Gercy

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Gercy
Gercy
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Intercommunalité Communauté de communes de la Thiérache du Centre
Maire
Mandat
Philippe Lemoine
2020-2026
Code postal 02140
Code commune 02341
Démographie
Gentilé Gercyen(ne)s
Population
municipale
277 hab. (2017 en diminution de 4,48 % par rapport à 2012)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 50″ nord, 3° 52′ 06″ est
Altitude 130 m
Min. 108 m
Max. 189 m
Superficie 6,33 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Vervins
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vervins
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Gercy

Gercy est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

C'est une commune située en Thiérache. L'église de Gercy fait partie du circuit des églises fortifiées.

Les communes Gercy et Fontaine-lès-Vervins se partagent le territoire du hameau de Cambron.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Gercy est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vervins, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[3],[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).
Carte postale du village avant 1914.

Toponymie
Le village apparaît pour la première fois en 1162 sous l'appellation de Territorium de Gericüs. L'orthographe variera ensuite de nombreuses fois en fonction des différents transcripteurs: Gericies, Gercis-juxta-Vervinium, Gercis au XIIIè siècle dans un cartulaire de l'Abbaye de Thenailles, puis Gerecies, Gerecisn, Gyrecsi, Gerciez, Gercies, Gersis, Gercys, Gercyes et enfin l'appellation actuelle Gercy sur la carte de Cassini vers 1750[5].
La paix de Vervins fut signée le à Vervins (actuelle Aisne) entre les rois Henri IV de France et Philippe II d'Espagne. Ce traité assurait la Picardie à la France et mettait fin à la guerre qui depuis plus de quarante années existait entre la France et l'Empire.

Pierre de Genart, seigneur et châtelain de Gercy en Thiérache (Aisne - 02) en 1590, capitaine de gens à pied (infanterie) sous Henri IV et gouverneur de Vervins, avait épousé Claude de DEY (Armes : D'azur à trois chevrons d'or) veuve de Claude de Flavigny avocat du roi, dont il eut deux enfants Charlotte et François de Genart. François fut seigneur de Gercy et gouverneur de Vervins (1605-1646).

La seigneurie de Gercy, dont Henri IV avait hérité d'Antoine de Bourbon son père, fut aliénée par ce prince en 1590 au profit de Pierre de Genart capitaine d'une compagnie de gens à pied à son service. L'acte fut passé devant Jacques de Convers et Sébastien Princèpre, notaires à Saint-Quentin, le de ladite année, moyennant 1366 écus deux tiers d'écus d'or qui représentaient 4 000 livres tournois. Le roi avait mis, entre autres conditions, que le fief de Gercy serait tenu de lui en foi et hommage, qu'il ne pourrait être aliéné, qu'il passerait aux aînés mâles de l'acquéreur seulement et qu'ils prendraient le titre de châtelains de Gercy. À défaut de descendance mâle, la terre de Gercy devait faire retour au domaine de Marle. (Manuscrit de Saint-Germain-des-Près, N°380, folio 43 recto, Bibliothèque Nationale). (Source : Le nobiliaire universel (Paris) 1877 Volume 12 SER2 page 8)

