Ports (Indre-et-Loire)

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Ports
Ports-sur-Vienne, vallée, coteau et plateau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Sainte-Maure-de-Touraine
Intercommunalité Communauté de communes Touraine Val de Vienne
Maire
Mandat
Daniel Poujaud
2014-2020
Code postal 37800
Code commune 37187
Démographie
Gentilé Portais
Population
municipale
350 hab. (2015 en diminution de 2,23 % par rapport à 2010)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 58″ nord, 0° 33′ 17″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 123 m
Superficie 11,01 km2
Localisation

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Liens
Site web ports-37.com/

Ports est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par les rivières Creuse et Vienne. Le confluent de ces deux cours d'eau est sur le territoire de la commune. Ports est parfois appelée Ports-sur-Vienne pour la distinguer de la commune limitrophe de Port-de-Piles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Gaëtane Baranger    
mars 2014 en cours Daniel Poujaud   Retraité Fonction publique Chevalier dans l'ordre national du mérite
Vice président de la Communauté de communes Touraine Val de Vienne
Président du Syndicat Intercommunal des Écoles Primaires du Val de Vienne
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2].

En 2015, la commune comptait 350 habitants[Note 1], en diminution de 2,23 % par rapport à 2010 (Indre-et-Loire : +2,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340 325 299 339 345 402 365 405 414
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
369 364 391 404 432 407 439 408 396
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
394 398 385 451 397 415 390 414 445
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
458 437 406 345 343 347 354 355 356
2013 2015 - - - - - - -
356 350 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Graphique d'évolution de la population, 1793-1999

Culture ocale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin de Ports.

La commune de Ports (courtoisie Pierre Marie DANQUIGNY)

Le nom de Ports apparaît pour la première fois en 862, sous la forme « Portus », signifiant « port ou passage », dans les actes de Charles II le Chauve, en tant que fief dépendant de l’abbaye Saint-Martin de Tours.

 Cette commune, qui comprend également le hameau Vieux-Ports et qui est généralement appelée Ports-sur-Vienne, est située sur la rive gauche de la Vienne, près du Bec-des-deux-eaux, confluent de cette rivière avec la Creuse (voir pages 301/302).

C’est à ce confluent qu’on découvrit par hasard, en 1946, une fosse parementée de dalles verticales et contenant une dizaine de débris de squelettes humains, accompagnés de poteries et d’armes en silex, datés de – 3 670 et de – 2 910. On pense que c’était la sépulture d’un camp fortifié se trouvant à Sauvage (voir Pussigny,). L’important mobilier découvert dans cette fosse se trouve au musée préhistorique du Grand-Pressigny.

 Deux domaines agricoles gallo-romains se trouvaient aussi sur cette commune : Avrigny, à cheval entre Ports et Marcilly, au bord d’une ancienne voie qui allait de Nouâtre à Saint-Jean-de-Sauves, au sud de Loudun (voir page 343) et Grisay, à cheval entre Ports et Pussigny, toponyme venant du gallo-romain Gresiacum ou « domaine de Gresius, où il y eut ensuite un moulin aménagé au XIe siècle au bord de la Veude de Ponçay par les moines de l’abbaye de Noyers (voir Nouâtre, pages 297/298).

 Pendant longtemps l’activité principale de Ports a été la fabrication de la chaux, dont le processus est connu depuis l’époque romaine ; Le calcaire était extrait dans de longues galeries creusées dans le coteau situé entre Marcilly et Ports puis enfourné en couches alternées avec du bois ou du charbon ; à l’intérieur des fours la température montait à plus de 800 degrés et la calcination pouvait durer de trois à cinq jours.

 Après refroidissement la chaux était broyée en poudre et mise dans des sacs que des charrettes transportaient jusqu’au port, situé à Vieux-Ports ; les sacs étaient alors chargés sur des bateaux ou transférés par le bac situé entre Vieux-Ports et Noyers pour être amenés jusqu’à la gare SNCF de Port-de-Piles.

 Les premiers fours furent construits au XVIIIe siècle et il y eut jusqu’à 10 fours entre Ports et Marcilly ; une grande usine avec 7 fours fut installée en 1868 en dessous du coteau, presque en face de l’abbaye de Noyers mais le 11 août 1880 l’écroulement de ce coteau détruisit complètement l’usine ; cette catastrophe, qui fit 25 morts et 8 blessés, entraîna la faillite de l’usine et, par contrecoup, celle du bac de Noyers.

 En 1924 un barrage fut construit sur la Vienne, en aval du Bec-des-deux-eaux, au lieu-dit les Maisons Rouges, à cheval entre Ports et Nouâtre  (voir Nouâtre, page 285).

  • Église paroissiale Saint-Martin.
Les fours à chaux

Les fours à tuiles, à briques et à chaux furent les premières usines qui apportèrent dans la région des possibilités de travail autres que la terre et les métiers attenants. C'est à Ports-sur-Vienne au XVIIIe siècle au lieu-dit les Tuileries que furent construits les premiers fours. En 1864, construction d'un, puis de trois fours à chaux au Vieux Port. En 1868, au lieu-dit le Coteau de Noyers au Vieux Port, construction d'une grand fabrique de sept fours à chaux à feu continu et flamme courte, mais le 11 août 1880 l'écroulement du coteau sur 140 m de long et 60 m de profondeur détruisit complètement l'usine. Cette catastrophe fit 25 morts et 8 blessés. En 1882, toujours à Ports au lieu-dit les Caves, deux fours à chaux avec hangar furent construits pour un fabricant d'Antogny-le-Tillac, monsieur Albert Tissier. En 1933, une SARL Chaux et gisement de Touraine Ancien Et. Tissier est constituée, et elle tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. En 1952, la fabrique sera partiellement détruite.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]