Aisonville-et-Bernoville

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Aisonville-et-Bernoville
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Canton Guise
Intercommunalité Thiérache Sambre et Oise
Maire
Mandat
Christian Parent
2016-2020
Code postal 02110
Code commune 02006
Démographie
Population
municipale
256 hab. (2014)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 56′ 05″ nord, 3° 31′ 21″ est
Altitude Min. 108 m
Max. 166 m
Superficie 8,73 km2
Localisation

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Aisonville-et-Bernoville est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes :

Communes limitrophes de Aisonville-et-Bernoville
Seboncourt Grougis
Étaves-et-Bocquiaux Aisonville-et-Bernoville Vadencourt
Montigny-en-Arrouaise Noyales


Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1790, il existait deux paroisses distinctes, Aisonville et Bernoville. Elles furent réunies par la Révolution française qui créa la commune d'Aisonville-et-Bernoville[1]. Celle-ci absorbe Bernoville entre 1790 et 1794[1].

Première Guerre mondiale

Du 10 au , la bataille d'Aisonville-et-Bernoville monopolisa près de 10 régiments français qui vinrent à bout d'une puissante armée allemande retranchée dans le village. Côté français il y eut deux mille victimes, dont 400 morts.

L’ancienne voie ferrée

De 1900 à 1951, Aisonville a possédé une gare située dans le bas du village, rue de la Gare (de nos jours, la gare est devenue une habitation). Elle faisait de la ligne de chemin de fer de Guise au Catelet, ligne à voie métrique réalisée sous le régime des « voies ferrées d'intérêt local » reliant Le Catelet-Gouy à Bohain puis Guise. Elle servait pour le transport du courrier, des marchandises, des betteraves et surtout des habitants et des ouvriers qui se rendaient soit à Guise ou à Bohain. Elle se trouve à moins de 2 km de sa voisine, la gare de Grougis ; contrairement à d’autres sections qui sont devenues des chemins ou des sentiers de randonnée, la voie reliant Aisonville à Grougis n’est plus visible.
Après 1945, le trafic décline, du fait de l’essor du transport des marchandises par camion et des voyageurs par autobus. Le département de l’Aisne, propriétaire de la ligne, décide de son déclassement le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Vervins du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la troisième circonscription de l'Aisne.

Elle fait partie depuis 1793 du canton de Guise[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où la commune est toujours intégrée, s'agrandit et passe de 19 à 45 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes de la Région de Guise créée en 1993.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe), qui vise entre autres à renforcer les intercommunalités et prévoit que, sauf cas particulier, celles-ci doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette petite intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes de la Thiérache d'Aumale, qui, avec moins de 6 000 habitants, était loin du seuil démographique requis.

C'est ainsi qu'a été créée le la communauté de communes Thiérache Sambre et Oise, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 novembre 2015[2] Alain Violette[3],[4],[5] DVD Démissionnaire
janvier 2016[6] en cours
(au 18 janvier 2016)
Christian Parent    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 256 habitants, en diminution de -11,72 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
461 485 542 645 723 727 830 921 1 059
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 160 1 291 1 313 1 242 1 102 922 777 723 623
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
585 534 525 415 412 415 401 406 427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
388 343 300 251 216 291 300 290 256
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis 1994 est installée la Brasserie de Bernoville[réf. nécessaire], une micro brasserie dont la production principale est la bière ambrée Bernoville. Elle produit également « La Bière du Pays de Guise ».

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Bernoville, d'une architecture régionale en brique et pierre de taille, construit dans la première moitié du XVIIIe siècle est classé "monument historique" partiellement depuis le 24 décembre 1997[10]. Les anciennes écuries sont reconverties en hôtel trois étoiles.
  • Des fermes remarquables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Décédée en 1777, dame Marie Martine Camps-Laurent, épouse de Ferdinand de l'Epine, était dame de Bernoville, d'Aisonville, de Roberfart et autres lieux[11]. Son testament du 10 mai 1774, qui faisait de son mari son légataire universel, a été annulé par un arrêt du parlement de Paris du [12].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Trois communes aux urnes le 10 janvier », L'Union,‎ (lire en ligne).
  3. Réélu pour le mandat 2008-2014 : Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  4. Réélu pour le mandat 2014-2020 : « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  5. L'Aisne nouvelle, « Villers-lès-Guise : le conseil municipal au complet », (consulté le 23 décembre 2015)
  6. L'Aisne nouvelle, « Aisonville et Bernoville : le nouveau maire s’appelle Christian Parent », (consulté le 18 janvier 2016)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Château de Bernoville », notice no PA02000004, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Registres paroissiaux du Quesnoy (59) : remariage de son époux le 3 novembre 1782.
  12. Répertoire universel et raisonné de jurisprudence civile, criminelle, canonique et bénéficiale, par Joseph Nicolas Guyot et autres - 1785 - Tome XVII - page 119 et s. - rubrique Testament, consultable sur Google Books.