Berlancourt (Aisne)

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Berlancourt
Berlancourt (Aisne)
La mairie.
Blason de Berlancourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Intercommunalité Communauté de communes de la Thiérache du Centre
Maire
Mandat
Philippe Torre
2020-2026
Code postal 02250
Code commune 02068
Démographie
Gentilé Berlancourtois
Population
municipale
88 hab. (2019 en diminution de 18,52 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 46′ 46″ nord, 3° 45′ 32″ est
Altitude 140 m
Min. 105 m
Max. 156 m
Superficie 5,2 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Marle
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Berlancourt
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Berlancourt

Berlancourt est une commune française située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique

Berlancourt est située dans le département de l'Aisne, à vol d'oiseau à 25,2 km au nord-est de la préfecture de Laon[1] et à 4,5 km de Marle dans la région naturelle de la Thiérache.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Marcy-sous-Marle et Rougeries sont des communes voisines proches mais non limitrophes.

Géologie et relief, hydrographie[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 520 hectares ; son altitude varie de 105 à 156 mètres[2].

La commune se trouve sur un plateau légèrement ondulé, où ne coule aucun cours d'eau. Cela se reflète dans plusieurs terrains qui, sans être bordés de collines, portent le nom de vallée : vallée de la Neuville, vallée Être, vallée du Bois, vallée Gillot, et autrefois (en 1824) vallée du Sapin, vallée aux Tilleuls, vallée Fouquet, vallée Jean-Parent, vallée de Guise, vallée Prètrière, tandis que le nom mont ne s'y trouve seulement qu'une fois en bordure de la commune : mont Gillot[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cinq routes relient Berlancourt aux communes voisines. Les accès à la RN 2 Paris - Maubeuge et à la D 946 de Guise à Montcornet sont à 2 km. L'accès à l'autoroute A26 - E17 Calais - Troyes est à 22 km.

Un service très restreint de cars (ligne de car RTA 731) dessert les mardis et vendredis (jours de marché à Marle) les villages de Berlancourt, Housset et Sons-et-Ronchères à partir de Marle.

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Marle à 4 km sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière). Les gares de Laon (28 km) et de Saint-Quentin (40 km) sont les nœuds ferroviaires les plus proches.

Les grands aéroports parisiens sont à 140 - 190 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 10 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 817 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[8] complétée par des études régionales[9] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Fontaine-Vervins Man », sur la commune de Fontaine-lès-Vervins, mise en service en 1977[10] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[11],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,1 °C et la hauteur de précipitations de 907,6 mm pour la période 1981-2010[12]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Saint-Quentin », sur la commune de Fontaine-lès-Clercs, mise en service en 1933 et à 39 km[13], la température moyenne annuelle évolue de 10 °C pour la période 1971-2000[14] à 10,3 °C pour 1981-2010[15], puis à 10,8 °C pour 1991-2020[16].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Berlancourt est une commune rurale[Note 6],[17]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[18],[19]. La commune est en outre hors attraction des villes[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (95,1 %), zones urbanisées (4,9 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Entrée de Berlancourt.

L'ensemble des habitations est localisé dans le bourg. Le territoire de la commune ne compte ni lieu-dit ni hameau. Le bourg compte huit rues : cinq commémorent une personne : rue Georges-Carlier ; rue Raoul-Dupont (ancien maire) ; rue Marie-Louise-Herbert ; rue Ernest-Paradis (mort pour la France) ; rue Georges-Rebouté (mort pour la France) ; les autres sont la rue du Chauffour (lieu où était situé l'ancien four commun, près de la « Côte du puits ») ; la rue Fauconnier (ancien cocher de Napoléon) et la rue du Tour-de-Ville (depuis 2000)[24]. La plupart des rues du village ont reçu leur nom en 1987.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune était de 40, alors qu'il était de 36 en 2007[I 1].

