Château de Sainte-Maure-de-Touraine

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Château de Sainte-Maure-de-Touraine
Image illustrative de l’article Château de Sainte-Maure-de-Touraine
Vue du château.
Nom local Château des Rohan
Période ou style Renaissance
Type Château
Début construction XVe siècle
Propriétaire actuel Commune
Destination actuelle Maison du patrimoine
Protection  Inscrit MH (1926, Château)
 Inscrit MH (1936, Tour d'entrée)[1].
Coordonnées 47° 06′ 41″ nord, 0° 37′ 13″ est[2]
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Commune Sainte-Maure-de-Touraine

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Château de Sainte-Maure-de-Touraine

Le château de Saint-Maure-de-Touraine, également connu sous le nom de château des Rohan[3],[4], est un château construit au cours du XVe siècle, à Sainte-Maure-de-Touraine, en Indre-et-Loire. Le château est fondé par Foulques Nerra vers 990.

L'édifice fait l'objet d'une inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1926. Sa tour d'entrée est inscrite en 1936.

Le château de Sainte-Maure abrite actuellement une maison du patrimoine.

Contexte géographique[modifier | modifier le code]

Le château est situé dans le centre historique de Sainte-Maure-de-Touraine, une commune faisant partie de l'arrondissement de Chinon, dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire[5],[2],[6]. L'ancienne forteresse occupe, avec l'église Sainte-Maure-Sainte-Britte, disposée à environ 50 m en axe sud-ouest, un promontoire de forme circulaire en forme de vaste « mamellon », le tout entouré d'espaces bâtis à flanc de coteaux[7],[2],[6],[5].

Le promontoire sur lequel a été bâti le château est affecté d'un relief relativement nivellé. Le château, dont le logis seigneurial trouve son emplacement sur le point le plus haut du promontoire, surplombe la vallée de la Manse[7].

Historique[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Gravure en buste représentant un homme drapé.
Foulques Nerra, fondateur du château.

Avant l'an mil, aux environs de 990, sous l'impulsion du comte d'Anjou Foulques Nerra, un donjon conçu en bois est érigé sur le promontoire de Sainte-Maure-en-Touraine[8],[9],[10]. Une forteresse construite en pierres, similaire à celles de Langeais ou encore de Montbazon, succède quelque temps après à ce premier édifice[10].

Au début du XIIIe siècle, en 1203, le bâtiment fortifié fait l'objet d'une destruction. Cet événement serait probablement le fait de Guillaume des Roches, ayant alors agit sur ordre du roi d'Angleterre Jean sans Terre[11]. Girard d’Athée, également vassal du monarque anglais, est chargé, quant à lui, d'emprisonner ceux ayant été en rupture de ban[11].

  • Dans la première moitié des années 1210, de 1212 à 1215, Guillaume de Pressigny (Guillaume II comme « seigneur du château et de la terre de Sainte-Maure » ; Guillaume Ier comme sire de Pressigny, attesté depuis 1190), gendre de Guillaume Ier de Sainte-Maure[12] et rallié au camp de Philippe Auguste[11], fait rebâtir le château[10] (il construit aussi le château du Grand-Pressigny). Son beau-père Guillaume Ier de Sainte-Maure, † vers 1205/1209 et père d'Avoye/Avoise, était l'héritier de la première famille châtelaine/seigneuriale de Ste-Maure[13],[14],[15]

Guillaume de Pressigny et Avoye/Avoise de Ste-Maure, ont comme enfants : Hugues, chanoine de St-Martin de Tours et prieur de Loches, Aremburge, Garcie, Pétronille, Domitia, et :

  • Guillaume III ou II († 1223 sans postérité), puis son frère cadet - Josbert Ier, né vers 1190, fl. entre 1223 et 1229, croisé en 1229, seigneur de Pressigny/Précigny, Ste-Maure et Nouâtre, mari d'Agnès sans doute fille de Jean IV de Vendôme. Josbert et Agnès de Vendôme sont parents de : Josbert (chancelier de St-Martin de Tours en 1245), Renaud, et l'aîné :
  • Guillaume IV ou III, fl. à partir de 1230, sans doute croisé avec Louis IX à Tunis en 1270, † 1271. Guillaume IV prend pour femme Jeanne de Rancon (vers 1220-† 1302), fille de Geoffroy IV ou V de Rancon et de Jeanne Maingot de Surgères vicomtesse d'Aulnay, dame de Marcillac (un fief des Rancon, comme Taillebourg), sœur d'Amable de Rancon, dame de Taillebourg et femme de Guillaume V de Parthenay.

