Grand-Verly

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Grand-Verly
Mairie-école de Grand-Verly
Mairie-école de Grand-Verly
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Canton Guise
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Guise
Maire
Mandat
Hervé Flamant
2014-2020
Code postal 02120
Code commune 02783
Démographie
Population
municipale
149 hab. (2012)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 56′ 19″ N 3° 35′ 06″ E / 49.9386111111, 3.58549° 56′ 19″ Nord 3° 35′ 06″ Est / 49.9386111111, 3.585  
Altitude Min. 87 m – Max. 153 m
Superficie 3,8 km2
Localisation

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Grand-Verly est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

La commune de Grand-Verly a été créée le 6 janvier 1896 à la suite de la promulgation d'une loi

divisant la commune de Verly en deux entités : Grand-Verly et Petit-Verly.

Le chef-lieu et le hameau étaient trop éloignés (5 km)

En parcourant le registre des délibérations nous nous apercevons que cette séparation était inéluctable.

Deux clans s'opposaient sans cesse, la gestion de Verly était devenue impossible.

C'est pourquoi, quand on dit : Grand-Verly, il faut penser à Verly d'avant 1896 !

Verly était un très vieux village remontant aux Mérovingiens,

des tombes ont été découvertes sur la place de Grand-Verly d'aujourd'hui.

Géographie[modifier | modifier le code]

Source : Monographie de Verly (Grand Verly en 1896) Document réalisé en 1887 détenu par la mairie de Grand Verly.

Le texte suivant comporte des fautes d'orthographe et de petites erreurs sur les lieux, mais elles figurent sur l'original.

En italique veuillez trouver des informations de Verly donc communes à Grand Verly et Petit Verly

I - GEOGRAPHIE PHYSIQUE :

SITUATION.

– La commune de Verly est à 1°15 de longitude Est, et à 49°50 de latitude Nord.

son étendue superficielle est de 873 hectares attention superficie de Verly dont 380 hectares pour Grand Verly .

Le sol est argilo-silicieux, reposant sur un sous sol calcaire.

Son territoire accidenté, a la forme d’un quadrilatère assez régulier, s’allongeant en pointe vers le nord.

SECTIONS.

– il comprend deux sections d’importance égale : Verly chef-lieu, et le Petit Verly, la première est à l’extrême Sud et la seconde à l’extrême Nord ; elles sont séparées l’une de l’autre par une distance de cinq kilomètres sans habitations intermédiaires. En outre, le territoire comprend deux fermes isolées : la demi-lieue au Nord-est, le chêne sec à l’ouest.

Par la loi du 6 janvier 1896, Verly sera divisé en deux entités : Grand Verly Et Petit Verly

LIEUX-DITS.

– on remarque parmi les lieux-dits :

1° La fosse des Moines, ancienne carrière dont l’exploitation prolongée a formée une excavation assez étendue. On raconte que cette carrière a fourni les pierres de construction de l’abbaye de Bohéries (commune de Vadencourt)

2° Le Bivouac, emplacement d’un camp français en 1792 et 1793. On y retrouve quantité de cendres.

3° Le cimetière des Huguenots sur lequel la tradition reste muette.

4° - Le chemins des morts : chemin emprunté lors des enterrements du hameau avant la séparation de Verly, l'église entourée du cimetière se trouvait au chef-lieu, aujourd'hui : Grand-Verly. Ce chemin offrait un raccourci et une pente plus douce.

Par la suite, une église (étude et projet en 1879) et un cimetière (1871) seront implantés au Petit-Verly

RELIEF DU SOL.

– Le territoire est traversé dans sa partie Est par les collines qui limitent, à droite et à gauche, la vallée du Noirieu.

On y retrouve le mont Déroez et le Mont du Bois de Lesquielles.

Le reste du territoire est occupé par le plateau formant la ligne de faîte des bassins de la Seine et de l’Escaut (collines de Picardie) et dont l’altitude est de 130 mètres. Dans la vallée, cette altitude descend à 92 mètres.

METEOROLOGIE.

Verly appartient au Nord du climat Séquanien. Il y pleut le tiers de l’année. La vallée est souvent couverte de brouillards. Les orages n’y exercent que de rares ravages.

GEOLOGIE.

