Landouzy-la-Ville

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Landouzy-la-Ville
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Canton Hirson
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Trois Rivières
Maire
Mandat
Marinella Branquart
2014-2020
Code postal 02140
Code commune 02405
Démographie
Population
municipale
566 hab. (2012)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 43″ N 4° 02′ 56″ E / 49.8619444444, 4.0488888888949° 51′ 43″ Nord 4° 02′ 56″ Est / 49.8619444444, 4.04888888889
Altitude Min. 148 m – Max. 234 m
Superficie 15,76 km2
Localisation

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Landouzy-la-Ville est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Landouzy-la-Ville est une commune située dans le département de l'Aisne près de Eparcy ou encore Origny-en-thiérache (région de Picardie). La ville de Landouzy-la-Ville appartient au canton d'Aubenton et à l'arrondissement de Vervins.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

L'occupation de Landouzy-la-Ville est attestée dès l'époque gallo-romaine, comme en témoignent les nombreux sites et découvertes fortuites dont la plus notable est celle de la statuette du Jupiter à la Roue, près du hameau de la Vallée Heureuse, à la limite de la commune de Plomion.

Landouzy-la-Ville est fondée en 1168 par une charte entre l'abbaye de Foigny et le seigneur Raoul de Coucy-Vervins, protecteur de cette abbaye cistercienne. Landouzy était le nom donné à un territoire au sud ouest d'Eparcy.

La portion sud du territoire d'Eparcy fut alors adjoint, avec en outre le défrichement du bois de La Haye. Ces aménagements sont intervenus dans le contexte d'expansion démographique et économique de la fin du XIIe siècle.

Outre des privilèges de liberté accordés à ses habitants, la nouvelle agglomération est bâtie selon un plan défini, avec au centre du village une place publique en forme de parallélogramme de 4 jalois (1 200 m2) d'étendue. Sur l'un des côtés est édifié un hôtel de ville devant abriter le logement du gouverneur et les assemblées des habitants et faisant également fonction de halle, sur un autre, l'église paroissiale Notre-Dame de l'Assomption est bâtie aux frais de l'abbaye de Foigny par les frères convers.

On trouve également un hôtel-Dieu, une maladrerie, un couvent de cordeliers et une maison de béguines. Outre un moulin, quatre hameaux sont établis sur l'ensemble du territoire communal.

La charte communale est reformulée en 1243 par Thomas II de Coucy-Vervins et l'abbé Matthieu de Foigny. Ces deux autorités de tutelle font construire chacun un château sur le territoire de Landouzy : celui de la Converserie, dépendant de Foigny, et celui de Raoul de Coucy, sur le site de l'actuel cimetière.

Le château des Coucy-Vervins est détruit dès 1423 par Jean de Luxembourg, puis ruiné en 1470 par les Bourguignons. Le village et ses hameaux sont victimes de destructions successives qui vont faire disparaître peu à peu les édifices et institutions religieuses mises en place à la fin du XIIe siècle : prise et incendie de Landouzy-la-Ville en 1591, puis nouvelle destruction par les Espagnols en 1653.

Landouzy-la-Ville est ainsi reconstruite à plusieurs reprises au cours du XVIIe siècle. La halle-hôtel de ville, reconstruite en 1526, puis en 1600, est également rebâtie après 1653.

Reconstruite en 1791 et 1792, elle devait subsister jusqu'en 1922-1923. Lors du passage d'Henri IV à Landouzy-la-Ville en 1591, selon la tradition locale, le chêne dit de Henri IV est alors planté, près du hameau de la Cense des Nobles, en souvenir de l'arrêt du roi à cet endroit.

Landouzy-la-Ville devient dès la 1ère moitié du XVIe siècle, un des principaux sites d'implantation du protestantisme en Thiérache, avec la création de petits temples dans les granges. Cette communauté sera dispersée après la révocation de l'Édit de Nantes.

Le renouveau ou réveil du protestantisme en Thiérache au début du XIXe siècle se concrétise par la construction d'un temple et la présence d'écoles confessionnelles.

Entre 1861 et 1865 est construit le temple actuel, au hameau de la Cense des Nobles. Le déplacement du cimetière paroissial en 1893, primitivement autour de l'église Notre-Dame de l'Assomption, sur le site du château de Raoul de Coucy-Vervins, est lié à la personnalité du libre-penseur, Narcisse Greno, qui avait aussi doté le village d'établissements charitables.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[1] avril 2014 Serge Basquin    
avril 2014[2] en cours
(au 17 avril 2014)
Marinella Branquart    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 566 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 246 1 380 1 383 1 395 1 537 1 651 1 660 1 688 1 703
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 696 1 769 1 766 1 693 1 663 1 451 1 372 1 288 1 187
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 091 1 050 934 860 846 737 721 638 652
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
620 596 524 518 578 530 512 509 566
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Gill, caricaturiste et chansonnier français.
  • Narcisse Greno, fondateur de l'entreprise de champagne rémoise « Pommery et Greno ».
  • James Martin (l'abbé), alias "Jehan de Lorraine"; né le 20/02/1910 à Xivry-Circourt et mort à Hirson le 27/06/1993; curé de Landouzy la Ville (Aisne); auteur-compositeur-interprète de chansons; lauréat du premier prix du Concours de la bonne Chanson en 1947. Il œuvra avec le musicien Jean Fragerolle mais essentiellement avec le poète-paysan autodidacte Gaston Chandivert : "Chansons d'hier et de toujours", "Rondes et Chansons"... (Sources -entre autres- : Archives historiques de l'Évêché de Soissons).
  • Alain Reuter, homme politique axonais ; vice-président du Conseil régional de Picardie chargé de la Culture et du Patrimoine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « L'ancien maire Serge Basquin mis à l'honneur : Les principales réalisations de Serge Basquin ont été évoquées lors de la cérémonie du 8 Mai. », Le Courrier La Gazette, no 2345,‎ , p. 25
  2. « Premier conseil municipal pour les nouveaux élus », Le Courrier La Gazette, no 2341,‎ , p. 32
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.