Saint-Gobert

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Saint-Gobert
Saint-Gobert
Église Saint-Rémi.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Intercommunalité Communauté de communes de la Thiérache du Centre
Maire
Mandat
Daniel Dumortier
2020-2026
Code postal 02140
Code commune 02681
Démographie
Gentilé Saint-Gobertois(es)
Population
municipale
279 hab. (2019 en diminution de 2,11 % par rapport à 2013)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 08″ nord, 3° 49′ 00″ est
Altitude 105 m
Min. 97 m
Max. 177 m
Superficie 7,78 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Vervins
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Marle
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-Gobert
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Saint-Gobert

Saint-Gobert est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cartographies de la commune
Maki2-town-hall-12.svg La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
Entrée du village en venant de Franqueville.
Entrée du village en venant de Franqueville.
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes ; 5 : entrée du village.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Gobert est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vervins, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,5 %), prairies (35,3 %), zones urbanisées (5,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est nommée en l'honneur de saint Gobert d'Aspremont. Le village apparaît pour la première fois en 1095 sous son appellation latine Ecclesia Sancti-Goberti, puis Saint-Goubert, Sainct-Gobert puis l'orthographe actuelle ne variera plus[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).
Carte postale de la gare en 1906.
(Cliché E et P)

Ce village emprunte, dit-on, son nom à saint Gobert qui serait venu se retirer sur son territoire à une époque inconnue. Dès le XIe siècle, il existait un chapitre de chanoines à Saint-Gobert. Elinand, évêque de Laon, voyant le relâchement de ces religieux, les chassa en 1092, et donna leur église à l'abbé de Saint-Denis, à la condition qu'il y place des religieux de son abbaye.

Fortifications des églises

Au XVIe siècle, lors des affrontements entre François Ier et Charles Quint, et lors de la guerre franco-espagnole de 1635 à 1659, les villages de la Thiérache furent constamment ravagés aussi bien par les troupes françaises qu'étrangères. C'est à cette époque que la plupart des villages de Thiérache, comme Saint-Gobert, fortifient leurs églises pour permettre aux habitants de s'y réfugier en cas d'attaque. Le clocher ou la nef, faits de hauts murs de briques et surmontés d'un étage, sont flanqués de tours percées de meurtrières. En cas d'attaque de bandes de pillards, les habitants du village s'y réfugiaient avec provisions pour tenir un siège de plusieurs jours[9].

En , les troupes de Condé pillèrent le village[10].

Carte de Cassini

La carte de Cassini montre qu'au XVIIIe siècle, Saint-Gobert est une paroisse située sur le rive gauche du Vilpion. Y est figuré un moulin à eau représenté par une roue dentée.

Sur la rive droite, trois hameaux, la Neux Péchon, la Neux Toulouze et la Neux du Gard existent encore de nos jours avec la dénomination Lanneux.

À l'est Septbois (aujourd'hui "ses Bois") était un hameau qui devait son origine à une ferme qui se trouvait près de la maladrerie qui était également une ferme déjà détruite vers 1850[11],[12].

En 1871, une filature fonctionnait dans le hameau de Lanneux du Gard[13].

Les papeteries
Les nombreux cours d'eau serpentant en Thiérache ont permis l'installation de nombreux moulins à eau : beaucoup ont permis de moudre le grain pour obtenir la farine et d'autres, notamment à Saint-Gobert, Rougeries, Faty, Romery, Voulpaix, Franqueville, Vervins, Thenailles, Harcigny sont devenus des papeteries[14].

La roue à aubes du moulin entraînait un axe sur lequel étaient fixés des plots avec des maillets qui frappaient la matière première composée pour un quart de déchets de chanvre et de chiffons et le reste de papier recyclé. La pâte obtenue était ensuite travaillée en fonction d'un cahier des charges très strict[15] pour obtenir différents types de papiers qui servaient notamment d'emballage des produits alimentaires dans les épiceries.

