Paul Collomb

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Paul Collomb
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Formation
Maître
Distinctions
Premier second grand prix de Rome en peinture de 1950,
Prix Fénéon,
Prix de la Casa de Velázquez
Site web

Paul Collomb né le à Oyonnax (Ain) et mort le à Paris 18e, est un peintre, graveur et lithographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maison Descartes (Institut français), Amsterdam.

Après sa scolarité dans sa ville natale d'Oyonnax où son père dirige une entreprise de bijouterie, Paul Collomb étudie le dessin à Paris à l'École des arts appliqués. Sa vocation pour la peinture qui s'y affirme est compromise par la Seconde Guerre mondiale où il revient à Oyonnax afin de suppléer son père mobilisé. Appelé alors au Service du travail obligatoire, un long périple le mène en Allemagne, en Russie et en Pologne[1].

Après la Libération, il est de retour à Paris en et possède son atelier à la Ruche (celui qu'occupa Marc Chagall[2]) et entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts dans l'atelier de Jean Souverbie (1891-1981) avec Jacques Berland. Il y rencontre Joseph Archepel, Mickaël Compagnion, Geoffroy Dauvergne et Jacques Reverchon, de l'atelier de Jean Dupas (1882-1964).

Il concourt en 1950 pour le prix de Rome de peinture, et n'obtient que le premier second grand prix[3],[Notes 1]. Il obtient le prix Fénéon et celui de la Casa de Velázquez en 1951, soit au sein de la 22e promotion artistique[4]. Il fait la connaissance du graveur dessinateur Jean-Marie Granier, alors résident pour la seconde fois, et qui sera plus tard membre de l'Institut[5]. En 1953, il est pensionnaire de l'Institut français à la Maison Descartes d'Amsterdam et sa peinture sera saluée aux Pays-Bas par une exposition personnelle en au Centraal Museum d'Utrecht qui offre au critique d'art Jan Juffermans (nl) de remarquer pour l’Utrechts Nieuwsblad (nl) : « le Centraal Museum d'Utrecht n'a pas coutume d'exposer le travail d'un artiste vivant… Des circonstances surviennent parfois qui justifient l'exception , c'est le cas du peintre français Paul Collomb, âgé de 33 ans, justifié par ses riches qualités qui se révèlent dans le travail exposé ici »[6].

C'est sous la présidence de Pierre Descargues, avec pour vice-présidents Paul Rebeyrolle et Gaëtan de Rosnay, qu'il est membre du comité (aux côtés de Paul Aïzpiri, Bernard Buffet, Simone Dat, Michel de Gallard, Pierre Garcia-Fons, Daniel du Janerand, Jean Jansem, Mireille Miailhe, Michel Patrix, Raoul Pradier et Michel Thompson) qui, le , fonde l'Association de la Jeune Peinture[7].

Son fils unique, Pierre, naît en 1955.

Il est inhumé le au cimetière de Chevrier (Haute-Savoie), village où il résidait et peignait plusieurs mois de chaque année et où un square porte aujourd'hui son nom[8].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Paul Collomb est reconnu internationalement, comme en attestent les expositions qui lui ont été consacrées aux États-Unis ou au Japon. Il a beaucoup voyagé et a été inspiré par l'Espagne. Il expose dans la plupart des salons parisiens, en particulier au Salon Comparaisons dans le groupe de Maurice Boitel. Il s'est impliqué dans la conservation du patrimoine culturel pictural et sculptural, issu du 1 % artistique, notamment pour les peintures monumentales.

Gravure[modifier | modifier le code]

Collomb a produit des eaux-fortes dès 1946, puis de nombreux dessins lithographiques et quelques sérigraphies. En 1978, il publie un essai, À propos de Lithographie (Éditions Alphonse Marré)[9].

Illustrations[modifier | modifier le code]

Œuvres exposées dans des salons[modifier | modifier le code]

  • Le Nu au Fauteuil, 1949, huile sur toile, exposée à Clermont-Ferrand en 2007.
  • Paysage de Tolède, 1951, exposé au Salon d'automne.
  • Le Passager du Gois, acquis par la Ville d'Angers en 1987.
  • Les Grands Champs de Blé, Salon Comparaisons de 1992.
  • La Tricoteuse, figure à l'exposition de La Ruche au musée du Montparnasse à Paris en 2003.
  • Déjeuner de vacances, Françoise au panier, Salon de Le Poiré-sur-Vie (Vendée) en 2003, parmi douze de ses toiles.
  • Homme dans l'Arbre, Le Grand Parapluie, Salon de Bourges en 2003, avec treize autres œuvres.
  • La Cueillette de pommes, Compotiers au paysage, Compotier de cerises, Fleuriste devant la mer, Salon de Cannes de 2007.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Espagne[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Indonésie Indonésie[modifier | modifier le code]

