image[modifier | modifier le code]

L'image de l'album montre un graphique inspiré du LED qui représente les têtes des trois membres du groupe chacun avec un style de cheveux distinct (de gauche à droite, Andy Summers, Sting avec ses cheveux en piquant et Stewart Copeland avec une frange); le groupe étant incapable de se décider sur la photographie à utiliser pour la couverture de l'album.

Réception[modifier | modifier le code]

À sa sortie, Ghost in the Machine reçoit d'assez bonnes critiques. L'album rencontre un large succès commercial dans le monde, parvenant à se classer en tête des meilleures ventes notamment en Australie[7], en France[8], au Royaume-Uni[9] et au Canada[10]. Il atteint la seconde place au Billboard 200 aux États-Unis[11].

L'opus est classé 318e dans la liste des 500 plus grands albums de tous les temps[3] du magazine américain Rolling Stone.

Liste des chansons[modifier | modifier le code]

Toutes les chansons sont écrites par Sting sauf celles indiquées.

  • Programme 1
  1. Spirits in the Material World - 2:59
  2. Every Little Thing She Does Is Magic - 4:22
  3. Invisible Sun - 3:44
  4. Hungry for You (J'aurais Toujours Faim de Toi) - 2:53
  5. Demolition Man - 5:57
  • Programme 2
  1. Too Much Information - 3:43
  2. Rehumanize Yourself (Stewart Copeland, Sting) - 3:10
  3. One World (Not Three) - 4:47
  4. Ωmegaman (Andy Summers) - 2:48 ("Omegaman" sur certaines éditions)
  5. Secret Journey - 3:34
  6. Darkness (Copeland) - 3:14

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Crénel, The Police et Sting, Librio Musique, 96 pages, avril 2005.
  • Sous la direction de Michka Assayas, Le nouveau dictionnaire du rock, 2 volumes, éditions Bouquins, Robert Laffont, 3317 pages, 2014.
  • Joe Levy et Rolling Stone, Les 500 meilleurs albums de tous les temps, Paris, Withe Star, 224 pages, octobre 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://en.wikipedia.org/wiki/Ghost_in_the_Machine_(album)
  2. https://en.wikipedia.org/wiki/Ghost_in_the_Machine_Tour
  3. a et b Rolling Stone, les 500 meilleurs albums de tous les temps, No 318 Ghost in the Machine, page 185, édition française, 2007
  4. Sous la direction de Michka Assayas, Le nouveau dictionnaire du rock, M-Z, The Police, analyse de Ghost in the Machine, page 2062, éditions Bouquins, Robert Laffont
  5. Christophe Crénel, The Police et Sting, chapitre 3 : la Policemania, page 39, avril 2005, Librio Musique
  6. a et b http://www.songfacts.com/detail.php?id=12834
  7. David Kent, Australian Chart Book 1970–1992, St Ives, NSW, Australian Chart Book, (ISBN 0-646-11917-6).
  8. « InfoDisc : Tous les Albums classés par Artiste > Choisir Un Artiste Dans la Liste » [php], infodisc.fr (consulté le 1er mai 2014)
  9. The Police in the UK Charts, The Official Charts.
  10. « Top Albums/CDs - Volume 35, No. 18 » [php], RPM, (consulté le 1er mai 2014)
  11. « Allmusic: Ghost in the Machine: Chart & Awards », allmusic.com (consulté le 1er mai 2014)