Gabrielle Douglas

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Gabrielle Douglas
Description de cette image, également commentée ci-après
Gabrielle Douglas aux JO 2016
Contexte général
Sport exercé gymnastique artistique
Période active 2010 -
Biographie
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance (22 ans)
Newport News, Virginie
Taille 1,50 m (4 11)
Poids approximatif 49 kgVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom Flying squirrel (écureuil volant)
Club gymnastique
Entraîneur Liang Chow
Identifiant FIG 16688Voir et modifier les données sur Wikidata
Palmarès senior
Or Ar. Br.
Jeux olympiques 3 - -
Championnats du monde 2 1 -

Gabrielle Christina Victoria Douglas (née le à Newport News) est une gymnaste artistique américaine.

Elle a été membre de l'équipe de gymnastique féminine des États-Unis, surnommé le Fierce Cinq par les médias, lors des Jeux olympiques d'été de 2012, où elle a gagné des médailles d'or en individuel et par équipes. Gabrielle Douglas est la première femme afro-américaine à remporter à la fois la médaille d'or par équipes et la médaille d'or en individuel lors des mêmes Jeux olympiques. Quatre ans plus tard, elle remporte une troisième médaille d'or olympique lors du concours par équipes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Gabrielle Douglas est née à Newport News, en Virginie. Ses parents sont Timothy Douglas et Natalie Hawkins. Elle a deux sœurs et un frère. Elle commence sa formation en gymnastique à six ans lorsque sa sœur aînée convainc sa mère de l'inscrire à des cours de gymnastique. En octobre 2002, Gabrielle Douglas commence sa formation à Gymstrada[1].

À l'âge de 8 ans, Gabrielle Douglas remporte le niveau 4 en individuel aux championnats d'État de Virginia de 2004.

À 14 ans, elle quitte sa Virginie natale pour déménager à Des Moines, dans l'Iowa pour se former à temps plein avec l'entraîneur Liang Chow.

Carrière junior[modifier | modifier le code]

Surnommée « l'écureuil volant[2] » du fait de sa souplesse hors-norme, elle connaît une ascension fulgurante.

2008

Gabrielle Douglas fait ses débuts nationaux en 2008 à l'US Classic à Houston, au Texas, où elle termine dixième au classement individuel.

Elle participe ensuite aux championnats Visa juniors (en)[N 1] de 2008 à Boston, au Massachusetts où elle termine seizième[3],[4].

2009

En 2009, elle est victime d'une fracture de la plaque de croissance de son poignet. En raison de cette blessure, elle est en grande partie incapable de faire face à la concurrence et échoue le 2009 CoverGirl US Classic[N 2]. Elle tente de participer aux Championnats Visa 2009 à Austin, au Texas durant lesquels elle est incapable d'effectuer ses routines complètes et participe seulement aux exercices à la poutre et au sol.

2010

Sa première rencontre d'élite a été le Cover Girl Classic à Chicago, où elle termine troisième sur la poutre d'équilibre, sixième au saut de cheval dans la division junior[5].

Aux Championnats nationaux juniors américains, Gabrielle Douglas a remporté la médaille d'argent à la poutre d'équilibre, s'est classé quatrième au concours général et au saut de cheval, et a terminé à égalité pour la huitième place au sol.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

2011

Elle a été membre de l'équipe américaine qui a remporté la médaille d'or du concours par équipe des championnats du monde de 2011 à Tokyo. De par la règle des deux participantes par nation pour le concours général individuel, elle ne participe pas à celui-ci[6] , ses compatriotes Jordyn Wieber et Aly Raisman, qui la devancent lors des qualifications et terminent respectivement avec la médaille d'or et à la quatrième place. Qualifiée pour la finale des barres asymétriques, elle termine à la cinquième place.

2012

Gabrielle Douglas participe à ses premières olympiades à Londres. Elle remporte la médaille d'or du concours général par équipes féminin avec McKayla Maroney, Aly Raisman, Kyla Ross et Jordyn Wieber. L'exploit est d'autant plus remarqué que les États-Unis n'avaient plus décroché un titre olympique dans cette discipline depuis 1996. Le titre lui vaut d'obtenir un autre surnom avec ses quatre coéquipières, les « Fierce Five » (« les cinq sauvages »)[2].

Le 2 août, elle remporte le titre suprême avec la médaille d'or au concours général individuel devant Victoria Komova et Aliya Mustafina[7]. C'est la première athlète afro-américaine à remporter une médaille d'or au concours général individuel[8],[9]. Lors des épreuves par appareil, elle termine hutième de la finale des barres asymétriques et septième de la poutre où elle chute[10].

2013-2014
2015

Lors des championnats du monde de Glasgow, elle participe dans le concours général par équipes, obtenant avec Maggie Nichols, Simone Biles, Aly Raisman, Madison Kocian et Brenna Dowell le troisième titre mondial consécutif dans le concours par équipes de la sélection américaine[11]. Elle remporte la médaille d’argent de l’épreuve individuelle derrière sa compatriote Simone Biles qui remporte ainsi son troisième titre consécutif de championne du monde du concours général[12],[13].

2016

Gabrielle Douglas remporte aux Jeux olympiques de 2016 à Rio la médaille d'or du concours général par équipes féminin avec Aly Raisman, Simone Biles, Lauren Hernandez et Madison Kocian. Bien que réalisant le troisième total de points des qualifications, elle ne peut pas participer au concours général, chaque nation étant limitée à deux participantes : elle est alors devancée par ses deux compatriotes Simone Biles et Aly Raisman[14].

