Robert Savary

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Robert Savary
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Fonction
Peintre officiel de la Marine
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Robert Gaston Savary
Nationalité
Domicile
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Maître
Genre artistique
Marine (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Prix de Rome ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Liste détaillée

Robert Savary est un peintre et lithographe français, né le à Paris, et mort le au Petit-Quevilly[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Artiste figuratif, Robert Savary fait partie de la Nouvelle École de Paris. Il est l'élève de Maurice Brianchon à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, et obtient le prix de la Casa de Velázquez en 1948[2].

Il obtient le prix de Rome en peinture de 1950[3]. Il enseigne à partir de 1957 à l'école régionale des beaux-arts de Rouen[4] (dont il devient le directeur honoraire) tout en vivant au 2, rue Cretet dans le 9e arrondissement de Paris[5] et en passant ses étés à Collioure[6]. Il est nommé peintre de la Marine en 1987. Il compte René Aberlenc, Paul Collomb et Paul Guiramand parmi ses proches amis.

Pendant plus de quarante ans, il fait partie du groupe d'exposants invités par Maurice Boitel au Salon Comparaisons à Paris.

Contributions bibliophiliques[modifier | modifier le code]

  • Jean Giono, Colline, lithographies originales de Robert Savary, 190 exemplaires numérotés, Les Pharmaciens bibliophiles, 1977.
  • Eugène Dabit, Les faubourgs de Paris, vingt lithographies originales de Robert Savary imprimées par Mourlot Frères, cent vingt-cinq exemplaires numérotés, Société normande des amis du livre, 1970.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Allemagne[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Belgique[modifier | modifier le code]

  • Verviers, musée des beaux-arts et de la céramique ;

Drapeau : France France[modifier | modifier le code]

Salons et expositions collectives[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Galerie Vetrina di Chiurazzi, Rome, 1954 (catalogue par Giuseppe Cessetti) ;
  • Galerie Drouant-David, Paris, 1955 ;
  • Galerie Charpentier, Paris, 1955 ;
  • Galerie Bernier, no 15 avenue de Messine, Paris, 1956 (catalogue par Robert Rey), , 1959 (catalogue par Georges Besson) et 1962 (catalogue par René Barotte) ;
  • Galerie Paul Amboise, Paris, novembre-décembre 1965, octobre 1969 (chacune des deux expositions avec catalogue par George Besson) ;
  • Société Dunhill, exposition itinérante à Lyon, Bordeaux, Nancy, Rennes, Dijon, Reims, Tours, 1974, 1974 ;
  • Galerie Guiot, Paris, 1976 ;
  • Galerie Chisseaux, Beaulieu-sur-Mer, 1976, 1978, 1979, 1980, 1982, 1983, 1984, 1985 ;
  • Galerie Rollin, Rouen, 1977, 1979, 1983, 1985 ;
  • Galerie Colette Dubois, Paris, 1980, [8] ;
  • Galerie Triade, Barbizon, 1982, 1985 ; 1988
  • Rétrospective Robert Savary, musée Maximilien Luce, Mantes-la-Jolie, 1983;
  • Rétrospective Robert Savary, Sotteville-les-Rouen, 1984;
  • Galerie Auriel, Toulouse, 1984 ;
  • Château d'Aveny, 1985 ;
  • Galerie Voyage de l'Œil, Annecy, 1985 ;
  • Galerie Royale, Toulouse, 1986 ;
  • Düsseldorf, 1986 ;
  • Galerie Colette Dubois, Paris, [9].
  • Le Grenier à sel, la Bouille, exposition avec les élèves de son atelier, 2000 ;
  • Galerie Chisseaux Rive Gauche, Paris, exposition rétrospective, 2002 ;
  • Galerie Gautier, Elbeuf, Hommage à Robert Savary, mars-.

