Susville

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Susville
Vue générale.
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine, du Pays de Corps et des Vallées du Valbonnais
Maire
Mandat
Émile Buch
2014-2020
Code postal 38350
Code commune 38499
Démographie
Population
municipale
1 333 hab. (2014)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 00″ nord, 5° 46′ 52″ est
Altitude 910 m (min. : 874 m) (max. : 1 600 m)
Superficie 10 km2
Localisation

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Liens
Site web susvilleinfo.canalblog.com

Susville est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Susvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue générale en 2007.

Le terroir est à risque d'effondrements karstiques liés à l'exploitation minière de la deuxième moité du XXe siècle[1].

La discordance des Chuzins, ou ravin des Chusins, se trouve au lieu-dit homonyme. Elle est incluse dans l'inventaire des sites remarquables du Rhône Alpes. Cette discordance Permo-Triasique (hercynienne) est entaillée dans les schistes du Houiller[2].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Peychagnard

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Motte-d'Aveillans Pierre-Châtel Saint-Honoré (Isère) Rose des vents
N Sousville
O    Susville    E
S
La Mure La Mure

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Susville est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339, signale au lieu-dit la Roche Paviotte la présence d'une maison forte : « Domus fortis de rupe paviota - Redditus dicte domus sequitur… - Propriatates dicte domus sunt hee… » (ADI B 3120, f° 185 v°) et « Castrum ruppis paviote » décrite comme : « Dictum autem castrum situatum est in loco satis eminentie » (ADI B 4443, f° 2)[3]. Elle possédait une tour carrée et deux salles superposées, le tout clos dans un mur d’enceinte.

C'est une ville minière. Géologiquement, la commune est caractérisée par un terrain houiller. Cette couche de grès à anthracite, ayant un épaisseur de 8–10 m, a été exploitée de façon industrielle au lieu-dit Peychagnard, tandis que les calcaires compacts ont été exploités pour produire pierres de taille et marbre gris[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 décembre 1985 Georges Maugiron PCF Conseiller général du canton de La Mure (1979-1985)
décembre 1985 juin 1998 Jean Lozier[5] PCF Mineur
septembre 1998 2014 Philippe Brun PS  
2014 en cours Emile Buch DVG Retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 333 habitants, en diminution de -5,46 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
374 377 336 340 422 455 442 480 483
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
473 531 600 570 556 535 578 576 671
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
665 734 860 987 1 115 1 406 1 256 1 446 2 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 863 1 611 1 299 1 540 1 430 1 472 1 437 1 402 1 333
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Circus Rock Festival
  • marché de susville (parking de casino)

Économie[modifier | modifier le code]

Dans la deuxième moitié du XXe siècle, une importante exploitation minière d'anthracite se développe au site minier de Villaret.

À partir du 2004, un débat public a eu lieu pour ou contre le projet d'un parc éolien au col du Senépi, au lieu-dit Pierre Plantée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • La chapelle de Notre Dame des Neiges.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le puits du Villaret avec cette nouvelle peinture qui redonne un peu de style a ce bâtiments.
  • Puits du Villaret : Foré en 1948 jusqu'à 270 m, son chevalement date de 1953. Sa fermeture en 1997 met un terme à l'exploitation du charbon dans le bassin du Dauphiné. Il est le dernier vestige du carreau du Villaret non loin de l'imposant magasin en pierre. Le site minier du Villaret a été labellisé Patrimoine en Isère. Une façade aveugle est décorée avec une nouvelle peinture réalisée en 2016 qui donne un coup de nouveau et qui illustre tout à fait la fonction de ce bâtiment auparavant.
  • Le monument aux morts porte l'épitaphe à l'honneur des soldats de la Première Guerre mondiale.
  • Vestiges de la maison forte de Roche Paviotte, du XIIe siècle, à l'emplacement d'une motte castrale[10].
  • Vestiges de la maison forte de Breydent, du XIIIe siècle à la place d'une fortification en bois précédente. Elle fut propriété du Dauphin[10].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'etang du Crey.
  • l'étang du Crey.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Commission « information » de l’équipe municipale, « Rapport de monsieur le Maire de Susville », sur http://susvilleinfo.canalblog.com (consulté le 5 août 2014)
  2. La discordance des Chuzins, Géologie et Patrimoine. Matheysine et alentours (consulté le 20 décembre 2015)
  3. Élisabeth Sirot 2007, p. 32.
  4. M. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus et al., La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, t. 20, H. Lamirault (Paris), 1885-1902 (lire en ligne), p. 990
  5. « Les obsèques du Maire Jean lozier », L'Humanité, 24 juin 1998.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 706

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard, (ISBN 9782708407701).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Communes de l'Isère

Liens externes[modifier | modifier le code]