Site castral de Montbazon

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Site castral de Montbazon
Image illustrative de l’article Site castral de Montbazon
Tour maîtresse et avant-corps.
Nom local Forteresse de Montbazon
Période ou style Médiéval
Type forteresse
Début construction Xe ou XIe siècle
Fin construction XVe siècle
Propriétaire initial Foulques Nerra
Destination initiale résidence
Propriétaire actuel personne morale de droit privé
Destination actuelle site touristique
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1926, 2012, Donjon, site castral)[1]
Site web www.forteressedemontbazon.com
Coordonnées 47° 17′ 06″ nord, 0° 42′ 50″ est[2]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Touraine
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Commune Montbazon
Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire
(Voir situation sur carte : Indre-et-Loire)
Site castral de Montbazon
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Site castral de Montbazon

Le site castral de Montbazon est un ensemble d'aménagements fortifiés situés sur la commune française de Montbazon dans le département d'Indre-et-Loire et la région Centre-Val de Loire.

L'aménagement du site, à l'extrémité d'un promontoire rocheux surplombant le val de l'Indre, commence à la fin du Xe ou au début du XIe siècle avec la construction d'une tour maîtresse (donjon) généralement attribuée à Foulques Nerra dans le cadre de la lutte d'influence que se livrent les maisons de Blois et d'Anjou dans cette partie de la Touraine. Cette tour est surélevée peu de temps après et lui sont progressivement adjoints, jusqu'au XVe siècle, un avant-corps, puis une chemise et enfin une enceinte protégeant l'ensemble du site. Un château Renaissance est construit au XVe siècle, mais détruit un peu plus de trois siècles plus tard alors qu'il est largement délabré.

Depuis la Révolution française mais surtout à partir du XXe siècle, des remaniements ou des restaurations sont effectués par les propriétaires successifs, au premier rang desquels William Perry Dudley de 1922 à la fin des années 1950 et les époux Atterton dans les années 2000. Au XXIe siècle c'est la tour maîtresse, encore haute de 28 m, qui demeure l'élément le plus significatif du site.

Le donjon est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du , mesure de protection étendue par arrêté du à l'ensemble du site castral qui est ouvert au public depuis 2003.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le site castral de Montbazon est établi au sommet d'un éperon barré. L'hypothèse d'une occupation de ce site à l'époque pré-romaine est évoquée, mais non vérifiée[M 1]. Il est protégé sur deux côtés par les vallées de l'Indre et de la Gironde, son petit affluent temporaire qui constitue également la douve de l'enceinte de la ville[3]. Au sud, un fossé artificiel vient compléter le dispositif défensif[4],[5]. Le site domine la vallée d'une trentaine de mètres ; composé de l'ensemble castral proprement dit et prolongé vers le nord par deux basses-cours, son altitude varie de 81,50 m au sud, au niveau de la tour maîtresse, à 73,50 m au nord, à l'extrémité du promontoire et sa superficie est d'environ 1,2 hectare[6],[7].

Cet emplacement permet le contrôle du franchissement de l'Indre au pied du promontoire mais aussi de la navigation sur la rivière[8]. Ce n'est que plus tard qu'un bourg se construit au pied du promontoire sur la rive gauche de la rivière, bientôt complété par un faubourg sur la rive droite, enserré entre deux bras de l'Indre[9]. Aux Xe et XIe siècles, Montbazon se trouve en outre dans une zone géographique convoitée à la fois par les comtes d'Anjou et ceux de Blois, où la construction d'une ceinture de forteresses doit permettre aux premiers de s'assurer le contrôle de toute la Touraine. À ce titre, Montbazon, à une dizaine de kilomètres de Tours sur la route qui mène vers le sud de la France, est idéalement placé[10].

Études et recherches[modifier | modifier le code]

Dessin en couleurs du plan de plusieurs édifices.
Plan schématique de la forteresse.

Au XVIe siècle, un aveu attribue la construction du donjon à Jules César ; à cette époque, les grandes constructions anciennes sont considérées comme l'œuvre d'une civilisation puissante et prestigieuse, celles des Romains[M 2].

L'une des premières études permettant de retracer l'histoire et l'archéologie de la tour maîtresse est publiée par Louis Bousrez en 1895 dans le bulletin de la Société archéologique de Touraine[11].

L'historien médiéviste Marcel Deyres se livre en 1969, dans les Cahiers de civilisation médiévale, à une description précise des structures du donjon ; cette étude lui permet de proposer une chronologie de construction de la forteresse[12]. L'hypothèse d'un premier donjon en bois, formulée par l'auteur, est remise en cause dix ans plus tard par Bernard Bachrach[D 1].

En 2002, Nicolas Faucherre fait paraître dans le Bulletin des amis du pays lochois un long article où il émet de nouvelles hypothèses sur la chronologie de construction de l'ensemble castral (donjon et bâtiments attenants) ; il précise toutefois que ses conclusions sont surtout des pistes de recherches qui n'intègrent pas des travaux universitaires en cours[13].

La mise à jour des connaissances sur les donjons de Loches (études dendrochronologiques) et de Langeais, comparables à celui de Montbazon, et l'analyse architecturale du bâti du site castral montbazonnais effectuée par Marie-Denise Dalayeun à partir de 2002 dans le cadre d'un travail universitaire permettent de proposer une nouvelle chronologie pour la construction de l'ensemble et une nouvelle approche de la fonctionnalité des différents édifices, se substituant aux conclusions des études précédentes[14].

