Histoire culturelle

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L'histoire culturelle est l’une des branches de la recherche historique. D’après l’expression de Jean-Yves Mollier, elle se situe au carrefour de plusieurs disciplines (histoire des mentalités, histoire sociale, etc.)[1]. Pouvant se définir comme une « histoire sociale des représentations [2] », elle est présente déjà sous forme embryonnaire au XVIIIe siècle, en France avec Voltaire, et se développe à des rythmes différents et sous diverses appellations durant le XXe siècle, en Allemagne (Kulturgeschichte (de)), en Grande-Bretagne (Cultural history (en)).

L’histoire culturelle a un champ d’objets d’études étendu et varié (la sexualité, le genre, les langues, etc.), ce qui fait sa richesse et son intérêt pour la recherche historique[3]. Descendante, en France, de l’histoire totale des Annales et de l’histoire des mentalités, elle est influencée bien avant cela, au début du XXe siècle, par la Kulturgeschichte de Karl Lamprecht. Elle est aujourd’hui, dans les années 2000, [Quand ?] représentée par des historiens tels que Pascal Ory, Philippe Poirrier, Jean-François Sirinelli, Roger Chartier, etc. Selon Pascal Urfalino, elle est à définir comme une nouvelle méthodologie de l’histoire et non pas comme une nouvelle branche de la science historique[4].

Historiographie[modifier | modifier le code]

Les premières traces[modifier | modifier le code]

Costumes, sociabilités, représentations, autant d'objets d'étude de l'histoire culturelle. Mr. and Mrs. William Hallett, Thomas Gainsborough, 1785, National Gallery

Avant d’être « redécouverte[5]» dans les années 1970-1980, l’histoire culturelle préexiste déjà au XVIIIe siècle avec Voltaire et son « Essai sur les mœurs et l’Esprit des nations » publié en 1756[6]. Suivant les préceptes de ce dernier, William Roscoe, à la fin du XVIIIe siècle, critique les Médicis qui étudient la politique en oubliant la culture[7]. Dans cette lignée, François Guizot publie dans les années 1830 son Histoire générale de la civilisation en Europe. Ces auteurs évoluent dans un contexte général où, dès le début du XIXe siècle, les historiens s’intéressent aux œuvres plastiques pour étudier le passé. Cet intérêt pour l’art se manifeste entre autres par la rénovation de tableaux, de sculptures et la réorganisation de Galeries[8].

En 2008, Peter Burke distingue, dans sa synthèse sur l’histoire culturelle, quatre périodes clés dans le développement de celle-ci :

  • Vers 1860, la période classique avec Jacob Burckhardt et sa Civilisation de la Renaissance en Italie ;
  • À partir des années 1930, la période de Social History of Art ;
  • À partir des années 1960, l’intérêt pour l’histoire populaire s’accroit : les frontières de l’histoire culturelle s’étendent au-delà de la culture de l’élite.
  • Dans les années 1980 développement de la New Cultural History, née aux États-Unis.

La notion d’histoire culturelle s’est progressivement imposée depuis le milieu des années 1980, à l’échelle française, mais aussi au sein de plusieurs traditions historiographiques nationales (Cultural history dans le monde anglo-saxon, Kulturgeschichte en Allemagne).

Au carrefour de différentes traditions : Kulturgeschichte, Cultural history et histoire des civilisations en France[modifier | modifier le code]

Le point commun des différentes « historiographies nationales » de l’histoire culturelle est que celle-ci se situe au carrefour de différentes disciplines : anthropologie, psychologie collective, psychanalyse, etc.[9].

À la fin du XIXe siècle, en Allemagne, la Kulturgeschichte se développe avec des auteurs tels que Karl Lamprecht, professeur à l’université de Leipzig[10]. Cette Kulturgeschichte peut se définir comme « une forme d’histoire qui, dépassant les simples séquences d’événements politiques ou diplomatiques, voire la simple histoire littéraire, envisage désormais les déterminations ethnologiques, l’économie, l’histoire intellectuelle, dans un ensemble global baptisé du nom de culture »[11]. Lamprecht s’inspire de la Völkerpsychologie, concept porté par Wilhelm Wundt. Cette discipline, regroupant les sciences sociales, apporte à l’histoire culturelle sa dimension psychologique. Lamprecht en particulier veut ouvrir les frontières de l’histoire culturelle : il met l’accent sur la pluridisciplinarité pour pouvoir surmonter les problèmes de l’histoire. En 1909, il fonde à Leipzig l’Institut d’Histoire culturelle et universelle[12].