– Verly appartient au terrain sédimentaire crétacé supérieur. On y trouve de la marne et un grand nombre de silex formant même des lits répétés. Le fond de la vallée est formé d’alluvions.

HYDROGRAPHIE.

– Les cours d’eau qui traversent la commune sont :

1° - Le Noirieu qui traverse la commune à l’est, il y a un parcours de 2 kilomètres ; son confluent avec l’Oise est à 200 mètres plus loin sur le territoire de Vadencourt.

2° - Le canal de la Sambre à l’Oise parallèle au Noirieu depuis Etreux. À 500 mètres au-delà de la limite du territoire, le canal rejoint l’Oise, qu’il suit parallèlement en conservant toujours un niveau plus élevé jusqu’à La Fère.

À 500 mètres en amont de la gare de Vadencourt l’Oise traverse le canal par un aqueduc composé de 5 arches. Ce canal qui va de Landrecies à La fère, a été construit en 1839 par une société anonyme.

3° - La rigole du Noirieux qui conduit ses eaux et une partie de celles de l’Oise jusqu’à Lesdins pour alimenter le bief de partage du canal de Saint Quentin à Cambrai. Cette Rigole appartient à l’État comme le canal q’elle alimente.

MARAIS.

– Il n’y a pas à proprement parler de marais à Verly, si ce n’est quelques emprises situées sur le côté du canal et qui ont été produits par l’enlèvement des terres nécessaires à l’établissement des digues dudit cours de navigation.

FAUNE COMMUNALE.

- La faune communale comprend les animaux domestiques connus dans le département : rats, souris, belettes, fouines, renards, loutres, musaraignes, etc.. Oiseaux domestiques : oiseaux ordinaires, perdrix, cailles, râles, alouettes, etc. Reptiles : grenouilles, crapauds, lézards, orvets, couleuvres.. Poissons : brochets, perches, tanches, anguilles, carpes, meuniers, vandoises, goujons, etc.

FLORE COMMUNALE.

– La flore communale comprend les céréales, les légumineuses, plantes et racines fourragères qui forment la culture du département. Comme plantes industrielles, on ne cultive que la betterave. Les principales graminées sont : bromes, houlque, fléole, Arbres fruitiers : poiriers, pommiers, cerisiers et pruniers. Cette catégorie a tellement souffert pendant l’hiver 1879-1880 qu’il ne s’en trouve plus qu’un bien petit nombre. Plantes aquatiques : véronique, sagittaires et cresson. Plantes champêtres : bluet, nielle, moutarde sauvage, menthe, chiendent, ivraie, liseron, chardon, cascute, (parasite du trèfle et luzerne)

POPULATION.

– La commune compte 945 habitants dont 475 pour la section de Verly-le-Grand et 469 pour celle du Petit-verly.

Sur l’ensemble, il y a diminution de 50 habitants depuis 10 ans, mais, si l’on considère séparément chaque section, on voit que le Petit-verly a augmenté de 50 habitants et que Verly-le-Grand a diminué de 100 habitants, soit 20 pour cent en 10 ans, ou 2 % en moyenne par an.

L’augmentation constatée au Petit-Verly a pour cause la proximité de l’importante commune de Mennevret qui y déverse son trop plein, puis la prospérité relative à l’agriculture, et enfin, l’industrie du bois : sabotiers, bûcherons, scieurs de long, qui est due au voisinage de la foret domaniale d’Andigny.

À Grand-Verly, la diminution a pour cause la crise discontinue des tissus à la main qui force les tisseurs à émigrer dans les pays de fabrique (Fourmies, Sains-du-Nord, St-Michel, St-Quentin, Guise, une autre cause, c’est la décadence de l’agriculture.

HABITANTS.

– Les mœurs de la population sont douces, bien que l’instruction y soit peu répandue. Ces deux effets sont le résultat d’une même cause déjà ancienne à savoir : le tissage à domicile qui laisse toujours ensemble les membres de la famille, mais qui, pendant de longues années a retenu la population enfantine hors de l’école : les enfants étant nécessairement employés comme auxiliaires : dévideurs, brocheteurs, lanceurs, etc..