Si la chronologie relative du site (ordre des phases successives de construction ou de remaniement) semble acquise, la chronologie absolue (datation précise de ces phases) reste à définir, notamment pour la période médiévale mal documentée par des sources écrites. Les propositions qui sont faites restent sujettes à discussion. Ces incertitudes sont aussi liées aux nombreuses campagnes de réfection et de restauration qui ont affecté notamment la tour maîtresse en faisant disparaître une partie de ses structures anciennes et à l'impossibilité d'accéder à ses niveaux supérieurs pour les examiner en détail[D 2]. En outre, l'absence de pièces de bois interdit toute approche dendrochronologique[D 3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Xe et XIe siècles : naissance de l'ensemble castral[modifier | modifier le code]

Photographie retouchée montrant par un jeu de couleurs les différents états d'un bâtiment.
Chronologie simplifiée du bâti de la tour maîtresse et des édifices attenants.
  • Fin du Xe ou début du XIe siècle
  • Élévation au début du XIe siècle
  • Seconde moitié du XIe siècle
  • XIIIe siècle
  • XIXe et XXe siècles

Vers la fin du Xe ou le début du XIe siècle, de nombreux ouvrages défensifs sont construits dans le Val de Loire dans le cadre des guerres d'influence opposant les comtes d'Anjou à ceux de Blois. Ils sont généralement constitués d'une motte surmontée d'un donjon, le plus souvent en bois. Il est possible qu'un tel dispositif ait existé à Montbazon[15], localisé au niveau de la tour maîtresse médiévale, la pierre remplaçant ensuite le bois dans la reconstruction de la forteresse[16]. D'après une charte de Robert II le Pieux rédigée entre 996 et 1006, son commanditaire pourrait être Foulques Nerra[10].

À Montbazon, toutefois, un second scénario est envisageable et semble prendre corps à la faveur des travaux les plus récents. Une tour maîtresse en pierre est la première construction de l'ensemble castral. Elle mesure 20 × 15 m et comporte, dans cet état initial, deux niveaux. Elle est très vraisemblablement attribuable à Foulques Nerra[17]. Elle est rapidement contrebutée, côte sud, par un apport conséquent de terres réalisant un « emmottement » — la tour n'est pas construite au sommet d'une motte mais c'est la motte qui, ultérieurement, vient protéger la base de la tour[D 4]. Dans un second temps, entre les années 1020 et les années 1110, et peut-être plus précisément à l'initiative de Geoffroy Martel, fils de Foulques Nerra, ce donjon est partiellement détruit à une hauteur variable selon ses faces puis rehaussé de deux étages par rapport à son niveau initial en même temps que sa base est réparée et qu'un avant-corps lui est adjoint sur sa face occidentale[18].

XIIe et XIIIe siècles : amélioration du système défensif et construction d'un chapelle[modifier | modifier le code]

Sans doute sous le règne d'Henri II Plantagenêt entre 1160 et 1180, un fossé est creusé au sud du site et une chemise, manifestement édifiée avec la roche calcaire extraite du fossé, est construite entre ce dernier et la tour maîtresse dont l'étage inférieur est progressivement comblé ; dans ce premier état, l'existence d'un chemin de ronde au sommet de la chemise est envisageable[D 4]. Une chapelle est construite au XIIe siècle au nord du donjon mais elle se superpose partiellement à un bâtiment plus ancien, peut-être du début du XIe siècle et qui pouvait avoir la même fonction. La forteresse est ensuite prise par le roi de France Philippe Auguste, au tout début du XIIIe siècle ; à la même époque, la chemise est reconstruite et elle s'appuie à l'angle sud-ouest sur une tour de trois étages, dite « tour de Philippe Auguste » ou « tour philipienne »[18].

XVe au XVIIIe siècle : château-neuf éphémère et donjon fragile[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'un mur balafré d'une profonde lézarde verticale.
Mur lézardé du donjon.

Vers 1425, un château est construit en face du vieux donjon. Il barre le bayle de l'est à l'ouest sur une cinquantaine de mètres de long et une vingtaine de large[19] et le divise en deux basses-cours. Aucune description d'époque et aucune représentation ne permettent de préciser son architecture. Les seuls témoignages, peu précis, recueillis oralement par Amans-Alexis Monteil au début du XIXe siècle font état d'un « grand bâtiment à étage avec de larges baies à meneaux »[20]. Dès le début du XVIIe siècle, Hercule de Rohan-Montbazon, propriétaire de Montbazon et dont la famille possède ce bien dès 1492[21], préfère habiter le château de Couzières à Veigné. Ses descendants font de même ou résident au château de Sainte-Maure-de-Touraine. Par manque d'argent, le château-neuf n'est pas entretenu et tombe en ruine. Il est démoli en 1746 et ses décombres servent de remblai pour consolider la route d'Espagne (future N10) ; la chapelle Saint-Georges, attenante au nord, et une grande partie de l'enceinte subissent le même sort[20]. Le donjon lui-même échappe à une destruction trop compliquée à mettre en œuvre en raison de sa taille imposante[M 3].

En décembre 1790, les murs du château menacent de s'effondrer sur le presbytère et d'autres maisons situées en contrebas, rue des Moulins[22] ; par sécurité, la municipalité est autorisée à les abattre le 6 octobre 1791[23]. L'étage supérieur de la tour maîtresse ainsi qu'une grande partie de l'avant-corps attenant s'effondrent en [M 4]. Deux ans plus tard, ce sont tous les crénelages des murailles encore debout qui sont rasés par les habitants de Montbazon comme « symboles du despotisme »[M 5]. En 1797, le mur oriental est lézardé sur toute sa hauteur par la foudre[24].