Réception critique[modifier | modifier le code]

« Savary appartient au même groupe que Verdier, Aïzpiri, Buffet, de Rosnay. Mais, alors que l'élément graphique tient une grande place dans l'œuvre de ces peintres, il n'en a presque aucune dans l'œuvre de Savary. Prix de Rome en 1950, il avait fait, en Italie, plusieurs copies de fresques de style byzantin. Il a voulu se dégager de cette influence et a retrouve le goût qu'il avait, plus jeune, pour les Impressionnistes. “À cette époque, je ne voyais qu'eux et j'avais tendance à négliger tout le reste”. Comme eux, il est sensible à la lumière qui dissout les formes ; il l'exprime, comme eux, par la couleur. Comme les Impressionnistes à leurs débuts, il fait alterner des surfaces unies de couleur vive et des surfaces où se juxtaposent de larges touches de couleurs différentes. Sa perspective reste classique. »

— Connaissance des arts[10]

« Des paysages heureux, gorgés de soleil et de sensualité. Un artiste qui se remet perpétuellement en question et qui sait orchestrer des symphonies de tons exubérants dans ses vues chaleureuses de Paris, du Sud-Ouest et surtout de la campagne autour de Grasse. »

— Gérald Schurr[11]

« Poète de la couleur, c'est sa joie de vivre, son amour passionné de la nature et des choses qu'il nous invite à partager. Selon Raymond Cogniat, "le blanc devient pour lui une couleur, comme il l'était pour Bonnard, riche de subtilités ; une manière de mettre en valeur toute la gamme de tons et de les accorder par la lumière, par la fraîcheur". »

— Dictionnaire Bénézit[6]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste alphabétique non exhaustive)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. Il fait partie de la 19e promotion artistique, en compagnie du peintre Edmond Cabrol Gonella, du sculpteur Marcel Gili, du sculpteur Josefina Miralles Guas (boursier de la ville de Valence), du peintre et graveur Séverin de Rigné et de la musicienne Reine Gianoli.
  3. Ex-æquo avec Françoise Boudet.
  4. parmi ses élèves, il compte Dominique Breton, Martine Sarrazin, Adeline Chabert-Boué et Sylvain Lecoq.
  5. a b et c Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner, Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz - Estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992, p. 366.
  6. a et b Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.12, p. 332.
  7. Patrick-F. Barrer: L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, p. 313.
  8. Gérald Schurr, « Les expositions », La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°38, 2 novembre 1984, page 46.
  9. Gérald Schurr, « Les expositions à Paris », La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°39, 6 novembre 1987, p. 83.
  10. Connaissance des arts, no 48, décembre 1958, p. 143.
  11. Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996, p. 828.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Savary dessine en couleurs, in revue Connaissance des arts, no 48, .
  • Five masters of the School of Paris, Éditions International Galleries, Chicago, 1959.
  • Henri Asselin: Tendance de la Jeune Peinture, no 125, .
  • George Besson, « Robert Savary », Les Lettres françaises, n°954, .
  • Jean Minjoz et Marie-Lucie Cornillot, La collection George et Adèle Besson, Éditions du Musée des beaux-arts de Besançon, 1965.
  • George Besson, « Robert Savary », Les Lettres françaises, n°1107, .
  • Juliette Darle et Jean-Pierre Chabrol: Vingt peintres d'aujourd'hui, Éditions du château de Saint-Ouen, 1967.
  • René Huyghe de l'Académie française et Jean Rudel: L'art et le monde moderne, Editions Larousse, 1970.
  • Guy Vignoht: Robert Savary, édité par l'auteur, 1970.
  • Raymond Nacenta: École de Paris - Son histoire, son époque, Ides et Calendes, Neuchâtel, 1974.
  • François Lespinasse: Robert Savary, Éditions Lespinasse, Rouen, 1990.
  • Patrick-F. Barrer: L'histoire du Salon d'Automne de 1903 à nos jours, Les éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  • Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin Delcroix, De Bonnard à Baselitz - Estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992.
  • Alain Valtat, Catalogue Raisonné du Peintre Geoffroy Dauvergne (1922-1977), Sceaux, 1996 ASIN B0014SHK60, éditeur ?
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les éditions de l'amateur, 1996. Voir page 848.
  • Emmanuel Bénézit: Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999. Voir tome 12 page 332.
  • Jean-Pierre Delarge: Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001. Voir page 1117.
  • François Bellec de l'Académie de Marine: Carnets de voyages des peintres de la Marine, Coéditions Ouest-France et Marine nationale française, Edilarge S.A. Rennes, 2002. Voir page 133.
  • Bernard d'Anjou, commissaire-priseur à Rouen: Deux calalogues de vente de l'atelier Robert Savary, dimanche et dimanche .
  • Éric Mercier, Années 50: la Jeune Peinture - L'alternance figurative, Éditions Art Acatos, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]