Jean-Louis Créplet créa en 1797 une papeterie à Saint-Gobert au lieudit "le Pré à la Barre" à la jonction des ruisseaux du Cher-Temps et du Vilpion. En 1811, elle occupait dix ouvriers. Cette papeterie fut détruite par un incendie en [16].

L'ancienne ligne de chemin de fer de Paris à Hirson

Saint-Gobert a possédé une gare, partagée avec la commune de Rougeries, située sur la ligne de chemin de fer de Paris à Hirson qui a fonctionné à partir de 1869. En 1910, huit trains s'arrêtaient chaque jour dans cette gare dans chaque sens (voir les horaires en 1910). Cette gare est aujourd'hui transformée en habitation.

Première Guerre mondiale

Le , soit moins d'un mois après la déclaration de la guerre, le village est occupé par les Allemands après la défaite de l'armée française lors de la bataille de Guise. Pendant toute la guerre, Saint-Gobert restera loin du front qui se stabilisera à environ 150 km à l'ouest aux alentours de Péronne. Les habitants vivront sous le joug de l'ennemi: réquisitions de logements, de matériel, de nourriture, travaux forcés. Ce n'est que début que le village sera libéré. Sur le monument aux morts sont écrits les noms des 5 soldats de la commune morts au Champ d'Honneur lors de la Grande Guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Gobert est membre de la communauté de communes de la Thiérache du Centre, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à La Capelle. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[17].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Vervins, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[18]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Marle pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[18], et de la troisième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[19].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1877 après 1879 Magnier[20]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 25 mai 2020)
Daniel Dumortier   Réélu pour le mandat 2020-2026[21],[22],[23],[24]

Démographie[modifier | modifier le code]

La mairie.
Le monument aux morts.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26].

En 2019, la commune comptait 279 habitants[Note 3], en diminution de 2,11 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,61 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
507534582519596644628595583
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
690700799880819763825701692
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
661576537454433441465441441
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
420394341338312320313306309
2014 2019 - - - - - - -
272279-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Aspects culturels[modifier | modifier le code]

Saint-Gobert fait partie des communes ayant reçu l'étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques », sur Gallica, (consulté le ).
  9. « La Thiérache : recueil de documents concernant l'histoire, les beaux-arts, les sciences naturelles et l'industrie de cette ancienne subdivision de la Picardie », sur Gallica, (consulté le ).
  10. « Histoire de la ville de Marle et des environs / par Émile Coët et Charles Lefèvre », sur Gallica, (consulté le ).
  11. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques », sur Gallica, (consulté le ).
  12. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques », sur Gallica, (consulté le ).
  13. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques », sur Gallica, (consulté le ).
  14. « Les anciennes papeteries de l'Aisne / par A. Matton,... ; Société académique de Laon », sur Gallica, (consulté le ).
  15. « Les anciennes papeteries de l'Aisne / par A. Matton,... ; Société académique de Laon », sur Gallica, (consulté le ).
  16. « Les anciennes papeteries de l'Aisne / par A. Matton,... ; Société académique de Laon », sur Gallica, (consulté le ).
  17. « communauté de communes de la Thiérache du Centre - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  18. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Saint-Gobert », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  19. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  20. Almanach...Matot-Braine, Reims, 1879, p270.
  21. « Les maires s'installent », La Thiérache, no 2576,‎ , p. 23 (ISSN 0183-8415)
  22. « Daniel Dumortier entame son quatrième mandat à la tête de Saint-Gobert », sur aisnenouvelle.fr, L'Aisne nouvelle, (consulté le ).
  23. « Daniel Dumortier réélu maire de Saint-Gobert », L'Union,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. « Saint-Gobert : Daniel Dumortier réélu premier magistrat », La Thiérache, no 2897,‎ , p. 18 (ISSN 0183-8415)
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Périn Bruno, dictionnaire historique du département de l'aisne, maximillien melleville

Liens externes[modifier | modifier le code]