XIXe au XXIe siècle : abandon et restauration[modifier | modifier le code]

Du télégraphe Chappe à la statue de la Vierge[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle la tour maîtresse est reléguée au simple rôle d'entrepôt et son sommet, à l'angle sud-ouest, accueille en 1823 l'installation d'un télégraphe Chappe[3] sur la ligne Paris-Bayonne ; le télégraphe électrique le remplace en 1852. En 1860, le site est acheté par Joseph Delaville Le Roulx et restauré ; le donjon est consolidé de manière à pouvoir installer en 1866, à l'angle nord-est, une statue de la Vierge à l'Enfant haute de 9,5 mètres financée par l'impératrice Eugénie de Montijo[3]. Malgré la fragilité de l'édifice dénoncée par beaucoup, une voûte en maçonnerie est construite à la hauteur de son quatrième niveau, pour supporter le socle de la statue[D 5]. L'objectif est d'attirer à Montbazon, qui se trouve sur l'un des chemins de Compostelle, davantage de pèlerins. La statue est finalement réalisée par un zingueur tourangeau ; creuse, elle est constituée de plaques de cuivre rivées et partiellement remplie de pierres et de béton qui la lestent[M 6].

Les grands travaux de « l'ère Dudley »[modifier | modifier le code]

L'architecte et paysagiste américain William Perry Dudley achète le site castral le à Paul Delaville Le Roulx, petit-fils de Joseph[V 1],[N 1] pour la somme de 9 000 F ; il y réside jusqu'en 1939 en compagnie de son amie Lilian Whitteker, artiste peintre américaine qui, elle, l'habite jusqu'en 1970[N 2]. Il se lance dans un vaste chantier de travaux qui lui coûte plus de 127 000 F et dure plus de trente ans[V 4]. Dès son arrivée, il fait reconstruire une tour du XVe siècle dans la partie occidentale de l'enceinte, la tour Lilian, qu'il prolonge vers l'est d'un logis[25],[N 3], dont certaines baies sont garnies de vitraux provenant de l'atelier tourangeau Lux-Fournier ou issus de la récupération de verrières plus anciennes[V 5] ; il réaménage les accès au site, rajoute des crénelages aux tours, déblaie l'entrée des souterrains. Il remodèle entièrement le parc qu'il décore de statues commandées à des sculpteurs locaux ; il y plante quelques rangs de vigne. Il aménage « jardin gothique » au sud de la tour maîtresse[V 6]. Enfin, derniers travaux effectués sous sa direction en 1957, il fait consolider le donjon, qui menace de s'écrouler sous le poids de la statue, grâce à la construction d'une ceinture intérieure en béton[26] ; dans le même temps, un fissuromètre est posé sur la lézarde du mur oriental. C'est pour surveiller ces travaux que Dudley effectue son premier et dernier voyage à Montbazon depuis la Seconde Guerre mondiale[V 7].

Le donjon fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

L'ouverture au public au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs d'illuminations nocturnes d'un vieux château.
Animation nocturne.

Quatre ans après la mort de Dudley survenue en , à l'issue d'une succession compliquée et alors qu'il avait légué la forteresse à la ville de Montbazon, ce sont sa seconde épouse et leur fille qui héritent de l'ensemble[V 4],[N 4]. Au début des années 1980 le site, inhabité et sans surveillance, est pillé : des statues sont volées dans le parc, les vitraux du logis emportés[V 9].

En 1999, Harry et Jacqueline Atterton, un couple anglo-français, s'en rendent propriétaires et conçoivent une ambitieux programme de restauration et de mise en valeur en vue de son ouverture au public[27], ce qui est chose faite en 2003[3]. En 2009, c'est un groupe immobilier qui rachète la forteresse[28] et poursuit les travaux engagés par les époux Atterton. Depuis 2010 sa promotion et son animation sont confiées à l'association des Chevaliers du Faucon noir[29], au travers de visites guidées du site et d'ateliers (forge, herboristerie, présentation d'armes anciennes, démonstration de machines de guerre...). En 2012, l'inscription du donjon comme monument historique est étendue à l'ensemble du site castral par arrêté du [1].

Proposition de chronologie architecturale du site castral de Montbazon.


Propriétaires du site castral - Épisode de construction ou d'aménagement - Épisode de destruction

Le site au à l'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le château médiéval[modifier | modifier le code]

Les matériaux utilisés dans la construction du château sont divers.

Des calcaires lacustres, des silex, des meulières sont abondants dans la région et d'un accès facile à la surface du sol, dans des galeries souterraines ou de petits carrières à ciel ouvert ; solides, ils se prêtent par contre assez mal à la taille ; ce sont les roches préférentiellement utilisées dans la confection de l'élévation des bâtiments. La craie blanche de Blois ne se retrouve que dans le mur de la chemise, dans son premier état ; elle provient certainement du fossé défensif creusé presque à son pied. Le travertin, d'un emploi très limité dans le premier état de la tour maîtresse, n'est pas d'extraction locale ; sa présence sur d'autres édifices proches de la vallée de l'Indre laisse supposé qu'il a été convoyé par sur le rivière depuis un point d'extraction non identifié. Le tuffeau jaune, plus grossier mais un peu moins friable que le tuffeau blanc, est extrait de très nombreuses carrières en Touraine ; il est utilisé, taillé en moyen appareil, dans l'élévation des murs[D 6].

