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Esquéhéries

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Esquéhéries
Esquéhéries
Église d'Esquéhéries.
Blason de Esquéhéries
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Intercommunalité Communauté de communes de la Thiérache du Centre
Maire
Mandat
Alain Compère
2020-2026
Code postal 02170
Code commune 02286
Démographie
Gentilé Esquérisien(ne)s
Population
municipale
855 hab. (2021 en augmentation de 0,35 % par rapport à 2015)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 59′ 05″ nord, 3° 44′ 50″ est
Altitude 182 m
Min. 144 m
Max. 199 m
Superficie 16,21 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Le Nouvion-en-Thiérache
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guise
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Esquéhéries
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Esquéhéries
Géolocalisation sur la carte : Aisne
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Esquéhéries
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Esquéhéries

Esquéhéries est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cartographies de la commune
Carte
La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
Entrée du village
Entrée du village
  • 1Carte dynamique
  • 2Carte Openstreetmap
  • 3Carte topographique
  • 4Carte avec les communes environnantes
  • 5Vue de l'entrée du village

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lille est à environ 110 km, Paris à 210 km, Saint-Quentin à 45 km, la Belgique à environ 40 km.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé, en tronçons parfois aériens ou souterrains, par Le Calvaire, ruisseau d'une dizaine de kilomètres qui prend sa source à l'est pour aller se jeter dans le Noirieu à la sortie du village.

Le ruisseau le Calvaire.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[2].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 834 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Fontaine-lès-Vervins à 18 km à vol d'oiseau[3], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 826,3 mm[4],[5]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Esquéhéries est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[7]. Elle est située hors unité urbaine[8]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Nouvion-en-Thiérache, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[8]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (80,9 %), terres arables (15,6 %), forêts (1,9 %), zones urbanisées (1,6 %)[11].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Anciens noms : En 1157, le village est cité pour la première fois sous l'appellation de Scheriis dans un cartulaire de l'abbaye de Liessies. Le nom variera encore ensuite de nombreuses fois en fonction des différents transcripteurs : Escheheries (1199), Esqueheris (1200 - Cart. de la seign. de Guise, f. 53 et 161), Escherie (1228 - Arch. de l'Emp., L992), Esqueheryes (1586), Queherie-en-Thierasse (XVIe siècle - Minutes de Cl Huard, Not.), Esqueherry (1630), Esquerie (1643), Esquehery (1644 - Chambre du clergé du Dioc. de Laon), Esqueheries sans accents au XVIIe siècle sur la carte de Cassini et enfin l'orthographe actuelle « Esquéhéries » au XIXe siècle[12].
  • Trouver l'origine d'un nom n'est pas souvent facile au vu de l'influence successive de différentes langues. A l'instar de nombreuses localités du Nord de la France, la première partie du nom semble correspondre au nom d'une personne d'origine germanique (franc), suivie d'une terminaison en "is" qui a évolué au fil du temps, en "ie", "ies", "y", signifiant "propriété de".
  • Esquéhéries, signifierait « pays des Basques », un de ses hameaux se nomme en outre Iron (Le Moulin Flament dépendait de la baronnie d'Iron, Irun en 1172[13]), comme Irun, commune dans la Communauté autonome du Pays basque, située dans le Nord de l'Espagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village dépendait du Duché de Guise et ressortissait au bailliage ducal de cette localité. Le moulin dépendait de la baronnie d'Iron.

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).

Carte de Cassini[modifier | modifier le code]

La carte de Cassini montre qu'au XVIIIe siècle, Esquéhéries est une paroisse située sur le ruisseau le Noirrieu sur lequel figurent trois moulins à eau symbolisés par une roue dentée.

Comme la plupart des villages de Thiérache, la paroisse possédait de nombreux hameaux, encore présents actuellement :

  • Le Grand Houé (aujourd'hui Le Grand-Wez) qui était un grenier à sel en 1758[14]
  • Le Chénot, la Petite-Rue, la Planchette, la Voierie
  • Le Prez Caillot (ou Pré-Cailloux)
  • Les 40 Jallois (un jalois est une ancienne unité agraire équivalant approximativement à 30 ares)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune d'Esquéhéries est membre de la communauté de communes de la Thiérache du Centre, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à La Capelle. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[15].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Vervins, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[8]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Guise pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[8], et de la troisième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[16].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie.
Le monument aux morts.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 ? Paul Derbecq    
mars 2001 mars 2008 Pierre Lion    
mars 2008 En cours
(au 12 juillet 2020)
Alain Compère DVD Agriculteur
Réélu pour le mandat 2020-2026[17]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].

En 2021, la commune comptait 855 habitants[Note 2], en augmentation de 0,35 % par rapport à 2015 (Aisne : −2,08 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0302 0652 0132 0602 4482 4382 5402 5242 412
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2932 2762 1491 8081 8541 8311 7251 6061 561
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5361 4641 4501 2591 2211 2161 2081 1781 222
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 1831 1641 0611 0101 0051 219862848858
2021 - - - - - - - -
855--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste André Godin (1817-1888) : industriel et philanthrope né à Esquéhéries.
  • Ernest Lavisse, Historien, membre de l'Académie française (1842-1922), ses ancêtres Lavisse sont originaires d'Esquéhéries depuis 1687.
  • Georges Hardy (1884-1972) : professeur d'histoire, directeur de l'École Coloniale puis recteur d'académie né à Esquéhéries.
  • Ephrem Coppeaux né le 15/02/1870 à Esquéhéries, maire de Fourmies et député du Nord de 1924 à 1928.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Esquéhéries Blason
D'azur à la façade de l’église fortifiée du lieu de gueules soutenue de l'inscription "Scheriis" en lettre de sable[ArF. 1].
Détails
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (Gueules et sable sur azur).
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  3. « Orthodromie entre Esquéhéries et Fontaine-lès-Vervins », sur fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Station Météo-France « Fontaine-les-Vervins » (commune de Fontaine-lès-Vervins) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  5. « Station Météo-France « Fontaine-les-Vervins » (commune de Fontaine-lès-Vervins) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  7. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  8. a b c et d Insee, « Métadonnées de la commune ».
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Le Nouvion-en-Thiérache », sur insee.fr (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  12. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes -… », sur Gallica, (consulté le ).
  13. Auguste Matton, Dictionnaire topographique de l’Aisne, Paris, (lire en ligne), p. 144.
  14. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes -… », sur Gallica, (consulté le ).
  15. « communauté de communes de la Thiérache du Centre - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur banatic.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur politiquemania.com (consulté le ).
  17. « L'installation des conseils municipaux », La Thiérache, no 2575,‎ , p. 46 (ISSN 0183-8415)
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.


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