Ses derniers seigneurs avant la Révolution française sont en 1751, Jean Emmanuel de Rambour seigneur de Gercy en Thiérache, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis, lieutenant-colonel de cavalerie, qui épouse Marie Cécile Agnès Joseph de Maulde (fille de Jean-Baptiste de Maulde et de Thérèse Aldegonde de Haynin), dame héritière de Cerfontaine, du Cornet, de la Deuze, etc. Jean de Rambures décédera sans hoir, le 19/02/1780, au château de Cerfontaine, par-devant maître Humbert, tabellion et garde-notes royal des ville et prévôté de Maubeuge, son épouse se remarie à son cousin issu de germains, Charles François Joseph van der Straten, chevalier, seigneur de Waillet, du Mont, de Frénoy, de Ponthoz, des Enneilles, officier au régiment de Publa au service de S.M. l’empereur d’Autriche, membre de l’État Noble du duché de Luxembourg et comté de Chiny, élevé au titre de comte par le roi de France, député de la noblesse aux États du Hainaut français où il siège jusqu’en 1789 au titre de seigneur de Cerfontaine. Charles décède le 13/07/1791. (Archives de Cerfontaine ; année 1780 ; La Belgique Héraldique par CH. Poplimont, t10, 1867, p366. et 368)
Les églises fortifiées de Thiérache
Lors de la Guerre franco-espagnole de 1635 à 1659, les villages de la région furent constamment ravagés aussi bien par les troupes françaises qu'étrangères. C'est à cette époque que les villages de Thiérache, comme Gercy, transforment leur clocher en forteresse pour permettre aux habitants de s'y réfugier an cas d'attaque [6].
Carte de Cassini
La carte de Cassini montre qu'au XVIIIè siècle, Gercy est une paroisse située sur le Vilpion. Au sud est figuré un moulin à eau représenté par une roue dentée.
A l'est, les 3 Rabousis étaient trois fermes. Seule la plus proche du village, aujourd'hui disparue, était sur le terroir de Gercy; les deux autres qui, existent encore de nos jours, sont sur le terroir de Hairy. Deux autres fermes aujourd'hui disparues sont représentées sur la carte;: Le Baty et Cocquembile [7].
Au nord, le hameau de Cambron et son château qui appartenait à la famille de Rambour font partie à la fois de Gercy et de Fontaine-lès-Vervins (Territorium vieuli qui dicitur Cameron en 1136) [8].
Une pièce d'un tiers de sou d'or qui date de l'époque mérovingienne fut trouvée au hameau de Cambron [9].
Le 24 février 1639, Claude Vautrain , marchand à Rabouzy, paroisse de Gercy, se porte acquéreur de La Cense Brûlée qui à la fois sur les paroisses de Vervins, Fontaine-lès-Vervins et Gercy [10].
Les papeteries
Les nombreux cours d'eau serpentant en Thiérache en permis l'installation de nombreux moulins à eau: beaucoup ont permis de moudre le grain pour obtenir la farine et d'autres, notamment à Gercy, Romery , Rougeries, Saint-Gobert, Voulpaix, Wiège-Faty, Franqueville, Vervins, Thenailles, Harcigny sont devenus des papeteries [11].
La roue à aube du moulin entraînait un axe sur lequel étaient fixés des plots avec des maillets qui frappaient la matière première composée pour un quart de déchets de chanvre et de chiffons et le reste de papier récyclé. La pâte obtenue était ensuite travaillée en fonction d'un cahier des charges très strict [12] pour obtenir différents types de papiers qui servaient notamment d'emballage des produits alimentaires dans les épiceries.
Louis de Rambour, seigneur de Gercy est le fondateur au début du XVIIIè siècle des papeteries de Gercy construites sur le ruisseau du Petit-Vivier près du château [13].
Une monographie communale de 1884 écrite par M.Moura consultable sur le site des Archives Départementales de l'Aisne, indique qu'il n'y a pratiquement plus de traces du château; les deux moulins à eau existant fabriquent de la farine [14].
Première guerre mondiale
Le 28 août 1914, soit moins d'un mois après la déclaration de la guerre, le village est occupé par les troupes allemandes après la défaite de l'armée française lors de la bataille de Guise. Pendant toute la guerre, Franqueville restera loin du front qui se stabilisera à environ 150 km à l'est aux alentours de Péronne. Les habitants vivront sous le joug des Allemands: réquisitions de logements, de matériel, de nourriture, travaux forcés. Ce n'est que début novembre 1918 que les Allemands seront chassés du village par les troupes françaises. Sur le monument aux morts sont écrits les noms des douze soldats de la commune morts au Champ d'honneur [15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Gercy est membre de la communauté de communes de la Thiérache du Centre, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à La Capelle. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[16].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Vervins, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[17]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Vervins pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[17], et de la troisième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[18].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1877 Gustave Beau    
Les données manquantes sont à compléter.
maire en 1958 ? Marceau Manteau PCF  
mars 2001 avril 2014 René Fouan[19]    
avril 2014[20] En cours
(au 12 juillet 2020)
Philippe Lemoine SE Employé
Réélu pour le mandat 2020-2026

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2017, la commune comptait 277 habitants[Note 3], en diminution de 4,48 % par rapport à 2012 (Aisne : -1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
453397601692747749728649618
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
579590564529532511524532472
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
422420407407409436425401395
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
362349314291332315304303301
2013 2017 - - - - - - -
287277-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Enguerrand III de Coucy y mourut en 1242, transpercé par son épée, en voulant traverser un gué[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 4 novembre 2020)
  5. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques », sur Gallica, (consulté le 14 septembre 2020).
  6. « La Thiérache : recueil de documents concernant l'histoire, les beaux-arts, les sciences naturelles et l'industrie de cette ancienne subdivision de la Picardie », sur Gallica, (consulté le 14 septembre 2020).
  7. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques », sur Gallica, (consulté le 14 septembre 2020).
  8. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques », sur Gallica, (consulté le 14 septembre 2020).
  9. « La Thiérache : recueil de documents concernant l'histoire, les beaux-arts, les sciences naturelles et l'industrie de cette ancienne subdivision de la Picardie », sur Gallica, (consulté le 14 septembre 2020).
  10. « La Thiérache : recueil de documents concernant l'histoire, les beaux-arts, les sciences naturelles et l'industrie de cette ancienne subdivision de la Picardie », sur Gallica, (consulté le 14 septembre 2020).
  11. « Les anciennes papeteries de l'Aisne / par A. Matton,... ; Société académique de Laon », sur Gallica, (consulté le 14 septembre 2020).
  12. « Les anciennes papeteries de l'Aisne / par A. Matton,... ; Société académique de Laon », sur Gallica, (consulté le 14 septembre 2020).
  13. « Les anciennes papeteries de l'Aisne / par A. Matton,... ; Société académique de Laon », sur Gallica, (consulté le 14 septembre 2020).
  14. « 13 T 210 - Gercy - 1884 », sur Archives départementales de l'Aisne (consulté le 14 septembre 2020).
  15. https://www.geneanet.org/cimetieres/view/6896784/persons/?individu_filter=DIEU%2BVirgile+dit+Georges
  16. « communauté de communes de la Thiérache du Centre - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 20 avril 2020)
  17. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Gercy », sur le site de l'Insee (consulté le 20 avril 2020).
  18. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 20 avril 2020).
  19. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  20. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  25. Le Magasin pittoresque, par Edouard Charton, janvier 1863, page 182

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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