La tenue de la maison laisse en général à désirer : les femmes ayant été détournées de leurs occupations naturelles dès leur jeune âge. Le langage, dans la section de Grand- Verly, est un picard amélioré.

Au Petit-Verly, le langage est celui de Mennevret. Les articulations dures sont rendues douces c’est ainsi que : léger devient lézer. – un chou, légume, devient sou, et une vache devient vace.

Les seuls jeux sont billard et le jeu de billon qui consiste à lancer une espèce de quille longue de 60 centimètres à une distance d’environ 15 mètres pour approcher le plus possible d’un but déterminé.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’origine de Verly se perd dans la nuit des temps. Son nom dérivé du Celte semble cependant indiquer une haute antiquité ( Verly ), lieu situé près d’une eau limpide, ( Ver en celte, Eau limpide ).

Histoire[modifier | modifier le code]

GRAND-VERLY prendra son nom définitif le 6 janvier 1896 par une loi divisant Verly en deux entités :

Grand Verly et Petit Verly.

.

Grand Verly ( Verly) se situe sur l'emplacement d'un village mérovingien.

Le texte que je vous présente est tiré d'un rapport détenu en mairie qui a été rédigé par M. Pilloy agent voyer d'alors.

Un lien externe, en fin de page, vous permettra de le consulter entièrement :

suivre le lien : Rapport M. pilloy

.

Verly tombes merovingienes.jpg

Au mois de mai 1861, la commune de Verly voulant embellir la place qui s’étend entre le chemin de Tupigny et l’église et faciliter en même temps l’accès de la maison d’école, fit faire des déblais sur cette place ainsi que sur le chemin qui la continue à l’est.

Dès les premiers coups de pioche, on mit à découvert des ossements humains.

Il n’y avait là rien d’extraordinaire ; on touchait au cimetière qui avait pu, en d’autres temps, être plus étendu ; on ne s’en préoccupa donc pas.

Au fur et à mesure que l’on s’enfonçait, on trouvait un grand nombre de corps superposés et séparés seulement par quelques décimètres de terre. On rencontrait de temps en temps des débris de poterie noirâtres d’où peut être l’ancien nom de la rue : rue à Tessons.

Tout à coup, à une profondeur de 1m50, on rencontra un obstacle.

Une pierre calcaire de larges dimensions apparaît ; elle est brisée, et l’on découvre une excavation formée par une autre pierre creusée en forme d’auge, renfermant les restes d’un individu mort dans toute la vigueur de l’âge.

Les informations suivantes ont pour source :

Monographie de Verly (Grand Verly en 1896) Document réalisé en 1887 détenu par la Mairie de Grand Verly.

Le texte suivant comporte des fautes d'orthographe et de petites erreurs sur les noms des lieux, mais elles figurent sur l'original.

En italique veuillez trouver des informations de Verly donc communes à Grand Verly et Petit Verly

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LES SEIGNEURS LAICS DE VERLY : (source document détenu par la Mairie)

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1196-1208 : Chevalier Achard de Verly.

1208-1231 : Chevalier Burchard de Verly.

Vers 1500 : N. de Verly laissa deux filles qui partagèrent cette terre ; L’une d’elles donna sa moitié à l’abbaye d’Origny.

Vers 1620 : François de Lapierre, seigneur de Verly. Sa sœur Françoise a épousé Antoine de Règy, seigneur de Suzanne.

1660 : N. de Savenne, seigneur de Verly.

Ensuite un grand vide, puis on retrouve en 1737 une trace de Seigneurs en partie de Verly portants le nom de Carpentier

.

EVENEMENTS REMARQUABLES ou ANECDOTES :

Anecdotes : ( tirées des registres de délibérations ou de baptêmes )

1737 :

apparaît le nom de Adrien Carpentier, Seigneur en partie de Verly

1764 :

Le 21 octobre, décès d’Anne Carlier âgée de 102 ans (le plus grand âge figurant dans les registres)

1867 :

On apprend que le barrage de Vadencourt construit pour élever le niveau du Noirieu afin d’alimenter le canal de Saint Quentin crée un reflux jusqu’à Verly et que le passage à gué de la rivière devient problématique.

Le niveau d’eau au gué atteint le mètre de profondeur, ce qui rend son franchissement difficile.