Du côté anglo-saxon, où il faut distinguer les approches américaine et britannique, l’histoire culturelle nait dans les années 1940-1950 et continue à se développer dans les années 1960 -1970 (et encore après, avec la New Cultural History), alors qu’en France, dans les années 60, l’histoire culturelle n’en est qu’à ses débuts[13].

Les historiens anglo-saxons sont inspirés par l’anthropologie avec des auteurs tels que Victor Turner ou encore Mary Douglas, entre autres[14]. Les historiens américains, en particulier, sont influencés par l’histoire française : ils étudient beaucoup la France car le français est la seule langue étudiée au lycée et l’université, et de plus, ils ont des relations particulières avec Paris. Ainsi, ils se sont d’abord intéressés à la Révolution française dans leur lutte contre le marxisme, avant de s’intéresser à la révolution bourgeoise dans les années 1960 et à l’histoire sociale dans les années 1960-1970.  De nos jours l’histoire culturelle américaine s’intéresse au genre, à la sexualité, race et racisme, colonialisme et l’empire (cf. infra)[15].

« Fille de l’histoire des mentalités » et de l’histoire totale : la naissance de l’histoire culturelle en France et son rayonnement[modifier | modifier le code]

En France, on tarde à parler d’« histoire culturelle » bien que celle-ci se retrouve déjà en filigrane dans l’Ecole des Annales qui rejette l’histoire politique et l’histoire bataille tant affectionnée par les historiens français. De plus, l’histoire totale des Annales a influencé l’historiographie anglo-saxonne et peut être comparée à la Kulturgeschichte[16]. Néanmoins en France les expressions « histoire de la civilisation » ou « histoire de la mentalité collective » ou de « l’imaginaire social » sont pendant longtemps privilégiées[17]. Les travaux de l’Ecole des Annales préfigurent ceux de l’histoire culturelle avec Marc Bloch, Lucien Febvre et Alphonse Dupront[18]. De plus, fille de l’histoire des mentalités (Robert Mandrou, Philippe Ariès), elle bénéficie de ses acquis tout en souhaitant dépasser les limites et ambiguïtés de celle-ci. Il est clair que même avant l’institutionnalisation de cette histoire, les historiens français pratiquent l’histoire culturelle sans le savoir sous forme d’histoire des mentalités, d’histoire sociale, etc.

Il faut attendre la fin des années 60 pour que cette discipline prenne le nom d’ « histoire culturelle » avec des auteurs comme Alphonse Dupront, Robert Mandrou, Roger Chartier et Daniel Roche. Bientôt relayés par des contemporanéistes (Jean-Pierre Rioux, Jean-François Sirinelli, Pascal Ory, Dominique Kalifa), la dénomination d'histoire culturelle se banalise ; non sans rencontrer un certain scepticisme notamment de la part de certains médiévistes, comme Jacques Le Goff qui demeure attaché à la notion d'anthropologie historique.

Dans les années 80, Roger Chartier joue un grand rôle dans le rayonnement de l’histoire culturelle française aux États-Unis. Il participe à des débats, des colloques Outre-Atlantique portant notamment sur l’histoire intellectuelle. Ainsi, il joue le rôle du passeur entre les deux mondes et favorise l’engouement des historiens américains à étudier l’histoire française[19]. De même, la création en 1999 de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle (ADHC) souligne cette visibilité croissante au sein du paysage historiographique français et institutionnalise la discipline.

L'affirmation de l'histoire culturelle a été pour certains historiens une stratégie visant à sortir des paradigmes d'une l'histoire économique et sociale fortement colorée par des approches sérielles. Le déclin du marxisme et des pensées du déterminisme socio-économique en général a accéléré ce processus. L'histoire culturelle s'affiche comme une histoire renouvelée des institutions, des cadres et des objets de la culture. L’histoire culturelle est marquée par une forte hétérogénéité, aussi bien au niveau des méthodes que des objets sur lesquels elle porte. Pour Philippe Urfalino, l’histoire culturelle n’est pas tant une nouvelle branche de l’histoire qu’une nouvelle méthodologie en elle-même[20]. Philippe Poirrier, quant à lui, affirme que l’histoire culturelle « relève moins d’une spécialisation nouvelle que de la continuité du processus d’élargissement du terrain de l’historien [21] ».

