La Salette-Fallavaux

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La Salette-Fallavaux
La Salette-Fallavaux
Panorama du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine
Maire
Mandat
Gilda Perrin
2014-2020
Code postal 38970
Code commune 38469
Démographie
Gentilé Salettu
Population
municipale
68 hab. (2015 en diminution de 5,56 % par rapport à 2010)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 28″ nord, 5° 58′ 33″ est
Altitude Min. 983 m
Max. 2 402 m
Superficie 22,3 km2
Localisation

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La Salette-Fallavaux est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le sanctuaire de Notre-Dame de La Salette est situé sur le territoire de la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Salette-Fallavaux est située entre le massif du Beaumont et la vallée du Valgaudemar.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Mont Gargas : détails géologiques (dalles du Carixien).

Commune de montagne, elle est encerclée d'un cirque de sommets tels que le mont Gargas (2 208 mètres) mais c'est le Grand Chapelet culminant à 2 403 mètres d'altitude qui constitue son point sommital. Sa superficie est de 2 229 ha soit 22 km2. Le paysage de La Salette témoigne de mouvements géologiques au fil des ans comme le montrent les paysages du mont Gargas entre autres.[réf. nécessaire]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par la route :

  • au sud, une route venant de Corps et Gap, ou la Mure, construite au bord d'une gorge au fond de laquelle coule la Sézia, le ruisseau de la Salette ;
  • à l'est, par le col des Vachers en venant du Valgaudemar ;
  • à l'ouest, par le col d'Hurtières en venant du Beaumont ;
  • au nord, par le col de pré Clos pour rejoindre Valjouffrey.

La principale voie de circulation était le chemin reliant le pont de Gournier et La Salette.

Avec la construction du sanctuaire, la voie a été améliorée et élargie.

De même, le chemin de croix actuel, qui était la route d'origine pour accéder au sanctuaire, a été déplacé et passe par Saint-Julien. Initialement, les pèlerins empruntaient l'ancien chemin de Croix, dit Grippet, très tortueux, avec une forte inclinaison et un fort dévers. Les premiers véhicules à circuler furent une voiture La Buire (vers 1907), le tracteur Latil (avant 1914-18), puis les autochenilles Citroën en 1923[1]. Arriver au Sanctuaire relevait de l'exploit [2] jusqu'après la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1946 où la route a été fortement améliorée.

Il existait des navettes Corps-La Salette et le café-restaurant-garage Barde était un point relais. Par la suite, un service de car reliant Grenoble à La Salette a existé.

Climat[modifier | modifier le code]

L'hiver froid peut voir les montagnes recouvertes de plusieurs centimètres de neige voire un à deux mètres de neige selon la vigueur. Depuis quelques années, les températures minimales peuvent avoisiner les −5 °C mais plutôt −1 °C à −2 °C en hiver.

Le des avalanches font de gros dégâts au hameau des Mathieux[3].

L'été, la température moyenne avoisine les 16 °C mais les minimales sont de 10 °C environ et les maximales de 22 °C[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La Salette Fallavaux est composée de treize hameaux : l'Église, le Serre, les Fallavaux, les Mathieux, les Peyas, les Rebours, les Pras, les Ablandens, Dorcières, Saint-Julien, la Chabannerie, les Brotinoz et les Granges.

Les treize hameaux sont éparpillés[5] sur les 2 229 hectares de la commune.

Les hameaux comportent en général les mêmes bâtiments communs : un four banal, une fontaine, source ou bassin et un lieu de culte. Pratiquement chaque petit hameau possède une chapelle ou un oratoire, mais les plus petits doivent se rapprocher des plus grands pour pouvoir assister à un office. La rénovation a été menée entre 1995 et 2013.

