Macquigny

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Macquigny
Macquigny
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Canton Guise
Intercommunalité Communauté de communes Thiérache Sambre et Oise
Maire
Mandat
Pierre Pasek
2014-2020
Code postal 02120
Code commune 02450
Démographie
Gentilé Macquignycois
Population
municipale
381 hab. (2015 en augmentation de 1,87 % par rapport à 2010)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 09″ nord, 3° 33′ 09″ est
Altitude 83 m
Min. 77 m
Max. 153 m
Superficie 20,18 km2
Localisation

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Macquigny est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Macquigny se situe à quelques kilomètres à l'ouest de l'agglomération de Guise, sur la route de Saint-Quentin. Elle est desservie par l'ex-route nationale 29 (actuelle RD 1029).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Noyales Proix Guise Rose des vents
Hauteville N Audigny
O    Macquigny    E
S
Mont-d'Origny Landifay-et-Bertaignemont

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Oise, affluent en rive droite de la Seine, et par le canal de la Sambre à l'Oise.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est mentionnée sous le nom de Makignei dès 1130[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une abbaye est créée vers 1141-1143. l’abbaye Notre-Dame d’Espinoy. Celle-ci s'est déplacée à Bohéries pour devenir l'Abbaye de Bohéries de l'Ordre cistercien[1].

Le village a été desservi de 1875 à 1966 par la ligne de Saint-Quentin à Guise, un chemin de fer secondaire départemental exploité par la compagnie du chemin de fer de Saint-Quentin à Guise puis la compagnie des chemins de fer secondaires du Nord-Est.

Première Guerre mondiale

À la fin de la guerre, le village a subi d'importantes destructions[2] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Vervins du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la troisième circonscription de l'Aisne.

Elle fait partie depuis 1793 du canton de Guise[4]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 19 à 45 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes de la Région de Guise, créée fin 1993.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, celle-ci fusionne avec la communauté de communes de la Thiérache d'Aumale pour former, le , la communauté de communes Thiérache Sambre et Oise dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 27 janvier 2017)
Pierre Pasek DVG Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[5],[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2015, la commune comptait 381 habitants[Note 1], en augmentation de 1,87 % par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
529548597669800856890906914
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9421 0391 1181 004949842901794772
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
711740713686632567549525509
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
473515419393346362389374381
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune a racheté en 2015 la boulangerie du village afin d'assurer son maintien[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher est équipé, à l'un de ses angles, d'une échauguette dont les deux cylindres superposés présentent un motif (quadrillage en losanges) de briques vernissées[11].
  • La topographie du centre du village ne permettant pas de fortification naturelle, la protection de l'église était assurée par un rempart de maisons espacées d'étroites ruelles.
  • Monument aux morts, sur lequel sont inscrits 28 noms[12].
  • L'ancienne gare de Macquigny.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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  • Charlotte Fené, née Béthune (1884 - 1966).
Née à Étreux, elle épousa en 1909 son cousin Émile Fené, propriétaire foncier, et notamment d'une belle maison située en face de la mairie, aujourd'hui détruite par un incendie. Après avoir été élève de l’école normale d'institutrices de Laon, elle fut institutrice à Saint-Quentin avant son mariage. Son mari et elle-même adoptèrent une forme de résistance passive pendant la première occupation allemande de 1914, ce qui leur valut d'être arrêtés et séquestrés plusieurs fois en étant menacés d'exécution prochaine, leur maison étant par ailleurs occupée, pillée et dévastée. Ils furent pris en otages par les Allemands à l'Armistice et contraints d'évacuer à pied jusqu'en Allemagne d'où ils furent acheminés jusqu'à Évian. Ils évacuèrent à nouveau en 1940 conformément aux instructions du gouvernement, mais revinrent à Macquigny l'année suivante grâce à des complicités avec les employés des chemins de fer. Ils trouvèrent leur maison déclarée kommandantur pour la troisième fois de son histoire (1870, 1914, 1940) avec toutes les déprédations imaginables.
Elle fut élue conseillère municipale en 1946 dès que le droit de vote des femmes et l'éligibilité leurent furent furent acquis ; elle le resta jusqu'à sa mort en 1966. Elle était une autorité morale et faisait souvent office de juge de paix, révérée par tous. Très pieuse, elle se consacra essentiellement au service de la paroisse et au catéchisme. La mort la prit au pied de l'autel de l'église Saint-Martin où elle était en train de servir humblement. Une photo d'elle est toujours affichée dans la sacristie. Plus de 300 personnes dont de nombreux prêtres assistèrent à ses obsèques. C'était ce qu'on appelle une figure et ceux, de moins en moins nombreux, qui l'ont connue, se souviennent du magistère moral qu'elle a exercé à Macquigny et dans les communes voisines où elle avait de fortes attaches. Elle repose au cimetière de Macquigny.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Macquigny – 02120 », sur Terascia (consulté le 11 novembre 2018).
  2. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  3. Journal officiel du 29 janvier 1924, p. 1026.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Réélu en 2008 : Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  6. Réélu en 2014 : « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 4 août 2014)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. « Ruralité : le petit commerce fait de la résistance en Thiérache : Véritable lien social, la petite boutique de village a encore de l’avenir mais elle doit s’adapter pour survivre. Qui sont ces commerçants résistants ? », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  11. « L'église », notice no PA00115798, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Memorialgenweb.org Macquigny : monument aux morts