Parmi ces logements, 95,0 % étaient des résidences principales, 0,0 % des résidences secondaires et 5,0 % des logements vacants[I 2].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

En 2015, la commune recense des parcelles potentiellement constructibles en centre village.

La commune envisage, avec l’aide du syndicat mixte de l’Union des secteurs d'énergie du département de l'Aisne (USEDA), d’améliorer dans les années à venir son éclairage public et d’enfouir la majeure partie de ses réseaux électriques et téléphoniques[25].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponymiste Ernest Nègre indique que le nom de la commune vient de Bertelannus, nom germanique, + cortem, curtis, ferme. Il existe également la variante orthographique Berlaincourt[26].

La mention Bellancurti, citée dans une charte de 1137 de l’évêque de Laon Barthélemy de Jur, est peut-être la plus ancienne[27].

Le dictionnaire topographique de l'Aisne de 1871 cite d'autre formes anciennes, tirées d'actes divers : in territorio de Berlaincurt (1144)[28], altare de Berleincurt (1171), Berlencurt (1195), Bellaincort (1244), Bellancourt (1460), Barlancourt (1544) et Beillencourt (1603)[29].

Une étymologie locale relie le nom au lieu où l'on viendrait jouer au brelan[30],[31].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune, des racloirs préhistoriques ont été trouvés. En travaillant la terre, des laboureurs ont parfois trouvé des monnaies gallo-romaines du IIIe siècle, dont les plus nombreuses sont à l’effigie de Gordien de Salonine. L'une d'elles porte l'effigie de Dioclétien. Des morceaux de sarcophages sont trouvés au lieu-dit les Longues Roies[32]. Vers 1970, on a découvert un dépôt monétaire gallo-romain, contenant 8 deniers d'argent : un de Gordien III, 3 de Philippe l'Arabe, 2 de Valérien II, et 2 de Gallien[33].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village appartenait au Haut Moyen Âge à l'abbaye Saint-Martin de Laon. Saint Martin est depuis cette date le saint patron de la commune. L'origine lointaine de l'église de Berlancourt se situe avant 1142, l'année où l’évêque Barthélemy souscrivit une charte sur la donation de l'autel de Berlancourt faite par les moines de Saint-Jean aux religieux de Thenailles[34].

Un seigneur Thomas de Bellancurti est mentionné dans la charte épiscopale de 1137, et Helvide de Berlaincourt dans celle de 1144[35]. Les moines sont à l'origine au XIIe siècle du défrichement de la vallée de la Serre et du plateau où se trouve Berlancourt. Les moines avaient dans ce temps un avoué : Raoul Ier de Coucy advocatus noster in terra nostris de Riparia (notre avocat dans notre terre des rivières = la Serre). Raoul Ier en abuse pour prendre pouvoir comme coseigneur et c'est ainsi que Berlancourt se trouve dès la fin du XIe siècle dans la terre des sires de Coucy. Le lieu-dit la Haie de Berlancourt est mentionné dans un texte de 1187 ; c'était une terre inculte, concédée par Raoul Ier de Coucy à Thenailles[36].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

L'historien régional Maximilien Melleville donne une liste de seigneurs laïcs de Berlancourt, dont Philibert d'Ailly en 1609[37] :

  • 1163 : à Clarambaud I (ou Clérembaud, dans un acte de 1171[38]), puis en 1183 : à Clarambaud II.
  • 1511 : à Raoul de Coucy, seigneur de Vervins et Berlancourt, un des descendants de Raoul Ier de Coucy.
  • vers 1580 : Claude Demange (de Mange, lieutenant au bailliage de Laon), puis 1600 : Charles de Mange (également lieutenant au bailliage de Laon), dont la fille devient l'épouse du seigneur suivant :
  • 1615 : à Antoine de Martigny, seigneur de Variscourt et de Berlancourt.

En , pendant la guerre de Trente Ans, Berlancourt est l'un des villages dans le Marlois pillés par les troupes espagnoles[39].