Définitions : culture et histoire culturelle[modifier | modifier le code]

Définitions[modifier | modifier le code]

La culture dans son acception large désigne l’ensemble des représentations collectives propres à une société[22]. Pour Pascal Ory « les représentations sont des phénomènes sociaux, partagé par tous les membres d’un groupe, ils peuvent être de différentes natures : géographique, démographique, professionnel, idéologique »[23]. L’histoire culturelle peut alors se définir comme : comme une « histoire sociale des représentations » (Pascal Ory).

Méthode[modifier | modifier le code]

L'histoire culturelle a comme méthode d'investigation de privilégier des objets culturels et des phénomènes de médiation des biens et des objets culturels. Comme c'est une discipline de circulation, ses différents domaines de recherches montrent l'élargissement du champ d'étude de l'historien qui aborde alors ses objets avec d'autres approches : histoire culturelle du politique, cultures de guerre, etc.

Objets[modifier | modifier le code]

Cette histoire culturelle se décline pour certains sous la forme de sous-disciplines, plus ou moins institutionnalisées : histoire des institutions et des politiques culturelles, histoire des médias et de la culture médiatique, histoire des symboles, histoire des sensibilités, histoire de la mémoire, histoire des sciences… D'autres, comme Dominique Kalifa, ont invité à considérer l'histoire culturelle moins comme l'analyse-inventaire des formes de la culture que comme un regard ou un questionnement, de nature anthropologique, porté sur l'ensemble des activités humaines.

Pour Roger Chartier « tout est culturel : chaque conduite, chaque comportement – dont peuvent découler des régularités ou des lois méconnues à terme par les sujets – sont gouvernés par des systèmes de représentation, de perception, de classement et d’appréciation »[24].

L’histoire culturelle a un champ de délimitation plus étendu que les autres disciplines, c’est une histoire fractionnée qui regroupe plusieurs pratiques historiennes. Cette histoire, née au carrefour de plusieurs disciplines, garde cette spécificité d’histoire de la circulation[25].

Confusion avec d'autres disciplines[modifier | modifier le code]

Étant donné les origines multiples de l’histoire culturelle et les différentes influences qu’elle a subies, il peut être difficile de cerner précisément ses limites et la distinguer clairement d’autres disciplines historiques. De plus, comme il est écrit plus haut, c’est une discipline née au confluent de plusieurs autres.

Il faut alors veiller à ne pas la confondre avec des disciplines historiques telles que l’histoire des objets culturels en tant que tels (histoire du théâtre, littérature, etc.) ; l’histoire des idées et l’histoire intellectuelle (qui sont en régression) ou encore l’histoire des politiques culturelles[26].

En outre, notons que même si l’histoire culturelle appartient en quelque sorte à l’histoire sociale  - elle veut aussi rendre compte des phénomènes sociaux qui régissent les groupes (cf. définition)[27] – elle se distingue de celle-ci par son intérêt pour les phénomènes symboliques et non pas pour les modes de fonctionnement des groupes[28].

Ensuite, la notion de représentation étant au centre de l’histoire culturelle, il faut néanmoins veiller à ne pas l’amalgamer à l’histoire des représentations car elle dépasse les limites de celle-ci[29].

De plus, l'histoire culturelle pratiquée en France n'a pas noué un véritable dialogue avec les Cultural Studies, même si les travaux des fondateurs britanniques (Richard Hoggart et Edward Thompson) ont été mobilisés, mais souvent tardivement. Les Cultural Studies, nées en Angleterre dans les années 1960-1970, veulent étudier, grâce à une approche interdisciplinaire (économie politique, anthropologie culturelle et sociale, philosophie, histoire de l’art, sociologie, etc.), les phénomènes culturels. Elles s’intéressent à des thèmes tels que la nationalité, le genre ou encore les idéologies. Elles veulent étudier « toute forme de production culturelle dans ses rapports aux pratiques qui déterminent le « quotidien » (idéologie, institutions, langage et structure du pouvoir)[30] ».

