Patrocle de Troyes

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Statuette de saint Patrocle sur la façade de l'hôtel de ville de Soest, en Westphalie.

Patrocle (en latin : Patroclus, en vieux-français : Parre ou Parres) est un saint des premiers temps de l'Église mort martyrisé à Troyes en 259. Il ne doit pas être confondu avec le saint de l'époque mérovingienne Patrocle de Bourges.

Hagiographie[modifier | modifier le code]

Jeune homme chrétien d'une famille aisée et natif de Troyes, en Gaule, Patrocle se fait connaître par sa bonne conduite et sa charité. Ses actes relatent qu'il a été arrêté pour sa foi pendant les persécutions de l'empereur Valérien. Il aurait converti saint Savinien. Ses bourreaux le jettent dans la Seine, mais le saint réussit à s'échapper. Il est rattrapé et décapité dans sa ville natale, ou sur une colline (renommée depuis Saint-Parres-aux-Tertres) à deux kilomètres plus loin.

Culte[modifier | modifier le code]

En 960, Bruno de Cologne opère la translation de ses restes mortels et les dépose en 964 à la collégiale de Soest, dédiée au saint. Saint Patrocle y est encore beaucoup vénéré aujourd'hui. Sa mémoire liturgique se fête le 21 janvier.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Saint Patrocle est le plus souvent représenté sous l'aspect d'un soldat, avec un poisson portant une perle dans la bouche. Il était invoqué autrefois contre les fièvres[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Hubertus Schwartz: Der heilige Patroklus. Festschrift zur Tausend-Jahrfeier der Reliquienübertragung nach Soest 1964. Soest 1964
  • (de) Wolfgang Sudkamp: St. Patroklus Patron des Domes und der Stadt Soest. Zur Bedeutung des Heiligen in Geschichte und Gegenwart. Iserlohn 1991

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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