George Weah

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George Weah
Illustration.
George Weah en 2016.
Fonctions
Président de la République du Liberia
En fonction depuis le
(8 mois et 25 jours)
Élection 26 décembre 2017
Vice-président Jewel Taylor
Prédécesseur Ellen Johnson Sirleaf
Sénateur du Comté de Montserrado

(3 ans et 8 jours)
Élection 20 décembre 2014
Prédécesseur Joyce Musu Freeman-Sumo
Biographie
Nom de naissance George Tawlon Manneh Oppong Ousman Weah
Date de naissance (52 ans)
Lieu de naissance Monrovia (Liberia)
Nationalité libérienne
française (jusqu'en 2005)
Parti politique Congrès pour le changement démocratique
Conjoint Clar Duncan
Enfants George Weah Jr. (en)
Tita Weah
Timothy Weah
Profession footballeur
Religion christianisme

George Weah
Présidents de la République du Liberia

George Weah, né le à Monrovia, est un ancien footballeur international et homme d'État libérien, président de la République du Liberia depuis le 22 janvier 2018.

Attaquant de renom, il remporte en 1995 le Ballon d'or récompensant le meilleur joueur évoluant en Europe. Il est le premier joueur non européen à remporter ce trophée et le seul originaire du continent africain. Il est également le premier ancien footballeur professionnel à devenir chef d'État.

À l'issue de sa carrière sportive et de la deuxième guerre civile libérienne, il se lance en politique. Candidat à l'élection présidentielle libérienne de 2005, il échoue au second tour du scrutin face à Ellen Johnson Sirleaf, alors qu'il était pourtant arrivé en tête du premier tour. Lors de l'élection présidentielle libérienne de 2011, il est cette fois-ci candidat à la vice-présidence mais le ticket présidentiel formé avec Winston Tubman est battu par la présidente sortante. Il réussit par la suite à se faire élire sénateur lors des élections sénatoriales libériennes de 2014, puis est élu président de la République trois ans plus tard au second tour de l'élection présidentielle libérienne de 2017 face au vice-président sortant Joseph Boakai.

Carrière de footballeur[modifier | modifier le code]

George Weah
Image illustrative de l’article George Weah
George Weah en 1996.
Biographie
Taille 1,84 m (6 0)
Période pro. 1985-2007
Poste Attaquant
Parcours junior
Saisons Club
1981-1984 Drapeau : Libéria Young Survivors
1984-1985 Drapeau : Libéria Bongrange Company
Parcours professionnel1
SaisonsClub 0M.0(B.)
1985-1986 Drapeau : Libéria Mighty Barrolle010 00(7)
1986-1987 Drapeau : Libéria Invincible Eleven023 0(24)
1987-1988 Drapeau : Cameroun Tonnerre Yaoundé018 0(14)
1988-1992 Drapeau : France AS Monaco149 0(66)
1992-1995 Drapeau : France Paris SG138 0(55)
1995-1999 Drapeau : Italie AC Milan147 0(58)
2000 Drapeau : Angleterre Chelsea FC015 00(5)
2000Drapeau : Angleterre Manchester City009 00(4)
2000-2001 Drapeau : France Olympique de Marseille020 00(5)
2001-2003 Drapeau : Émirats arabes unis Al-Jazira Club038 0(28)
Total 567 (266)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1987-2018Drapeau : Libéria Liberia061 0(22)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Origines et premières années[modifier | modifier le code]

George Weah est issu du groupe ethnique krou, alors que le pays est dominé par les descendants d'esclaves américains, qui fondèrent le Libéria au XIXe siècle. Né dans une famille pauvre, il est élevé à la dure par sa grand-mère dans un bidonville de Monrovia[1].

Débuts en Afrique[modifier | modifier le code]

Weah commence sa carrière de footballeur dans son pays natal. Formé au Young Survivors, puis à Bongrange Company, il joue par la suite à Mighty Barolle et Invincible Eleven, les deux plus grands clubs libériens, avant de rejoindre le club camerounais du Tonnerre Yaoundé. Un an plus tard, il est repéré par Claude Le Roy, alors entraîneur du Cameroun, qui le met en contact avec l'AS Monaco[2]. Il a alors 22 ans.

