La Salette-Fallavaux

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La Salette-Fallavaux
Panorama du village.
Panorama du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine, du Pays de Corps et des Vallées du Valbonnais
Maire
Mandat
Gilda Perrin
2014-2020
Code postal 38970
Code commune 38469
Démographie
Gentilé Salettu
Population
municipale
71 hab. (2014)
Densité 3,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 28″ nord, 5° 58′ 33″ est
Altitude Min. 983 m
Max. 2 402 m
Superficie 22,3 km2
Localisation

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La Salette-Fallavaux est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le village de La Salette-Fallavaux, dont la création date de plusieurs siècles, doit être distingué du sanctuaire de Notre-Dame de La Salette, situé dans la même zone mais qui ne date que de 1846.


Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Salette-Fallavaux[1] est située entre le massif du Beaumont. et la vallée du Valgaudemar. Commune de montagne, elle est encerclée d'un cirque de sommets tels que le mont Gargas (2 208 mètres) mais c'est le Grand Chapelet culminant à 2 403 mètres d'altitude qui constitue son point sommital.

Sa superficie est de 2 229 ha soit 22 km2.

Voie de circulation[modifier | modifier le code]

On y vient par :

- au Sud, une route venant de Corps et Gap, ou la Mure, construite au bord d'une gorge au fond de laquelle coule la Sézia, le ruisseau de la Salette ;
- à l'est, par le col des Vachers en venant du Valgaudemar ;
- à l'ouest, par le col d'Hurtières en venant du Beaumont.

La principale voie de circulation était le chemin reliant le pont de Gournier et la Salette.

Avec la construction du sanctuaire, la voie a été développée et est devenue une belle route, large, et sûre.

De même, le chemin de croix actuel, qui était la route d'origine pour accéder au Sanctuaire, a été détourné et passe par Saint Julien. Les pèlerins qui empruntaient l'ancien chemin de Croix, dit Grippet, ont très certainement dû avoir des frayeurs[pourquoi ?].

Il existait des navettes Corps-La Salette et le garage Barde était un point relais. Par la suite, un service de car reliant Grenoble à La Salette a existé.

Climat et saisons[modifier | modifier le code]

L'hiver froid peut voir les montagnes recouvertes de plusieurs cm de neige voire un à deux mètres de neige selon la vigueur. Depuis quelques années, les températures minimales peuvent avoisiner les −5 °C mais plutôt −1 °C à −2 °C en hiver.

Le printemps voit les montagnes changer de couleur et prendre de belles couleurs vertes.

L'été est relativement clément. Toutefois, la configuration du cirque de la Salette bloque les nuages et parfois la bise matinale, pour plusieurs jours parfois. L'été la température moyenne avoisine les 16 °C mais les minimales sont de 10 °C environ et les maximales de 22 °C[2].

L'automne voit les collines changer et la nature se prépare à l'arrivée du froid. Les couleurs changent.

Les saisons à La Salette
Le Printemps
Le Printemps à La Salette.
L'été
L'été à La Salette.
Automne à La Salette
L'automne à La Salette vue du Serre.
L'hiver
L'hiver à La Salette (Les Ablandens).

Géologie[modifier | modifier le code]

On peut voir une très bonne étude de géologie[3] réalisée par Maurice GIDON.

Le paysage de La Salette témoigne de mouvements géologiques au fil des ans comme le montrent les paysages du mont Gargas entre autres.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

On consultera utilement pour l'urbanisme l'ouvrage réalisé par le Conservatoire du Patrimoine en Isère[4].

Morphologie Urbaine[modifier | modifier le code]

La Salette Fallavaux est composée de 13 hameaux : L'Église, Le Serre, Les Fallavaux, Les Mathieux, Les Peyas, Les Rebours, Les Pras, Les Ablandens, Dorcières, Saint Julien, La Chabannerie, les Brotinoz et les Granges.

Les 13 hameaux sont éparpillés[5] sur les 2 229 hectares de la commune.

Globalement, les hameaux peuvent être composés :

- d'un four banal

Les trois fours de La Salette-Fallavaux sur les sept existants
Four banal
Four banal de la Chabannerie.
Four banal
Four banal du Serre et de l'Église.
Four du hameau des Fallavaux.

- d'une fontaine, source ou bassin

Les bassins de La Salette-Fallavaux
Bassin communal des Pras.
Bassin du hameau de l'Église, incrusté dans le mur du presbytère.
Bassin des Mathieux.
Bassin des Fallavaux vers le ruisseau. Un deuxième bassin est situé sur la route vers le four.
Bassin du Serre.

- d'un lieu de culte.

Pratiquement chaque petit hameau bénéficiait au moins d'une chapelle ou d'un oratoire. Mais les plus petits devaient se rapprocher des plus grands pour pouvoir assister à un office.

