Raoul Pradier

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Raoul Pradier
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Nationalité
Activité

Raoul Pradier (16 août 1929 à Bagnolet-sur-Seine en France - ) est un artiste peintre français né d’un père auvergnat et d’une mère béarnaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre, il connaît l’exode en province. La fin des hostilités permet le retour à Paris et l’inscription à un atelier préparatoire aux Arts Déco où Raoul Pradier rencontre Jean-Jacques Morvan, Michel de Gallard et Paul Rebeyrolle. Finalement il choisit, fin 1949, l’École des métiers d’art, dirigée par Camille Fleury.

Le peintre contacte la directrice de la Galerie Framond, Françoise Richard. Un contrat d’exclusivité est signé. Pendant deux ans, Pradier participe aux différentes expositions collectives de la galerie de la rue des Saints-Pères, dont la Nouvelle Vague parrainée par Marcel Zahar. En 1952, il obtient une bourse au Prix Antral avec Les Poissons, toile acquise par l’État. La Galerie Framond consacre au peintre sa première exposition personnelle autour de toiles évoquant les Baléares et la Province. La critique salue ses débuts prometteurs : « Pradier est le peintre de la sobriété ; nul éclat de couleur, ni dans sa composition, seulement une sorte de robustesse mise en valeur par une matière savoureuse et de beaux noirs faisant ressortir la valeur et donnant tout l’éclat à la tonalité des tableaux », relate le journal Combat du 16 mai 1955.

Sur les recommandations du critique René Domergue, le peintre présente son travail à Jean Rumeau, Directeur de la Galerie Saint-Placide. L’artiste obtient, en 1955, avec Sarthou, le prix de la Critique, remporté sur une sélection comportant Alexandre Garbell, Geneviève Asse, Jean-Jacques Morvan, Pierre Lesieur, Charlot et Dufour. Trois toiles exposées : Baléares, Les trois nus et Coqs pendus permettent le succès obtenu après de longues délibérations. La même année, conseillé par Humblot, Pradier rejoint la Galerie Romanet avec laquelle il signe pour cinq ans un contrat d’exclusivité.

Depuis 1951, le peintre expose au Salon d’automne auquel il adresse essentiellement des natures mortes. L’année suivante, il présente une toile aux Indépendants et, surtout, rejoint le Salon de la Jeune Peinture. Celui-ci décerne, en 1954, son prix de la Jeune Peinture avec Le marché « qui témoigne de cette recherche d'accords discrets, à base de gris, de noirs, de verts ou de laques sombres, commune à beaucoup d'envois remarquables », relate Claude Roger-Max dans Le Figaro Littéraire. En 1955, Pradier est élu secrétaire général du comité d'organisation. L’artiste expose également à Comparaison et à l’École de Paris. Il présente Coqs pendus au salon des Tuileries, toile présentée avec succès au Prix de la Critique. Toujours en 1955, le peintre est invité à la Biennale de Menton. La collaboration avec la Galerie Romanet se traduit par différentes exposition personnelles, en 1958 avec des paysages et des natures mortes puis, en 1960 et 1961. En 1959, la Galerie Motte fait découvrir Pradier au public suisse.

Liens externes[modifier | modifier le code]

ANNÉE 1950, L'ALTERNATIVE FIGURATIVE