Le bois des forêts alentour pour les charpentes ou les planchers et le sable prélevé au bord de l'Indre, au pied du promontoire, pour la confection des mortiers, sont deux matériaux d'un accès très facile[D 7].

La tour maîtresse ou donjon stricto sensu[modifier | modifier le code]

Dispositions générales[modifier | modifier le code]
Photographie en couleurs de massifs de maçonnerie élevés contre un mur.
Contreforts de la face nord.

Le donjon est conservé sur une hauteur d'environ 26 à 28 m et comporte trois niveaux bien identifiés alors qu'il devait s'élever à 36 m au moins avec un étage supplémentaire. Les deux niveaux de sa partie inférieure, la plus ancienne, sont appareillés en moellons de silex et de calcaire lacustre avec mise en œuvre par endroits de l'appareil en arête-de-poisson alors que les angles des murs ainsi que les contreforts, présents sur les faces septentrionale et orientale — il en existait aussi à l'ouest, mais ils sont détruits lors de la construction de l'avant-corps et peut-être au sud, disparus lors d'une réfection du parement[7] —, sont composés de blocs de travertin[30] remployés sans être retaillés au préalable. Le troisième et le quatrième niveaux, plus récents, font appel aux mêmes matériaux pour la maçonnerie bien que l'appareil soit plus irrégulier mais les chaînages d'angle et la reprise des contreforts sont réalisés en blocs de tuffeau[17]. Cette structuration est largement perturbée par des reprises et des réfections ultérieures. Toutes les faces sont percées par des trous de boulins à des niveaux variables et à des espacements irréguliers[31].

Photographie en couleurs retouchée figurant l'emplacement des planchers disparus d'une tour.
Restitution des étages dans le donjon.

Les contreforts sont de plan semi-circulaire sur la face orientale, de plan semi-circulaire ou rectangulaire sur la face nord, mais quelle que soit leur forme ils sont contemporains de la muraille qu'ils soutiennent ; aucun d'entre eux n'a été ajouté a posteriori[D 8].

Les dimensions intérieures de la tour maîtresse sont de 15 × 9 m. Les différents étages du donjon sont séparés par des planchers qui prennent appui sur des ressauts du côté nord et sur des solives encastrées sur la face opposée ; ces planchers étaient peut-être percé d'une trappe faisant communiquer les étages par des échelles ou des escaliers en bois, car aucun vestige d'escalier en pierre n'est mis en évidence[18]. La porte ouverte de plain-pied dans le mur ouest et qui permet d'accéder au niveau du rez-de chaussée remblayé semble moderne ; elle pourrait avoir été percée dans les années 1820 pour permettre, par l'intérieur du donjon, l'accès à son sommet qui supporte alors un télégraphe[32],[D 9].

La configuration du site fait que les assauts contre la forteresse sont surtout à redouter depuis le sud. C'est pourquoi le mur méridional de la tour maîtresse est plus massif, ne comporte intérieurement aucun ressaut qui en diminuerait l'épaisseur, qu'il n'est percé d'aucune baie et que sa base est renforcée par un talus artificiel[D 8]. En contrepartie, il ne paraît pas pourvu de contreforts[31].

Rez-de-chaussée[modifier | modifier le code]
Photographie en couleurs de la base d'un mur dépassant d'un sol.
Vestiges du mur de refend du rez-de-chaussée.

Le rez-de-chaussée, originellement aveugle — les ouvertures dans sa face orientale semblent attribuables à la fin du Moyen Âge[D 10] —, comporte une cloison sur poteaux de bois qui divise le niveau en deux pièces dans le sens de sa longueur. Vers le XIIe siècle, la cloison semble remplacée par un mur de refend dans lequel elle est noyée. À partir de la même époque et jusqu'au XVe siècle, ce niveau est progressivement comblé, d'abord avec les déchets de construction de la chemise méridionale puis avec des remblais divers dont des déchets domestiques. La fonction de ce niveau, dans un premier temps peut-être dédié au stockage, devient dès lors moins facile à cerner[33].

Au XXIe siècle, l'épaisseur des remblais accumulés à l'intérieur du rez-de-chaussée est supérieure à 6 m[34], ne laissant apparaître que la partie supérieure du mur de refend. Le sol de ce rez-de-chaussée n'est pas atteint par le sondages et ne peut être étudié.

Premier étage[modifier | modifier le code]
Portes d'accès au donjon.

Cet étage se présente comme un niveau de circulation, probablement relié aux autres étages de la tour maîtresse par des échelles ou des escaliers en bois qui n'ont pas laissé de traces. Son plancher d'origine se situe à un mètre environ au-dessus du niveau du sol intérieur actuel[31]. Il a peut-être également ds fonctions domestiques (stockage).

Pour des raisons de sécurité, il n'est pas possible d'entrer dans le donjon par son rez-de-chaussée. La façade nord est percée, à environ 6 m du sol moderne extérieur et un peu plus d'un mètre du sol moderne intérieur, d'une porte qui constituait l'accès au donjon par une échelle ou un escalier de bois extérieurs avant la construction de l'avant-corps. À partir de ce moment, l'accès se fera toujours à ce niveau mais par l'ouest, grâce à une porte communiquant avec l'avant-corps[17] — au XIXe siècle, une nouvelle porte est percée juste sous la précédente.

La cloison de bois mise en évidence au rez de chaussée partage également cet étage qui prend jour à l'est par deux baies ultérieurement murées[33].