Logement[modifier | modifier le code]

Les maisons dauphinoises paysannes de montagne possèdent une architecture particulière liée à la rigueur des hivers et à la manière de vivre. Elles sont généralement composées de trois niveaux : le niveau inférieur : l'écurie, qui hébergeait les animaux et qui fournissait ainsi la chaleur nécessaire à l'étage supérieur, la pièce de vie. Ce niveau pouvait accueillir aussi la réserve de bois ; le niveau central : l'habitation chauffée par l'étage inférieur ; le niveau supérieur : la grange très souvent remplie de foin indispensable aux bêtes et qui servait ainsi de couverture, d'isolant. Les façades sont obstruées par des planches de bois ou des branches tressées pour favoriser la circulation de l'air. Un toit bien pentu pour favoriser l'évacuation de la neige surmonte l'ensemble. Les pièces des écuries et de la pièce d'habitation présentent la particularité d'être voûtées pour limiter les incendies. Les granges sont reconnaissables au fait que le pignon est composé de planches de bois ajourées qui laissent passer l'air et permettent le séchage du foin et du bois qui y sont entreposés. Les portes des maisons sont surmontées de dates et parfois de signatures. Beaucoup de maisons ont été construites avant ou après la Révolution. Certaines intègrent même des pierres de taille, ce qui est surprenant pour un milieu rural pauvre. D'après M. Vincent, ces pierres viendraient du château ayant existé à la Salette, situé à Chabran et dont on peut encore voir quelques pierres[réf. nécessaire].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le mot « Salette » serait d'après M. Vincent[6] d'origine allemande. Il vient du mot sal qui signifie maison, demeure. Salette équivaudrait donc à maisonnette, humble habitation.

Mais une autre définition qui s'en approche est proposée : « {{{1}}} »[7].

Le nom « Salette » semble dater d'au moins 1696[8], nom d'un seigneur local, ce qui signifierait que le nom ne soit pas uniquement lié au culte de Marie et que le sanctuaire de Notre-Dame de La Salette ait emprunté le nom au lieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Il semblerait que deux peuplades ennemies se soient installées face à face : l'une venant du Beaumont, l'autre du Valgaudemar. Avec le temps ces deux zones deviendront les deux villages de la Salette (incluant Saint Julien) et les Fallavaux[réf. nécessaire].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, cette distinction et cette volonté d'indépendance seront accentuées car chaque seigneur cherchera à conserver son fief. Par la suite, les paysans ne se battront plus mais lutteront pour les terres et les pâturages.[réf. nécessaire]

Temps modernes (1453- 1789)[modifier | modifier le code]

En 1540, on note dans l'Armorial[8], page 357, un sieur Lobet des Fallavaux - La Rouillère. Le fils Salomon aurait été le sieur des Fallavaux. Ses armoiries étaient : "De gueule, au bélier sautant, alias heurtant d'argent, au chef cousu d'azur, chargé de 3 molettes d'argent".

En 1596, toujours d'après l'Armorial, page 304, un Pierre Guion, seigneur de Salette, vivait en 1596, fut le dernier représentant de cette famille en Dauphiné.

Toujours dans l'Armorial, page 92, "un Bontoux - Seigneur de La Salette vivait en 1696 . Ses armes étaient "D'or au trèfle de Sinople, chappé et chauffé de gueules". Cette famille de petite noblesse du pays se lança avec ardeur dans les guerres de religion.

Selon l'Armorial du Dauphiné, page 608, on note que "Charles Richaud de Ladverseil épousa Dlle Anne de (page 609) Beaufort et testa en 1739 en faveur de son fils nommé Pierre Richaud, seigneur de Fallavaux et de Beaufain, conseiller du roi et maire de Corps. Les terres de la Salette-Fallavaux & de Beaufain appartenaient encore, en 1764, à un Richaud de Ladverseil[9]. Elles étaient en 1788, la propriété de M. Tanon". Ses armes étaient :"D'azur, à la patte d'ours, d'or, posée en bande".

Révolution française et Empire (1789-1870)[modifier | modifier le code]

La Révolution française accentue la division entre les deux villages en créant deux communes : La Salette-Beaumont et La Salette-Fallavaux. Les deux communes sont réunis le pour n'en faire plus qu'une qui prend le nom La Salette-Fallavaux.

Époque contemporaine (de 1870 à nos jours)[modifier | modifier le code]

Batterie au lac du Sautet.

Durant la Première Guerre mondiale, la commune compte plusieurs morts comme en témoigne la stèle à l'intérieur de l'église.

