Rodolphe Caillaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Rodolphe Caillaux
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
Décembre 1989
Paris
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Peintre, lithographe
Mouvement
Distinctions

Rodolphe Caillaux (né le 11 novembre 1904 à Paris et mort en décembre 1989 à Paris) est un peintre expressionniste, également lithographe, français, de l'école de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Montmartre, le , Rodolphe Caillaux est connu pour ses tableaux de paysages, ses portraits et ses scènes de genre. Familier du Pays basque qu'il a souvent peint, il a également réalisé pour la Monnaie de Paris la médaille de Maurice Ravel. Une rue porte son nom à Saint-Jean-de-Luz.

Le peintre fait ses débuts au Salon des Indépendants en 1928, en même temps que Raymond Feuillatte, Alexander Calder, Otto Freundlich, Jean Hélion, Georges Papazoff et Joaquin Torres Garcia[1]. Il entre au Salon d'automne en 1932. Avec la guerre il s'installe à Pau en 1940. Il y aide à l'organisation du Salon d'automne Béarnais. Il est de retour à Paris en 1947. Installé à la cité Montmartre-aux-artistes du 189, Rue Ordener, Rodolphe Caillaux reste cependant proche de Pau puisqu'il est intronisé membre de la Viguerie royale de Jurançon en 1953 au rang de dignitaire[2]. Élu cette même année membre du Comité du Salon des Indépendants, il en sera le Vice-Président de 1955 à 1956. À partir de 1957 il prend en charge un groupe au Salon Comparaisons dont il devient président à la suite d'Andrée Bordeaux-Le Pecq. Il a été sociétaire du Salon d'automne en 1957[3] et Président d'Honneur du Salon Comparaisons.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Achille Zavatta
  • Combats de coqs
  • Danseurs basques, 1972, Huile sur toile, Musée basque, Bayonne[4]
  • Fleurs de fièvre
  • L'homme de la ville
  • L'homme et la bête
  • La guerre
  • Le clown espagnol
  • Le crapaud
  • Les équilibristes
  • Le gardien de but [5],[6]
  • Le gorille, 1966, huile sur toile, Muséum d'Histoire naturelle, Paris[7]
  • Les musiciens, 1962, huile sur toile, 132 × 197 cm
  • Le paysage d'usine
  • Pêcheurs basques, huile sur toile, 38 × 46 cm
  • Le pêcheur au filet
  • Le peintre et son modèle, huile et collage sur toile, 162 x 131 cm [8]
  • La pieuvre
  • La plate, Saint-Jean-de-Luz, retour de pêche, huile sur toile, 46 x 38 cm[9]
  • Le retour d'attaque, Maison du combattant, Vésinet[10]
  • Les toréadors, huile sur toile, 93 x 74 cm[11]
  • Le torero blessé
  • Maisons dans les blés
  • Nature morte à la coupe
  • Nature morte aux fruits
  • Neige au ciel orange
  • Neige en Ile-de-France
  • Nu allongé
  • Otage fusillé
  • Paysage basque
  • Triptyque
  • Village dans les arbres

Les œuvres mentionnées ici sont exclusivement celles qui ont fait l’objet d’une authentification (catalogues, livres, musées, presse).

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Grenoble, 1928.
  • Galerie Charpentier, Paris, 1937.
  • Galerie La Belle Gabrielle, Paris, 1962.
  • Galerie Drouant, Paris, janvier-février 1978.
  • Villa Duconténia, Saint-Jean-de-Luz, 8 juillet - 20 août 2000 (commissaire : Marc Claerbout).
  • Atelier Corinne Laborde-Emmanuel, Saint-Jean-de-Luz, 2007, juillet 2010.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Cette belle solidité de compositions, cette rudesse même de la peinture font de Caillaux un puissant organisateur plastique. Le cheminement spirituel a cette tranquillité du discours paysan, cette assurance noble que le poète Virgile accordait aux travaux des champs. » - Jean Bouret[6]
  • « Une peinture puissante et triturée, une rudesse paysanne rassurante. » - Gérald Schurr[12]
  • « Ses compositions robustes révèlent une intention expressionniste toujours figurative. » - Dictionnaire Bénézit[13]
  • « Caillaux marque de son empreinte son époque par un véritable don de sa personne. Il ne s'économise pas, le désir créatif est constant. Combien de toiles différentes, avec cette signature construite pas à pas, identique au soin qu'il prenait à la préparation de la toile pour en arriver en superficie à l'essentiel ? L'essentiel n'est-il pas le résultat d'une belle maîtrise ? » - Marc Claerbout[14]

Musée et collections publiques[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Monnaie de Paris, Rodolphe Caillaux, peintre, médaille créée par le sculpteur Lucien Gibert, 1974.
  • Une rue de Saint-Jean-de-Luz porte le nom de Rodolphe Caillaux.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ouvrage Collectif, Un siècle d'art moderne - L'histoire du Salon des indépendants, Denoël, 1984.
  2. La République des Pyrénées, 12 septembre 1953.
  3. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992.
  4. a et b Musée Basque
  5. On sait associer sport et art en France
  6. a, b et c Jean Bouret, « Rodolphe Caillaux », dans l'ouvrage collectif Les peintres témoins de leur temps - Le sport, Achille Weber et Hachette, Paris, 1957.
  7. a et b Le Muséum d'Histoire naturelle
  8. Vente aux enchères Cannes mai 2011
  9. a et b Assemblée nationale, Rodolphe Caillaux dans les collections
  10. a et b Maison du combattant, Vésinet
  11. Catalogue Drouot
  12. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1993.
  13. Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 3, page 103.
  14. Marc Claerbout, Rodolphe Caillaux, Éditions de la ville de Saint-Jean-de-Luz, 2000..

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]