Arrivée en France[modifier | modifier le code]

AS Monaco[modifier | modifier le code]

Weah débute en première division du football français le sous les couleurs de l'AS Monaco (champion de France en titre) par une défaite face à l'AJ Auxerre. Entraîné par Arsène Wenger, l'ASM parvient avec Weah à décrocher la coupe de France en 1991 face à l'OM. En 1992, Weah et ses coéquipiers atteignent la finale de la Coupe des coupes, mais échouent face aux Allemands du Werder Brême. Weah s'impose comme un buteur hors pair alliant vitesse, puissance et efficacité. Déçu par la finale de coupe d'Europe perdue par le club monégasque, Weah décide de rejoindre le PSG durant l'été 1992.

En 2018, une fois devenu Président du Liberia, George Weah décora Arsène Wenger et Claude Le Roy de la plus haute distinction de son pays. Le maître de cérémonie déclara alors : «Votre rôle positif a non seulement marqué la carrière et la vie de nombreux joueurs africains, mais aussi celles d'une génération entière de jeunes Libériens qui ont fait du président Weah un exemple»[3].

Paris Saint-Germain[modifier | modifier le code]

Weah sous les couleurs du Paris SG, célébrant son but contre le SSC Napoli en Coupe de l'UEFA 1992.

À Paris, Weah s'impose comme le meilleur buteur du club en championnat lors de la saison 1992-1993 pendant laquelle le PSG atteint la demi-finale de la Coupe UEFA, éliminé par la Juventus. En 1993-1994, le PSG est champion de France et de nouveau demi-finaliste européen, mais cette fois-ci en Coupe des Coupes, face à Arsenal. Weah ne dispute pas le match retour à la suite d'un choix tactique d'Artur Jorge. Le PSG est battu 1-0 et éliminé.

La saison suivante, en Ligue des Champions, le PSG entraîné par Luis Fernandez effectue un parcours sans faute en poule (six victoires en six rencontres) durant lequel Weah inscrit plusieurs buts, dont l'un restera mémorable à l'Olympiastadion de Munich où il élimine quatre adversaires avant de tromper Oliver Kahn. Le PSG élimine ensuite le FC Barcelone de Johan Cruyff en quarts de finale. George inscrit le but égalisateur au Camp Nou lors du match aller (1-1). Au tour suivant, Paris est éliminé une troisième fois de suite au stade des demi-finales, cette fois-ci par le Milan AC. L'équipe termine troisième en championnat et remporte les deux coupes nationales, dont la toute nouvelle coupe de la Ligue.

Sur toute la durée de son contrat avec le PSG, Weah inscrit 55 buts en 137 matchs, dont 8 buts en C1 lors de la saison 1994-1995 (il restera le meilleur buteur du club en coupe d'Europe jusqu'à ce que Zlatan Ibrahimović le rattrape en 2015[4]). Weah est naturalisé français durant son passage à Paris, ce qui ne l'empêche pas d'être la vedette de l'équipe du Liberia. Il est alors sollicité par l'AC Milan et accepte de rejoindre les rangs milanais. Il quitte le PSG un an avant sa victoire en Coupe des coupes. Ses coéquipiers dans la capitale se souviendront d'un homme généreux, à l'image de Vincent Guérin racontant que le Libérien récupérait les plateaux repas non-utilisés afin de les offrir à des SDF[5].

En 2011, participant au jubilé de Bernard Lama, George Weah déclara qu'il ne conservait pas un bon souvenir du Parc des Princes, gardant en mémoire une banderole raciste qui a accompagné son dernier match pour le PSG[6].

Consécration en Italie[modifier | modifier le code]

George Weah sous le maillot du Milan AC (1995).

Mister George signe donc pour l'AC Milan en 1995. Dès la première année, quelques mois après son arrivée il est récompensé par le Ballon d'or[7], notamment pour ses bonnes prestations avec le PSG en coupe d'Europe. Il est le premier joueur non-européen à recevoir cette récompense. Actuellement il est toujours le seul Africain à avoir reçu cette récompense.