Drapeau d’Israël Israël[modifier | modifier le code]

Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Pologne Pologne[modifier | modifier le code]

Collections particulières référencées[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « C'est une peinture heureuse, tendre et robuste, saluée en ces termes par le critique George Besson : "Son pinceau sait -trouver la palette des couleurs vives ou graves qui, bien ordonnées, communiquent un accent personnel à ses fleurs, à la pulpe de ses fruits, à l'enchantement des fenêtres ouvertes sur la ville et ses décors". » - Gérald Schurr[24]
  • « Comme il l'explique, le réalisme du début est considéré comme une étape vers une peinture davantage suggestive... Désormais, la couleur et la lumière s'imposent dans des compositions qui chantent les beautés de la nature. Collomb met en scène des joies simples, celles procurées par des parties de pêche à la ligne ou par un goûter sur l'herbe. Les natures mortes, les bouquets de fleurs, très colorés, occupent une place importante dans l'œuvre, des compositions qui ne figent jamais ses éléments, laissant pressentir qu'ils ont été autres. Quel que soit le sujet, presque toujours, la lumière structure et ordonnance la composition finale. » - Éric Mercier[1]
  • « Quand on s'appelle Paul Collomb, on ne s'arrête pas, on explore la piste qu'on a décidé de suivre, même si, initialement, elle passe par Pierre Bonnard. Et il a eu raison, Paul Collomb, car il a trouvé sa voie, sans jamais être un suiveur. Le critique George Besson, le premier, avait discerné l'originalité du peintre natif d'Oyonnax[29]. Très vite, il a été reconnu, invité, des États-Unis au Japon, dans l'Europe entière, démontrant, par un pinceau doté d'une volonté puissante et poétique, qu'il avait sa place parmi ses aïnés et ses contemporains, mieux : leur faisait honneur. » - Bertrand Duplessis[30]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1950 : Premier second au grand prix de Rome pour Dans la nature des jeunes filles expriment le retour du printemps.
  • 1951 : prix de la Casa de Velãsquez.
  • 1951 : prix Fénéon.
  • 1955 : lauréat de la Critique parisienne.
  • 1959 : grand prix de la Ville de Nîmes.
  • 1968 : prix Francis Smith.
  • 1996 : grand prix Carmon décerné par la Fondation Taylor pour son œuvre.
  • 1996 : prix O.JI-HO décerné pour la première fois à un européen par le musée de Kwang-Ju.
  • 2002 : médaille d'or au Salon Violet à Paris.
  • 2004 : médaille d'or des Arts, Sciences et Lettres.
  • 2005 : prix Charles-Cottet de Société nationale des beaux-arts.
  • 2006 : grand prix Puvis-de-Chavannes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La lauréate est Françoise Boudet, ex-æquo avec Robert Savary, sur le sujet : Dans la nature des jeunes filles expriment le retour du Printemps. Il concourt avec Altes, Cheval, Geoffroy Dauvergne, Michel Gassies, Gisèle Georges, Camille Hilaire, Legrand, , Perrin, Claude Petitet, et Robert Savary (Alain ValtatCatalogue Raisonné du peintre Geoffroy Dauvergne, pp. 26 et 28).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Éric Mercier, Années 50 - La Jeune Peinture, tome I : L'alternative figurative, ArtAcatos, 2010, « Paul Collomb », pp. 391-397.
  2. Charles Sorlier (préface de Pierre Provoyeur), Chagall, le patron, Librairie Séguier, 1989.
  3. Atelier de la Grande Masse.
  4. Avec Paul Guimezanes, Jean Joyet, Josette Raynal, Pierre-Yves Trémois, Jean-Louis Viard, Louis Vuillermoz.
  5. Alain Valtat, op. cit..
  6. Jan Juffermans, « Paul Collomb au Centraal Museum », Utrechts Nieuwsblad, .
  7. Francis Parent et Raymond Perrot, Le Salon de la Jeune Peinture. Une histoire, 1950-1983, Éditions Jeune Peinture, 1983.
  8. a et b Commune de Chevrier, patrimoine culturel.
  9. « Collomb, Paul », in: Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France 1830-1950, Paris, AMG-Flammarion, 1985, p. 74.
  10. a b c d e f g h i j et k Éric Mercier, Années 50 - La Jeune Peinture, tome II : Panorama de la Jeune Peinture, ArtAcatos, 2010, pp. 114-119
  11. a et b Michel Perraud, Hommage à Paul Collomb, allocution du vernissage de l'exposition, ville d'Oyonnax,
  12. a et b Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz - Estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992.
  13. Musée national d'art moderne, Paul Collomb dans les collections.