Aujourd'hui : en France et ailleurs[modifier | modifier le code]

Cette histoire culturelle participe pleinement des échanges internationaux. À ce titre, elle partage certaines des problématiques habituellement rangées sous la rubrique de New cultural history (Lynn Hunt, Peter Burke, Robert Darnton). Quelques historiens français, comme Roger Chartier, ont contribué à la formulation de ce courant transnational et à sa diffusion en France. Cependant, l'histoire culturelle s’affiche encore largement comme une modalité de l'histoire sociale. À ce titre, les historiens français qui se réclament de l’histoire culturelle, comme Pascal Ory ou encore Roger Chartier, demeurent plutôt réticents face aux courants marqués par le linguistic turn et les théories « post-modernes » des universités nord-américaines.

Aujourd’hui, grâce aux progrès du numérique, l’histoire culturelle s’internationalise de plus en plus (cf. supra). Ainsi, plusieurs sites internet permettent aux historiens de découvrir et étendre le champ et les avancées de cette discipline. Citons par exemple les sites Centre international d'étude du XVIIIe siècle (C18), fondée en 1997 ou encore Belphégor qui permet le dialogue de chercheurs internationaux, depuis 1994[31].

Enfin, le site l’Association pour le développement de l’histoire culturelle, permet aux historiens et curieux de se tenir au courant des nouvelles publications, recherches et colloques concernant l’histoire culturelle. Il met à disposition une bibliographie courante.

L’histoire culturelle, de par cette internationalisation, se renouvelle. Ainsi, le concept de New Cultural History est né dans les années 1980 aux États-Unis. Avec des auteurs tels que Lynn Hunt qui veut dépasser les lacunes de l’histoire culturelle classique (prise en compte de la culture populaire, etc.). La New Cultural History insiste sur les différences de l’histoire culturelle avec l’histoire intellectuelle ou l’histoire sociale : elle se concentre sur les mentalités, les sentiments plutôt que sur les idées, les systèmes de pensée et les modes de fonctionnement des groupes sociaux[32].

Comme le signale Peter Burke, la (New) cultural history a plus de 20 ans maintenant. Elle a subi des critiques et a pu perdre de son éclat[33]. Néanmoins, elle a évolué et aborde des thèmes nouveaux : calendriers, violence, sexualité, émotions, histoire de la mémoire, classe et genre, identité individuelle, etc.[34].

L’histoire culturelle ne cesse d’évoluer car la culture elle-même n’est pas figée. Même si elle perd de son éclat, même si elle n’est plus autant à la mode, l’histoire culturelle reste un terrain à exploiter car « on ne peut envisager l’homme et son comportement sans les objets dont il se sert et qui déterminent sa place dans la hiérarchie sociale, son rôle et son identité »[35].

Auteurs et ouvrages « classiques », incontournables[modifier | modifier le code]

Livres
  • Campbell, N. et Alasdair, K., American cultural studies : an introduction to American culture, London, 1999.
  • Dupeux, L., Histoire culturelle de l’Allemagne (1919-1960), Paris, 1989.
  • Kempf, J., Une histoire culturelle des États-Unis, Paris, 2015.
  • Ory, P. L’entre-deux mai : histoire culturelle de la France mai 1968-mai 1981, Paris, 1983.
  • Rietbergen, P., Europe : a cultural history, Londres, 2003.
  • Saugnieux, J., Les mots et les livres : études d'histoire culturelle, Lyon, 1986.  
Articles
  • Pour une histoire culturelle de la diplomatie. Pratiques et normes diplomatiques au XIXe siècle, dans Histoire, économie et société, 33e année (2014/2).
  • Sirinelli, J.-F., De la demeure à l’agora. Pour une histoire culturelle du politique, dans Vingtième Siècle, revue d’histoire, 57 (1998), p. 121-131. 

