Joseph Duveen

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Joseph Duveen
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Joseph Duveen dans les années 1920.

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Naissance
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Nationalité
Activité

Joseph Duveen (né le à Hull – mort le à Londres), 1er baron Duveen, est un des plus célèbres marchands d'art du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de courtiers d'objets d'art juifs néerlandais, il comprend jeune que les fortunes accumulées aux États-Unis pouvaient acheter les œuvres d'art détenues par des aristocrates européens désargentés, et bâtit sa fortune sur ce constat.

À partir de 1906, il employa Bernard Berenson comme expert dans ses transactions de tableaux anciens.

En 1907, il fit réaliser par l'architecte néoclassique René Sergent (1865-1927), en s'inspirant du Petit Trianon de Versailles, un magasin d'exposition en fond de cour au 20, place Vendôme, à Paris.

Parmi ses clients fortunés figurent Henry Clay Frick, William Randolph Hearst, J.P. Morgan, Andrew Mellon et John D. Rockefeller. Il a notamment conseillé le banquier Edward Stotesbury et sa femme Eva à acquérir un mobilier somptueux pour meubler Whitemarsh Hall, l'une des plus grandes résidences privées des États-Unis.

Il fut à l'origine de la construction de National Gallery of Art, à Washington.

Il fit de nombreuses donations, dont, à l'État Français, le tableau Le violon[1] du peintre postimpressionniste Georges Dufrénoy en 1926.

Du fait des donations philantropiques qu'il effectua auprès de musées britanniques, il fut en 1933 anobli sous le titre de « baron Duveen of Milbank ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • N. S. Behrmann, Duveen, The New Yorker (traduit en français sous le titre Duveen - La chasse aux chefs-d'œuvre (Hachette, coll. choses vues-aventures vécues, 1953, réédité en 1972).
  • Meryl Secrest, Duveen, a Life in Art (New York, Alfred A. Knopf, 2004).
  • C. Simpson, Artful partners (1986).
  • Son beau-frère et collègue René Gimpel (1881-1945), époux de sa sœur Florence, l'évoque à maintes reprises dans son Journal d'un collectionneur marchand de tableaux 1918-1939 (Calmann-Lévy, 1963) et en donne cette appréciation à la suite d'un désaccord survenu entre eux à propos de l'authenticité d'un primitif français de la collection Frick, un des clients de Duveen :

« […] il n'a aucune connaissance en peinture, ne vend qu'étayé par des certificats d'experts, mais son intelligence lui a permis de soutenir une façade lézardée dans ce pays où il y a encore si peu de connaisseurs. »

— René Gimpel, carnet du 26 mars 1923, p. 230

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&Total=3&FP=594193&E=2K1KTSC1C0B9&SID=2K1KTSC1C0B9&New=T&Pic=1&SubE=2C6NU0VW7U47

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