Deuxième étage[modifier | modifier le code]
Aménagements du deuxième étage.

Le deuxième étage, qui constitue sans doute au Moyen Âge l'étage de résidence et de réception du seigneur, est pourvu d'aménagements de confort : des latrines sont ménagées dans l'épaisseur du mur de la face orientale, leur encadrement est, comme tous les aménagements comparables de la tour maîtresse à la même époque, constitué de tuffeau et leur évacuation se fait par l'extérieur, le long du mur[D 11]. Au même niveau, deux baies sont ouvertes sans doute au XIIe siècle ; elles éclairent la salle dans la face nord[31]. Elles sont refaites sous forme de deux baies géminées au XVe siècle et restaurées au XXe siècle à l'initiative de William Dudley[V 4]. Par contre, l'existence de cheminées n'a pu être mise en évidence[17], le chauffage étant peut-être assuré par des braseros[M 7] déplacés de pièce en pièce selon les besoins[D 11]. Une longue saignée verticale dans le mur oriental de la tour, au nord des latrines, ne peut être, en l'état des connaissances, assimilée à un conduit de cheminée, même si sa fonction n'est pas connue[D 12].

Troisième étage[modifier | modifier le code]
Aménagements du sommet.

L'état de conservation du niveau supérieur du donjon, très endommagé et remanié à plusieurs reprises — la tour a perdu au moins les huit derniers mètres de son élévation —, notamment lors des ajouts faits à son sommet (télégraphe, statue et sa voûte de soutien, ceinture de béton armé) ne permet pas de tirer des conclusions sur son architecture et sa fonction[17]. Seuls les trous dans lesquels s'encastraient les solives supportant son plancher sont discernables au-dessus de la ceinture de chaînage en béton. La présence d'une rangée d'arcades au sommet[35] est invérifiable, et rien n’indique que les trois baies percées à ce niveau soient d'origine. De même, la présence d'un crénelage et d'une toiture à quatre pans, à l'image de qui s'est fait à Loches, ne sont que des hypothèses[D 13],[36].

Il a pu, mais ce ne sont que des hypothèses formulées par analogie avec d'autres édifices construits au début du deuxième millénaire, être l'étage privatif du seigneur et de sa famille ou être dévolu aux gardes, deux fonctions indispensables dans un logis seigneurial fortifié et qui n'ont pu être identifiées ailleurs dans la tour maîtresse[D 14].

L'avant-corps[modifier | modifier le code]

Cet ouvrage ne mesure intérieurement que 7 × 4 m. Il s'élève à l'origine à hauteur du premier étage de la tour maîtresse et comporte deux niveaux séparés par un plancher. À l'image de le tour maîtresse, son unique accès se fait par une porte percée dans sa face ouest au niveau de son étage qui correspond au second niveau de la tour maîtresse avec lequel il est en relation de plain-pied[D 15],[17]. Le rez-de-chaussée de l'avant corps est sans doute accessible grâce à un escalier intérieur en bois ou en pierre[37]. Son rez-de-chaussée est peut-être affecté au stockage. L'aménagement d'une chapelle à son niveau supérieur, comme à Loches, est parfois évoqué mais ne repose sur aucun vestige archéologique — la chapelle peut très être un bâtiment distinct dans l'enceinte du site et aucune autre fonction ne peut lui être attribuée avec certitude[D 16]. Une autre porte, percée au deuxième étage de la tour maîtresse, semble la faire communiquer avec le toit de l'avant-corps[D 17].

Il ne subsiste de cet ouvrage que son mur occidental, renforcé par trois contreforts plaqués et percé de deux baies en plein cintre ainsi qu'une petite partie du mur septentrional en retour. Des traces d'arrachement sur la paroi ouest du donjon, correspondant à ses murs disparus, permettent de restituer son emprise. Au niveau des vestiges de son mur nord, à plusieurs mètres de hauteur, subsiste le pied-droit appareillé d'une baie, peut-être une porte[38]. Ses maçonneries présentent elles aussi des blocs de travertin, peut-être prélevées sur des structures de la tour maîtresse, dans laquelle ces pierres étaient déjà réutilisées[39].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La chemise et ses tours[modifier | modifier le code]

La chemise vient protéger au sud la tour maîtresse et son avant-corps ; elle délimite ainsi une haute-cour dont le niveau de sol est celui de la motte plaquée contre la tour maîtresse et qui a pu être aménagée en jardins au bénéfice du seigneur[25]. À l'est, elle prend appui sur le mur du donjon et à l'ouest sur celui de l'avant-corps. Sa reconstruction s'opère en réutilisant les pierres qui la constituaient dans son premier état, par économie de matériaux[36]. Son mur méridional est très largement arasé au XXIe siècle mais il garde malgré tout la trace d'archères qui le perçaient[D 18].

L'angle sud-est de la chemise est renforcé par une tour pleine, qui semble plus destinée à assurer la solidité de la chemise que sa défense. La tour de l'angle sud-ouest, plus tardive que la précédente, avec son propre avant-corps protecteur, ses latrines qui indiquent une occupation permanente, peut-être des gardes, ses trois niveaux séparés par des planchers et ses meurtrières à chaque niveau, est clairement défensive[38]. Son crénelage, toutefois, comme celui du mur occidental de la chemise, datent du XXe siècle[40].

Les autres bâtiments et aménagements du site castral[modifier | modifier le code]

Le logis William et la tour Lilian[modifier | modifier le code]

Le logis William et en arrière-plan la tour Lilian.

