Gençay

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Gençay
Halles et hôtel de ville, sur la place Principale de Gençay.
Halles et hôtel de ville, sur la place Principale de Gençay.
Blason de Gençay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Gencéen
Maire
Mandat
François Bock
2014-2020
Code postal 86160
Code commune 86103
Démographie
Gentilé Gencéens[1]
Population
municipale
1 733 hab. (2013)
Densité 366 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 24″ Nord 0° 24′ 21″ Est / 46.3733333333, 0.405833333333
Altitude 125 m (min. : 105 m) (max. : 138 m)
Superficie 4,74 km2
Localisation

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Gençay
Liens
Site web gencay.fr

Gençay est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gençay est une commune rurale.

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé au confluent de la Belle (venue du sud) et de la Clouère, le village se dresse à l'abri de la masse importante du château du XIIIe siècle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marnay Saint-Maurice-la-Clouère Rose des vents
N
O    Gençay    E
S
Magné Brion

Le village est situé à 24 km au sud-est de Poitiers qui est la plus grande ville à proximité. Il constitue une halte pour les pèlerins sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

45 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[3], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Église paroissiale.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg proviendrait de l’anthroponyme gallo-romain Gentius avec le suffixe latin de propriété "-acum" devenu au cours du temps "-ec" puis "-é" voire "-et" ou "ay" et signifiant "domaine de"[4].


Histoire[modifier | modifier le code]

Gençay accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution, et un autre dit arbre de la Raison. Ils deviennent les lieux de passage obligés de toutes les fêtes, processions et des principaux événements révolutionnaires, comme lors de l’inauguration du Temple de la Raison, ou celles des bustes de Lepeletier de Saint-Fargeau et de Marat[5].

En 1945, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté (un tilleul)[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gençay dépend de la sous-préfecture de la Vienne à Montmorillon.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Pays Gencéen.

La commune est membre du syndicat mixte du Pays Civraisien, créé en 1979. C'est un établissement public intercommunal qui regroupe les quatre communautés de communes du Pays Gencéen, du Pays Charlois, du Civraisien et de la région de Couhé (soit 40 communes). Ce territoire compte 28 358 habitants. Son siège est à Civray. Le Pays Civraisien intervient dans les domaines de développement local et d'aménagement du territoire sur les thématiques suivantes : développement économique et touristique, l'environnement, le patrimoine, l'habitat, la culture, les services de proximité à la personne et l'insertion. Il est également le partenaire de nombreuses associations qu'il soutient dans leurs actions (Offices de Tourisme, Mission Locale, chantier d'insertion, culture, sport…). C’est un « Syndicat Mixte ouvert » dans la mesure où il ne compte pas seulement des collectivités locales publiques comme adhérents, mais également les trois Chambres Consulaires de la Vienne : Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), Chambre de Métiers et Chambre d’Agriculture.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 André Rousseau[réf. nécessaire]    
mars 2008 mars 2014 Jean Crespin[7] PS  
mars 2014   François Bock[réf. nécessaire]    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Breckerfeld (Allemagne)[réf. nécessaire].

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Protection de l’environnement[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré au projet "Valorisation de la biodiversité des bords de routes et des chemins" que propose depuis 2009, l'association « Vienne Nature ». L’objectif du projet est de faire prendre conscience de l’intérêt paysager et fonctionnel des bords de routes et des chemins en évaluant leur richesse biologique. En effet, la gestion écologique des bords de routes est souvent mal perçue et doit être accompagnée d'une phase de sensibilisation et d'information (articles de presse, site internet, panneaux d'information, sortie de terrain...).Une notice de gestion des bords de routes plus respectueuse de l'environnement a été réalisée par l’association et adapté au cas de la commune.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 733 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
706 628 635 801 913 1 060 1 116 1 200 1 218
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 149 1 181 1 221 1 202 1 204 1 239 1 308 1 231 1 205
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 157 1 190 1 165 1 021 1 009 973 994 1 008 1 001
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
1 076 1 154 1 343 1 545 1 580 1 601 1 676 1 781 1 735
2013 - - - - - - - -
1 733 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 376 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Gençay ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 1 850 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (46 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 1 804 habitants.

La répartition de la population par sexe est la suivante (INSEE) :

  • En 1999 : 47,9 % d'hommes et 52,1 % de femmes.
  • En 2007 : 45,9 % d'hommes et 54,1 % de femmes.
  • En 2010 : 48,1 % d'hommes et 51,9 % de femmes.

En 2007 (INSEE) :

  • Le nombre de célibataires était de 28,6 %.
  • Les couples mariés représentaient 52,8 % de la population.
  • Les divorcés représentaient 6,2 %.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 12,3 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[10], le nombre d'exploitations agricoles est passé en 10 ans (2000-2010) de deux à trois. Ce sont des exploitations individuelles.

Commerce[modifier | modifier le code]

En 2009,selon l'INSEE, se trouvaient au sein du bourg :

  • 2 supermarchés.
  • 1 supérette.
  • 1 épicerie.
  • 2 boulangeries.
  • 1 boucherie-charcuterie.
  • 2 librairies-papeterie-journaux.
  • 4 magasins de vêtements.
  • 1 magasin de chaussures.
  • 1 magasin d'électroménager et de matériel audio-vidéo.
  • 1 magasin de meubles.
  • 3 fleuristes.

Emplois et activité[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage en 2007 était de 9,6 % (en 1999 : 13,5 %). Les retraités et les préretraités représentaient 35,4 % de la population en 2007 (29,7 % en 1999). Le taux d'activité était de 68,7 % en 2007 (68,8 % en 1999).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Gençay est un château-fort en ruines (visitable) dans le centre-ville, classé monument historique depuis la première liste des monuments historiques de 1840[11]. Lieu de défense naturel, l'éperon rocheux situé au confluent de la Belle et de la Clouère, était un emplacement stratégique idéal pour la construction d'une forteresse au XIIIe siècle. C'est un bel exemple d'architecture militaire du Moyen Âge. Tout est conçu pour la défense. Châtelet d'entrée, courtines et tours exploitent les qualités naturelles du site et rendaient le château imprenable. Le pont fixe qui relie la ville au château à l'emplacement de l'ancien pont levis est récent.

Château fort de Gençay.

Château de Galmoisin

Église Gençay ; elle est en partie gothique. À l'intérieur :

Hôtel des Trois-Marchands, place du marché, est inscrit comme monument historique depuis 1991.

Le logis de La Briauderie est inscrit comme monument historique depuis 1969 pour le logis et la toiture.

Patrimoine oral[modifier | modifier le code]

Sur La Biaça, le site des archives de l'Institut d’études occitanes du Limousin, plusieurs enregistrements réalisés sur la commune[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pascal Audin, artiste peintre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
Taillé, au premier de Gueules au Château d’Or, au second d’Argent au Taureau Tanné.
Commentaires : Taillé, au premier de gueules au château d'or, au second d'argent au taureau de tanné.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  3. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  4. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – ISBN 2-84234-128-7
  5. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 57-59 et 128-130
  6. Robert Petit, op. cit., p. 222
  7. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  10. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. « Notice no PA00105459 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Accéder à un de ces documents sur le site des archives de l'IEO Lemosin