Les enfants de Guillaume IV-III et Jeanne de Rancon de Marcillac sont : Pierre sire de Montgaug(i)er souche de la branche des Sainte-Maure comtes de Joigny et de Jonzac, marquis de Nesle et de Montgauger, ducs de Montausier ; Isabeau de Ste-Maure, femme de Philippe de Prie de Buzançais de Montpoupon ; et l'aîné :

Au cours du XIVe siècle, Amaury III de Craon (vers 1280-1333), alors propriétaire de la forteresse, entreprend une campagne de reconstruction[10]. Durant cette période, l'enceinte du château est adjoint de courtines et de tours[7]. Aux environs de l'an 1370, le connétable Bertrand du Guesclin aurait fait expulser une contingent de mercenaires ayant investi la forteresse[10].

Les Craon possédaient toujours Sainte-Maure : après - Amaury IV (1326-† le 30 mai 1373 sans postérité légitime), fils de Maurice VI-VII et de Marguerite de Mello-Saint-Bris dame de Jarnac, Châteauneuf et Ste-Hermine, succèdent sa sœur Isabelle/Isabeau de Craon, puis en 1376 leur nièce :

  • Jeanne de Montbazon (fille de Renaud seigneur de Montbazon, Savonnières, Montsoreau, Villandry/Co(u)lombiers, Le Brandon, Marnes et Moncontour, et de Jeanne/Aléonor de Craon, la sœur cadette d'Amaury IV et d'Isabeau). Or Jeanne de Montbazon épouse en 1372 un cousin germain de sa mère, Guillaume II de Craon (vers 1345-1410 ; Guillaume VII de Ste-Maure), vicomte de Châteaudun et sire de Marcillac, et elle lui transmet Ste-Maure, le Grand-Pressigny, Nouâtre, les deux Ferrière et Verneuil, Jarnac et Châteauneuf-sur-Charente, Montbazon, Savonnières, Montsoreau, Villandry, Le Brandon, Marnes et Moncontour.
  • Trois des enfants de Jeanne et Guillaume II auront Ste-Maure : les vicomtes de Châteaudun - Guillaume III de Craon (Guillaume VIII de Ste-Maure ; † sans postérité aux alentours de 1400) puis son frère cadet - Jean de Craon (Grand échanson de France en 1413, tué en 1415 à Azincourt, sans postérité), enfin leur sœur héritière - Marguerite de Craon, dame de Sainte-Maure et Nouâtre, Marcillac, Châteauneuf-sur-Charente, Montbazon et Le Brandon (les autres fiefs, notamment Pressigny, Montsoreau, Villandry/Colombiers et Jarnac, vont à sa sœur cadette Marie de Craon, femme de Louis Ier Chabot, seigneur de La Grève).

Marguerite de Craon, née vers 1370, épouse en 1395 Guy VIII de La Rochefoucauld (~1355-~1428) : Ste-Maure, Nouâtre, Montbazon et Le Brandon passent à leur fils cadet - Aymar de La Rochefoucauld († aux alentours de 1460 ; x Jeanne de Martreuil dame de Hérisson-en-Gâtine), et successivement à trois des enfants de ce dernier, - Jean († 1465), - Françoise (x Jean d'Estouteville de Torcy, prévôt de Paris en 1446, Maître des Arbalétriers de France en 1449), puis - Jeanne de La Rochefoucauld. Laquelle, † vers 1500, épouse Jean du Fou, Grand-bouteiller en 1470, bailli de Touraine : leur fille - Renée du Fou est la femme de 1° 1482 Louis III de Rohan-Guéméné, † 1498, puis 2° Guillaume de La Marck, † 1516. Ses descendants Rohan-Guéméné sont comtes (1547, Louis VI) puis ducs de Montbazon (1588, Louis VII ; avec Sainte-Maure, Nouâtre, Le Brandon et La Haye).

Le milieu du XVe siècle est à nouveau marqué par d'important travaux de reconstruction. Entre 1436 et 1455, Aymar III de La Rochefoucauld fait notamment bâtir des tours polygonales. Le château prend alors son aspect quasi-définitif[10].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Durant l'époque moderne, jusqu'aux événements de la Révolution française, plusieurs maisons féodales détiennent successivement la propriété fortifiée : les d'Estouteville, la maison du Fou, les de La Marck, et enfin la famille de Rohan-Guéméné[10],[8]. La plupart des seigneurs de Sainte-Maure-de-Touraine ne demeurent que très rarement dans l'enceinte du château et seuls Louis III et Hercule-Mériadec de Rohan-Guéméné y meurent[10].

En 1560, le roi François II et sa femme Marie Stuart, séjournent au sein de la forteresse[10].