Lorsque William Dudley et Lilian Whitteker viennent habiter à Montbazon, ils logent dans une tour située contre l'enceinte, et qui est peut-être le dernier vestige du château du XVe siècle. Cette tour est toutefois très endommagée : l'accès à l'unique chambre habitable, se fait par une échelle extérieure et les nouveaux arrivants doivent cuisiner dans une baraque en bois dans la cour. Des travaux sont immédiatement entrepris pour rendre les lieux plus confortables[41].

La tour (« tour Lilian ») est très largement reconstruite dans un style médiéval et couronnée de créneaux, tout comme une partie de l'enceinte attenante qui est conservée. Un architecte tourangeau construit, appuyé à l'enceinte, un petit manoir de style néogothique (« logis William ») complété d'une gloriette tournée vers la ville. S'inspirant du manoir de la Fresnaye à Monts, Dudley en a dressé les plans. Le rez-de-chaussée du manoir est aménagé en cuisines et les chambres, éclairées par des lucarnes, sont à l'étage, dans les combles[42]. Au XXIe siècle, de simples verrières remplacent les vitraux posés par Dudley mais volés dans les années 1980[43].

La chapelle castrale[modifier | modifier le code]

Photographie en couleurs de la base de plusieurs murs dépassant du sol.
Vestiges de la chapelle castrale.

Ce petit édifice religieux dédié à saint Georges, de construction médiévale (XIIe siècle) et se superposant à un édifice plus ancien, est composé d'une nef simple, sans bas-côtés, longue d'au moins 23,5 m — son portail, à l'ouest, n'est pas localisé —, et d'un chevet plat flanqué de deux chapelles terminées par des absidioles semi-circulaires ; le chapelle méridionale pouvait être celle réservée au seigneur. Large de 9,5 m, elle est utilisée à plusieurs reprises comme chapelle funéraire. Il semble qu'elle ait, vers le XIVe siècle ou un peu avant, perdu temporairement sa fonction religieuse au profit d'un atelier de métallurgie[18].

Il n'en subsiste plus que les premières assises des murs mais son plan, attesté, la rapproche de l'ancienne collégiale Notre-Dame de Loches, même si elle a subi plusieurs remaniements qui compliquent la lecture de ses vestiges[44].

Les souterrains[modifier | modifier le code]

Les souterrains de la forteresse, redécouverts et partiellement explorés en 1857, se développent à l'origine sur 14 km sur trois niveaux jusque sous la ville[45]. Reconnus sur une profondeur d'au moins 14 m, ils sont essentiellement constitués de carrières ayant servi à l'extraction des matériaux de construction de la forteresse et la plupart sont par la suite voûtés. Ils sont en grande partie détruits, naturellement éboulés ou volontairement comblés[45].

Une de leurs branches aboutissait, dit-on, dans le centre du bourg et permettait d'évacuer la forteresse en cas de danger imminent ; des travaux dans l'église en 1851 la mettent en évidence[M 8]. Aucun aménagement, dans les parties subsistantes, ne permet de leur attribuer le rôle de souterrain-refuge, même si ce rôle est évoqué[46]. Ils ont probablement servi de cave pour stocker des denrées[45], usage que n'envisage pas Charles de Sourdeval quand il fait état, en 1857, de leur exploration[47].

Les enceintes[modifier | modifier le code]

Le site castral est pourvu, vers le XIIIe siècle, d'une enceinte qui protège au sud la tour maîtresse, la chemise et ses tours ; le fossé défensif passe à son pied. Il en subsiste quelques vestiges attenants à l'avant-corps et à l'angle nord-ouest de la tour maîtresse. Vers le milieu du XVe siècle, elle est complétée par une autre enceinte qui protège les basses-cours au nord du château-fort[18]. Elle se raccorde, à l'est, à l’enceinte urbaine et à la porte des Moulins, édifiées vers la même époque. Elle est pourvue d'au moins deux tours de défense, l'une au nord et l'autre à l'ouest, qui correspond à la moderne tour Lilian. Du sud à l'est, elle ménage une rampe qui constitue l'accès à la forteresse après franchissement d'un pont-levis[35]. Ce n'est qu'à l'époque moderne qu'un cheminement pour les piétons est aménagé par l'ouest[V 9].

L'enceinte castrale, construite sur la crête du promontoire sur un sous-sol creusé de nombreuses cavités, est exposée aux risques d'éboulement de terrain. C'est ainsi que sa pointe nord disparaît à la fin des années 1990 dans un éboulement, entraînant avec elle la tour septentrionale de l'enceinte. Le , un pan du coteau, au nord-est du site castral, s'effondre, et avec lui une partie de l'enceinte dans une ruelle entre deux maisons[48]. D'autres éboulements sont redoutés, le secteur n'étant pas encore stabilisé[49].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Combattant de la Première Guerre mondiale, William P. Dudley découvre Montbazon et son donjon, déjà en vente, alors qu'il est convalescence à Chambray-lès-Tours après une blessure de guerre reçue à la bataille de Saint-Mihiel[V 2].
  2. Lorsqu'il arrive en France en 1922, en compagnie de Lilian Whitteker, Dudley commence par effectuer un grand voyage au cours duquel il visite de nombreux sites qui l'inspireront pour le réaménagement et la restauration de Montbazon[V 3].
  3. Cette tour est ainsi nommée en hommage à Lilian Whitteker.
  4. Pendant quatre ans, la ville de Montbazon pense être la propriétaire du donjon, ce qui n'est pas encore le cas. Elle constate en outre que Lilian Whitteker l'occupe sans titre légal et qu'une association a élaboré un projet selon lequel le château, une fois propriété de Montbazon, deviendrait un lieu de création artistique que Lilian occuperait en viager, aux frais de la commune. Face à ces complications juridiques et reculant devant le coût du projet, le maire nouvellement élu refuse le legs[V 8].