  • 1650 : à Jean-François de Martigny, seigneur de Berlancourt (son frère Charles obtient la seigneurie de Variscourt) ; il a rang de lieutenant-général du bailliage de Laon.
  • vers 1680 son fils Charles-Antoine de Martigny, seigneur de Berlancourt et de Variscourt.
  • 1690 : à son petit-fils Jean-François de Martigny, qui est conseiller au bailliage et siège présidial de Laon. Une de ses filles est mariée à Jean-François de La Bretèche.
  • 1735 : par ce mariage, la seigneurie de Berlancourt passe dans la famille de La Bretèche.

Au milieu du XVIIIe siècle, se produit une action de jurisprudence ecclésiastique. Au cours des siècles précédents, une chapelle dédiée à saint Nicolas était fondée dans l'église Saint-Sulpice de Berlancourt. Par la suite, cette fondation avait été transférée à une chapelle dans l'église voisine de Marfontaine. Quand en 1736 le sieur David, prêtre patron de la chapelle, vient de mourir, le seigneur de Marfontaine y nomme le sieur de France comme nouveau patron, et le seigneur de Berlancourt y nomme un autre, le sieur de Hedouville, soit deux chanoines de l'église cathédrale de Laon. Ils portent leur différend en 1737 devant la justice ecclésiastique. S'appuyant sur des anciens documents, Jean-François de la Bretèche prouve que jusqu'en 1722 et depuis 140 ans, le patronage de la chapelle et le droit de nomination appartenaient au seigneur de Berlancourt ; mais le marquis de Drosmenil, seigneur de Marfontaine, prouve qu'en 1722 il a nommé le sieur David et par ce fait a obtenu droit de nomination. La cour tranche en faveur du seigneur de Berlancourt pour la propriété du patronage, mais confirme la nomination du candidat du seigneur de Marfontaine avec le droit aux bénéfices du patronage[40],[41].

Après la famille de La Bretèche, le marquis de Noailles devient le dernier seigneur de Marfontaine et Berlancourt.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En 1789, lors de la Révolution française, Jean-Charles Remy[Note 7] et Joseph Ancelot[Note 8], laboureurs à Berlancourt, sont députés à l'Assemblée du 13 mars 1789 à Laon[42]. En 1790, Ancelot de Berlancourt (ainsi que son homonyme Ancelot de la Fère) est élu parmi les premiers administrateurs du département de l'Aisne qui va être créé ; il y sera membre du sixième comité, le Comité des Rapports, comprenant l'administration du département, des districts et des municipalités[43].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Après la Révolution de 1830, la commune se voit dans l'obligation de créer en 1831 une compagnie de la Garde nationale, qui par la suite n'a pas laissé de traces dans les archives.

Pendant la guerre de 1870-1871, Berlancourt souffre de quelques dégâts mais surtout des réquisitions allemandes. La commune, qui n'a pas de ressources en propre, s'en sort avec un emprunt, une hausse d'impositions ordinaires et extraordinaires, et des subventions supplémentaires pendant les années après-guerre[44].

Berlancourt souffre davantage au cours de la Première Guerre mondiale. Le village est occupé militairement. La Kommandantur est installée au 10, rue Ernest-Paradis, domicile en 2015 de Mme Torre-Paradis. La commune sera décorée en 1923 de la Croix de guerre 1914-1918.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[45].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[46]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 mars 1983 Guy Herbert    
mars 1983 décembre 2014 Jean-Noël Mombaerts[50] DVD Agriculteur retraité
décembre 2014[51] En cours
(au 20 juin 2020[52]
Conseiller régional élu en 2021)
Philippe Torre DLR-DLF
puis CNI
Avocat d'affaires, conseiller régional depuis 2021[51],[53]
Réélu pour le mandat 2020-2026
Les données manquantes sont à compléter.