Pour sa première saison en Italie, le parcours en Coupe UEFA du Milan s'achève en quarts de finale contre les Girondins de Bordeaux (il jouera le match retour malgré une main cassée lors d'un contact avec Lizarazu[8]). La campagne européenne suivante est encore moins bonne, puisque les Rossoneri sont sortis en phase de groupes de la Ligue des champions, terminant derrière Porto et Rosenborg. En novembre 1996, Weah casse le nez de Jorge Costa dans le tunnel de l'Estádio das Antas. Il indiquera que le joueur portugais lui avait tenu des propos racistes et écopera de six matchs de suspension en coupe d'Europe pour ce geste.

Weah passe plus de quatre saisons en Italie, côtoyant en attaque des joueurs tels que Savićević, Baggio, Dugarry, Kluivert, ou Bierhoff, remportant deux titres de champion en 1996 et 1999. Durant ses trois premières saisons, il termine meilleur buteur de son club, avant d'être dépassé par l'attaquant allemand en 1998-1999. Cette saison-là, Leonardo marque plus que lui également. À l'été 1999, il revient au Parc des Princes pour un match amical (Tournoi Opel Masters) où il croise la nouvelle vedette africaine du PSG : Jay-Jay Okocha. Il vit alors ses derniers moments avec l'AC Milan. En effet, l'arrivée en 1999-2000 d'Andriy Chevtchenko réduit son temps de jeu et l'attaquant libérian ne marque plus que trois buts avant de quitter la Lombardie durant le mercato hivernal. Pour sa dernière campagne européenne, il retrouve la Ligue des champions, mais ne dispute qu'un match le 3 novembre 1999. Sur la pelouse du stade Ali-Sami-Yen il ouvre le score, mais son équipe s'incline contre Galatasaray (3-2) et termine dernière de son groupe.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Passage en Angleterre[modifier | modifier le code]

En 2000, Weah rejoint Chelsea, pour un prêt en Premier League. Pour son premier match sous les couleurs des Blues, il inscrit le but victorieux de son équipe lors du derby contre Tottenham[9]. Malgré une victoire en coupe en 2000, son entraineur Gianluca Vialli ne souhaite pas le conserver et le joueur retourne à Milan. Il décide alors de se consacrer à son équipe nationale et investit son propre argent pour aider l'équipe[réf. nécessaire], mais échoue à un point de la qualification pour la Coupe du monde 2002.

Le 1er août 2000, il retourne en Angleterre et rejoint le club promu de Manchester City. Après une demi-saison où il estime que Joe Royle le met trop souvent sur le banc, Weah décide de quitter le club alors qu'il s'était engagé pour deux saisons.

Retour en France et retraite sportive[modifier | modifier le code]

Après avoir résilié son contrat à Manchester, Weah revient en France à l'Olympique de Marseille, qui est alors en crise et voit se succéder les entraineurs (Abel Braga, Javier Clemente, Albert Emon, Tomislav Ivić). Cette arrivée est facilitée par le directeur sportif Marcel Dib qui avait connu le joueur lorsqu'ils étaient tous deux à Monaco[10]. Weah débute avec l'OM le 22 octobre 2000 face au LOSC (défaite 0-1). Pour son deuxième match, il marque un but précieux à Strasbourg (1-1). Contre Saint-Étienne, Monaco et Sedan, ses réalisations permettent ensuite de l'emporter de justesse (à chaque fois 2-1). Le 17 février 2001, il recroise une dernière fois le PSG. Au cours de cette rencontre, il délivre une superbe balle en profondeur que Bakayoko pousse au fond des filets (victoire 1-0 de l'OM)[11]. Ses quelques mois passés en Provence et ses cinq buts marqués permettent au club de se maintenir de justesse.

Il quitte alors le championnat français pour les Émirats arabes unis. Il joue quelques matchs pour Al Jazira jusqu'en 2003.

Le 11 juin 2005, George Weah fête son jubilé au stade Vélodrome[12], avant de se consacrer à la politique[13].