Durant la Seconde Guerre mondiale, des hommes sont mobilisés pour tenir une batterie au lac du Sautet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant inférieur à 100, le nombre de membres du conseil municipal est de 7[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie (ancienne école des garçons).
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2001 Jean Charles   Retraité
2001 2014 Marc Andrieux    
2014 en cours
(au 29 août 2016[11])
Gilda Perrin[12] SE Retraitée de la fonction publique

Fiscalité de la commune[modifier | modifier le code]

Le budget communal de 2012 représentait 180 000 euros pour les frais de fonctionnement et 450 000 euros pour les investissements.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2015, la commune comptait 68 habitants[Note 1], en diminution de 5,56 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
324303439415448431689734714
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
732715696686668668607590546
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
507485446353304276280238207
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
15010779888676707468
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Noms des familles[modifier | modifier le code]

Les familles très nombreuses portent des noms qui ont traversé les temps. Les noms les plus répandus sont : Comte, Moussier, Charles, Pra, Vachier, Selme, Peytard, Perrin, Froment, Barbarin, Andrieu, Gauthier, Calvat...[réf. nécessaire]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ancienne école de jeunes filles à Saint Julien.

Avant la réunion entre les deux villages de la Salette/Saint Julien et des Fallavaux en 1840, il n'existait pas d'école. En 1838, deux ans donc avant la réunion des deux villages, un projet d'école est décidé. Il s'agira d'une école primaire de garçons. La décision est prise en 1840. En 1845, l'école n'est toujours pas terminée. En 1876, elle est déjà trop petite. Un autre projet est lancé, une école-mairie. Ce sera terminé en 1886. Les filles ont moins de chance. Une école leur sera construite par l’évêque de Grenoble en 1856 et elles accéderont à un enseignement religieux uniquement, jusqu'en 1905. Les effectifs n'ont jamais été très élevés et seront en baisse permanente. Les garçons sont 70 à suivre l'école en 1876, 50 en 1901 et 30 en 1924[6].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les fêtes traditionnelles passées[modifier | modifier le code]

La vogue était organisée globalement par chaque hameau à des dates différentes. Les gens d'un village allaient à la vogue d'un autre village si de la famille pouvait les accueillir ou les héberger.[réf. nécessaire]

Les fêtes au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Les grandes festivités ont lieu l'été. Une fête qui est liée à l'histoire des villages est la fête des fours. Durant deux jours, les gens chauffent les fours banaux et chacun apporte des plats, tartes, flaozou à cuire, mais également du pain ou de la viande. Le comité des fêtes existe et organise chaque année un ou plusieurs repas qui regroupent plusieurs dizaines de personnes. Ces repas, qui peuvent parfois prendre l'allure d'un méchoui (la commune abrite de nombreux bergers qui gardent des moutons), ont lieu dans la salle des fêtes communale située au rez-de-chaussée de la mairie. Une autre fête est organisée par l'ACCA (association communale de chasse agréée). En été, a lieu un événement sportif assez difficile : la grimpée de la Salette en vélo. Les transhumances ont lieu au début de l'été, en juin en général. En 2017, elles ont eu lieu le 10 juin et au début de l'automne.[réf. nécessaire]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Zone de tourisme de montagne, les randonnées de moyenne montagne sont réputées et notamment le sentier de grande randonnée du pays Tour u Valbonnais[17] qui traverse toute la zone.

Chaque année, a lieu la montée de la Salette[18], course cycliste qui relie Corps à Notre-Dame de La Salette soit une distance de 14,4 km avec une dénivellation de 820 m, un dénivelé moyen de 5.7 % et un maximal de 11 %.

Culte[modifier | modifier le code]

Les seuls lieux de culte sont ceux du culte catholique. Le territoire de la commune dépend du « relais de Corps et de l'Obiou »[19] au sein de la paroisse catholique Saint-Pierre-Julien-Eymard[20], elle-même partie du doyenné « Montagnes Sud »[21] du diocèse de Grenoble-Vienne[22].

En 2018, le seul lieu de culte est le sanctuaire Notre-Dame de La Salette[23].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi et métiers[modifier | modifier le code]

Évolution de l'emploi jusqu'à la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, les Fallavaux possédaient un foulon à draps.