  14. Musée de l'Abbaye de Saint-Claude, Paul Collomb dans les collections.
  15. Pierre Bergé et Associés, Catalogue de la collection Renand-Chapet, Drouot-Richelieu, 15 et .
  16. Pierre Descargues (préface), Premier Salon des Jeunes Peintres - Catalogue, Galerie des Beaux-Arts, .
  17. Centraal Museum, Paul Collomb, présentation de l'exposition,
  18. George Besson, « Paul Collomb », Les Lettres françaises, no 558, , p. 8.
  19. George Besson, Paul Collomb, Galerie Lorenceau, 1960.
  20. Musée San Telmo, Premier Salon Biarritz - San Sebastián, présentation de l'événement, 1965
  21. George Besson, Paul Collomb, Éditions du château d'Annecy, 1967.
  22. George Besson, Paul Collomb - Portugal, Éditions Galerie Mignon-Massard, 1970.
  23. Jean Dalevèze, Paul Collomb, Galerie Marcel Guiot, 1972.
  24. a b et c Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, les Éditions de l'Amateur, 1993, p. 270.
  25. « Exposition : "Le rêve et la réalité" de Paul Collomb », Le Télégramme,
  26. Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon, Donation George et Adèle Besson, dossier de presse, 2011
  27. La Capitale Galerie, Trente peintres d'Ackermann à Yankel, annonce de l'exposition, 2011
  28. « Oyonnax : "Les beaux jours" de Paul Collomn illumine la salle Miklos », Le Progrès, .
  29. George Besson, « Paul Collomb », Les Lettres françaises, n°558, 4 mars 1955, p. 9.
  30. Bertrand Duplessis, Regard sur Paul Collomb, ville d'Oyonnax, ]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nombreux catalogues de ses expositions avec des textes de Raymond Cogniat, René Barotte, Maximillien Gauthier, S. Marchand, C. Gleiny, Roger Bouillot, Juliette Darle, R. Stanley Jonhson Chicago, Paris, 1959.[source insuffisante]
  • George Besson, « Paul Collomb », Les Lettres françaises, no 558, .
  • George Besson, Paul Collomb, Éditions Galerie Saint-Placide, Paris, 1955.
  • George Besson, Paul Collomb, Éditions Galerie Talleyrand, Reims, 1957.
  • George Besson, Paul Collomb, Éditions Galerie Lorenceau, Paris, 1961.
  • George Besson, « Paul Collomb », Les Lettres Françaises, no 864, .
  • George Besson, Paul Collomb - Paintings, pastels and drawings, International Galeries, Chicago, 1962.
  • Nane Cailler, « Documentation », Les Cahiers d'Art, no 202, Genève, Éditions Pierre Cailler, 1964.
  • George Besson, Paul Collomb, Éditions Galerie Sagot-Le Garrec, Paris, 1965.
  • George Besson, Paul Collomb, Éditions du château d'Annecy, 1967.
  • George Besson, « Paul Collomb », Les Lettres françaises, no 1193, .
  • George Besson, « Paul Collomb ou le plaisir de peindre », Les Lettres françaises, no 1226, .
  • George Besson, Paul Collomb - Portugal, Éditions Galerie Mignon-Massard, Nantes, 1970.
  • Jean Dalevèze, Paul Collomb, Galerie Marcel Guiot, 1972.
  • Bertrand Duplessis, Paul Collomb, Éditions SNPMD, Collection Peintres de notre Temps, 1974.
  • Paul Collomb, À propos de lithographie, collection « Autoportrait d'un graveur », Éditions Alphonse Marré, 1978.
  • Francis Parent et Raymond Perrot, Le salon de la Jeune Peinture - Une histoire, 1950-1983, Éditions Jeune Peinture, 1983.
  • Guy Vignoht, La Jeune Peinture, 1941-1961, Éditions Terre des peintres, 1985.
  • Bertrand Duplessis, Vérité Paul Collomb, collection « Peintres de notre temps », Éditions S.N.P.M.D., 1986.
  • Benoït Giraud, Paul Collomb, un maître contemporain de la peinture figurative, thèse, quatre volumes, Université Lumière Lyon 2, 1989.
  • Paul Collomb Rétrospective, Édition de la Ville d'Angers, 1992.
  • Françoise Woimant, Marie Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz - Estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992.
  • Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1993.
  • Alain Valtat, préface:René Quillivic, introduction:Mickaël Compagnion, Catalogue Raisonné du Peintre Geoffroy Dauvergne (1922-1977),Sceaux, éditeur:Lévaña (auto-édition), 1996,pp. 25-28/483 p..
  • André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Éditions André Roussard, 1999.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001.
  • Éric Mercier, La Jeune Peinture, années 50, tome I : L'Alternative figurative ; tome II : Panorama de la Jeune Peinture, ArtAcatos, Zurich, 2010.
  • George Besson - Itinéraire d'un passeur d'art, Somogy éditions d'art, 2012.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]