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Code de pointage (gymnastique artistique)

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Le code de pointage est un document publié par la Fédération internationale de gymnastique (FIG) qui détaille les règles et le système de notation lors des compétitions internationales de gymnastique. Il définit les normes officielles relatives à l'évaluation des performances, à la notation de la difficulté et aux déductions liées à l'exécution.

Bien qu'il n'existe pas de Code de pointage universel, chaque instance régissante établissant ou adaptant son propre système, celui de la Fédération internationale de gymnastique (FIG) constitue néanmoins la référence pour la majorité des fédérations nationales et régionales. Par exemple, aux États-Unis, la gymnastique universitaire est quant à elle régie par un code de pointage distinct, celui de la NCAA, fondé sur une échelle plafonnée à 10, comme c'était autrefois le cas dans celui de la FIG.

Traditionnellement, le code est mis à jour à la fin de chaque cycle olympique. Les révisions majeures sont censées prendre en compte les nouvelles tendances du sport, d'évaluer ou d'effacer certains mouvements de la table des éléments, ajouter de nouvelles figures soumises par les gymnastes ou encore changer les règles autant que nécessaire. Les révisions mineures du code sont souvent effectuées après les championnats du monde.

La FIG a aussi en charge la gymnastique rythmique, l'aérobic, le trampoline et à ce titre rédige et publie des codes propres à chacune de ces disciplines.

Le premier code de pointage en gymnastique masculine est publiée en 1949, tandis que celui pour la gymnastique féminine est publiée en 1958[1].

Jusqu'en 2006, le code de pointage est basé sur le système de notation sur 10.

Figure : chaque élément acrobatique ou de danse est évalué de A (le plus facile) à Super E (le plus difficile) dans le tableau des éléments. Un gymnaste gagne des points en exécutant des figures difficiles isolées ou en combinaison.

Éléments imposés : la composition de l'enchaînement est définie par le gymnaste ou son entraineur pour chaque appareil sauf pour le saut de cheval où une liste d'éléments exigés doit être exécutée.

Note de base : la note de base est constituée par l'exécution de tous les éléments requis. Sa valeur change au cours des ans mais elle est couramment de 9,40.

Valeur de base : la valeur de base de chaque enchaînement est obtenue en additionnant à la note de base tous les points bonus résultant de l'inclusion d'éléments de difficulté et de combinaisons particulières. Par ce biais, un gymnaste cherche le plus souvent à obtenir une valeur de base aussi proche que possible de 10.

En ce qui concerne le saut de cheval, chaque saut s'est vu attribuer une valeur de base dans le code.

La note est déterminée en soustrayant toutes les déductions résultant des fautes techniques, des mauvaises réceptions, des chutes ou encore des non respects de la valeur de base.

2006 : révision du code de pointage

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En 2006, le code de pointage et l'ensemble du système de notation de la gymnastique sont complètement remaniés. Les changements proviennent deux ans après la controverse sur la notation du jury au cours des Jeux olympiques de 2004 à Athènes. Cette controverse met en cause la fiabilité et l'objectivité du système de notation et révèle que l'exécution a été sacrifiée au profit de la difficulté. Ce changement majeur s'inscrit dans la continuité de celui opéré peu avant dans le patinage artistique et qui trouve son origine dans les mêmes irrégularités constatées dans la notation du jury au cours de compétitions internationales.

Bien que le nouveau code ne soit entré en vigueur que dans peu de compétitions internationales  dont les jeux du Commonwealth en 2006  il constitue déjà un point de désaccord important au sein de la communauté gymnique. Les tenants du nouveau système estiment que c'est une étape nécessaire au développement de la gymnastique, en promouvant les figures difficiles et un système de jugement plus objectif. Ses opposants craignent que le public, ne comprenant pas la notation, perde son intérêt pour les compétitions de gymnastique et que l'esprit de ce sport change en diminuant l'accent sur l'aspect artistique de la gymnastique. Il y a aussi dissension sur le fait que le nouveau code met fin en pratique à la note parfaite de 10 qui est depuis longtemps le sceau de la gymnastique.

Structure et contenu

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Table des éléments

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La Table des éléments constitue la partie du Code de pointage qui recense l'ensemble des figures reconnues. Chaque figure y est illustrée par un schéma, accompagnée d'un court descriptif et d'une valeur de difficulté officielle. Pour tous les agrès, à l’exception du saut, les notes de difficulté des figures vont de A (la plus facile) à J (la plus difficile). Les indices de difficulté sont évalués comme suit : A (0,10), B (0,20), C (0,30), D (0,40), E (0,50), F (0,60), G (0,70), H (0,80), I (0,90) et J (1,0). Chaque saut a une valeur en point spécifique dans le Code (la "note D"), selon la nature du premier envol, de la phase d'appui et du deuxième envol[2].

Table des éléments par agrès en gymnastique artistique féminine

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La Table des éléments est divisée par agrès, lesquels sont organisés par groupes ou familles.

La Table des sauts classe les figures en cinq groupes, selon la nature de leur entrée sur la table de saut :

  • Groupe 1 : saut de mains, Yamashita et rondade (avec ou sans tour longitudinal en 1er et/ou 2e envol)
  • Groupe 2 : saut de mains avec ou sans tour complet (360°) en 1er envol, suivi d'un salto avant ou arrière, avec ou sans vrille, en 2e envol
  • Groupe 3 : saut de mains avec quart ou demi-tour (90° à 180°) en 1er envol, soit le Tsukahara, suivi d'un salto arrière, avec ou sans vrille
  • Groupe 4 : rondade, soit le Yurchenko, avec ou sans trois quarts de tour (270°) en 1er envol, suivi d'un salto arrière, avec ou sans vrille
  • Groupe 5 : rondade avec demi-tour (180°) en 1er envol, suivi d'un salto avant ou arrière, avec ou sans vrille

Chaque groupe rassemble plusieurs sauts, individuellement numérotés, et auxquels on indique une valeur de difficulté (D-score), laquelle varie de 1,60 à 6,40 dans le cycle 2025-2028.

