Lislet

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Lislet
L'église
L'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Vervins
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de la Thiérache
Maire
Mandat
Jean Lécuyer
2014-2020
Code postal 02340
Code commune 02433
Démographie
Population
municipale
245 hab. (2012)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 14″ N 4° 01′ 19″ E / 49.6872222222, 4.0219444444449° 41′ 14″ Nord 4° 01′ 19″ Est / 49.6872222222, 4.02194444444  
Altitude Min. 111 m – Max. 162 m
Superficie 8,2 km2
Localisation

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Lislet est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lislet est situé à proximité immédiate de Montcornet.

Sol fertile. Il y avait un moulin à eau.

Des hauteurs de Lislet, on voit parfaitement la vallée de la Serre avec les églises de Chaourse et Montcornet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois faisait partie du balliage du Vermandois de la province de Champagne et de la Généralité de Soissons. Lillet (XIVe siècle), L'Islet, village de l'ancien Laonnois situé sur la rive gauche du Hurtaut. Le village de Lislet jadis entouré de mares d'eau et d'étangs ressemblait à une ile. Terre de batailles et d'invasions: guerre de Trente ans, La Fronde, 1815, 1870, guerre 1914-1918 etc.dont la dernière celle de la bataille de Montcornet en 1940 avec le colonel Charles de Gaulle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 12 mai 2014)
Jean Lecuyer   Réélu pour le mandat 2014-2020[1], [2]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 245 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
162 167 188 205 230 220 236 223 207
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
219 222 218 234 231 198 190 182 184
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
195 203 186 115 135 170 195 174 190
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
224 212 206 237 242 232 245 247 239
2012 - - - - - - - -
245 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église : Saint Nicolas de Lislet, en pierres blanches des carrières de Dizy et en briques pour le sous-bassement fut construite en 1614. Après le Concordat, la paroisse de Lislet va rejoindre celle de Montcornet pour l'exercice du culte mais est réhabilitée en novembre 1834. Une cloche fondue en 1741 nommée Henriette Gabrielle (de la Fontaine) et une seconde en 1860 nommée Marie. Dans la sacristie se trouve une pierre tombale qui porte l'effigie gravée du défunt en costume militaire.Elle se trouvait jusqu'à la fin du XIXe siècle dans la chapelle proche du château de Lislet placée en l'an 1616 en mémoire de Urbain du Dresna, sg de Chollet ou de Néron, sg de Lislet[5].