L’État propose une indemnisation de 7500 fr pour remédier à ce problème et se dégager de toutes responsabilités. Le 20 aout, acceptation définitive de l’offre précitée.

Le 6 octobre, refus de créer une école de filles au chef-lieu de Verly pour la raison suivante : Le nombre d’élèves n’excède pas 60 élèves, l’instituteur peut donc très facilement suffire à l’instruction de ce nombre d’élèves. Les 2 écoles mixtes seront donc maintenues aux Grand et Petit Verly.

1870 :

Le 15 décembre Mme foulon lègue par testament tous ses biens aux communes de Vadencourt et de Verly.

1871 :

Le 18 avril, le conseil vote un crédit de 9200 Fr pour réaliser les travaux de chemin et de pont sur le Noirieu afin de remédier à la montée du niveau de l'eau due au barrage.

1880 :

Le 7 mars, construction de la ligne Laon-Le Cateau et implantation de la gare à Verly sur la rive droite du Noirieu .

1881 :

Le12 aout, le conseil rejette la proposition du directeur des Postes de créer un bureau à Lesquielles et d’y rattacher verly, et prie M. le Maire d’appuyer à nouveau la création dudit bureau à Vadencourt.

1883 :

Le 10 mai, projet de construction d’une voie ferrée de Guise à Epehy (plus communément appelée : Guise le Catelet)

Il est demandé que ladite voie longe la rigole d’alimentation du canal de Saint Quentin et qu’une halte soit implantée entre les villages de Verly et Vadencourt. La voie viendrait donc de Grougis, passerait par cette halte pour repartir vers Lesquielles puis Guise. Un tracé avait été étudié pour raccorder cette voie à la gare des Presles de Vadencourt.

1891 :

Le 31 mai, création d’une commission pour étudier la séparation de Verly .

1896 :

La séparation dans la douleur: loi du 6 janvier 1896.

Grand Verly et Petit Verly sont devenus indépendants mais en désaccord sur le partage du territoire, Grand-Verly s'estime floué et intentera diverses actions qui resteront vaines.

Pour modifier une loi il en faut une autre ! Le partage restera en l'état.

M. Savigny Louis devient le 1er Maire de Grand Verly et M. Carpentier Edouard 1er Adjoint.

1897 :

La ligne Guise-Wassigny est en service car le conseil demande des aménagements d’horaires et des trains supplémentaires.

Le 4 aout, ligne Guise-Le Catelet : la halte sera donc entre Grand-Verly et Vadencourt.

1913 :

L’électricité devrait arriver à Grand Verly : Séance du 23 novembre : une demande est faite en ce sens par M. Vinchon délégué de l'énergie électrique du Nord et de l'Aisne.

1914 :

Le 29 mars, c’est au tour du téléphone d’arriver à Grand Verly : Proposition faite par M. le Directeur des Postes et Télégraphes en vue d'établir une liaison téléphonique.

Un point d'accueil sera installé dans la commune, un gérant sera nommé et rétribué par la commune, la délivrance des télégrammes sera gratuite.

1915 :

La Guerre oblige la commune à créer des bons municipaux.

Le 28 février, principe de création des bons municipaux est accepté, ils verront le jour en juillet.

La suite des anecdotes sera ajoutée après consultation des documents aux Archives départementales de l'Aisne.

SEPULTURES MEROVINGIENNES. (sur Grand Verly)

Sarcophage découvert sur la place près de l'église, déposé au Musée de Laon avec bien d'autres vestiges mérovingiens

Verly est un village très ancien.

On a retrouvé, en nivelant la place en 1861, les vestiges d’un cimetière et plus de vingt sépultures mérovingiennes avec des vases, des armes et des monnaies. Le tout a été recueilli par M. Pilloy, agent voyer d’arrondissement à St-Quentin.

Le tout a été déposé au Musée de Laon, le sarcophage se trouve dans la Chapelle des Templiers située dans la cour du Musée. Hélas lors de ma visite aucune indication sur sa provenance n'était apposée dessus.

Le rapport complet de M. Pilloy figure sur le lien externe en bas de page : Rapport M. Pilloy

Il n'y a pas eu d'autres fouilles depuis, elles seraient délicates à entreprendre car le cimetière et des habitations recouvre le site.