Répartitions administratives et électorales[modifier | modifier le code]

Sur le plan administratif, Berlancourt fait partie de l'arrondissement de Vervins et avant la réforme territoriale de 2014 faisait partie du canton de Sains-Richaumont, appelé canton de Sains jusqu'en 1883. Berlancourt fait partie de la communauté de communes de la Thiérache du Centre, créée le , et qui regroupe 68 communes. Ceci a comme effet que le conseil municipal doit se concerter avec ceux de nombreuses communes, sans compter les onze communes du regroupement scolaire de Sains-Richaumont. Soucieux des droits des petites communes, Philippe Torre, maire de Berlancourt et avocat, a fait insérer en dans la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) l'obligation des communautés de communes d'informer les élus des villages sur les sujets à voter plus en détail plusieurs jours avant les votes[54].

Sur le plan électoral, Berlancourt est l'une des 181 communes de la troisième circonscription de l'Aisne et depuis le redécoupage cantonal de 2014, l'une des 65 communes du canton de Marle.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[56].

En 2019, la commune comptait 88 habitants[Note 12], en diminution de 18,52 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,61 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
154190174227247238243241240
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
237234221228237207207170185
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
195176158158147144140152136
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
112122120117112939687103
2014 2019 - - - - - - -
11088-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Coin bibliothèque enfantine.

Berlancourt ne possède plus d'école. La commune participe au syndicat scolaire de Sains-Richaumont. La commune possède un coin bibliothèque enfantine.

Autrefois Berlancourt avait une école primaire qui semble n'avoir eu qu'une seule classe. La première mention d'un instituteur primaire et clair laïc date de 1832 : il était obligé de sonner les angélus, le matin, à midi, et le soir, de montrer le calcul ancien et nouveau[59] à ses élèves… et …de tenir les écoles de la Saint-Rémy à la Saint-Jean pourvu qu'il y ait dix écoliers[60].

La Loi Duruy du sur l’enseignement primaire, qui prévoit aussi des cours d'adultes, ouvre à la commune la possibilité d'améliorer l'enseignement. En 1872, malgré le petit nombre d'habitants, des fonds sont libérés et une directrice des travaux à l'aiguille et un directeur de cours d'adultes sont installés[61] ; en 1875-1876 une nouvelle maison d'école est construite : une école mixte[62]. Le dernier instituteur était M. Rolland, année 1959-1960.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année les habitants du village se réunissent pour les fêtes nationales des et , le Noël des enfants en décembre, les vœux du maire et la galette des Rois en janvier ainsi que pour deux ou trois repas par an. Ces manifestations sont organisées par l'Amicale des loisirs de Berlancourt[63].

Cultes[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église Saint-Sulpice, l'autel vis-à-vis du nef.

Le territoire de la commune de Berlancourt fait partie de la paroisse catholique « Notre Dame du Marlois » dans le secteur paroissial de « Laon Nord et Est » du diocèse de Soissons - Laon - Saint-Quentin[64]. Le lieu de culte est l'église Saint-Sulpice de Berlancourt. L'église est ouverte et fleurie quotidiennement ; l'Angélus y est sonné chaque midi et des veillées de prière y sont organisées régulièrement.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012, la population, âgée de 15 à 64 ans, s'élevait à 60 personnes, parmi lesquelles on comptait 74,1 % d'actifs dont 67,6 % ayant un emploi et 6,4 % de chômeurs[I 3].

On comptait 10 emplois dans la zone d'emploi, contre 6 en 2007. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 40, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 13] est de 24,3 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement un emploi pour quatre habitants actifs[I 4].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Porche de ferme, rue Ernest-Paradis.

Au 31 décembre 2012, Berlancourt comptait 10 établissements : 2 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 0 dans l'industrie, 0 dans la construction, 6 dans le commerce-transports-services divers, 2 étaient relatifs au secteur administratif, et aucun dans l'industrie, ni dans la construction[I 5].

