Blou

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Blou
Blou
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Saumur
Canton Longué-Jumelles
Intercommunalité C.A. Saumur Val de Loire
Maire
Mandat
Marie Seyeux
2014-2020
Code postal 49160
Code commune 49030
Démographie
Gentilé Blosiens
Population
municipale
1 007 hab. (2015 en diminution de 1,47 % par rapport à 2010)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 47″ nord, 0° 02′ 10″ ouest
Altitude Min. 23 m
Max. 111 m
Superficie 21,46 km2
Localisation

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Blou est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ce village angevin de l’ouest de la France se situe dans le Baugeois.

Topographie[modifier | modifier le code]

Le bourg est dominé par une butte de 109 mètres (au-dessus du niveau de la mer), point culminant de toute la région, d'où l'on peut admirer un magnifique panorama. Par temps clair, on y distingue très nettement les flèches de la cathédrale Saint-Maurice d'Angers (45 km) et une grande partie du coteau rive gauche de la Loire.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

De cette butte ont été extraites de très grandes quantités de tuffeau blanc servant à la construction des maisons de la région. Ces galeries ainsi creusées, ont servi au cours du siècle dernier à la culture des champignons de Paris.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Blou est une des localités les plus anciennement habitées de l'Anjou. Sa situation élevée au milieu d'un pays riche, au bord d'une vallée régulièrement inondée, a dû en faire un refuge naturel dès les premiers âges.

Au point dit Le Grippeau, qui émerge le premier au-dessus des inondations de la Loire, on a trouvé des amphores romaines et des briques en abondance. Les voies antiques qui passaient par Blou ou aux environs immédiats étaient vraisemblablement la grande voie romaine d'Angers Tours "Robrica". Elle y croisait la voie de Saumur au Mans.

Des dalles ont été retrouvées auprès de La Modtaie et au lieu-dit Les pierres plates. Des trouvailles faites à Blou en 1856 indiquent la présence d'un centre gallo-romain important.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le baron de Blou, héritier des propriétaires gallo-romains, resta toujours le présentateur de la cure conférée par l'évêque d'Angers (archiprêtré de Bourgueil), on peut en conclure qu'elle fut d'abord chapelle domestique avant d'être transformée en paroisse, sans doute au Xe ou XIe siècle. Une partie des dîmes était acquittée par les moines de Cunault, et en 1284 Hugues de Baucay, seigneur de Blou, diminue le montant des dîmes.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Durant trois siècles (du XVIe au XVIIIe siècle), un pèlerinage pour les maladies de l'ouïe avait lieu au mois d'août, à la Saint-Louis. Celui-ci était très réputé et on y venait par milliers. Certainement l'origine de l'assemblée annuelle de la commune. La baronnie pouvait être le siège d'une des quatre baronnies d'Anjou et de ce fait existaient au XVIIe siècle à Blou, du personnel judiciaire et administratif. On constate aussi au XVIIIe siècle la présence d'un notaire royal et d'un maître chirurgien. La Citadelle, La Tour du Coq, Le Temple et La Cathédrale sont des noms de fermes qui rappellent des souvenirs du Moyen Âge. Le Mésanger est certainement une des plus anciennes fermes de Blou[réf. nécessaire].

En 1706, un marché fut passé pour l'entretien de l'église. L'autel de la chapelle des fonts baptismaux, estimé gênant, avait été démoli en 1703. Le procès-verbal de l'état du presbytère fut dressé en 1671. Il avait alors grand besoin de réparations. L'entretien des deux cimetières (le petit et le grand) et de la pièce de terre qui en dépendait était donné à bail.

Les registres paroissiaux ne remontent qu'à 1608. La présence de la baronnie avait amenée l'établissement à Blou de tout un personnel judiciaire et administratif. On constate au XVIIIe siècle la présence de notaire royal (Thomas Dublier en 1731), d'un maitre chirurgien, etc. Il y avait un maître d'école (Jean Aubry) en 1623. L'excellence de l'air et du climat de Blou était reconnue dès le XVIIIe siècle. Une religieuse bénédictine de l'abbaye de La Fontaine-Saint-Martin, au diocèse du Mans, y vient s'y soigner en 1722. Cela ne l'empêche d'ailleurs pas d'y mourir. Baptême d'une fille "Maure" qui a pour parrain le curé de Brouage en 1644, baptême d'un certain Georges-César Hubert, "issu en droite ligne de la race de Saint Hubert". Il y avait dans la paroisse un curé et toujours au moins un vicaire.

Blou dépendait de l'élection de Baugé, du grenier à sel de Saumur, et fit partie en 1788 du district de Baugé. Blou fit partie en 1790 du district de Baugé et du canton de Longué.

