Faux (art)

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Ce tableau a été identifié comme faux après que l'on a retrouvé du bleu de Prusse, un pigment qui n'est utilisé que depuis le XVIIIe siècle.

Un faux est une imitation d'une œuvre d'art originale, qui n'est pas présentée comme une copie, ou une œuvre originale dont on essaie d'attribuer la paternité à un artiste qui n'en est pas l'auteur, et qui est généralement plus célèbre.

Histoire[modifier | modifier le code]

La diffusion de la richesse qui suivit la Renaissance entraîna un attrait plus grand pour les œuvres d'art et les objets antiques. Cet attrait s'étendit aux œuvres contemporaines et, de plus en plus, la valeur de ces œuvres fut attachée à la signature de celui qui les avait produites. Pour les identifier, les peintres commencèrent à marquer leurs œuvres, d'abord de signes puis de signatures. Avec la demande plus forte, les premiers faux commencèrent à apparaître.

Pendant le XVIe siècle certains suiveurs d'Albrecht Dürer ajoutèrent sa signature à leurs œuvres pour en augmenter la valeur, provoquant la colère de Dürer : il ajouta à une gravure de la Vierge une mention « que soient maudits les pilleurs et les imitateurs du travail et du talent des autres »[1]. Même Michel-Ange fit un faux d'un cupidon en marbre pour son mécène Laurent de Médicis.

En 1799, Wolfgang Küffner put emprunter un autoportrait d'Albrecht Dürer qui décorait l'hôtel de ville de Nuremberg depuis le XVIe siècle. En lieu et place de l'original, il restitua une copie, supercherie qui ne fut découverte que six ans plus tard, en 1805, quand le tableau fut vendu et expertisé.

Les faux se multiplièrent au XXe siècle, en particulier sur les œuvres d'artistes contemporains comme Salvador Dalí, Pablo Picasso, Paul Klee ou Matisse. Durant la seconde guerre mondiale, le marché de l'art en France occupée connut un véritable boom qui s'accompagna de la création et de la vente de nombreux faux[2].

Des faux en vestiges étrusques apparurent également au XXe siècle, suite au développement de l'intérêt renouvelé pour cette civilisation. Les faux « Guerriers en terracotta » furent même expertisés et reconnus comme authentiques entre 1915 et 1961 par leur acheteur, le Metropolitan Museum of Art de New-York. Les aveux du faussaire, le sculpteur italien Alfredo Fioravanti, au consulat américain de Rome, les fit revenir immédiatement sur leurs certitudes[3].

Exemples célèbres[modifier | modifier le code]

Fiction[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages

  • Otto Kurtz, Faux et Faussaires, traduit de l'anglais par Jacques Chavy, Flammarion, 1948, rééd. 1983
  • Fritz Mendax, Le Monde des Faussaires, traduit de l'allemand par Guido Meister, La Table Ronde, 1956

Articles


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Forgeries, a Long History, Adrian Darmon
  2. Kim Oosterlinck, 2009. "The Price of Degenerate Art," Working Papers CEB 09-031.RS, ULB -- Universite Libre de Bruxelles.
  3. Jean-Paul Thuillier, Les Étrusques, la fin d'un mystère, p. 148-149
  4. http://books.google.fr/books?ei=Zss_U7fOEZGthQex8oHQBQ&hl=fr&id=rthIAQAAIAAJ&dq=marien+marcel&focus=searchwithinvolume&q=authentification+des+oeuvres