La majorité des gens de la Salette travaillaient l'été dans l'agriculture pour arriver à survivre. Il semblerait[6] que durant les 6 mois difficiles de l'hiver, certains partaient dans la plaine faire du commerce de mercerie. Cette coutume aurait duré assez longtemps.

Les métiers à tisser étaient nombreux : les gens filaient et tissaient la laine de leurs brebis, jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les champs de la Salette ont permis de cultiver du chanvre et de réaliser des cordes. En 1944, le village possédait le dernier cordier de l'Isère.

L'emploi après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au XXIe siècle, le pèlerinage du sanctuaire de la Salette est générateur d'emplois sur le canton ainsi que de contrats de bénévolat à vocation d'échanges internationaux.

Quelques bergers sont employés l'été pour garder les troupeaux sur les sommets.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2017, des entreprises artisanales (dont un fabricant de confitures, chutney..., M. Racca) ou d'agricultures de montagne (deux exploitations agricoles) sont installées sur la commune dont la ferme de Roche Brune (un DVD lui a été dédié) et la fromagerie Haret.

Les commerces les plus proches sont situés à 4,5 km du cœur du village sur la commune de Corps.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les fours banals[modifier | modifier le code]

Certains hameaux possèdent un four banal. En 2017, les Fallavaux, l'Église, La Chabannerie, les Ablandens, Dorcières, Saint-Julien, les Rebours ont un four rénové. Il semble que ces fours soient banals car existant du temps de la banalité. En 1944, M. Vincent inventorie l'existence de huit fours (Les Pras, La Chabannerie, Dorcières, Église, le Serre, Saint-Julien, Fallavaux, Ablandens, Rebours). Celui des Pras aurait disparu. Les fours étaient allumés régulièrement, une à deux fois par mois selon la prospérité, ce qui suppose que le pain devait se conserver durant 15 à 30 jours.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chaque hameau, en fonction de sa population, possédait une église ou une chapelle[24]. En 2017, il existe encore deux églises, quatre chapelles et deux oratoires.

L'église du hameau de Saint Julien possède des murs qui sont revêtus de fresques. Les quatre chapelles sont situés aux Fallavaux, à Dorcières, aux Ablandens et aux Pras. L'oratoire du Serre est un petit lieu de culte d’initiative privée situé dans la forêt sur le chemin entre la Chabannerie et le Serre. Y figurent deux statues de saint Antoine de Padoue et un bouquet de fleurs séchées. La chapelle ou oratoire Saint-Joseph, située au bas du cimetière, ressemble à l'oratoire du Serre en plus grand. Il existe un cimetière lié à la catastrophe aérienne sur la Grande Tête de l'Obiou ; la chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs est attenante. Certains sommets des montagnes du cirque comportent une croix, assez bien entretenue, notamment, le Gargas, la Croix Rougny, le grand Chapelet.

La Salette doit sa célébrité à l'apparition du . Ce jour-là, deux enfants virent apparaître la Vierge Marie qui leur révéla un message d'appel à la conversion et à la prière. L'apparition a été reconnue cinq ans plus tard par l'Église catholique. Le sanctuaire de Notre-Dame de La Salette est le deuxième lieu de pèlerinage catholique en France après celui de Lourdes.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Bergerie - Cabane de Côte Rouge.

La Salette est située au sein d'un cirque qui donne d'un côté à l'ouest sur le Beaumont et à l'Est sur le Dévoluy par le col d'Aspres et au Sud sur Corps.

Les sommets les plus connus sont le Gargas (2 208 m), le Grand Chapelet (2 403 m), mais ainsi que la Croix Rougny, le Chamoux, le Journal, le Laton ou pic gazonné. Ces sommets sont des objectifs de randonnée à la journée.

La pratique de la transhumance se maintient grâce aux nombreuses bergeries, notamment celles du col de l'Homme, de la Pâle, de Clamorel mais aussi celle de Côte Rouge, qui est située sur le Beaumont. La cabane de Périne] est en ruines.

