La Motte-Saint-Martin

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La Motte-Saint-Martin
La Motte-Saint-Martin
La Motte saint Martin (Mairie) vue depuis Les Côtes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine
Maire
Mandat
Franck Gonnord
2020-2026
Code postal 38770
Code commune 38266
Démographie
Population
municipale
444 hab. (2017 en augmentation de 6,99 % par rapport à 2012)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 57′ 04″ nord, 5° 43′ 07″ est
Altitude 697 m
Min. 486 m
Max. 1 712 m
Superficie 14,6 km2
Élections
Départementales Canton de Matheysine-Trièves
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.lamottesaintmartin.fr

La Motte-Saint-Martin est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Mottois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Un des viaducs de Loulla, à La Motte-Saint-Martin, sur la Ligne de La Mure.

La Motte-Saint-Martin est située en bordure du barrage hydraulique de Monteynard et au pied de la montagne Le Senepy. Ce village assez étendu de moyenne montagne repose sur un sous-sol rendu instable par les mines de charbon de la Mure.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

  • Marcieu
  • Monteynard
  • La Motte-d'Aveillans

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • la Bayardière
  • les Côtes
  • le Majeuil
  • le Mollard
  • le Vivier
  • la Molière
  • Treffort
  • Leysson
  • Raccord

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de la Motte-les-Bains au XIXe siècle, par Victor Cassien (1808 - 1893).

Le château de la Motte-les-Bains est une puissante bâtisse érigée sur une motte constituée d'une petite arête de calcaire (Lias) et de poudingue vestige d'anciens glaciers. Situé à 30 kilomètres au sud de la ville de Grenoble, à proximité des gorges du Drac, c'est le plus important monument de la région après le château de Vizille. Du Moyen Âge à la Révolution, les grandes familles du Dauphiné se sont succédé dans ce manoir : les Dauphin, les Aynard, les de Morges et les Venterol. Cette ancienne motte castrale[réf. nécessaire] a traversé les âges grâce à son environnement et, surtout, aux sources d'eau chaude auxquelles son histoire est étroitement liée.

Son nom changea à plusieurs reprises au cours des siècles ; au Moyen Âge, il se nommait château de la Motte, à la Renaissance, château de la Motte-Verdeyère et au XIXe siècle château de la Motte-les-Bains.

Durant l'Antiquité, le vallon de la Motte était connu des Romains, qui y avaient établi une voie de communication qui descendait dans les gorges du Drac vers les sources d’eau chaude avant d'enjamber la rivière pour rejoindre Avignonet. Ils ont également aménagé près du Drac, le long des parois du canyon, une petite station thermale équipée d'aqueducs et d'une piscine. Ils exploitaient également une mine de cuivre et d’or au lieu-dit le Pérailler, au pied de la Motte dont l'occupation remonte probablement à cette époque. Cette Motte dominant l’accès aux gorges du Drac fut probablement investie à cette époque.

Au XIXe siècle, ce furent les forges qui firent tourner l'économie de ce petit village, en effet des clous y étaient forgés et expédiés dans tout le pays.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2010 Gérard Robert    
2010 2014 Françoise Colonel    
mars 2014 En cours Franck Gonnord SE Agent technique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2].

En 2017, la commune comptait 444 habitants[Note 1], en augmentation de 6,99 % par rapport à 2012 (Isère : +2,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
538461512576634678722755724
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
761735808831840880829775772
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 030857879818767778753720659
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
590446305340339339396417440
2017 - - - - - - - -
444--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de la Motte-les-Bains, du XIIe siècle, reconstruit aux XVe et XIXe siècles. Il se trouve à la place d'une ancienne motte castrale et du château delphinal[5].
Pendant les années 80 et 90, le château fut un centre de la Association Le Patriarche[6].
  • Les thermes de la Motte-les-Bains
  • Les sources d’eau chaude des gorges du Drac.
Sources thermales de la Motte au XIXe siècle, par Victor Cassien (1808 - 1893).
Les Romains connaissaient les sources ocreuses dans les gorges du Drac, de Savel et de la Motte où notamment, ils ont construit deux petits aqueducs. L'un apportait l'eau chaude des sources et l'autre l'eau du Drac afin d'obtenir dans la piscine une température agréable. Un premier mur de pierre, surélevé de deux tuyaux formés de tuiles creuses superposées. Le second mur, épais et solide, était constitué de mortier, de chaux, de gravier et de briques rouges. Sur le haut, une canalisation plus importante recouverte de grandes lauzes schisteuses noires. Cette antique station thermale avait deux résurgences nommées plus tard la source de la Dame et la source du Puits, dont les eaux jaillissent à des températures respectives de 62° et 58°. Bromo-chlorurée iodique, elle était réputée efficace contre la scrofule.
Au XVe siècle, l'eau aurait été remontée à dos de mulet à l'établissement thermal, installé alors au Pérailler. Les curistes les plus fortunés étaient logés à la Bayardière où un riche propriétaire leur procurait la baignoire, des mulets et de l'eau.
Les Côtes
Les Côtes (Commune de La Motte Saint Martin)
Les eaux de la Motte étaient renommées au XVIIIe siècle, en particulier à travers les publications d'un des plus célèbres médecins de l'époque, le docteur Samuel Tissot, de Lausanne. Un projet intitulé « Grenoble, ville d'eaux » consistant à amener jusqu'à Grenoble les eaux de La Motte verra le jour au XIXe siècle avant d'être abandonné.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrance
Une légende du XIIIe siècle raconte qu'un chevalier revenant de Terre sainte, guéri par les eaux minérales, aurait fait édifier la chapelle en l’honneur de la Vierge.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • La piscine découverte au cœur du village. Tennis en libre accès, jeux de boules, mini foot et volley à proximité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Vincent Dumolard, né à la Motte-Saint-Martin le 25 novembre 1766. Homme politique et député pendant la Révolution. Rallié à Napoléon aux Cent Jours

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  5. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), p. 687
  6. Rapport "Les sectes et l'argent"
  7. « Les labels patrimoine en Isère », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère (consulté le 4 août 2014)