Maillé (Indre-et-Loire)

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Maillé
La Maison du souvenir.
La Maison du souvenir.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Sainte-Maure-de-Touraine
Intercommunalité Communauté de communes de Sainte-Maure-de-Touraine
Maire
Mandat
Bernard Éliaume
2014-2020
Code postal 37800
Code commune 37142
Démographie
Gentilé Maillaciens
Population
municipale
582 hab. (2014)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 13″ nord, 0° 34′ 56″ est
Altitude Min. 43 m – Max. 110 m
Superficie 15,67 km2
Localisation

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Liens
Site web maille.fr

Maillé est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le massacre de Maillé du est le plus important commis en France par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale après celui d'Oradour-sur-Glane et ses 642 victimes[1].

À la suite d'une embuscade quelques jours avant et en représailles aux actions de la résistance locale contre l'occupant allemand, le sous-lieutenant de la Wehrmacht Gustav Schlüter et ses hommes massacrent 124 personnes (sur 600 habitants du bourg et des environs) et rasent le village.

Les unités allemandes responsables n'ont pas été identifiées avec précision. Au terme de l'enquête de gendarmerie de 1944, le sous-lieutenant Gustav Schlüter a été mis en cause mais les historiens en contestent le rôle. En 1953, Gustav Schlüter est condamné à mort par contumace par le tribunal militaire de Bordeaux. Il ne sera jamais retrouvé et sa peine ne sera pas exécutée.

Une enquête allemande a été ouverte en 2004 car les crimes de guerre y sont imprescriptibles. Elle est menée par le juge Ulrich Mass, procureur général du parquet de Dortmund, dans le cadre d'une information judiciaire contre X pour « crimes de guerre ».

Le , le magistrat, accompagné de deux enquêteurs et d'un traducteur, se rend à Maillé pour une reconnaissance des lieux[2].

Le , 64 ans après les faits, le président de la République Nicolas Sarkozy se rend en personne à Maillé. « En ignorant si longtemps le drame de Maillé, en restant indifférente à la douleur des survivants, en laissant s'effacer de sa mémoire le souvenir des victimes, la France a commis une faute morale », dit-il.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Bernard Éliaume DVD puis UDI Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 582 habitants, en diminution de -4,43 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
492 473 426 450 507 503 548 552 595
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
551 529 530 578 525 502 515 466 456
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
456 474 478 470 491 482 490 449 542
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
602 587 518 580 594 653 614 594 582
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Graphique d'évolution de la population, 1793-1999

Bibliothèque Municipale[modifier | modifier le code]

La commune de Maillé dispose d'une bibliothèque municipale, qui fait partie du réseau de la Direction Départementale des Biblitohèques et de la Lecture de Touraine.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Maison du Souvenir rassemble documents et témoignages du massacre du .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Il a existé une famille de Maillé, chevaliers, vicomtes de Tours, barons de Maillé, seigneurs de La Roche-Bourdeuil, de Benais, de Cravant, de Chezelles, de La Guerche, de Négron, de Milly, de La Clarté, de L'islette, de Faye-la-Vineuse, de Villeromain, de Rochecorbon, de Montils-lès-Tours, de Beauçay, de La Haye (baronnie), de Rillé, de Champchévrier, d'Hommes, de Latan, du Breuil, de Narsay, de la Guéritaude, de La Jonchère, du Puy-de-Monthazon, de Saint-Georges-du-Bois, de Bretignolles, de Chahaigues, de La Fresnaye, du Plessis-Rafré, des Cartes, de Chançay, de La Jaille, de La Chétardière, près Cléré, de Benebard, du XIe au XVIIe siècle.

Cette famille, qui compta parmi les plus anciennes et les plus illustres maisons de Touraine, a fourni cinq chevaliers-croisés, des dignitaires ecclésiastiques et des fonctionnaires importants[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Maillé

Les armes de Maillé se blasonnent ainsi : De gueules au chevron d'argent accompagné de trois coquilles d'or[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vieux (Isabelle), Visages du 25 août, Brumaire, Chinon, 2016, 128 pages. (ISBN 979-10-96385-00-3)
  • Chevereau (Sébastien), Maillé, 25 août 1944... du crime à la mémoire, Anovi, Turquand, 2012, 224 pages. (ISBN 979-10-90447-19-6)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Enquête sur un crime de guerre oublié, Le Monde, 26 juin 2008.
  2. Enquête sur un crime de guerre oublié, Le Monde, 26 juin 2008 ; Maillé, ce village martyr qu'on avait oublié, Le Figaro, 24 juin 2006
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Mémoires de la Société archéologique de Touraine, 1867, Notes sur l'article: v.19, pages 605 et 606
  8. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : mars 2009.