Barres asymétriques
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La Table des éléments aux barres est divisée en six familles :

1.000 Entrées 
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Les entrées, aux barres asymétriques, sont des éléments par lesquels la gymnaste rejoint la barre depuis le sol ou le tremplin et qui marquent le début de la routine. Cette famille d'éléments présente une grande variété, allant des entrées les plus simples aux plus complexes.

2.000 Élans en arrière et tours d'appui libre
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Cette famille regroupe deux types d'éléments apparentés, à savoir l'élan en arrière vers l'appui tendu renversé et le tour d'appui libre (rotation complète autour de la barre, hanches en contact, sans reprise d'appui après le passage à l'horizontale). Les valeurs vont de A à F/G, les combinaisons menant à un envol comptant parmi les figures ayant le plus haut niveau de difficulté dans cette catégorie.

3.000 Grands tours
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Rotation complète autour de la barre, bras tendus, sans contact des hanches. Il s'agit d'un élément fondamental qui sert souvent à générer l'élan nécessaire avant un envol.

4.000 Tours Stalder
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Rotation complète autour de la barre exécutée en position carpée jambes écartées, sans lâcher la barre.

5.000 Élans circulaires carpés
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Rotation complète autour de la barre exécutée en position carpée jambes serrées.

6.000 Sorties
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Éléments finaux de l'exercice, généralement des envols avec salto et vrille, qui se terminent par une réception au sol.

La Table des éléments à la poutre comprend également six familles de figures. On y distingue notamment les éléments de danse, les sauts, les tours et les éléments acrobatiques :

  1. Entrées
  2. Sauts gymniques
  3. Tours gymniques
  4. Maintiens et éléments acrobatiques sans envol
  5. Éléments acrobatiques avec envol
  6. Sorties

Chaque figure au sol est classée parmi l'une des cinq familles de mouvement suivantes :

  1. Sauts gymniques
  2. Pirouettes gymniques
  3. Éléments avec appui des mains
  4. Saltos avant et latéraux
  5. Saltos arrière

Table des éléments par agrès en gymnastique artistique masculine

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Les gymnastes peuvent toujours inventer des figures originales et les soumettre à la FIG afin qu'elles soient incluses dans la table des éléments. Deux jurys notent chaque enchaînement en évaluant différents aspects de l'exécution. La note finale est la somme de ces deux notes.

La note D évalue le contenu de l'enchaînement selon trois critères :

  1. Valeur de difficulté (VD) : les dix valeurs d'élément les plus hautes de l'enchaînement sont additionnés, avec un maximum de cinq éléments du même groupe d'éléments. Pour une figure de type I un gymnaste obtient 0,9 point et 0,1 point pour une figure de type A ;
  2. Exigences de groupe d'éléments (EGE) : les gymnastes doivent, avant la sortie, exécuter des figures parmi trois groupes d'éléments au sol, au cheval d'arçons, aux anneaux, aux barres parallèles et à la barre fixe. À chaque exigence de groupe d'élément présentée 0,5 point est acquis. Un maximum de 1,5 point peut donc être acquis par ce biais. Si le gymnaste présente une sortie de valeur C, 0,3 point est acquis. S'il présente une sortie de valeur D ou supérieure, 0,5 point est acquis ;
  3. Valeur de liaison (VL) : des points supplémentaires sont accordés pour la combinaison de deux éléments ou davantage.

Bien que le jury de la partie D ne procède pas à des déductions, il peut décider de ne pas accorder les points de VL ou EGE dans le cas de chutes. Un gymnaste peut également perdre les points de VL s'il exécute des pas supplémentaires ou ménage des pauses dans des figures qui devaient être combinées.

La note E évalue la performance globale, c'est-à-dire « la composition, les fautes techniques et la qualité esthétique » de l'enchaînement. La note de base est 10. Les juges enlèvent des points pour chaque faute (mauvaise tenue de corps, mauvaise exécution technique, mauvaise composition). Les pénalités pour cause de chute sont incluses dans cette note et valent désormais 1 contre 0,5 puis 0,8 auparavant. Les pénalités s'échelonnent en fonction de la gravité de la faute commise : 0,1, 0,3, 0,5 ou 1,0.

La note D et la note E sont additionnées pour former la note finale du gymnaste.

Ce système de jugement s'applique à toutes les compétitions masculines comme féminines à l'exception du saut de cheval. Le jugement du saut de cheval est quelque peu différent :

  • chaque saut a une valeur en point spécifique dans le code. La note D est donc simplement cette valeur. Chaque gymnaste exécutant le même saut se retrouve avec le même nombre de points ;
  • la note E est la plus importante sur cet appareil. Le jury part de 10 et déduit des points pour toute faute technique ou erreur de réception.

Comme pour les autres agrès la note D et la note E sont additionnées pour former la note finale du gymnaste.

Notes et références

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  1. « 1958: The Very First Women’s Code of Points – Gymnastics History », sur www.gymnastics-history.com (consulté le )
  2. Fédération Internationale de Gymnastique, Women's artistic gymnastics : Code of points 2025-2028., , 224 p. (lire en ligne)

Liens externes

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Articles connexes

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