Références[modifier | modifier le code]

  • Montbazon et Veigné aux temps jadis, [L'auteur], 1976 :
  1. Maurice, « Les origines », p. 16.
  2. Maurice, « Le donjon et ses seigneurs », p. 29.
  3. Maurice, « La route d'Espagne », p. 88.
  4. Maurice, « La Révolution au jour le jour », p. 117.
  5. Maurice, « La Révolution au jour le jour (fin) », p. 123.
  6. Maurice, « Au temps des diligences », p. 148-149.
  7. Maurice, « Le donjon et ses seigneurs », p. 30.
  8. Maurice, « Au temps des diligences », p. 144.
  • Lilian Whitteker, la dame de Montbazon, exposition rétrospective 12-19 juin 1997, [l'auteur], 1997 :
  1. Vieira 1997, p. 8 et 9.
  2. Vieira 1997, p. 8.
  3. Vieira 1997, p. 9.
  4. a b et c Vieira 1997, p. 9 bis.
  5. Vieira 1997, p. 10.
  6. Vieira 1997, p. 9 bis et 10 bis.
  7. Vieira 1997, p. 19.
  8. Vieira 1997, p. 23.
  9. a et b Vieira 1997, p. 10 bis.
  • Le site castral de Montbazon (Indre-et-Loire) - Étude archéologique de la tour maîtresse, université François-Rabelais, 2003 :
  1. Dalayeun 2003, « État des recherches sur les tours maîtresses en Touraine aux XIe et XII siècles », vol. I, p. 13.
  2. Dalayeun 2003, « Conclusion », vol. I, p. 86.
  3. Dalayeun 2003, « Diagrammes stratigraphiques et chronologie relative », vol. I, p. 51.
  4. a et b Dalayeun 2003, « Confort et sécurité », vol. I, p. 80.
  5. Dalayeun 2003, « Les phases V et VI. Les restaurations des phases I à IV », vol. I, p. 65.
  6. Dalayeun 2003, « La mise en œuvre : une économie de matériaux », vol. I, p. 67-69.
  7. Dalayeun 2003, « La mise en œuvre : une économie de matériaux », vol. I, p. 69-70.
  8. a et b Dalayeun 2003, « Confort et sécurité », vol. I, p. 81.
  9. Dalayeun 2003, « La tour maîtresse », vol. I, p. 55.
  10. Dalayeun 2003, « La phase I - synthèse, restitution et datation du premier état médiéval », vol. I, p. 55.
  11. a et b Dalayeun 2003, « Confort et sécurité », vol. I, p. 79.
  12. Dalayeun 2003, « La tour maîtresse », vol. I, p. 30.
  13. Dalayeun 2003, « La phase II - synthèse, restitution et datation du second état médiéval », vol. I, p. 59 et 60.
  14. Dalayeun 2003, « Analyse fonctionnelle des différents espaces », vol I., p. 76.
  15. Dalayeun 2003, « L'avant-corps », vol. I, p. 39.
  16. Dalayeun 2003, « Analyse fonctionnelle des différents espaces », vol I., p. 77.
  17. Dalayeun 2003, « Confort et sécurité », vol. I, p. 75.
  18. Dalayeun 2003, « Annexes », vol. I, p. 70.
  • Autres références :
  1. a b et c « Site castral de Montbazon », notice no PA00097870, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps.
  3. a b c et d Faucherre 2002, p. 119.
  4. Audin 2012, p. 105.
  5. Dalayeun 2003, p. 75.
  6. « Carte topographique de Montbazon », sur geoportail.fr (consulté le 10 juillet 2020).
  7. a et b Dalayeun 2014, p. 1.
  8. Faucherre 2002, p. 119-120.
  9. Faucherre 2002, p. 120.
  10. a et b Audin 2012, p. 45.
  11. Bousrez 1895-1896.
  12. Marcel Deyres, « Le château de Montbazon au XIe siècle », Cahiers de civilisation médiévale, no 2,‎ , p. 147-159 (DOI 10.3406/ccmed.1969.1482).
  13. Faucherre 2002.
  14. Dalayeun 2003, p. 75-77.
  15. Deyres 1969, p. 147.
  16. Jean Mesqui, Châteaux et enceintes de la France médiévale : de la défense à la résidence, tome 1, les organes de la défense, 2013 (2e édition), 376 p. (ISBN 978-2-7084-0961-3), p. 24.
  17. a b c d e et f Dalayeun 2003, p. 83.
  18. a b c d et e Dalayeun 2014, p. 2.
  19. Audin 2008, p. 41.
  20. a et b Pierre Leveel, « Le Château-Neuf de Montbazon (XVe et XVIIIe siècles) », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. LV,‎ , p. 133-137 (ISSN 1153-2521, lire en ligne).
  21. Faucherre 2002, p. 118.
  22. Ludovic Vieira, « Les quatre églises successives de Montbazon », Le Val de l'Indre, no 14,‎ , p. 55.
  23. Mme Froger, « Inventaire sommaire de la série L (période révolutionnaire) - Tome I (fonds du département) » [PDF], sur Archives départementales d'Indre-et-Loire, Conseil départemental d'Indre-et-Loire, (consulté le 31 juillet 2020), p. 17 et 95.
  24. Bousrez 1895-1896, p. 375-376.
  25. a et b Audin 2001, p. 905.
  26. Jean-Bernard Sandler, « Lilian Whitteker, une artiste américaine en Touraine », Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine, t. XXVI,‎ , p. 9 (lire en ligne [PDF]).