Le château de Lislet : Depuis de longs siècles il a dû exister à Lislet une maison seigneuriale. Mien Péon rapporte qu'au-dessus d'une des portes de la grange du château on pouvait lire le millésime 1404 gravé sur une pierre. En creusant dans la cour près de l'entrée principale à une profondeur de deux mètres, on a découvert un pavage très bien conservé, des traces de fondations très étendues se retrouvent sous la même cour. Quoi qu'il en soit, ce château fut reconstruit presque entièrement en 1729 et 1730 par Jean Gabriel de La Fontaine, à la sollicitation de sa seconde femme Marie Antoinette de Caruel. Il se composait d'un long bâtiment, flanqué de deux ailes très courtes construit en briques recouvertes d'enduit. Au mois d'avril 1918, une terrible explosion de munitions allemandes détruisit une partie du village de Lislet et endommagea gravement le château. Mme de Mussan se propose de le raser pour le remplacer par une villa[6]. Une plaque à la mémoire des victimes se trouve dans l'église.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Seigneurie de Lislet : Jean Gabriel de La Fontaine, (fils de Gabriel de la Fontaine décédé en 1728 à l'âge de 80 ans et de Jeanne Catherine de Vignolles, qui eut pour seconde épouse Anne de Ronsin et pour troisième, dame Anne Boudinot qui est inhumée en 1703 à Paris dans l'église Saint-Leu Saint-Gilles dont son cœur fut ramené en mémoire à Lislet), chevalier, seigneur de Lislet, Saint-Clément (Aisne), Livergny, chevalier de l'Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, ancien capitaine au régiment royal étranger, gouverneur et lieutenant pour le Roy des ville et citadelle de Laon, né en 1701 et mourut en 1740. Son corps fut inhumé dans l'église de Lislet. Il épousa dame Charlotte de La Simonne de Saint-Pierre-lès-Franqueville décédée à Lislet l'avant-veille de Noël 1722 peu de temps après la naissance de sa seconde fille et inhumée dans l'église dont Gabrielle Magdeleine née en 1721 et Henriette née en 1722 et décédée au château de Lislet avec la célébration religieuse en l'église malgré cette période tourmentée de la Terreur, qui épouse Nicolas de Facq, chevalier de l'Ordre Royal et militaire de Saint-Louis, officier de cavalerie, lieutenant de Roi de la ville de Vervins en 1766 qui mourut également au château de Lislet en 1781.Il était le fils de Antoine de Facq mort centenaire et inhumé au mois de décembre 1774 dans l'église Saint-Martin de Montcornet[7]. Leur première fille Henriette Gabrielle de Facq épouse à Lislet en septembre 1774 Noel Michel de Brialmont docteur en médecine de l'université de Reims, né et décédé à Liège dont descendance dans les familles '''du Chevalier H.van der Maesen au château d'Avionpuits, François Louis de Villelongue, Halkin De Hareng'''. La seconde fille Augustine Henriette décède à l'âge de quatorze ans et est inhumée dans l'église.
C'est Jean-François de Colnet sieur de Magny de la famille des maîtres de verrerie, fils de Pierre Charles et Apolline de Mussan, époux de M.A.Charlotte Marquette de Marcy, qui acquit de Mme de Brialmont le château en 1801 qu'il habita jusqu'en 1830 et sa fille Bathilde et son gendre Alexandre de Surirey de Saint Remy lui succéderont. Il fut également maire de Lislet de 1807 à 1810 et juge de paix du canton de Rozoy. Ernest de Mussan l'acquit en 1920 attiré à Lislet par le souvenir de plusieurs de ses ancêtres.
Jean Gabriel de La Fontaine s'était remarié à Marie Antoinette de Caruel veuve de Gilles de Fay d'Athies, autres illustres familles de Champagne.
Voir également l'ascendance dans la famille Aubert seigneurs de Lislet, dont Adam Aubert qui avait épousé Isabeau de Coucy Vervins, lieutenant général des armées espagnoles et tué à la bataille de Nieuport (et inhumé) le 3 juillet 1600 ou Pierre Aubert auteur du Chemin de Croix à Montcornet, d'où la rue du Calvaire en mémoire, à la suite de son pèlerinage en 1508 à Jérusalem avec son épouse.

blason La Fontaine ; " De gueules à la fasce d'or, brisé en chef d'un lambel d'argent" [8].
La famille La Fontaine par son fief de Belestre (Belaistre) à Neuvizy a la qualité de chevalier de l'ordre de la Sainte Ampoule: Hubert de La Fontaine, baron, chevalier de l'ordre de la Sainte Ampoule est présent au sacre du roi François II en 1559 [9] et Raoul, son petit-fils, frère de Gabriel, au sacre du roi Louis XIII à Reims le 18 octobre 1610 pour s'acquitter de la charge et des devoirs qu'ils devaient à sa Majesté.

Citons les curés de la paroisse de Lislet et de Soize au XVIIIe siècle : Jean-Louis Jacquier pendant trente-trois ans, Tellier et François Rigault à partir de 1771 et pendant la Révolution.

référence : Maxime de Sars Le Laonnois féodal, tome II

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ (consulté le 4 août 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  5. Le canton de Rozoy-sur-Serre de I.P. Mien-Peon
  6. Le Lannois féodal de Maxime de Sars
  7. registres paroissiaux Montcornet
  8. armorial général d'Hozier Soissons volume XXXII
  9. Dictionnaire des familles françaises anciennes. Gustave Chaix d'Est Ange


Liens externes[modifier | modifier le code]

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