Mayres-Savel

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Mayres-Savel
Mayres-Savel
L'église Saint-Jean-Baptiste de Mayres au début du XXe siècle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine
Maire
Mandat
Claude Jacolin
2014-2020
Code postal 38350
Code commune 38224
Démographie
Gentilé Mayrants
Population
municipale
119 hab. (2015 en augmentation de 12,26 % par rapport à 2010)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 31″ nord, 5° 43′ 21″ est
Altitude Min. 484 m
Max. 1 769 m
Superficie 13 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mayres-savel.a3w.fr

Mayres-Savel est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Mayrants et Mayrantes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le niveau du Drac à Mayres en 1911. (collection Musée dauphinois)

Le plus grand alpage de France, à 1 769 m d'altitude, celui du Senépy avec ses 1000 bovins, se trouve sur le territoire de la commune[1].

Mayres-Savel est séparé de Saint-Arey par un grand ravin. À la limite de Saint-Arey, mais sur la commune de Mayres, se trouve « La Demoiselle », une formation rocheuse particulière[2],[3].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Marcieu au nord; Mayres à l'est commune délimitée par l'ancien torrent le Drac

Marcieu situé à l'ouest, Saint Arey à l'est, relié à Pruniéres par la partie nord

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de l'enquête de 1339, Raymond del Sers, mistral du seigneur Lantelme Eynard, précise que le château de Savel, centre de la seigneurie éponyme, est une maison forte : « quod dictum castrum non nomiauitur castrum I sed domum fortem »[4].

L'ancien pont sur le Drac fut abattu en 1720, ceci pour isoler le village et protéger de cette façon les habitants de la peste[1].

La commune de Savel a été engloutie sous les eaux du barrage de Monteynard en 1962. Pour en perpétuer le souvenir, son nom fut rattaché à celui de la commune voisine de Mayres par arrêté du 18 mars 1965, englobant ainsi les terrains non immergés de l'ancien territoire de Savel[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Mayres puis Mayres-Savel
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Maurice Gouy-Pailler    
2008 2014 Joseph Nier    
2014 2017 Claude Jacolin SE Retraité
  en cours Jean-Michel Brugnera    
Liste des maires successifs de Savel
Période Identité Étiquette Qualité
1926 1962 Maurice Arnaud   Notaire à La Mure
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 119 habitants[Note 1], en augmentation de 12,26 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
228172233226233234229223234
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
243220197196187201192179179
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
160165157144150138136125123
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1099778911001079998117
2015 - - - - - - - -
119--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • L'alpage de Sénépy, fait la fête de l'alpage en août

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Un lieu à ferrer les bœufs sur la place du village, appelé « travail ».
  • Ruines du château de Savel, du XIIe ou XIIIe siècle[10].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Une source d'eau chaude se trouve dans la commune[1].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Mayres-Savel, http://www.lac-monteynard.com (consulté le 23 décembre 2015)
  2. « La Demoiselle au fond du ravin entre Mayres et Saint-Arey », sur geologie_patrimoine_matheysine.perso.sfr.fr (consulté le 12 décembre 2015).
  3. « Les Demoiselles coiffées de Roizonne », sur geologie_patrimoine_matheysine.perso.sfr.fr (consulté le 12 décembre 2015).
  4. Élisabeth Sirot 2007, p. 33.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Église Saint-Jean-Baptiste de Mayres », notice no PA00117213, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 684

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Éditions Picard, (ISBN 9782708407701).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]