  27. J. et H. Atterton, p. 5.
  28. « Montbazon : le donjon change de mains », sur paris.maville.com, (consulté le 2 août 2020).
  29. « Les Chevaliers du Faucon noir », sur le site de la commune de Montbazon (consulté le 23 juillet 2020).
  30. Jean-Claude Yvard et Charles Lelong, « Sur l'emploi, au XIe siècle, du tuf karstique dans trois monuments de la vallée de l'Indre Courçay, Cormery et Montbazon (1re partie) », Le Val de l'Indre, no 9,‎ , p. 45-51.
  31. a b c et d Faucherre 2002, p. 123.
  32. Bousrez 1895-1896, p. 378.
  33. a et b Marie-Denise Dalayeun, « Le château de Montbazon, premières investigations », Revue archéologique du Centre de la France, t. XLVIII,‎ (lire en ligne).
  34. Dalayeun 2003, p. 84.
  35. a et b Bousrez 1895-1896, p. 379.
  36. a et b Audin 2008, p. 39.
  37. Audin 2008, p. 38.
  38. a et b Dalayeun 2003, p. 77.
  39. Jean-Claude Yvard et Charles Lelong, « Sur l'emploi, au XIe siècle, d'un tuf karstique dans trois monuments de la vallée de l'Indre : Courçay, Cormery et Montbazon (2e partie) », Le Val de l'Indre, no 10,‎ , p. 57-58.
  40. Ranjard 1949, p. 481.
  41. Éric Syssau, Montbazon : souvenirs et documents du vingtième siècle, Chambray-lès-Tours, CLD, , 234 p. (ISBN 2-85443-298-3), p. 49.
  42. Vieira 1997, p. 9 bis.
  43. Vieira 1997, p. 10 bis.
  44. Dalayeun 2014, p. 2 et 8.
  45. a b et c Audin 2008, p. 40.
  46. Bousrez 1895-1896, p. 374-375.
  47. Charles de Sourdeval, « Promenade à Couziers, Veigné et Montbazon », Mémoire de la Société archéologique de Touraine, t. IX,‎ , p. 61 (lire en ligne).
  48. « Indre-et-Loire : plusieurs maisons évacuées après des éboulements à Montbazon » (consulté le 20 février 2020).
  49. Cécile Lascève, « Coteau effondré à Montbazon : faut-il raser les maisons ? », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Publications exclusivement consacrées au site castral[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline Atterton et Harry Atterton, Montbazon - Indre-et-Loire, le donjon du faucon noir, le plus ancien de France, [les auteurs], s. d., 28 p.
  • Pierre Audin, « Le château de Montbazon et ses seigneurs », Le Val de l'Indre, no 20,‎ , p. 35-46. 
  • Louis Bousrez, « Notice historique et archéologique sur le donjon et le château de Montbazon », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. X,‎ 1895-1896, p. 372-379 (ISSN 1153-2521, lire en ligne). 
  • Marie-Denise Dalayeun, Le site castral de Montbazon (Indre-et-Loire) - Étude archéologique de la tour maîtresse : mémoire de maîtrise, histoire de l'art, vol. I et II, Tours, université François-Rabelais, , 103 et 87 p. 
  • Marie-Denise Dalayeun, « Le site castral de Montbazon, étude archéologique de la tour maîtresse », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XLIX,‎ , p. 75-84 (ISSN 1153-2521, lire en ligne). 
  • Marie-Denise Dalayeun, « Montbazon, la château et la chapelle castrale », dans Élizabeth Zadora-Rio (dir.), Atlas Archéologique de Touraine : 53e supplément à la Revue archéologique du Centre de la France, Tours, FERACF, (lire en ligne [PDF]). 
  • Marcel Deyres, « Le château de Montbazon au XIe siècle », Cahiers de civilisation médiévale, no 46,‎ , p. 147-159 (DOI 10.3406/ccmed.1969.1482). 
  • Nicolas Faucherre, « Le château de Montbazon », Bulletin des amis du pays lochois, no 18,‎ , p. 115-126. 
  • Ludovic Vieira, Lilian Whitteker, la dame de Montbazon, exposition rétrospective 12-19 juin 1997, Joué-les-Tours, [l'auteur], , 31 p. 

Publications consacrées à l'archéologie, la géographie et l'histoire de l'Indre-et-Loire[modifier | modifier le code]

  • Pierre Audin, « Montbazon », dans Jean-Luc Flohic (dir.), Patrimoine des communes d'Indre-et-Loire, t. I et II, Paris, Flohic, , 1408 p. (ISBN 2-8423-4115-5). 
  • Pierre Audin, La Touraine autour de l'an mil : inventaire des sources historiques et archéologiques : Mémoire de la Société archéologique de Touraine, t. LXIX, , 151 p. 
  • Jacques Maurice, Montbazon et Veigné aux temps jadis, Veigné, [L'auteur], , 151 p. 
  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique : guide du touriste en Indre-et-Loire, Mayenne, Imprimerie de la Manutention, (réimpr. 1986), 3e éd., 733 p. (ISBN 2-8555-4017-8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]