En septembre 2018, à 51 ans, il joue un match amical du Liberia contre le Nigeria. À l'issue de cette rencontre, son numéro 14 est retiré par la fédération[14].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de George Weah au 30 juin 2001[15]
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Compétition(s)
continentale(s)
Total
Division M B M B M B C M B M B
1988-1989 Drapeau de la France AS Monaco Division 1 23 14 10 1 - - C1 5 2 38 17
1989-1990 Drapeau de la France AS Monaco Division 1 17 5 - - - - C2 7 3 24 8
1990-1991 Drapeau de la France AS Monaco Division 1 29 10 6 5 - - C3 5 3 40 18
1991-1992 Drapeau de la France AS Monaco Division 1 34 18 4 1 - - C2 9 4 47 23
1992-1993 Drapeau de la France Paris SG Division 1 30 14 6 2 - - C3 9 7 45 23
1993-1994 Drapeau de la France Paris SG Division 1 32 11 3 2 - - C2 5 1 40 14
1994-1995 Drapeau de la France Paris SG Division 1 34 7 5 2 3 1 C1 11 8 53 18
1995-1996 Drapeau de l'Italie AC Milan Série A 26 11 3 1 - - C3 6 3 35 15
1996-1997 Drapeau de l'Italie AC Milan Série A 28 13 3 0 - - C1 5 3 36 16
1997-1998 Drapeau de l'Italie AC Milan Série A 24 10 8 3 - - - - - 32 13
1998-1999 Drapeau de l'Italie AC Milan Série A 26 8 4 1 - - - - - 30 9
1999-2000 Drapeau de l'Italie AC Milan Série A 10 4 3 0 - - C1 1 1 14 5
1999-2000 Drapeau de l'Angleterre Chelsea FC (prêt) Premier League 11 3 4 2 - - - - - 15 5
2000-2001 Drapeau de l'Angleterre Manchester City Premier League 7 1 2 3 - - - - - 9 4
2000-2001 Drapeau de la France Olympique de Marseille Division 1 19 5 1 0 - - - - - 20 5
Total sur la carrière 350 134 62 23 3 1 - 63 35 478 193

Buts en sélection[modifier | modifier le code]

# Date Lieu Adversaire Score Résultat Compétition
1. 30/01/1987 National Complex, Monrovia Drapeau : Nigeria Nigeria 1–0 2–0 Coupe d'Afrique de l'Ouest des nations 1987
2. 21/08/1988 National Complex, Monrovia Drapeau : Ghana Ghana 1–0 2–0 Coupe du monde de football de 1990 (qualifications)
3. 11/06/1989 National Complex, Monrovia Drapeau : Malawi Malawi 1–0 1–0 Coupe du monde de football de 1990 (qualifications)
4. 04/09/1994 National Complex, Monrovia Drapeau : Togo Togo 1–0 1–0 CAN 1996 (qualifications)
5. 23/06/1996 Accra Sports Stadium, Accra Drapeau : Gambie Gambie 2–0 4–0 Coupe du monde de football de 1998 (qualifications)
6. 06/04/1997 Accra Sports Stadium, Accra Drapeau : Égypte Égypte 1–0 1–0 Coupe du monde de football de 1998 (qualifications)
7. 22/06/1997 National Complex, Monrovia Flag of the Democratic Republic of the Congo (1997-2003).svg RD Congo 2–0 2–1 CAN 1998 (qualifications)
8. 20/06/1999 National Complex, Monrovia Drapeau : Tunisie Tunisie 2–0 2–0 CAN 2000 (qualifications)
9. 16/07/2000 National Complex, Monrovia Drapeau : Cap-Vert Cap-Vert 1–0 3–0 CAN 2002 (qualifications)
10. 22/04/2001 National Complex, Monrovia Drapeau : Soudan Soudan 2–0 2–0 Coupe du monde de football de 2002 (qualifications)
11. 14/07/2001 National Stadium, Freetown Drapeau : Sierra Leone Sierra Leone 1–0 1–0 Coupe du monde de football de 2002 (qualifications)
12. 23/08/2001 Estadio Luis de la Fuente, Veracruz Drapeau : Mexique Mexique 1–2 4–5 Match amical
13. 19/01/2002 Stade du 26 Mars, Bamako Drapeau : Mali Mali 1–0 1–1 CAN 2002

Palmarès[modifier | modifier le code]

En clubs[modifier | modifier le code]

En équipe du Libéria[modifier | modifier le code]

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2005[modifier | modifier le code]

Weah débute en 2005 une reconversion en politique en se présentant à l'élection présidentielle libérienne sous les couleurs du Congrès pour le changement démocratique (CDC), après plusieurs années de guerre civile, sous le régime du président Charles Taylor. Le fait qu'il ait vécu à l'étranger durant la guerre civile, où il y a fait fortune, le rend « innocent » des crimes commis durant cette sombre période. Durant le conflit, en 1996, il avait même demandé que l'ONU intervienne au Libéria. Le président avait alors chargé ses hommes d'incendier sa maison, alors que deux de ses cousines étaient agressées[1].

