Clairfontaine

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Clairfontaine
Clairfontaine
La mairie et la poste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Intercommunalité Communauté de communes de la Thiérache du Centre
Maire
Mandat
Régis Tricoteaux
2020-2026
Code postal 02260
Code commune 02197
Démographie
Population
municipale
535 hab. (2019 en diminution de 4,12 % par rapport à 2013)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 50″ nord, 3° 59′ 10″ est
Altitude 238 m
Min. 152 m
Max. 239 m
Superficie 14,31 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vervins
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Clairfontaine
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Clairfontaine

Clairfontaine est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique

Clairfontaine se situe en Thiérache (nord-est du département de l'Aisne).

La commune est caractérisée par le bocage ; elle se trouve en limite de Fourmies, dans le département du Nord.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat de montagne », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 9,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 956 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Fontaine-Vervins Man », sur la commune de Fontaine-lès-Vervins, mise en service en 1977[7] et qui se trouve à 15 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,1 °C et la hauteur de précipitations de 907,6 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Saint-Quentin », sur la commune de Fontaine-lès-Clercs, mise en service en 1933 et à 58 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,3 °C pour 1981-2010[12], puis à 10,8 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Clairfontaine est une commune rurale[Note 6],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (74,2 %), terres arables (22,2 %), zones urbanisées (1,9 %), zones agricoles hétérogènes (1,6 %), forêts (0,1 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Clarus fons en 1136, bâti près de sources à la limpidité desquelles elle doit son nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Clairfontaine doit sa naissance à l'abbaye de Clairfontaine qui, au commencement du XIIe siècle, est fondée en ce lieu alors désert.

Un certain Albéric désirant embrasser la vie érémitique avec quelques autres clercs qui s'étaient rangés sous sa conduite, demande à Guy, seigneur de Guise, et en obtient cette solitude en 1124. Deux ans après, cette communauté s'affillie à l'abbaye de Prémontré.

En même temps, Clairfontaine dépendait de Wimy, est érigé en paroisse.

Les troubles et les guerres civiles du XVIe siècle sont funestes à cette maison religieuse qui, placée sur l'extrême frontière du Royaume de France, était plus exposée que toute autre. Elle est entièrement détruite en 1636, pendant le siège de La Capelle.

Les moines, réduits à un petit nombre, ne savaient où se réfugier, lorsque les habitants de Villers-Cotterêts leur offrent un emplacement avec l'église du bourg. Ils acceptent, et en 1676, s'établissent définitivement à Villers-Cotterêts. Quant au village de Clairfontaine, pillé et brûlé une première fois par les Espagnols en 1636, il est tout à fait ruiné par eux en 1670.

Clairfontaine n'a pas eu de seigneurs laïques, les religieux en ayant toujours gardé la seigneurie[21].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Vervins du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la troisième circonscription de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de La Capelle[22]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Vervins.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes de la Thiérache du Centre, créée fin 1992.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1838 1848 César Huant    
avant 1875 après 1876 Henninon[23]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2001[24] Patrick Mandron   Démissionnaire
2001 mai 2020[25],[26] Paul Véron[27] DVD Ancien directeur de la MFR de Beauregard
Président de la communauté de communes de la Thiérache du Centre (2014 → 2020)
mai 2020[28],[29] En cours
(au 26 mai 2020)
Régis Tricoteaux[30]   Agriculteur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32].

En 2019, la commune comptait 535 habitants[Note 7], en diminution de 4,12 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,61 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0089159621 2621 4261 4791 4781 4401 444
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3541 3291 2121 1241 045945913867890
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
833802814736703700687609653
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
609597519556514497531528565
2014 2019 - - - - - - -
563535-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école communale a ferme en 2004, à la suite d'une baisse des effectifs scolaires[25].

La maison familiale et rurale de Beauregard forme les jeunes aux métiers du cheval[34],[35].

Autres services publics[modifier | modifier le code]

Pendant les mandats de Paul Véron, la commune a été l'une des premières à ouvrir une agence postale communale, défendant ainsi le service public de proximité[25].

Économie[modifier | modifier le code]

En 2019 le village dispose de trois entreprises qui emploient, au total, environ 130 personnes : la MFR de Beauregard, Collery et Eiffage[25].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Clairfontaine », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales (consulté le ).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  7. « Station Météo-France Fontaine-Vervins Man - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Clairfontaine et Fontaine-lès-Vervins », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Fontaine-Vervins Man - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Clairfontaine et Fontaine-lès-Clercs », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Saint-Quentin - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. Dictionnaire historique du département de l'Aisne, Tome I, page 255, par Maximilien Melleville, 1865.
  22. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Almanach-annuaire de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, 18e année, Matot-Braine, Reims, 1876, p193.
  24. « Agressé, le maire démissionne », Le Parisien,‎ (lire en ligne) « En début de semaine dernière, le premier magistrat était tombé dans un traquenard que lui avaient tendu trois individus (...) Un projet de centre de tri dont le maire est un farouche opposant pourrait être à l'origine de cette agression »
  25. a b c et d « Paul Véron fait le bilan ses cinq mandats à Clairfontaine avant de céder sa place : C’est la dernière ligne droite pour Paul Véron, élu de premier plan en Thiérache du Centre, un maire doublé d’un président d’intercommunalité. L’heure aussi du bilan politique avant de raccrocher », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le ) « En 1989, Paul Véron devient conseiller de Clairfontaine, commune où il s’investit pour 5 mandats, dont trois comme maire à partir de 2001, succédant à Jean Fossier ».
  26. « Paul Véron, la vie hors politique », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. « Les maires s'installent », La Thiérache, no 2575,‎ , p. 48 (ISSN 0183-8415)
  28. « Un nouveau maire a été élu dans la commune de Clairfontaine », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Régis Tricoteaux a pris la suite de Paul Véron ».
  29. « Régis Tricoteaux, nouveau maire de la commune de Clairfontaine », L'Union,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  30. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  34. « Clairfontaine : la MFR en passe de devenir propriétaire pour ses 60 ans d’existence : Lors de son assemblée générale, la MFR a annoncé l’avancée d’un dossier qui lui tient à cœur, celui de la signature d’un acte d’achat de ses locaux loués », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  35. « À la découverte des métiers du cheval à la MFR de Clairfontaine : La Maison familiale et rurale de Beauregard a organisé des portes ouvertes », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le ).