Macquigny

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Macquigny
Macquigny
La mairie.
Blason de Macquigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Intercommunalité Communauté de communes Thiérache Sambre et Oise
Maire
Mandat
Marc Ratte
2020-2026
Code postal 02120
Code commune 02450
Démographie
Gentilé Macquignycois(es)
Population
municipale
371 hab. (2018 en diminution de 0,54 % par rapport à 2013)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 09″ nord, 3° 33′ 09″ est
Altitude 83 m
Min. 77 m
Max. 153 m
Superficie 20,18 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Guise
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guise
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Macquigny
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Macquigny

Macquigny est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Macquigny se situe à quelques kilomètres à l'ouest de l'agglomération de Guise, sur la route de Saint-Quentin. Elle est desservie par l'ex-route nationale 29 (actuelle RD 1029).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Entrée du village.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Oise, affluent en rive droite de la Seine, et par le canal de la Sambre à l'Oise.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Macquigny est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guise, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (92,5 %), prairies (3,8 %), forêts (2,2 %), zones urbanisées (1,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est mentionnée sous le nom de Makignei dès 1130[8].
Le nom du village apparaît ensuite en 1137 sous l'appellation de Makegni puis Makigni l'année suivante dans un dans un cartulaire de l'Abbaye Saint-Martin de Laon. L'orthographe variera encore ensuite avec les dénominations latines: Makigniacum, Altare de Makegniaco, Macigniacus, Territorium Maquiniaci, Macugniacus, Parochia de Makigni.Enfin Maquigny en 1340 puis l'orthographe actuelle Macquigny vers 1750 sur la Carte de Cassini [9],[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).
Carte postale du village en 1911.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (92,5 %), prairies (3,8 %), forêts (2,2 %), zones urbanisées (1,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village apparaît pour la première fois en 1134, sous la dénomination de Makegni, puisMakigni dans un cartulaire de l'Abbaye Saint-Martin de Laon. Le nom variaera ensuite en fonction des différents transcripteurs Makigniacum, Altare de Makegniaco, Macuniacus, Territorium Maquiniaci, Macygniacus, Parochia de Makigni, Maquigny en 1340, puis l'orthographe actuelle Macquigny au XVIIIè siècle sur la Carte de Cassini ci-contre[11].

Carte de Cassini
La carte de Cassini montre qu'au XVIIIè siècle, Macquigny est une paroisse située sur un bras de la rive gauche de l'Oise. Ce bras a été intégré au XIXè siècle au canal de la Sambre à l'Oise.
Un moulin à eau est représenté par une roue dentée sur la rivière. Un pont en pierre permettait au chemin de Saint-Quentin à Guise de franchir la rivière.
Au nord, les fermes de St-Martin et Ardecourt sont aujourd'hui disparues. Par contre, la ferme de Couvron et la célèbre ferme de La Jonqueuse, au bord de la route de Saint-Quentin à Guise sont encore bien présentes.
Une abbaye est créée vers 1141-1143. l’abbaye Notre-Dame d’Espinoy. Celle-ci s'est déplacée à Bohéries pour devenir l'Abbaye de Bohéries de l'Ordre cistercien[8].

Première Guerre mondiale

À la fin de la guerre, le village a subi d'importantes destructions[12] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [13].

Passé ferroviaire du village[modifier | modifier le code]

Carte postale de la gare avant 1914.
Carte postale de la gare reconstruite en 1920.
Etat actuel.

De 1874 à 1966, Macquigny a été traversé par la ligne de chemin de fer de Saint-Quentin à Guise. qui passait au nord-est du village près du canal de la Sambre à l'Oise où la gare fut construite.
Chaque jour, cinq trains s'arrêtaient dans chaque sens devant cette gare pour prendre les passagers qui se rendaient soit à Saint-Quentin, soit à Guise (voir les horaires)[14] .
A une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises.
La gare en bois avant 1914, fut détruite par les Allemands en 1918; elle a été reconstruite dans les années 1920 en brique avec un étage.
A partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée en 1966.
Les rails , les traverses et le ballast ont été vendus. Aujourd'hui, l'ancienne gare est devenue une habitation.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Vervins du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la troisième circonscription de l'Aisne.