Les sondages le placent, avec l'économiste Ellen Johnson Sirleaf, comme principal favori[1]. Celle-ci, qui a eu plusieurs postes à responsabilités, notamment à la Banque mondiale, critique Weah pour son manque de formation et son inexpérience en politique. Ce dernier rétorque que ce ne sont pas des personnes inexpérimentées en politique qui ont mené le pays vers une guerre civile, ayant engendré plusieurs centaines de milliers de morts. Il perd finalement l'élection présidentielle du 8 novembre 2005 avec 40,4 % des voix ; il lui est alors proposé de collaborer au nouveau gouvernement en tant que ministre des Sports et de la Jeunesse par la nouvelle présidente élue[réf. nécessaire] mais cela n'a pas lieu.

Élection présidentielle de 2011[modifier | modifier le code]

Dans le but d'acquérir de l'expérience, ce qui lui a été reproché lors de la précédente présidentielle, il reprend en 2007 ses études, interrompues au lycée pour se consacrer au football[16], puis passe un master en management, qu'il obtient en 2011[17].

Lors de l'élection présidentielle, il se présente aux côtés de Winston Tubman au poste de vice-président, mais Ellen Johnson Sirleaf est réélue. Son parti, le CDC, dénonce alors des fraudes[1].

Élections sénatoriales de 2014[modifier | modifier le code]

Le 28 décembre 2014, il est élu sénateur de Monrovia avec 78 % des voix en devançant Robert Sirleaf, le fils de la présidente Ellen Johnson Sirleaf[18].

Élection présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

Il est de nouveau candidat à l'élection présidentielle du 10 octobre 2017[19]. Lors de ce scrutin, il dispose d'une meilleure réputation politique, investissant une partie de sa fortune dans des programmes d'aide aux populations pauvres, aux malades ou encore à l'éducation.

Il subit cependant des critiques concernant son absentéisme allégué au Sénat, la légèreté de son programme ou encore pour avoir désigné comme colistière pour le poste de vice-président la sénatrice Jewel Taylor, respectée mais ex-femme de Charles Taylor, lequel purge au Royaume-Uni une peine de cinquante ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité prononcée par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone. Au sujet de cette alliance avec le clan Taylor, George Weah déclare que « tout le monde était l'ami de Charles Taylor », ajoutant n'avoir cependant « aucun contact » avec ce dernier[1].

Il est qualifié pour le second tour de la présidentielle avec 40 % des voix en arrivant en tête dans 11 provinces sur 15 face à Joseph Boakai, le vice-président sortant[1]. Pour le second tour du 26 décembre 2017, il profite du ralliement du sénateur Prince Johnson (8,2%) et du parti de Charles Brumskine. Au total, quatre candidats éliminés au premier tour appellent leurs partisans à le soutenir[20]. Il est élu avec 61,5 % des voix contre 38,5 pour le vice-président Joseph Boakai. Le 4 janvier 2018, la commission électorale proclame officiellement les résultats du scrutin[21].

Président de la République (depuis 2018)[modifier | modifier le code]

Élu à la tête du Liberia avec 61,5 % des voix au second tour de la présidentielle du , George Weah succède à Ellen Johnson Sirleaf, lauréate du prix Nobel de la paix, au pouvoir depuis janvier 2006. Dans une interview accordée à Reuters le , l’ancienne star du football, 51 ans, a promis de rendre le pays autonome sur le plan agricole et de rénover les infrastructures[22].

Il prête serment le 22 janvier 2018 à Monrovia[23],[24],[25]. En plus des chefs d'État étrangers, plusieurs personnalités du monde footballistique, comme les footballeurs Samuel Eto'o et Didier Drogba[26], mais aussi le président de la CAF, Ahmad Ahmad[27], ont également assisté à l'investiture.

