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Artcurial

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Artcurial
logo de Artcurial
illustration de Artcurial
Depuis 2002, l’hôtel Marcel Dassault (en) abrite Artcurial.

Création 2002
Fondateurs Nicolas Orlowski et Francis Briest
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan L'art de vendre aux enchères
Siège social Hôtel Marcel Dassault,
7 rond-point des Champs-Élysées,
75008 Paris
Drapeau de France France
Direction Nicolas Orlowski, président directeur général
Activité Maison de ventes aux enchères
Librairie d'Art Artcurial, Agence Artcurial Culture, John Taylor - Immobilier de luxe
Effectif 150[réf. souhaitée]
Site web www.artcurial.com

Chiffre d'affaires en augmentation 37 411 400 € (2016)[réf. souhaitée]

Artcurial est une maison française de vente aux enchères[1] d’objets d’art. Son siège se situe à l’Hôtel Marcel Dassault à Paris.

Fondée en 2002 alors que le marché français s'ouvre à la concurrence, avec des lieux de ventes principalement à Paris et à Monaco, la maison a réalisé 210,1 millions d'euros de volume de ventes en 2016 et 191,1 millions d'euros en 2017[réf. souhaitée].

Parmi ses actionnaires figurent entre autres le Groupe Dassault ainsi que la famille monégasque Pastor[réf. souhaitée].

Historique[modifier | modifier le code]

La galerie d'art Artcurial a été créée en juin 1975[2] par François Dalle, alors patron de L'Oréal, au 9, avenue Matignon (locaux hébergeant actuellement Christie's, maison de vente concurrente). Artcurial exerçait à la fois des activités de galerie, de librairie spécialisée et surtout de maison d'édition d'œuvres multiples. De 1975 à 2002 (date de son rachat), Artcurial a ainsi édité les œuvres de 70 artistes : Arman, Sonia Delaunay, Giorgio de Chirico, Marino Di Teana, Takis, François-Xavier Lalanne, Nicolas Schöffer...[réf. souhaitée]

En 2002, Nicolas Orlowski, en association avec la famille Dassault, rachète la galerie Artcurial à la société L'Oréal pour en faire une maison de vente aux enchères spécialisée dans l'art et les antiquités, profitant de la perte de monopole des commissaires-priseurs sur l'organisation des ventes aux enchères en France (loi du 10 juillet 2000). Cette libéralisation avait déjà permis l'arrivée de maisons étrangères en France, Christie's et Sotheby's[réf. souhaitée].

La société s'installe dans l'ancien hôtel Sabatier d’Espeyran construit en 1888, au 7, rond-point des Champs-Élysées, propriété de Dassault[réf. souhaitée].

Elle devient en 2006 la première maison française de vente aux enchères[1] et la troisième au monde.

En novembre 2017, Artcurial annonce l'acquisition de John Taylor, une entreprise de vente de biens immobilier de luxe[3].

Polémiques[modifier | modifier le code]

En 2012, la vente d'un sceau impérial chinois chez Artcurial, malgré les protestations de la Chine et de l'Association pour la protection de l'art chinois en Europe, suscite la polémique car cet objet d'art aurait été volé lors du sac du Palais d'Été de Pékin par les troupes franco-britanniques en 1860[4]. Artcurial réfute cette provenance, affirmant que leur expertise démontre que le sceau ne vient pas du Palais d'Été.

En 2017, dans le journal Le Soir, Daniel Couvreur publie que l’expert parisien d’Artcurial, Eric Leroy, aurait négocié illégalement des dessins originaux d'Edgar P. Jacobs, auteur de Blake et Mortimer : d'après Gaëtan Laloy, qui préside la Chambre belge des experts en bande dessinée, « Eric Leroy revendait les pièces à des collectionneurs de son réseau, en dehors du circuit des salles de vente publique »[5]. L'information est corroborée par d'autres témoignages, publiés dans Aujourd'hui en France[6] et L'Express[7].

Activité[modifier | modifier le code]

L'hôtel offre un espace de 2 000 m2 destiné à l'exposition des objets en vente. Au même titre que les ventes, les expositions et services (galerie, librairie et restaurant) offerts par l'hôtel sont ouverts au public et libres d'accès. Une galerie virtuelle a également ouvert ses portes en 2000[8].

La société dispose d'une bibliothèque de 18 000 ouvrages contemporains relatifs à l'art du XXe siècle[9].

Artcurial parraine ou organise le Prix Marcel Duchamp et le Prix de dessin contemporain de la Fondation d'art contemporain Daniel et Florence Guerlain[réf. souhaitée].

Implantation[modifier | modifier le code]

Artcurial a des bureaux en France à Bordeaux, Lyon, Montpellier et Toulouse. L'entreprise possède également des bureaux représentations à l’étranger (Allemagne, Autriche, Belgique, Chine, Italie, Israël et Monaco)[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Héloïse Gray, 5 bonnes raisons de (re)découvrir Artcurial, L'Express, 4 mai 2006
  2. Véronique Prat, Douze ans de l'histoire d'Artcurial, Artcurial, 1987.
  3. Nicole Vulser, « En rachetant John Taylor, Artcurial se diversifie dans l’immobilier de prestige », sur Le Monde,
  4. « La vente d'un sceau impérial chinois chez Artcurial suscite la polémique », sur lemonde.fr, .
  5. Daniel Couvreur, « Blake et Mortimer, le jackpot des marchands d’art : Qui a mis Jacobs aux enchères ? Eric Leroy et Daniel Maghen, les deux grands experts parisiens de la BD, ont été les principaux marchands des planches de Blake et Mortimer », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  6. Nicolas Jacquard, Christophe Levent et Jean-Baptiste Quentin, « Grand format. Sur la piste des planches disparues de Blake et Mortimer », Aujourd'hui en France,‎ (lire en ligne)
  7. Jérôme Dupuis, « Des planches originales de Blake et Mortimer revendues en cachette? », L'Express,‎ (lire en ligne)
  8. Voir article du magazine Stratégies.fr
  9. voir site de la bibliothèque

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]