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres
  • Burke, P., What is cultural history ?, Cambridge, 2008.
  • Chartier, R., Au bord de la falaise. L’histoire entre certitudes et inquiétudes, Paris, 1998.
  • Cohen, E., Dix ans d’histoire culturelle, Villeurbanne, 2011.
  • Espagne, M. et Le Rider, J., Histoire culturelle, Paris, 1998.
  • Haskell, F., L’historien et les images, Paris, 1995.
  • Martin, L. et Venayre, S., L’Histoire culturelle du contemporain, s.l., 2005.
  • Ory, P., La culture comme aventure : treize exercices d’histoire culturelle, Paris, 2008. 
  • Ory, P., L’histoire culturelle, Paris, 2004.
  • Poirrier, P., Les enjeux de l’histoire culturelle, Paris, 2004.
  • Poirrier, P., L’histoire culturelle : un « tournant mondial », dans l’historiographie ?, Dijon, 2008.
  • Rioux, J.-P., Histoire culturelle de la France, Paris, 2004.
  • Rioux, J.-P. et Sirinelli, J.-F., dir., Pour une histoire culturelle, Paris, 1997.
  • Schwarz, G., Kulturexperimente im Altertum, Berlin, 2010.
  • Vovelle, M., Idéologies et mentalités, Paris, 1982.
Articles et contributions à des ouvrages collectifs
  • Charles, C., Méthodes historiques et méthodes littéraires pour un usage croisé, dans Romantisme, revue du dix-neuvième-siècle, histoire culturelle/histoire littéraire, 143 (2009/1), p. 13-29.
  • Chartier, R., La nouvelle histoire culturelle existe-t-elle ?, dans Les Cahiers du Centre de Recherches Historiques, 32 (2003), p. 1-11.
  • Chartier, R.., L’histoire culturelle, dans Revel, J. et Wechtel, N., dir., Une école pour les sciences sociales, Paris, 1996, p. 73-92.
  • Colin, A., Les historiens américains et l’histoire culturelle française, dans Romantisme, revue du dix-neuvième-siècle, histoire culturelle/histoire littéraire, 143 (2009/1), p. 31-39.
  • Espagne, M., Présentation, dans Revue Germanique Internationale, 10 (1998), p. 5-10.
  • Espagne, M., Sur les limites du comparatisme en histoire culturelle, dans Genèses, 17 (1994), p. 112-121.
  • Espagne, M., Wilhelm Wundt. La « psychologie des peuples » et l’histoire culturelle, dans Revue Germanique Internationale, 10 (1998), p. 73-91.
  • Diaz, J.-L. et Vaillant, A., Introduction, dans Romantisme, revue du dix-neuvième-siècle, histoire culturelle/histoire littéraire, 143 (2009/1), p. 3-11.
  • Hérubel, J.-P., Observations on an Emergent Specialization : Contemporary French cultural History. Significance for Scholarship, dans Journal of Scholarity Publishing, 41/2 (2010), p. 216-240.
  • Kalifa, D., What is cultural history now about, dans Gildea, R. et Simonin, A., Writing Contemporary History, Londres, 2008, p. 47-69.
  • Mairey, A., L’histoire culturelle du Moyen Age dans l’historiographie anglo-américaine. Quelques éléments de réflexion, dans Médiévales, 5 (2008), p. 147-162.
  • Middell, M., Jalons bibliographiques. Les approches allemandes récentes de l’histoire culturelle, dans Revue Germanique Internationale, 10 (1998), p. 321-328.
  • Middel, M., Méthodes de l’historiographie culturelle : Karl Lamprecht, dans Revue Germanique Internationale, 10 (1998), p. 93-115.
  • Noiriel, G., et Chartier, R., L’histoire culturelle aujourd’hui. Entretien avec Roger Chartier, dans Genèses, 15 (1994), p. 115-129.
  • Ory, P., L’histoire culturelle de la France contemporaine : question et questionnement, dans Vingtième Siècle, revue d’histoire, 16 (1987), p. 67-82.
  • Ory, P., Pour une histoire culturelle du contemporain, dans Revue d’histoire moderne et contemporaine, 39/1 (1992), p. 3-5. 
  • Poirrier, P., L’histoire culturelle en France. Une histoire sociale des représentations, dans Id., dir.,  L’histoire culturelle : un tournant mondial dans l’historiographie ?, Dijon, 2008, p. 27-39. 
  • Poirrier, P., Préface. L’histoire culturelle en France. Retour sur trois itinéraires : Alain Corbin, Roger Chartier et Jean-François Sirinelli, dans Cahiers d’histoire, 26/2 (2007), p. 49-59.
  • Urfalino, P., L’histoire culturelle : programme de recherche ou grand chantier ?, dans Vingtième Siècle, revue d’histoire, 57 (1998), p. 115-120.
  • Vadelorge, L., Où  va l’histoire culturelle ?, dans Ethnologie française, 36/2 (2006), p. 357-359.
  • Wasbek, N., Histoire pragmatique – histoire culturelle : de l’historiographie de l’Aufklarüng à Hegel et son école, dans Revue Germanique Internationale, 10 (1998), p. 11-40.
Site internet