Berlancourt est une commune rurale qui appartient à la zone d'emploi de Laon. En plus des exploitations agricoles, il y a un garage et un autoentrepreneur en jardins, mais pas de commerces. La chambre d'agriculture est à Laon et la chambre de commerce et d'industrie à Saint-Quentin.

En 2014-2015, le parc éolien des Quatre Bornes de neuf éoliennes est en cours de construction sur les territoires des communes de La Neuville-Housset, Marle et Sons-et-Ronchères et un projet de parc éolien de Champcourt de six éoliennes sur les territoires des trois communes de Châtillon-lès-Sons, Berlancourt et Marle est au stade de l'enquête publique[65]. Ce projet permettra d'après le maire d'équilibrer le budget communal[51].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Sulpice.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Au cimetière, la tombe du lieutenant Ernest(-Louis) Paradis, mort pour la France le sur le Mont Cornillet (Moronvilliers), le premier jour de la Bataille des monts de Champagne. Une plaque dans l'église ainsi qu'un calvaire dans le village, monument aux morts 1914-18, en rappelle le souvenir. Un autre mémorial en son honneur est un vitrail dans l'église, don de la famille Paradis-Delmotte, peint par Charles Champigneule en 1926.

Une autre plaque dans l'église commémore Georges(-Raymond) Rebouté, disparu en mer le . Il était second maître mécanicien sur le sous-marin Doris, torpillé par le U-9 devant la côte de la province néerlandaise de Zélande[70].

Au XXe siècle, Jehan Paradis, maire du village pendant près de 40 ans, a marqué le territoire de ses actions, dont la création du Syndicat des eaux intercommunal de Marfontaine[Note 14], qui permit d'apporter l'eau courante à Berlancourt et dans onze communes. Une plaque commémorative en témoigne au château d'eau de Marfontaine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Le dessin tel qu'adopté par le conseil municipal le 16 octobre 2015.
Armes de Berlancourt

Les armes de Berlancourt se blasonnent ainsi :

de gueules à l'épée basse d'argent accostée de deux fleurs de lys d'or, au chef échiqueté d'argent et d'azur de trois tires.

Le blason de la commune, conçu et réalisé par Jean-François Binon et adopté en conseil municipal le 16 octobre 2015, reprend le blason de la famille d'Ailly dont Berlancourt a été le fief, et ajoute sur le champ les fleurs de lys de l'abbaye de Saint-Martin de Laon dont dépendait le village au Moyen Âge, ainsi que l'épée de saint Martin[71].


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • N. Choin, Annales de Berlancourt (1788-1945), 160 p., Berlancourt, 2021.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[6].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[7].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Il peut s'agir du père ou du fils Jean-Charles Remy. Le père, né en 1730 comme deuxième fils du fermier de Haudreville (Marle), s'installe en 1763 à l'occasion de son mariage à bail sur la terre de la seigneurie de Berlancourt; en 1791, il reprend une des fermes de Haudreville. Le fils se marie en 1893 et hérite cette année de la ferme de Haudreville (René Toffin et Jacques Chaurand, La cense de Haudreville aux XVIIe et XVIIIe siècles, in: Mémoires de la fédération des sociétés savantes du département de l’Aisne, 1958, p. 79, 103, [lire en ligne]).
  8. Joseph Victor Ancelot, maire de Berlancourt d'avant 1790 jusqu'à 1814 est l'ancêtre de Jehan Paradis, maire de 1935 à 1972 et de Philippe Torre, maire élu en 2014.
  9. Constant-Ernest Ancelot, maire, meurt durant la mandature en juin 1870.
  10. Deliberation Archives départementales de l'Aisne, Berlancourt 1870 - 1870 [lire en ligne]. Pendant la guerre de 1870-1871, le Gouvernement de la Défense nationale installe dès septembre 1870 une commission administrative municipale dans toutes les communes en remplacement du conseil municipal.
  11. Raoul Dupont, maire, meurt durant la mandature.
  12. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  13. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.
  14. Le Syndicat des eaux intercommunal de Marfontaine est devenu ensuite le Syndicat des eaux de la région de Sains-Richaumont, pour 19 communes.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  4. EMP T5 - Emploi et activité.
  5. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2012.