La commune fait partie de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) dite du « massif de l'Oisans »[25]

Les animaux que l'on rencontre à la Salette de manière sauvage sont de plus en plus rares. Mais ils ne sont pas perturbés par les pesticides. On trouve des campagnols, des musaraignes et des souris. Sont présents également l'hermine, l'écureuil, le renard, le lièvre, variable ou non, et le blaireau. Dans la catégorie supérieure, on trouve le chamois et le chevreuil. L'animal local, la marmotte, est repérable par ses cris stridents[réf. nécessaire].

Les alpages de la montagne de la Salette ont donné lieu à un inventaire détaillé, une cartographie des milieux, et l'étude de la dynamique de la végétation[26].

La flore des montagnes de la Salette et ses particularités v/s laflore des Alpes a fait l'objet d'une étude[27].

Il existe une variété de cumin sauvage que les habitants appellent en patois, du Charaï, c'est le carvi ou cumin des prés. On y rencontre de la bardane (Arctium lappa), du thym serpolet, des gentianes, du chénopode, du grand plantain, de la carotte sauvage, des achillées, des marguerites, les trolles d'Europe, et surtout aussi toutes les plantes dites grasses comme la joubarbe.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Danse et chants[modifier | modifier le code]

Henriette Pra, âgée de 90 ans en 2017, a très longtemps joué de différents instruments (accordéon, harmonica...) dans un pays où la musique était signe d'éducation et de richesse. La valeur première était le travail, jouer de la musique n'était pas donné à tout le monde, ou alors, il fallait avoir du temps. Ce n'était pas toujours bien vu. Donc, Henriette est la dernière personne vivante à jouer et danser le rigodon[réf. nécessaire].

Langue parlée[modifier | modifier le code]

Tous les habitants parlaient [Quand ?] le patois local dauphinois.

La cuisine[modifier | modifier le code]

En général, l'histoire renseigne sur la manière de manger des riches et des nobles car des cahiers étaient tenus. Assez peu d'études mettent en avant l'alimentation paysanne. Toutefois, il semblerait que dans toute l'Europe elle ait été homogène et que durant très longtemps, elle ait consisté en une soupe agrémentée de temps en temps d'un morceau de porc ou de poule, de légumes et de céréales. Le pain était l'aliment principal. Il y avait très certainement une analogie entre l'alimentation d'un paysan français et celle d'un paysan hongrois ou portugais. Davantage qu'entre un paysan français et un riche bourgeois français.[réf. nécessaire]

On a utilisé le vocabulaire de cuisine et non de gastronomie pour une raison simple évoquée ci-dessus : la cuisine de La Salette était une cuisine de subsistance, de survivance. En ce sens, elle dépendait énormément des produits et des quantités disponibles et était différente de la cuisine de plaine, plus riche et plus ouverte sur l'extérieur[28].

Les produits marqueurs[modifier | modifier le code]

La gastronomie est relativement pauvre car liée à la production locale. Donc pas de poisson (à part les poissons pêchés), pas de bœuf.

Le pain était fabriqué une à deux fois par mois et cuit dans les fours communaux.

Les produits marqueurs sont :

  • blette, épinard, pomme de terre, (tous les légumes cultivés au jardin ou dans les champs), les céréales comme le blé, le lin... ;
  • du cochon, du poulet, du lapin (tous les animaux élevés à la ferme) ;
  • pomme, cerise, prune (les prunes rouges étaient séchées au four puis au soleil), myrtille (récoltée sur les flancs du Journal) ;
  • génépy : les randonnées d'été permettaient la cueillette de cette plante. Le raisin des vignes situées à Corps vers l'église Saint-Roch, permettait de fabriquer du vin rouge corsé.
Les recettes locales[modifier | modifier le code]

Le pain souvent fabriqué qu'une seule fois par mois était mangé frais durant quelques jours puis progressivement, il était trempé dans la soupe pour être ramolli. La mijotée, la mitonnée sont des pratiques paysannes qui consistaient à lier la soupe maigre avec du pain sec.