En 1605, Philippe Duplessis-Mornay y rencontre Henri IV[16]. En 1619, dans le cadre du traité de paix avec son fils Louis XIII, la reine-mère Marie de Médicis se déplace jusqu'à la forteresse de Sainte-Maure, avant d'aller au château de Couzières, dans la paroisse de Veigné, lieu officiel de la « réconciliation »[17]. En date du , Louis XIV de retour de Saint-Jean de Luz, lieu où il venait de signer un traité, et accompagné de son épouse Marie-Thérèse d'Autriche, fait étape au château de Sainte-Maure[8]. Lors de ce court séjour, le roi amnistie l'ensemble des prisonniers incarcérés dans les gêoles du château[8].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1836, le logis seigneurial sert de locaux pour la gendarmerie. En 1838, la municipalité de Sainte-Maure-de-Touraine fait l'acquisition du château pour un montant s'élevant à 8 000 francs[10]. La commune entreprend alors des travaux afin d'y aménager les classes de maternelles et de primaires des garçons. Le château sert ainsi d'école de 1848 jusqu'en 1968[10].

Le , le château bénéficie d'une inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. En date du , la tour d'entrée fortifiée fait l'objet d'une inscription[1].

La maison du patrimoine.

Dans la seconde moitié des années 1970, trois des salles situées au rez-de-chaussée sont aménagées pour abriter un musée. Ce musée comporte une collection de documents et de pièces ayant trait à l'histoire communale, une collection de fossiles et de minéraux ; ainsi que des objets d'art et d'autres de « traditions populaires »[4],[10]. Le musée, administré par des employés de l'office du tourisme, accueille en 1995 une collection d'artefacts en céramique. Le musée est transformé en maison du patrimoine et un projet mettant en lumière des expositions temporaires est initié dans les années 2010[10].

Une maison du patrimoine occupera ultérieurement l'intérieur du château[18].

Architecture et description[modifier | modifier le code]

Courtine et tour circulaire, l'église Sainte-Maure-Sainte-Britte, à gauche, adossée au mur d'enceinte du château.

Dans sa première phase de construction, vers la fin du Xe siècle, le château de Sainte-Maure consistait en un donjon bâti en bois. Cette structure en bois est substituée à un bâtiment constitué de pierres et à plan carré[10]. Durant la même période le château est fortifié au moyen d'un mur d'enceinte formé d'une palissade doublé d'un fossé[7]. Dans la seconde moitié du XIe siècle, peu après l'an 1050, un domicilium est construit dans l'enceinte du château[7]. Pour Marcel Deyres, il est probable que la crypte de l'église Sainte-Maure-Sainte-Britte ait eu pour première destination de servir de Grande Salle du domicilium, situé en lieu et place du chœur actuel[7]. De même, il est possible, dans le cadre d'un premier programme de construction, que la nef de cette église ait été vouée à devenir le rez-de-chaussée du domicilium[7]. La construction du domicilium, antérieure à celle du logis seigneurial, ne sera jamais menée à terme[7].

Après le démantèlement du château fait de pierres, au XIIIe siècle, une autre phase de reconstruction voit le jour au bas Moyen Âge. De cette période, le XIVe siècle, plusieurs éléments sont encore existants[10]. Le mur du logis seigneurial dirigé vers l'est, protégé, à l'une de ses extrémités, par une tour à plan carré subsiste. De même, le mur d'enceinte du côté midi défendu par une tour à plan semi-circulaire est encore en place. Enfin, les vestiges de cette troisième phase de construction comprennent également une tour circulaire et partiellement arasée ainsi que la tour d'entrée fortifiée[10]. En 1696, un document rédigé par Froger de la Carlière, inspecteur général des possessions du seigneur de Sainte-Maure-de-Touraine (Charles Ier de Rohan), renseigne sur l'ensemble de forteresse et son environnement immédiat : « Le chasteau consiste en plusieurs bâtiments entourés de vieux murs au-delà desquels sont deux jardins du costé de l'église du dit Sainte-Maure et un troisième du costé de l'Orient qui servait cy-devant de jeu de paume au costé duquel il y a un espace vide appelé « La Douve » qui est des dépendances du dit chasteau »[19]. Sur l'ensemble des bâtiments inventoriés à la fin du XVIIe siècle, il ne reste que le corps de logis[20].

L'accès au château est réalisée par une tour d'entrée. Cette tour présente un plan au sol carré. Le couronnement de l'ouvrage fortifié n'existe plus. La tour était pourvue d'un pont-levis. Les saignées qui recevaient les flèches des deux bras leviers subsistent à l'aplomb de la porte[1]. Une salle, aménagée à l'étage de la tour, surmonte le portail d'accès[1].