Les équipes du Conseil Municipal et les maires concernés ont su rénover et conserver ces petits moments et lieux de vie qui font toute l'histoire du village. La rénovation a été menée entre 1995 et 2013.

Logement[modifier | modifier le code]

Les maisons dauphinoises paysannes de montagne possèdent une architecture particulière liée à la rigueur des hivers et à la manière de vivre. Elles sont généralement composées de trois niveaux répartis ainsi :

- le niveau inférieur : l'écurie, qui hébergeait les animaux et qui fournissait ainsi la chaleur nécessaire à l'étage supérieur, la pièce de vie. Ce niveau pouvait accueillir aussi la réserve de bois ;
- le niveau central : l'habitation chauffée par l'étage inférieur ;
- le niveau supérieur : la grange très souvent remplie de foin indispensable aux bêtes et qui servait ainsi de couverture, d'isolant. Les façades sont obstruées par des planches de bois ou des branches tressées pour favoriser la circulation de l'air.

Donc deux niveaux, une grange et un toit bien pentu pour favoriser l'évacuation de la neige.

Maison dauphinoise : Le Serre, La Salette
Maison dauphinoise à 3 niveaux dont les deux niveaux inférieurs sont voûtés.
Caractéristiques des maisons dauphinoises de La Salette-Fallavaux.
Les trois niveaux d'une maison dauphinoise de La Salette-Fallavaux.
Façade qui permet de voir les trois niveaux de constructions.
Pignon en branches tressées, très rare en Dauphiné.
Grange des Rebours
Grange des Rebours pour faciliter l'accès.

La particularité de nombreuses maisons de la Salette reste la construction : les pièces des écuries et de la pièce d'habitation sont voûtées. Ces voûtes sont là pour limiter le feu et les incendies.

Les granges sont reconnaissables au fait que le pignon est composé de planches de bois ajourées qui laissent passer l'air et permettent le séchage du foin et du bois (fagot, ..).

Signatures et dates des maisons[modifier | modifier le code]

Les portes des maisons sont surmontées de dates et parfois de signatures.

Beaucoup de maisons ont été construites avant ou après la Révolution. Certaines intègrent même des pierres de taille, ce qui est surprenant pour un milieu rural pauvre.

Linteau d'une maison des Ablandens
Linteau d'une maison des Ablandens, signé J.M. et daté de 1863.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le mot Salette serait d'après M. Vincent[6] d'origine allemande. Il vient du mot sal qui signifie maison, demeure. Salette équivaudrait donc à maisonnette, humble habitation.

Mais on trouve sur Généanet[7] une autre définition qui s'en approche : « Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales, tout comme ses variantes Saleta, Salète, Salètes. On trouve la forme Salette dans l'Ariège et les Hautes-Pyrénées. C'est un toponyme, diminutif de "sala" (= maison fortifiée). Rencontrées en Italie du Nord et dans la région niçoise, les formes Saletta, Saletti, Saletto peuvent avoir le même sens, mais on les considère plutôt comme des dérivés de "salèt", forme septentrionale de "salice" (= le saule).»

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Il semblerait que deux peuplades ennemies se soient installées face à face : l'une venant du Beaumont, l'autre du Valgaudemar. Avec le temps ces deux zones deviendront les deux villages de la Salette (incluant Saint Julien) et les Fallavaux.

Moyen Âge (VI au XVe siècle)[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, cette distinction et cette volonté d'indépendance seront accentuées car chaque seigneur cherchera à conserver son fief.

Par la suite, les paysans ne se battront plus mais lutteront pour les terres et les pâturages.

Temps Modernes (1453- 1789)[modifier | modifier le code]

En 1540, on note dans l'Armorial[8], page 357, un sieur Lobet des Fallavaux - La Rouillère. Le fils Salomon aurait été le sieur des Fallavaux. Ses armoiries étaient : "De gueule, au bélier sautant, alias heurtant d'argent, au chef cousu d'azur, chargé de 3 molettes d'argent".

En 1596, toujours d'après l'Armorial, page 304, un Pierre Guion, seigneur de Salette, vivait en 1596, fut le dernier représentant de cette famille en Dauphiné.

Toujours dans l'Armorial, page 92, "un Bontoux - Seigneur de La Salette vivait en 1696 . Ses armes étaient "D'or au trèfle de Sinople, chappé et chauffé de gueules". Cette famille de petite noblesse du pays se lança avec ardeur dans les guerres de religion.

Selon l'Armorial du Dauphiné, page 608, on note que "Charles Richaud de Ladverseil épousa Dlle Anne de (page 609) Beaufort et testa en 1739 en faveur de son fils nommé Pierre Richaud, seigneur de Fallavaux et de Beaufain, conseiller du roi et maire de Corps. Les terres de la Salette-Fallavaux & de Beaufain appartenaient encore, en 1764, à un Richaud de Ladverseil[9]. Elles étaient en 1788, la propriété de M. Tanon". Ses armes étaient :"D'azur, à la patte d'ours, d'or, posée en bande".