Révolution[modifier | modifier le code]

Le curé Thiberge, précédemment vicaire et installé dans ses fonctions le 24 mai 1747, cesse d'exercer le 11 février 1790. Du moins son nom disparaît-il des registres paroissiaux. Il meurt d'ailleurs le 12 avril 1791. Son vicaire, Olivier d'Olivet, nommé le 29 mai 1791, prit possession le 12 juin. Il renonça à toute fonction ecclésiastique sous la terreur et se maria. En l'an III, il était retiré à Châtellerault. Jacques Gaussé, chapelain, prêta serment et fut élu curé constitutionnel de Fontaine-Guérin. Un prêtre nommé Pineau dessert la paroisse en 1800. Le curé concordataire fut Louis-Charles-Auguste Rattier, ancien chapelain de Vernoil-le-Fourrier.

Le 6 pluviôse an II, l'agent municipal Ploquin faisait afficher et publier la tenue annuelle de cinq foires : le 13 pluviôse (1er février), 12 germinal (1er avril), 13 prairial (1er juin), 14 thermidor (1er août), 11 vendémiaire (2 octobre). Ces foires n'eurent jamais d'existence réelle.

Après la Révolution française, l'on en revint à l'assemblée de la Saint-Louis, le dernier dimanche d'août, une assemblée a été créée à la gare depuis l'ouverture du chemin de fer. Elle se tenait le deuxième dimanche de mai.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'électricité fut établie dans la commune en 1928, l'éclairage public en 1932.

Pendant la Première Guerre mondiale, 38 habitants perdent la vie. Lors de la Seconde Guerre mondiale, un habitant est tué[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790   Gendreau    
1792 1805 René Ploquin    
1806   Dr Leblanc    
1809   Pierre Lair    
7 avril 1815   Lebrecq    
12 juillet 1815   Pierre Lair    
1826   Alexandre de Boylesve    
1832   Félix Daguin    
1842   Fr Faucillon    
1847   Charles Lair    
1884   Henri Lair    
1904   Louis Aucher    
1908   Auguste Fusellier    
1919   Auguste Desfoyers    
1925   Eugène Launay    
1945   Charles Bizard    
1991 mars 2008 Gérard Bousselin   Agriculteur retraité
mars 2008 en cours
(au 18 avril 2014)
Marie Seyeux[2] DVD Conseillère départementale depuis 2015

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire.

Autres circonscriptions[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Longué-Jumelles et de l'arrondissement de Saumur[3].

Jusqu'en 2014, le canton de Longué-Jumelles compte huit communes, dont Blou. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du 26 février 2014. La commune reste rattachée à ce même canton de Longué-Jumelles, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015[4].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2015, la commune comptait 1 007 habitants[Note 1], en diminution de 1,47 % par rapport à 2010 (Maine-et-Loire : +3,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
995 937 1 018 1 036 1 110 1 083 1 054 1 042 1 061
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 045 1 087 1 039 1 030 1 065 1 050 1 069 1 089 1 086
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 035 1 041 1 006 985 918 927 940 949 998
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
902 867 823 799 752 824 939 1 022 1 007
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,3 %) est en effet inférieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 26,5 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 15,6 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 24,2 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 17,3 %, plus de 60 ans = 17,9 %).
Pyramide des âges à Blou en 2008 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,4 
4,9 
75 à 89 ans
7,3 
10,3 
60 à 74 ans
10,2 
19,6 
45 à 59 ans
17,3 
20,6 
30 à 44 ans
24,2 
17,7 
15 à 29 ans
16,3 
26,5 
0 à 14 ans
24,2 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Vie locale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 67 établissements présents sur la commune à fin 2010, 45 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 8 % du secteur de l'industrie, 8 % du secteur de la construction, 31 % de celui du commerce et des services et 9 % du secteur de l'administration et de la santé[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Écoles[modifier | modifier le code]

  • L'école de garçons, achetée par la commune en 1848, a été réparée en 1882-1884. Des agrandissements ont été faits en 1906. Il y avait un instituteur et une institutrice.
  • L'école des filles était au bas du bourg, près du cimetière. Il y avait une classe et une institutrice. L'école libre de filles était située route de Vernantes. Elle fut établie en 1905 dans une maison appartenant au comte Charles Lair. Il y avait deux religieuses de Saint-Charles.

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Notre-Dame de Blou.

L'église Notre-Dame date du XIIe siècle. Elle est classée au titre des monuments historiques. Elle contient des vitraux rappelant la guerre de Vendée.

La Modethaie[modifier | modifier le code]

La Modethaie est un monument du XVIIIe siècle. Elle a été une demeure seigneuriale qui deviendra plus tard un institut pour enfant spécialisée puis qui récemment a été rachetée par une congrégation bouddhiste afin de devenir un centre internationale de congrès[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (notice BnF no FRBNF33141105, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Port 1965, p. 382
  2. Réélection 2014 : « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la préfecture du département de Maine-et-Loire (consulté le 18 avril 2014).
  3. Insee, Code officiel géographique, Fiche de la commune de Blou, consultée le 15 février 2015
  4. Légifrance, Décret no 2014-259 du 26 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Évolution et structure de la population sur statistiques-locales.insee.fr
  10. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur insee.fr (consulté le 2 juillet 2011)
  11. Insee, Statistiques locales du territoire de Blou (49), consultées le 7 décembre 2012