Une voie publique, aménagée dans la première moitié du XIXe siècle, traverse la cour du château[10].

Le corps de logis comporte deux étages. Toutefois, l'observation du mur sud laisse suggérer l'existence d'un étage « aveugle » (non percé de fenêtre) et qui aurait possiblement abrité les caves, des remises ou encore des geôles[10]. L'ancienne toiture du logis présentait deux versants formant un angle aigu[10].

Deux tours à plan polygonal sont venues flanquer le corps principal du logis au XVe siècle. Ces deux tours, érigées durant la quatrième phase de construction, renferment chacune un escalier à vis. Une seule des deux tours, celle située au sud, a subsisté après les travaux d'installation de l'école réalisés durant le XIXe siècle[10].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Ancien château », sur la Base Mérimée, Ministère de la Culture, (consulté le 31 juillet 2018).
  2. a b et c « Chemin : Château (66149018) », sur la base de données OpenStreetMap (consulté le 31 juillet 2018).
  3. « Sainte-Maure-de-Touraine - Le luth entre au château », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le 8 août 2018).
  4. a et b Raymond Mauny, « archéologique et historique (1978) », bulletin des amis du Vieux Chinon, t. VIII, no 3,‎ (lire en ligne, consulté le 10 août 2018).
  5. a et b « Sainte-Maure-de-Touraine - Comparer : Photographies aériennes (2014) ; photographie aérienne 1950 », sur le site Remonter le temps, Institut national de l'information géographique et forestière (consulté le 28 juillet 2018).
  6. a et b Collectif, chap. I « Diagnostic urbain et socio-économique : Rapport de présentation », dans Ville de Sainte-Maure-de-Touraine - Plan local d'urbanisme associé à une Approche Environnementale de l'Urbanisme (AEU), , 347 p. (lire en ligne [PDF]).
  7. a b c d e f g et h Marcel Deyres, « L'église de Sainte-Maure-de-Touraine », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, Société archéologique de Touraine, t. 38,‎ , p. 413 à 415 (lire en ligne, consulté le 13 août 2018).
  8. a b c et d Jacques-Xavier Carré de Busserolle, « Maure (commune de) : Mémoires de la Société archéologique de Touraine. », dans Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine., t. IV, Tours, Société archéologique de Touraine, , 425 p. (lire en ligne), p. 224, 225.
  9. Marcel Deyres, « Les châteaux de Foulque Nerra. », Bulletin Monumental, t. 132, no 1,‎ , p. 9 (DOI 10.3406/bulmo.1974.5281, lire en ligne, consulté le 10 août 2018).
  10. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s et t « Le château », La lettre des Amis du patrimoine de Sainte-Maure-de-Touraine et de sa région, Société des Amis du Patrimoine de Sainte-Maure-de-Touraine et de sa région, no 12,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le 10 août 2018).
  11. a b et c Pierre Audin, « Au début du XIIIe siècle, Girard d’Athée et Guillaume des Roches, deux Tourangeaux entre la France et l’Angleterre », Mémoires de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Touraine, Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine, t. 25,‎ , p. 120 (lire en ligne [PDF], consulté le 10 août 2018).
  12. Montrot 1946, p. 41.
  13. « Sainte-Maure et duché de Montausier, p. 1-24 », sur Histoire de la Maison royale de France, t. V, par le Père Anselme de Ste-Marie et Honoré Caille du Fourny, aux Libraires associés de Paris, 1730
  14. « La maison de Ste-Maure en Touraine », sur Hélène et Thierry Bianco
  15. Pour le Père Anselme, la première famille de Ste-Maure s'établit ainsi : - Goscelin Ier, fl. en 1007, † avant 1030, a de sa femme Aremburge : Gosbert, Guillaume et - Hugues Ier ; ce dernier épouse Aénor fille de Berlay de Montreuil-Bellay et d'Adélaïs fille de Gilduin/Gelduin le Vieux de Saumur, d'où Hugues et - Goscelin II ; Goscelin II, fl. 1037 et 1060, marie Cassinotte de La Haye : leurs enfants sont - Goscelin III, Hugues (ces deux frères sont tués — vers 1102/1106 ? — par leurs propres soldats mutinés à La Haye ; Goscelin III soutient Foulques V d'Anjou contre Henri Ier dans les années 1110-1120 ; un autre Hugues de Ste-Maure, probablement issu d'un