Grimaldi de Bueil

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Grimaldi de Bueil est une ancienne branche seigneuriale de la maison souveraine des Grimaldi.

On écrit habituellement le nom de la famille « Bueil », d'après le nom occitan gavot (ou vivaroalpin) du village « Buelh », toscanisé ou italianisé en Boglio (mais aussi francisé au Moyen Âge en « Beuil »), et la commune dont ils étaient seigneurs, « Beuil », car la forme italienne « Boglio » n'a été francisée qu'en 1860, quand le comté de Nice est devenu français.

Historique[modifier | modifier le code]

Les Grimaldi de Bueil régneront sur l'un des plus grands fiefs de Provence et en seront successivement seigneurs, barons et comtes. Jean Grimaldi, seigneur de Bueil, sénéchal de Provence, est à l'origine de la « Dédition » du pays niçois au comte Amédée VII de Savoie en 1388. Grand-vassal des comtes et ducs de Savoie, les Grimaldi de Bueil seront fréquemment gouverneurs du comté de Nice. François Honoré II Grimaldi (mort en 1591), verra sa baronnie de Beuil élevée en comté en remerciements de ses services par le Duc de Savoie. Ils jouent un rôle de premier plan en 1431 dans la fondation de la Société du Saint Sépulcre (archiconfrérie des pénitents bleus de Nice) et restèrent des membres éminents de celle-ci jusqu'à leur déchéance au XVIIe siècle. Fière de son indépendance, cette famille cherchera à obtenir l'indépendance du pays niçois à son profit, et par conséquent se montrera alternativement rebelle et fidèle à la maison de Savoie. Annibal Grimaldi de Bueil complotera contre le duc de Savoie sans avoir assez mesuré l’appui qu'il pouvait tirer des Français et des Espagnols. Ceux-ci ne viendront pas à son secours. Annibal, condamné par le Sénat de Nice, se retranche dans son château de Tourette-Revest qui est assiégé. Après s'être rendu, il sera exécuté (1621), étranglé par deux Turcs, ses possessions confisquées, et le château de Beuil rasé en 1633. Ses possessions sont dévolues aux fidèles du Duc de Savoie. Pendant deux siècles, les rameaux collatéraux de Levens et de Boves (Piémont) lui survécurent dans les États de Savoie.

Seigneuries ayant appartenu aux Grimaldi[modifier | modifier le code]

Par le mariage d'Asparon Grimaldi avec Astruge Rostaing - Rostang ou Rostagni - après le meurtre de son père Guillaume, en 1315, une branche de la famille Grimaldi devient baron de Boglio ou Beuil[1].

Rapidement, par achat, par mariage ou par don après le rattachement des Terres neuves de Provence au domaine du comte de Savoie, le nombre de seigneuries appartenant à cette branche des Grimaldi va augmenter et former un domaine important au contact avec la Provence ou une autre branche des Grimaldi sont seigneurs, les Grimaldi d'Antibes.

Ils sont seigneurs d'Ilonse, de Pierlas, de Lieuche, de Rigaud, de Thiéry, de Marie, de Bairols, de Rimplas, de Péone, de Sauze, de Tournefort, de Roure, de Tourette-Revest, d'Ascros, de Toudon, de Roubion, de Roquestéron, d'Aiglun, de Touët-sur-Var, de Villars-sur-Var, de La Roquette-sur-Var, de la vallée de Massoins et Malaussène.

Ils possédèrent un temps la co-seigneurie de Puget-Théniers qui fut prise par le comte de Savoie après une de leurs révoltes, en 1400. Une branche des Grimaldi d'Antibes, les Grimaldi de Busca fut investie du fief de Puget-Théniers en 1704 et devient la branche des Grimaldi de Puget.

Une branche cadette a été seigneur de Levens.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des Grimaldi.
Blason Blasonnement :
Écartelé : au 1 et 4, d'or à l'étoile à seize rais de gueules (qui est de Beuil) ; au 2 et 3 : fuselé d'argent et de gueules (qui est de Grimaldi)[2],[3],[4],[5],[6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Baptiste Toselli, Biographie niçoise ancienne et moderne ou dictionnaire historique, Tome premier A-G, p. 342-372, Nice, 1860, [lire en ligne]
  • Antoine Léandre Sardou, Les Grimaldi de Beuil, p. 221-282, dans Annales de la Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes, 1881, tome 7, (lire en ligne)
  • Ernest Hilesheimer, Les Grimaldi, seigneurs de Beuil, p. 166-175, Nice-Historique, année 1994, no 64 Texte
  • Georges Barbier, Châteaux et places fortes du comté de Beuil, p. 176-191, Nice Historique, année 1994, no 11 Texte

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]