EGLISES.

– La commune possède deux églises. Celle de la section (Petit-Verly) est toute neuve ; elle a été bâtie en 1881. J’ignore son vocable.


Derrière l'autel repose Messire Louis De Chimay, prêtre décédé en 1703

Celle de Grand verly parait avoir été bâtie entre le 14e et le 15e siècle. Son style me parait mixte et être intermédiaire entre le gothique et l’ogival.

.

Deux prêtres sont enterrés sous l’église, Messire Jean Baptiste Boursin du Coudray dernier titulaire du prieuré de saint Remi de Coucy le Château ; décédé le 2 novembre 1763 à l’âge de 40a et 3mois. Messire Louis de Chimay, décédé en 1703 à l’âge de 25 ans.

Les vitraux ont été refaits complètement en 1959 par un artiste verrier hollandais du nom de Léo Hofman, il a signé un vitrail de son nom puis dessous : A.DAM qui très certainement l'abréviation de Amsterdam. Il a refait également les vitraux des églises de Vadencourt et de Longchamps.

Le vocable de verly a été de tout temps St-Hippolyte. Sa longueur est de trente sept mètres et sa largeur de 15 mètres.

En 1793, deux commissaires venus de Réunion-sur-l’oise (Guise) pour procéder à l’enlèvement des objets du culte, furent molestés dans l’église pendant qu’ils procédaient à cette opération.

(l'un d'eux fut tué pendant la bagarre : Le Sieur Parmentier) Le culte a été rétabli en 1795.

CHAPELLE. (sur Grand Verly)

On remarque la chapelle de St Hippolyte visitée jadis pour la guérison des maux de reins.

Plus près de nous une coutume consistait à présenter à saint Hippolyte les petits enfants qui tardaient à marcher. La maman faisait faire plusieurs fois le tour de la chapelle au bambin.

Pour en être témoin, cette coutume était encore pratiquée il y a 40 ans.

BUREAU DE BIENFAISANCE.

Il y a ici un bureau de bienfaisance qui a un revenu 2600 Frs qui assiste annuellement 63 indigents. Ses revenus proviennent de donations faites par Mmes Foulon et Louise Buridant à la date du 17e siècle.

FONTAINE.

– L’eau de la fontaine de St Hippolyte est vénérée par le peuple pour les maux de reins.

ANCIEN CHATEAU. (sur Grand Verly) ne pas confondre avec le château devenu mairie-école entre les 2 Guerres.

– L’emplacement du Château est aujourd’hui occupé par une ferme ; d’ailleurs il était déjà ferme en 1728 (d’après un acte d’état civil). Les bâtiments ont été rebâtis. On remarque pourtant au-dessus de la porte d’entrée de l’ancien corps d’habitation des pierres sculptées en fleurs de lys ; ces sculptures ont été enlevées à coups de marteau probablement par les anti-royalistes en 1793. Derrière le château, on remarque les restes très reconnaissables d’un ancien donjon. La tour est disparue, la maçonnerie, en briques et en pierres grises, couverte de gazon, forme un tertre de 35 mètres de long sur 15 mètres de large. Ce tertre est placé sur le haut d’une colline dont il forme un exhaussement considérable. L’ouverture du souterrain n’a pu être déterminée. Elle existait encore à la révolution de 1789 car il servait de cachette aux contrebandiers en sel (suivant ce qu’un ancien entendu raconter par sa mère.) Je n’ai aucun document sur l’historique du Château. On vient de m’indiquer au dernier moment, le sieur Legrand-franquet de Vadencourt, comme étant le détenteur de plusieurs archives intéressantes concernant le Château. Je m’informerai de la valeur de ces documents.

.

ARCHIVES.

– L’État civil de la commune de Verly remonte à l’année 1669. Malgré toutes mes recherches dans les archives communales, je n’ai trouvé qu’au registre des délibérations remontant seulement à l’année 1841.

.

ECOLES.