Vie privée[modifier | modifier le code]

George Weah est né de parents chrétiens mais se convertit à l'islam, pour ensuite revenir au christianisme[28]. Dans sa jeunesse, il a fréquenté l'école coranique[29]. En 1995, alors qu'il était encore musulman, il se revendiquait comme pratiquant de cette religion et affirmait vouloir rattraper le jeûne du mois de ramadan après sa carrière sportive[30]. Actuellement, une église est érigée dans l'enceinte de sa résidence[29].

Il a quatre enfants, une fille et trois fils :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Marc Barreaud, Dictionnaire des footballeurs étrangers du championnat professionnel français (1932-1997), L'Harmattan, 1997.
  1. a, b, c, d, e et f Tanguy Berthemet, « George Weah, tout près du but », Le Figaro Magazine, semaine du 20 octobre 2017, page 28.
  2. Dino Di Meo, « «Mister» George Weah, sacré Ballon d'or 95. Le Libérien est le premier africain a recevoir la distinction. », sur liberation.fr, (consulté le 24 janvier 2018).
  3. Arsène Wenger et Claude Le Roy honorés par George Weah au Liberia
  4. Pourquoi Zlatan a bien dépassé Weah
  5. Guérin évoque la grande générosité de George Weah
  6. « Je ne garde pas un bon souvenir du Parc des Princes »
  7. Obtenu pour ses performances sur l'année donc aussi pour sa fin de saison au Paris Saint-Germain.
  8. Gernot Rohr : « Weah m’a rappelé qu’il s’était cassé la main contre Bordeaux »
  9. Winner for Weah on debut
  10. L'OM s'offre Weah
  11. Marseille – PSG 1-0, 17/02/01, Division 1 00-01
  12. Weah fête son jubilé au Vélodrome
  13. George Weah : un jubilé au vélodrome avant la politique !
  14. À 51 ans, George Weah a joué lors de l'amical Liberia-Nigeria
  15. « Statistiques de George Weah », sur footballdatabase.eu
  16. « L'aspirant président George Weah retourne à l'école », sur Libération, (consulté le 31 décembre 2017) (inscription nécessaire)
  17. « George Weah joue de son statut de fils du peuple : c’est peut-être cela son principal programme », sur Le Monde, (consulté le 29 décembre 2017)
  18. Liberia: Weah élu sénateur
  19. « Un ancien joueur de l'AS Monaco futur président... - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le 15 février 2018)
  20. Liberia: les électeurs appelés aux urnes pour choisir leur nouveau président, RFI Afrique, 26 décembre 2017
  21. « Liberia: confirmé victorieux, George Weah prononce des paroles d'unité - RFI », sur RFI Afrique (consulté le 7 janvier 2018)
  22. George Weah : « Le Liberia va aller de l’avant », le Monde Afrique, 3 janvier 2017
  23. Liberia : George Weah complète son premier gouvernement, Jeune Afrique, 27 janvier 2018
  24. « L’ex-footballeur de légende George Weah investi président du Liberia », sur Le Monde, (consulté le 22 janvier 2018)
  25. « Avec l’élection de George Weah, le Liberia amorce sa transition démocratique », sur Le Monde, (consulté le 29 décembre 2017)
  26. lefigaro.fr, « Eto'o, Drogba et Leroy présents à l'investiture de George Weah », sur Le Figaro (consulté le 24 janvier 2018)
  27. « Football – Afrique – Ahmad à l’investiture de Weah », sur L'Express de Madagascar - Actualités en direct sur Madagascar (consulté le 24 janvier 2018)
  28. Christophe Ayad, « Le Liberia se cramponne à Weah », sur Libération, (consulté le 4 juillet 2017)
  29. a et b « George Weah: «Je me suis battu pour la paix au Liberia pendant la guerre civile. Il faut la préserver» », sur L'Opinion (consulté le 31 décembre 2017)
  30. « George Opong Weah, un footballeur qui vient de loin », sur L'Humanité (consulté le 31 décembre 2017)
  31. « PSG : premier contrat pro pour le fils Weah ? », sur Foot Mercato, (consulté le 20 juin 2017)
  32. Meet George Weah

Liens externes[modifier | modifier le code]