Elle fait partie depuis 1793 du canton de Guise[15]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 19 à 45 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes de la Région de Guise, créée fin 1993.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, celle-ci fusionne avec la communauté de communes de la Thiérache d'Aumale pour former, le , la communauté de communes Thiérache Sambre et Oise dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mai 2020 Pierre Pasek DVG Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[16],[17]
mai 2020 En cours
(au 13 juillet 2020)
Marc Ratte    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2018, la commune comptait 371 habitants[Note 3], en diminution de 0,54 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,25 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
529548597669800856890906914
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9421 0391 1181 004949842901794772
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
711740713686632567549525509
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
473515419393346362389374381
2018 - - - - - - - -
371--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune a racheté en 2015 la boulangerie du village afin d'assurer son maintien[21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]


  • Ancienne gare de Macquigny.
  • Croix de chemin : la croix, dressée au lieu-dit "Couvron", a été érigée en l'honneur de la Trinité par le desservant J. Sommeret et les paroissiens le 5 octobre 1862. Son haut support en calcaire blanc, inhabituel pour la région, réunit quatre colonnettes soutenues par un socle de section cruciforme[22].
  • Église Saint-Martin : église fortifiée des XIIe, XVIe et XVIIIe siècle située aux confins de la Thiérache. Le clocher est équipé, à l'un de ses angles, d'une échauguette dont les deux cylindres superposés présentent un motif (quadrillage en losanges) de briques vernissées[23]. La topographie du centre du village ne permettant pas de fortification naturelle, la protection de l'église était assurée par un rempart de maisons espacées d'étroites ruelles.
  • Monument aux morts, sur lequel sont inscrits 28 noms[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charlotte Fené, née Béthune (1884 - 1966).
Née à Étreux, elle épousa en 1909 son cousin Émile Fené, propriétaire foncier, et notamment d'une belle maison située en face de la mairie, aujourd'hui détruite par un incendie. Après avoir été élève de l’école normale d'institutrices de Laon, elle fut institutrice à Saint-Quentin avant son mariage. Son mari et elle-même adoptèrent une forme de résistance passive pendant la première occupation allemande de 1914, ce qui leur valut d'être arrêtés et séquestrés plusieurs fois en étant menacés d'exécution prochaine, leur maison étant par ailleurs occupée, pillée et dévastée. Ils furent pris en otages par les Allemands à l'Armistice et contraints d'évacuer à pied jusqu'en Allemagne d'où ils furent acheminés jusqu'à Évian. Ils évacuèrent à nouveau en 1940 conformément aux instructions du gouvernement, mais revinrent à Macquigny l'année suivante grâce à des complicités avec les employés des chemins de fer. Ils trouvèrent leur maison déclarée kommandantur pour la troisième fois de son histoire (1870, 1914, 1940) avec toutes les déprédations imaginables.

Elle fut élue conseillère municipale en 1946 dès que le droit de vote des femmes et l'éligibilité leur furent acquis ; elle le resta jusqu'à sa mort en 1966. Elle était une autorité morale et faisait souvent office de juge de paix, révérée par tous. Très pieuse, elle se consacra essentiellement au service de la paroisse et au catéchisme. La mort la prit au pied de l'autel de l'église Saint-Martin où elle était en train de servir humblement. Une photo d'elle est toujours affichée dans la sacristie. Plus de 300 personnes dont de nombreux prêtres assistèrent à ses obsèques. C'était ce qu'on appelle une figure et ceux, de moins en moins nombreux, qui l'ont connue, se souviennent du magistère moral qu'elle a exercé à Macquigny et dans les communes voisines où elle avait de fortes attaches. Elle repose au cimetière de Macquigny.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Macquigny Blason
Écartelé : aux 1er et 4e de gueules à l'ostensoir d'or, aux 2e et 3e d'azur à trois fleurs de lys d'or rangées en chef[25].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. a et b « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. a et b IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b « Macquigny – 02120 », sur Terascia (consulté le )
  9. https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3c/Macquigny_Cassini.jpg
  10. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f205.item
  11. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f1205.item
  12. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  13. Journal officiel du 29 janvier 1924, p. 1026.
  14. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ligne_Saint-Quentin-Guise-La_Fert%C3%A9-Chevresis_Horiare_1923_Horaire_1956.jpg
  15. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Réélu en 2008 : Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  17. Réélu en 2014 : « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le )
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. « Ruralité : le petit commerce fait de la résistance en Thiérache : Véritable lien social, la petite boutique de village a encore de l’avenir mais elle doit s’adapter pour survivre. Qui sont ces commerçants résistants ? », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. France. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Commission régionale Picardie., Plouvier, Martine. et Impr. Mame), La Thiérache, Aisne : sur une frontière de la France, Association pour la généralisation de l'Inventaire régional en Picardie, (ISBN 2-906340-43-X et 978-2-906340-43-5, OCLC 468545952, lire en ligne)
  23. « L'église », notice no PA00115798, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Memorialgenweb.org Macquigny : monument aux morts
  25. « 02450 Macquigny (Aisne) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).