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne], consulté le 4 septembre 2015.
  3. « Cadastre 1824 », sur le site des archives départementales de l'Aisne (consulté le ).
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
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  32. René Toffin, Haudreville, établissement agricole millénaire et antique prieuré bénédictin au pays de Marle, 1956 [lire en ligne]
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  37. Melleville, Dictionnaire historique du département de l'Aisne, Volume 1, p. 100-101.
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  39. La cense de Haudreville aux XVIIe et XVIIIe siècles.
  40. Guy Du Rousseaud de la Combe, Recueil de jurisprudence canonique, 1755, pg. 290
  41. Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France, Augmenté d'un grand nombre de pièces & d'observations sur la Discipline présente de l'Église. Tome XII, 1771, p. 557-558.
  42. Édouard Fleury, Bailliage de Vermandois: élections aux États-généraux de 1789, procès-verbaux... et documents divers (1872) p. 249.
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  47. 1790 : "Victor Ancelot", in : Claudine Vidal, Marc Le Pape, Des provinciaux en révolution: le district de Vervins, 1990 p. 46 [lire en ligne], 1793 : "Victor Ancelot", in : Archives de l'Aisne, Berlancourt, 5Mi0822 - - 1793 1892 [lire en ligne], 1802 : "Joseph Victor Ancelot", in : Archives de l'Aisne, Berlancourt, 5Mi0822 - - 1793 1892 [lire en ligne], 1813 : "Joseph Victor Ancelot", in: Archives de l'Aisne, Berlancourt, 5Mi0822 - - 1793 1892 [lire en ligne]
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  49. Archives de l'Aisne, Berlancourt, 5Mi0822 - - 1793 1892 [lire en ligne]
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  51. a b et c Jérôme Hemard, « Berlancourt veut sa part du gâteau éolien : Le nouveau maire de Berlancourt, avocat d’affaires, a, lors d’un long plaidoyer, réclamé aux élus communautaires une meilleure répartition de la fiscalité éolienne », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  52. « L'Axonais Philippe Torre sera tête de liste Debout la France aux élections régionales de 2021 », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Le maire de Berlancourt (330 habitants) repart en campagne ».
  53. « Philippe Torre, avocat parisien et maire du petit village de Berlancourt : Nouveau maire de Berlancourt et, à ce titre, élu communautaire depuis décembre, Philippe Torre dérange. Portrait de cet avocat qui vit entre Paris et la Thiérache », L'Union,‎ (lire en ligne).
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  58. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  59. Le calcul ancien et nouveau concernait les nouvelles mesures introduites pendant la Révolution Française, cf. P. Periaux, Éléments d'arithmétique, ou Développement des principes du calcul suivant l'ancien et le nouveau système, suivi d'un vocabulaire des poids et mesures anciennes et nouvelles les plus en usage terminé par une réponse à quelques observations, et une esice appendice, 1804 ; et M. Mérier, Traité complet d'arithmétique suivant l'ancien et le nouveau calcul..., 1820.
  60. Archives de l'Aisne.
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  66. « Liste des monuments historiques de la commune de Berlancourt », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  67. « Liste des objets historiques de la commune de Berlancourt », base Palissy, ministère français de la Culture.
  68. « Liste des lieux et monuments de la commune de Berlancourt à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  69. « Liste des objets de la commune de Berlancourt à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  70. Jacques Favreul, La Doris (1930-1940) Histoire d'un sous-marin perdu, marines-editions, 2007.
  71. Communiqué par le maire de Berlancourt, 23 octobre 2015.