des deux frères, suscite la révolte d'Aliénor et ses fils contre Henri II en 1172), et notre - Guillaume Ier de Ste-Maure (vers 1140-vers 1205/1209), dont la fille Avoye/Avoise est la femme de Guillaume de Pressigny (numéroté Ier de Pressigny et II de Ste-Maure). Pour le site indexé d'Hélène & Thierry Bianco (2011), - Goscelin/Josselin Ier (fl. 1007, 1009) a pour fils - Josselin II le Poitevin (fl. entre 1032 et avant 1060 ; x Aremburge), lui-même père de Josbert (clerc), Guillaume, Bellutia/Bélutea (femme d'Aymery/Hémery Payen de Mirebeau et Montbazon ?), Jachite,et leur frère aîné - Hugues Ier. Ce dernier (fl. vers 1060-vers 1115) épouse en deuxièmes noces Aénor de Montreuil-Bellay (après des premières noces avec une fille de Jean de Chinon, d'où un fils aîné Guillaume, † prédécédé en 1086/93), fille de Berlay II et de Grécie (fille d'Hamelin de Langeais), et petite-fille de Berlay Ier de Montreuil-Bellay et d'une fille de Gilduin de Saumur. Hugues Ier et Aénor ont : Hugues (x Cassinotte de La Haye ; remariée à Jean Ier de Montbazon ?), Pierre, autre Guillaume († prédécédé avant 1100), Marquissa, Denise/Dionisa (x Josbert de Nouâtre), et Josselin (III) († prédécédé vers 1102/1106 avec son frère cadet Hugues dans le guet-apens monté par leurs soldats rebelles ; x Falcabelle). Josselin (III) et Falcabelle sont parents de - Hugues II (fl. de 1117 à sa † en 1180 ; c'est lui qui anime la révolte d'Henri et Richard contre leur père Henri II Plantagenêt ; x Avoise de Montgauger), d'où Josbert, Josselin, Agathe, Agnès, et notre - Guillaume Ier de Ste-Maure, père d'Avoise.
  16. Joachim Ambert, chap. 72 « Retour à la faveur, 1605 », dans Duplessis Mornay. 1549-1623. - Paris, (lire en ligne).
  17. E. Montrot, « Les seigneurs de Sainte-Maure (suite) », Bulletin des Amis du Vieux Chinon, Société d'histoire de Chinon Vienne & Loire, t. 5, no 7,‎ (lire en ligne, consulté le 13 août 2018).
  18. « Château - Maison du patrimoine JEP 2016 », sur le site officiel de la commune de Sainte-Maure-de-Touraine (consulté le 10 août 2018).
  19. E. Montrot, « Le domaine seigneurial de Sainte-Maure au XVIIe siècle », Bulletin des Amis du vieux Chinon, Société d'histoire de Chinon Vienne & Loire, t. 4, no 10,‎ , p. 527 et 535 (lire en ligne, consulté le 29 août 2017).
  20. Collectif, chap. 4.1.3. « Patrimoine architectural : Rapport de présentation », dans Ville de Sainte-Maure-de-Touraine - Plan local d'urbanisme associé à une Approche Environnementale de l'Urbanisme (AEU), , 347 p. (lire en ligne [PDF]), p. 183.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jacques-Xavier Carré de Busserolle, « Maure (Sainte-) », dans Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine., t. IV, Tours, Société archéologique de Touraine, coll. « Mémoires de la Société archéologique de Touraine. », , 425 p. (lire en ligne), p. 224, 225. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Leveel, La Touraine disparue et ses abords immédiats., Chambray-lès-Tours, C.L.D. éditions, , 344 p. (lire en ligne).
  • Charles Loiseau de Grandmaison, Archives ecclésiastiques antérieures à 1790 : inventaire sommaire de la série H - Clergé régulier - H1 987, Archives départementales de Tours, , 358 p. (lire en ligne [PDF]).
  • E. Montrot, « Le domaine seigneurial de Sainte-Maure au XVIIe siècle », Bulletin des Amis du vieux Chinon, Société d'histoire de Chinon Vienne & Loire, t. 4, no 10,‎ , p. 527 à 535 (lire en ligne, consulté le 29 août 2017). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • E. Montrot, « Les seigneurs de Sainte-Maure », Bulletin des Amis du vieux Chinon, Société d'histoire de Chinon, Vienne & Loire, t. 5, no 1,‎ , p. 28 à 44 (lire en ligne, consulté le 29 août 2017). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • « Le château », La lettre des Amis du patrimoine de Sainte-Maure-de-Touraine et de sa région, Société des Amis du Patrimoine de Sainte-Maure-de-Touraine et de sa région, no 12,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le 10 août 2018). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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