– Les deux écoles de Verly sont laïques. Celle de Verly fut bâtie 1834. Celle du Petit-Verly a aussi été fondée à la même époque et se tient dans un local loué jusqu’en 1875, époque ou l’on fit l’acquisition d’une maison. Les archives communales et scolaires ne donnent aucun document historique de l’instruction dans la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des Maires ou des Officiers d'état civil de l'ex commune de Verly jusqu'en 1808
Cette liste est créée à partir des registres d'état civil puis ceux des délibérations de la commune.
Rappel : jusqu'en 1791, les registres de baptême tenus par le clergé étaient la seule trace de naissance à Verly.
Les actes seront signés ensuite par un officier public, puis par le maire.

Le 7 nivôse an II (27-12-1793) signature de Pierre Devailly, officier public.
Le 16 ventose an III (6-3-1795) signature de Joseph Foulon, officier public.
Le 25 nivôse an IV (15-1-1796) signature d’Antoine Carpentier, agent municipal.
Le 24 germinal an V (13-4-1797) signature de Joseph Foulon, agent municipal.
En brumaire an IX (novembre 1800) signature de Joseph Carpentier, maire.

Le 10 nivôse an XIV (31-12-1805) : Décret Impérial (Napoléon 1er) rétablissant le calendrier grégorien.

Liste des maires de Verly (1808-1896)
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1908 5 août 1811 Joseph Foulon   Décédé en fonction
septembre 1811   Joseph Carpentier    
1826   Louis Joseph Benoît Lefèvre    
1832   Louis Joseph Franquet    
1835   Louis Joseph Devailly    
1848   Napoléon Demoncelle    
1857   Joseph Eugène Demoncelle    
1870   Charles Cotton   Président de la municipalité, puis maire
1874   Prudent Joseph Sérusier    
1881   Eugène Gustave Démoncelle   Réélu en 1884
1888   Pierre Louis Joseph Rémi Soriaux    
1889   Édouard Prud'homme    
1882   Edmond Vernet   Maire par intérim
1894   Prudent Joseph Sérusier    
1895   Louis Joseph Germain Hoquet    
Liste des maires successifs de Grand-Verly
Période Identité Étiquette Qualité
1896   Louis Savigny   nombreux intérim par Grégoire Octave Monneuse
1898   Grégoire Octave Monneuse   Réélu en 1900
1904   Charles Louis Carpentier    
1909   M. Touillet    
1912   Georges Bleux   Réélu en 1919 et 1925
1927 1968 Norbert Démoulin   Mandat de 41 ans au total
Démissionnaire pour raison de santé.
vers 1968   Charles Carpentier    
1971 1989 Paul Guénard    
1989 1995 Patrick Duquenne    
1995 2008 Philippe Foata    
2008 en cours
(au 12 mai 2014)
Hervé Flamant   Contrôleur qualitéRéélu pour le mandat 2014-2020[1]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 149 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640 715 753 735 826 905 958 1 003 1 010
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 002 938 974 962 986 945 890 836 457
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
382 307 302 291 323 276 244 220 206
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
202 187 125 131 136 137 137 132 147
2012 - - - - - - - -
149 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Panorama l'hiver pris des collines de Lesquielles à l'est du village
Panorama l'été pris du Berlaimont à l'est du village
L'église classée au registre des monuments historiques en 1998 est en cours de restauration
L'écluse sur le canal de la Sambre à l'Oise, péniche de tourisme
Dessin daté de 1881, non signé, réalisé près du moulin du Noirrieu.
La mairie, ancien château tranformé en mairie école (photo de 2009)
Vieux moulin sur le Noirrieu.
Crue d'une importance rare du Noirrieu.
Le canal est fermé en attendant la réfection de 2 ponts canaux, l'un à Vadencourt, l'autre à Macquigny

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Cet article s'appuie sur deux documents principaux détenus par la mairie de Grand-Verly:
  • Monographie communale détenue par la mairie de Grand-Verly réalisée en 1887.
  • Rapport de M. Pilloy agent voyer de Vervins réalisé en mai 1861, également détenu par la mairie de Grand-Verly et consultable via le lien externe ci-dessous.
Ensuite les autres sources sont consultables aux Archives départementales de l'Aisne :
  • les registres de baptêmes et d'état civil de Verly puis Grand-Verly.
  • les registres des délibérations de Verly puis Grand-Verly.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes, références et sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Hervé Flamant en piste pour un second mandat », L'Aisne Nouvelle, no 2575,‎ (lire en ligne)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.