Camille Hilaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Camille Hilaire
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
Nationalité
Activité

Camille Hilaire, né à Metz le , et mort le [1], est un peintre, lithographe, vitrailliste et tapissier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Camille Hilaire naît à Metz pendant l'annexion allemande, en 1916[2]. Issu d'un milieu modeste, il devient d'abord peintre en bâtiment, puis commence à dessiner et à peindre sur le motif. En 1934, il épouse Anne-Marie Reslinger qui lui donnera une fille, Jeannine. À cette époque, il fréquente la bibliothèque de la ville pour y copier Holbein ou Dürer. Son travail est remarqué par Jean Giono et Nicolas Untersteller[3] qui l'accueille dans son atelier de peinture à Metz. Hilaire y rencontre le gouverneur de la ville, le général de Sainte-Croix, qui intervient afin qu'il puisse effectuer son service militaire à Paris.

Peu après, Camille Hilaire est mobilisé et participe courageusement à la campagne de France, à l'issue de laquelle il est fait prisonnier. Il s'évade et rejoint Paris au début de 1941. En 1942, il épouse Simone Jance-Hilaire en seconde noces. Ne voulant pas être incorporé de force par l'armée allemande en tant qu'Alsacien-Lorrain, Camille Hilaire choisit la clandestinité. Il s'inscrit donc sous un faux nom, Leblanc, à l'École des beaux-arts de Paris durant les années de l'Occupation, tout en fréquentant l'académie d'André Lhote, avec qui il se lie d'amitié. Jeune admirateur d'Albrecht Dürer, qui influencera son trait sûr et incisif, et marqué par la luminosité des maîtres italiens, Camille Hilaire commence à exposer aux différents Salons parisiens.

En 1947, Camille Hilaire est nommé professeur de dessin et de composition décorative à l'École nationale supérieure d'art de Nancy. Poursuivant ses recherches artistiques, il s’essaie à de nouvelles techniques, l'aquarelle, le vitrail, ou encore la tapisserie. Il est nommé professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1958. Son métier lui permet de voyager et d'exposer. Camille Hilaire a nourri son talent de ces voyages, tout au long du siècle, son œuvre peint ou tissé en exprime la beauté et la diversité, de Venise à la Normandie, qu'il affectionnait particulièrement, du Havre à Thionville.

Camille Hilaire est mort dans sa propriété située dans l'Eure, en Normandie, et est enterré à Metz en 2004[2].

De son union avec Simone Jance-Hilaire, Camille Hilaire aura quatre enfants : Christiane, Pascale, Claude, peintre connu sous le nom de Hastaire, et Florence, artiste-peintre connue sous le nom de Cantié-Kramer.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

[style à revoir] Entre post-cubisme et figuration, ses œuvres aux couleurs éclatantes, sont lumineuses[2]. Camille Hilaire représenta l'expression nuancée de la composition. Ainsi, partant de structures efficaces, il détint le pouvoir par la couleur et obtint une admirable et constante sensation de calme, d'ampleur, de grandeur en traduisant les motifs et les éléments, ce qui ne l'empêcha jamais d'exprimer une brûlante passion de création et de partage. Remarquables étaient ses nus aux courbes parfaites, lovés avec charme et placés en un environnement où leur plénitude sensuelle s'imposa en grâce provocante.

Quant aux paysages, Camille Hilaire savait en dicter la structure sans contrainte apparente, leur déposant ce vert frais et piquant qui le caractérisa bien souvent. Ainsi, nature et éléments devenaient-ils un prétexte où l'artiste pousse la couleur jusqu'à obtenir l'effet ressenti. Quant aux tapisseries, tout son métier de graphiste et sa volonté de chercher se confondaient en œuvres splendides qui sollicitent constamment le regard grâce à leur réussite technique d'une pure harmonie et qui ont représenté l'artiste tout aussi bien que ses lithographies, d’un aboutissement étonnant[4].

L'un des murs intérieurs de la cantine du collège Georges de la Tour situé place du Roi-George à Metz, est orné d'une fresque bucolique, impressionnante par sa taille et sa beauté, peinte par Camille Hilaire. Elle a été sauvegardée lors de la modernisation récente du bâtiment. Il a également conçu les vitraux des églises Sainte-Anne de Nancy, Saint-Pien-Saint-Agen-Sainte-Colombe de Moyenvic (Moselle) et saint-Clément d'Amanvillers .

Au fil du temps, une dizaine de monographies lui a été consacré, ainsi que des reportages et des films. Il laisse une œuvre de grande ampleur, marquée du sceau de la séduction, dans ce qu'elle suppose de plus exigeant. Hilaire a fortement marqué la peinture française de la moitié du vingtième siècle.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche Who's Who.
  2. a, b et c « Camille Hilaire », in Gravissime : Lorraine, terre de graveurs : 30 noms pour une histoire (bm.mairie-metz.fr en ligne)
  3. Futur directeur de l'École des beaux-arts de Paris.
  4. André Ruellan, critique d'art
  5. a et b « Composition avec trois danseuses », base Joconde, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]