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Poirrier, P., L’histoire culturelle en France. Une histoire sociale des représentations, dans Poirrier, P., dir., L’histoire culturelle : un tournant mondial, Dijon, 2008, p. 39.
  2. Ory, P., Histoire culturelle, dans Encyclopaedia Universalis, https://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-domaines-et-champs-histoire-culturelle/1-une-definition/ (consulté le 7/11/2017).
  3. Rioux, J.-P. et Sirinelli, J.-F., dir., Histoire culturelle de la France, Paris, 2004, p. 18.
  4. Urfalino, P., « L’histoire culturelle : programme de recherche ou grand chantier ? », dans Vingtième Siècle, revue d’histoire, no 57, 1998, p. 119.
  5. Burke, P., What is cultural history, Cambridge, 2008, p. 1.
  6. Ory, P., La culture comme aventure : treize exercices d’histoire culturelle, Paris, 2008, p. 34 ; Poirrier, P., Les enjeux de l’histoire culturelle, Paris, 2004, p. 13.
  7. Haskell, F., L’historien et les images, Yale, 1993, p. 283-284.
  8. Ibid., p. 272, p. 286-287.
  9. Saint-Jacques, D. et Viala, A., « Le dictionnaire du littéraire », dans Mollier, J.-Y., Histoire culturelle, Paris, 2002, p. 266.
  10. Middel, M., « Méthodes de l’histoire culturelle : Karl Lamprecht », dans Revue germanique internationale, no 10, 1998, p. 94.
  11. Espagne, M., Wilhelm Wundt, « La “psychologie des peuples” et l’histoire culturelle », dans Revue germanique internationale, no 10, 1998, p. 73.
  12. Middel, M., op. cit., p. 94, 111 ; Espagne, M., « Présentation », dans Revue germanique internationale, no 10, 1998, p. 7.
  13. Colin, A., « Les historiens américains et l’histoire culturelle », dans Romantisme, revue du dix-neuvième-siècle, histoire culturelle/histoire littéraire, no 143, 2009/1, p. 33-36.
  14. Chartier, R., « La nouvelle histoire culturelle existe-t-elle ? », dans Les Cahiers du Centre de recherches historiques, no 32, 2003, p. 1.
  15. Colin, A., « Les historiens américains et l’histoire culturelle française » dans Romantisme, revue du dix-neuvième siècle. Histoire culturelle/Histoire littéraire, no 1, no 143, 2009/1, p. 31-36.
  16. Espagne, M., Présentation, dans Revue germanique internationale, no 10, 1998, p. 6
  17. Idem ; Burke, P., op. cit., p. 4.
  18. Saint-Jacques, D. et Viala, A., op. cit.,dans Mollier, J.-Y., op. cit., p. 266.
  19. Poirrier, P., Les enjeux de l’histoire culturelle, Paris, 2004, p. 374.
  20. Urfalino, P., L’histoire culturelle : programme de recherche ou grand chantier ?, dans Vingtième siècle, revue d’histoire, 57 (1998), p. 116, 119.
  21. Poirrier, P., L’histoire culturelle en France. Une histoire sociale des représentations, dans Id., dir., l’histoire culturelle : un tournant mondial », Dijon, 2008, p. 39.
  22. Vandelorge, L., Où va l’histoire culturelle ?, dans Ethnologie française, 36/2, 2006, p. 357.
  23. Ory, P., Histoire culturelle, dans Encyclopaedia Universalis, op. cit.
  24. Noiriel, G. et Chartier, R., L’histoire culturelle aujourd’hui. Entretien avec Roger Chartier, dans Genèses, no 15, 1996, p. 126.
  25. Ory, P., L’histoire culturelle, Paris, 2011, p. 15-16 ; Poirrier, P., Les enjeux de l’histoire culturelle, s.l., 2004, p. 387.
  26. Rioux, J.-P. et Sirinelli, J.-F., dir., op. cit., p. 132.
  27. Ory, P., Histoire culturelle, dans Encyclopaedia Universalis, op. cit.
  28. Ibid.
  29. Urfalino, P., op.cit., p. 118.
  30. Delvaux, M. et Fournier, M., Etudes culturelles (cultural studies), dans Mollier, J.-Y., op. cit., p. 201.
  31. Poirrier, P., op. cit., p. 384-385.
  32. Burke, P., op. cit., p. 51-52.
  33. Ibid., p. 102.
  34. Ibid., p. 104 ; 131.
  35. Rioux et Sirenelli, op. cit., p. 100 et 145.

Liens externes[modifier | modifier le code]