Plusieurs entrées : la Flaouzou (tarte à la purée de pomme de terre et oignon roussi), les Oreilles d'âne (loin des productions industrielles ou artisanales modernes, il s'agissait de gros raviolis fourrés de blette épinard, rangés dans un plat à gratin et nappés de sauce béchamel puis gratinés), la raviole ou rissole de Corps (quenelle à base fromage blanc et de pulpe de pomme de terre, frite ou pochée) se mangeant salée ou sucrée,

Potée ou soupe locale qui variait selon les produits et les saisons.

Les plats principaux sont le pâté de lapin, la poule au pot, le petit salé. Ces plats sont accompagnés de gratin dauphinois (sans fromage, ni œuf), gratin de courge ou de courgette, pâtes maison de type crozet.

Les fromages frais (tommes) fabriqués par les habitants étaient affinés dans une feuille de blette ou dans une feuille de journal. On fabriquait également la pétafine[29],[30] (fromage sec et fort détendu au lait et aromatisé avec de l'alcool local).

Les principaux desserts sont l'a pogne (sorte de brioche), la tarte aux myrtilles, la tarte aux pruneaux', les tourtons à la pomme de terre, aux pruneaux, à la compote de pomme ; il y avait peu de variétés, trois ou quatre mais pas plus.

Les boissons locales sont le vin rouge, l'eau de vie, le Champoreau (mélange de vin rouge et de café chaud, ancêtre de l'Irish Coffee actuel, sans crème chantilly), le génépy. Charles Raoûl distillait le marc avec l'alambic situé dans les locaux du garage Barde.

La Salette-Fallavaux et le cinéma[modifier | modifier le code]

Pascal Bonitzer a tourné une scène de son film Petites Coupures (2003) sur la route du Mont Gargas, à proximité du col de Homme. La scène met en lumière la majesté du panorama ainsi que la végétation aride, lunaire de ce site[réf. nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Richaud
Armoiries Richaud vers 1740[8].

Le compilateur François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois mentionne « Françoise Armande, femme sans enfant de Pierre de Richaud, seigneur de Fallavaux en Dauphiné qui porte ; d'azur à la patte d'ours, d'or en bande. »[31].

Ainsi le blason aurait un fond bleu azur, une bande or et une patte d'ours.

Cela rejoint les écrits de M. Vincent[6] qui parle de l'étymologie de Dorcières et évoque l'origine latine comme venant de ursus, ours et qui aurait donné Oursières.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Gidon, La Salette-Fallavaux : Géologie, 2016 [lire en ligne]
  • Patrimoine en Isère ; Valbonnais, Matheysine, Beaumont, Pays de Corps, document du Conservatoire du patrimoine en Isère, 2006, (ISBN 2-90537-587-6)
  • Maurice Vincent, ancien instituteur au village en 1944, La Salette-Fallavaux. Notes historiques, mœurs et coutumes[6].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. les autochenilles Citroën en 1923.
  2. Bettega, Victor., Matagrin, Gabriel, 1919-2004. et Hamon, Paul, 1918- ..., La grande aventure du pèlerinage de La Salette de 1846 à nos jours, V. Bettega, (ISBN 2950938426, OCLC 407102437, lire en ligne).
  3. « Avalanches à La Sallette-Fallavaux » [PDF], sur le site du Cemagref (consulté le 7 février 2018).
  4. « Climat - La Salette-Fallavaux », sur climate-data.org, (consulté le 3 septembre 2017)
  5. « Les 13 Hameaux, les bergeries et les églises de la Salette Fallavaux », sur drive.google.com/, (consulté le 3 septembre 2017)
  6. a b c d et e M. Vincent Maurice, La Salette-Fallavaux - Notes historiques - Moeurs et Coutumes, Grenoble - 6 rue du Villars, Librairie du Dauphiné - Xavier Drevet, , 175 p.
  7. « Généalogie de la famille Salette », sur Généanet (consulté le 3 septembre 2017)
  8. a b et c G. de Rivoire de la Bâtie, L'armorial de Dauphiné : contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles & notables de cette province, accompagnées de notices ..., Lyon, Imprimerie Louis Perrin, (lire en ligne), p. 609
  9. « Charles RICHAUD de LADVERSEIL », sur http://gw.geneanet.org, (consulté le 11 septembre 2017)
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