Joseph Duveen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Joseph Duveen
Joseph Duveen.jpg

Joseph Duveen dans les années 1920.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Joseph Duveen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Charles Joel Duveen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Domaine

Joseph Duveen (né le à Hull – mort le à Londres), 1er baron Duveen, est un des plus célèbres marchands d'art du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Allée de châtaigniers à La Celle-Saint-Cloud par Alfred Sisley, 1865, Petit Palais. Ancienne Collection Joseph Duveen.
Joseph Duveen par George Charles Beresford

Issu d'une famille de courtiers néerlandais spécialisés dans les objets d'art, Joseph Duveen comprend, très jeune, que les fortunes accumulées aux États-Unis pouvaient désormais racheter les œuvres d'art détenues par des aristocrates européens désargentés, et, ainsi, il bâtit sa fortune sur ce constat.

À partir de 1906, il emploie Bernard Berenson comme expert lors de transactions sur certains tableaux anciens.

En 1907, il fait réaliser par l'architecte néoclassique René Sergent (1865-1927), en s'inspirant du Petit Trianon de Versailles, une galerie d'exposition située en fond de cour au 20, place Vendôme, à Paris.

Parmi ses clients fortunés figurent Henry Clay Frick, William Randolph Hearst, J.P. Morgan, Andrew Mellon et John D. Rockefeller. Il a notamment conseillé le banquier Edward Stotesbury et sa femme Eva à acquérir un mobilier somptueux pour meubler Whitemarsh Hall, l'une des plus grandes résidences privées des États-Unis.

En 1921, il vend L'Enfant bleu de Thomas Gainsborough au milliardaire américain Henry Edwards Huntington contre la somme de 182 200 livres sterling (près de 20 millions de francs de l'époque, un record).

Il fut à l'origine de la construction de National Gallery of Art, à Washington.

Il fit de nombreuses donations, dont, à l'État Français, le tableau Le Violon[1] du peintre postimpressionniste Georges Dufrénoy en 1926.

Du fait des donations philanthropiques qu'il effectua auprès de musées britanniques, il fut anobli en 1933 sous le titre de « baron Duveen of Milbank ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • N. S. Behrmann, Duveen, The New Yorker (traduit en français sous le titre Duveen - La chasse aux chefs-d'œuvre (Hachette, coll. choses vues-aventures vécues, 1953, réédité en 1972).
  • Meryle Secrest, Duveen, a Life in Art (New York, Alfred A. Knopf, 2004).
  • C. Simpson, Artful partners (1986).
  • Son beau-frère et collègue René Gimpel (1881-1945), époux de sa sœur Florence, l'évoque à maintes reprises dans son Journal d'un collectionneur marchand de tableaux 1918-1939 (Calmann-Lévy, 1963) et en donne cette appréciation à la suite d'un désaccord survenu entre eux à propos de l'authenticité d'un primitif français de la collection Frick, un des clients de Duveen :

« […] il n'a aucune connaissance en peinture, ne vend qu'étayé par des certificats d'experts, mais son intelligence lui a permis de soutenir une façade lézardée dans ce pays où il y a encore si peu de connaisseurs. »

— René Gimpel, carnet du 26 mars 1923, p. 230

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]