Agressions sexuelles[modifier | modifier le code]

En , elle porte plainte pour agressions sexuelles, contre le médecin de l'équipe nationale américaine, Larry Nassar, quelques jours après les révélations de sa compatriote Aly Raisman. Cette affaire s'inscrit dans un scandale plus vaste d'agressions sexuelles qui affecte la Fédération de gymnastique américaine qui a entraîné la démission du président de la Fédération américaine, Steve Penny[15].

Gabby Douglas est la dernière gymnaste en date à accuser le médecin d'attouchements sexuels sous couvert de traitement contre des blessures au dos ou aux hanches[16].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

En 2016, la société Mattel choisit de créer une poupée Barbie à son effigie. Gabrielle Douglas s'est dit honoré d'avoir été choisi comme modèle pour accompagner les petites filles dans leurs jeux, elle-même ayant jouée à la poupée Barbie dans son enfance[17]. Dotée de bras et de jambes articulées, la poupée a été conçue peut reproduire les mouvements de gymnastique.

Elle souligne les bienfaits de la pratique sportive pour le « dépassement de soi » et « croire à ses rêves » en déclarant « J'aime repousser les limites et je suis heureuse que ma propre Barbie célèbre le fait que je sois un modèle pour les petites filles, (...) Avoir une Barbie Shero à mon effigie me motive encore plus pour inspirer ces filles à donner le meilleur d'elles-mêmes.[2] ».

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Résultats aux Jeux olympiques
Éditions Par équipes Concours général Appareils
Poutre barres asymétriques
Londres 2012 Médaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'or, Jeux olympiques 7e 8e
Rio 2016 Médaille d'or, Jeux olympiques Non qualifiée Non qualifiée 7e

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

Résultats aux championnats du monde
Éditions Par équipes Concours général
Tokyo 2011 Médaille d'or, monde Non qualifiée
Glasgow 2015 Médaille d'or, monde Médaille d'argent, monde

Autres compétitions[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrage dont elle fait partie des auteurs :

  • (en) Gabrielle Douglas et Michelle Burford, Grace, Gold, and Glory: My Leap of Faith., Zonderkidz, , 226 p. (ISBN 978-0310740674)

Autre ouvrage :

  • Christine Dzidrums, The Fab Five: Jordyn Wieber, Gabby Douglas and the U.S. Women’s Gymnastics Team: GymnStars, vol. 3, Creative Media Publishing, , 128 p. (ISBN 9781938438103).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les championnats des États-Unis de gymnastique prennent le nom du sponsor Visa durant cette période.
  2. Le U.S. Classic (en), connu sous le nom Cover Girl Classic puis Secret U.S. Classic est un tournoi de gymnastique aux États-Unis regroupant les gymnastes américains et servant de qualifications pour les championnats des États-Unis (en).

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Gymnast Gabrielle Douglas adjusts well to spring to the top », sur latimes.com, (consulté le 14 décembre 2017).
  2. a b et c Marie-Violette Bernard, « JO 2016 : quatre choses à savoir sur Gabby Douglas, l'écureuil volant de la gymnastique artistique américaine », sur franceinfo.fr, (consulté le 2 décembre 2017)
  3. Dzidrums 2016, Gabby douglas.
  4. (en) « 2008 Women's Visa Championships - Day 2 » [PDF], sur usagym.org.
  5. (en) « Gabby Douglas », sur usagym.org
  6. (en) Dvora Meyers, « Olympic hero Gabby Douglas out to prove she's no one-hit wonder », sur theguardian.com, .
  7. (en) Liz Clarke et Matt Brooks, « Gabby Douglas, Jordyn Wieber lead U.S. women’s gymnastics to gold », sur www.washingtonpost.com, (consulté le 1er août 2012).
  8. (en) Kelly Whiteside, « USA's Gabby Douglas takes gold in women's all-around », sur usatoday.com
  9. Erwan Le Duc, « Gabrielle Douglas,"The Flying Squirrel" croque l'or olympique », sur lemonde.fr, .
  10. (en) « 2012 London Olympics: Gabby Douglas Falls Off Balance Beam In Final », sur sbnation.com, .
  11. (en) « USA wins third straight women's team title at 2015 World Championships », sur usagym.org, .
  12. « Mondiaux de gym : le triplé historique de Simone Biles », sur lemonde.fr, .
  13. (en) « Simone Biles clinches a third successive all-around title at World Gymnastics Championships in Glasgow », sur dailymail.co.uk, .
  14. (en) Sam Amick, « Gabby Douglas rides emotional Rio Olympics roller coaster after social media heat », sur usatoday.com, .
  15. « Un ex-médecin de l'équipe américaine de gym plaide coupable d'abus sexuels », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne).
  16. « La gymnaste Gabrielle Douglas accuse à son tour l'ex-médecin fédéral d'abus sexuels », sur journaldemontreal.com, (consulté le 2 décembre 2017).
  17. (en) Alanna Vagianos, « Gabby Douglas Debuts Her Own ‘Shero’ Barbie Just In Time For The Olympics », sur ww.huffingtonpost.com, .
  18. (en) The Gabby Douglas Story sur l'IMDB (consulté le 2 février 2016)
  19. (en) Vlada Gelman, « The Vampire Diaries Scores Olympic Star Gabby Douglas for Season 4 Episode », sur tvline.com, .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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