Révolution française et Empire (1789-1870)[modifier | modifier le code]

La Révolution française accentue la division entre les deux villages en créant deux entités : La Salette-Beaumont et La Salette-Fallavaux.

Les deux villages seront réunis pour ne faire plus qu'un : "La Salette-Fallavaux" en 1840, le 14 août. Il aura fallu deux réunions pour arriver à ce consensus (2 juin 1839 et 22 février 1840)

Époque contemporaine (de 1870 à nos jours)[modifier | modifier le code]

Guerre 1939-1945 : Certains hommes ont été mobilisés pour tenir une batterie au lac du Sautet.

Batterie tenue par des Salettus au lac du Sautet.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Il est trace d'un seigneur des Fallavaux qui aurait eu un blason à patte d'ours. Dans un dictionnaire[10], on peut lire : Françoise Armande, femme sans enfant de Pierre de Richaud, seigneur de Fallavaux en Dauphiné qui porte ; d'azur à la patte d'ours, d'or en bande.

Ainsi le blason aurait un fond bleu azur, une bande or et une patte d'ours.

Cela rejoint les écrits de M. Vincent[6] qui parle de l'étymologie de Dorcières et évoque l'origine latine comme venant de ursus, ours et qui aurait donné Oursières.

Les armoiries des Seigneurs de La Salette (d'après l'Armorial de Dauphiné[8])
Richaud
Armoiries Richaud vers 1740[8].
Lobet
Armoiries Lobet vers 1540[8].
Guion
Armoiries Guion vers 1596[8].
Bonthoux
Armoiries Bonthoux vers 1696[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean CHARLES   Retraité
2001 2014 Marc Andrieux    
2014 en cours Gilda Perrin SE Retraitée Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Recensement[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 71 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
324 303 439 415 448 431 689 734 714
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
732 715 696 686 668 668 607 590 546
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
507 485 446 353 304 276 280 238 207
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
150 107 79 88 86 76 70 74 71
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution de la population (perspectives)[modifier | modifier le code]

Depuis bientôt 10 ans, on voit la population évoluer, certes faiblement, mais on sent les prémisses de ce que pourrait être le futur.

Face à la désertification des villages et à la disparition des purs natifs, que reste-t-il comme solution à ces villages pour survivre ? Les deux fermes qui fonctionnent ont été conçues et construites par de courageux jeunes agriculteurs étrangers au village. Ils ont l'intention de mettre en relation une agriculture de montagne aux multiples contraintes avec les consommateurs locaux. C'est un vrai défi.

Mais on voit également des maisons secondaires construites ou rachetées par des gens qui aiment le calme de ce coin et la beauté des paysages. Ils sont prêts à faire 2 à 3 heures de route à chaque fois pour se reposer. L'avenir est très certainement d'accepter cette réappropriation des lieux par des inconnus ou des étrangers qui apprécient le village. Sans cette acceptation, le village prendra l'aspect de la partie Nord Est du village de Dorcières, à savoir des ruines inhabitées.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Avant la réunion entre les deux villages de la Salette/Saint Julien et des Fallavaux en 1840, il n'existait pas d'école.

En 1838, deux ans donc avant la réunion des deux villages, un projet d'école est décidé. Il s'agira d'une école primaire de garçons. La décision est prise en 1840. En 1845, l'école n'est toujours pas terminée. En 1876, elle est déjà trop petite. Un autre projet est lancé, une école-mairie. Ce sera terminé en 1886.

En 1870, un projet d'école à Saint Julien sera lancé. Elle sera située au-dessus du four banal.

Les filles ont moins de chance. Une école leur sera construite par l’évêque de Grenoble en 1856 et elles accéderont à un enseignement religieux uniquement, jusqu'en 1905.

Les effectifs n'ont jamais été très élevés et seront en baisse permanente. Les garçons sont 70 à suivre l'école en 1876, 50 en 1901 et 30 en 1924[6]. La photo de classe mixte datant de 1949, présente 25 enfants.

Photo de classe de 1949
Photo de classe de 1949 : la Salette Fallavaux.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les fêtes traditionnelles passées[modifier | modifier le code]

La vogue était organisée globalement par chaque hameau à des dates différentes. Les gens d'un village allaient à la vogue d'un autre village si de la famille pouvait les accueillir ou les héberger.

Les fêtes actuelles[modifier | modifier le code]

Les grandes festivités ont lieu l'été. Une fête qui est liée à l'histoire des villages est la fête des fours. Durant deux jours, les gens chauffent les fours banaux et chacun apporte des plats, tartes, flaozou à cuire, mais également du pain ou de la viande.

Le comité des fêtes existe et organise chaque année un ou plusieurs repas qui regroupent plusieurs dizaines de personnes. Ces repas, qui peuvent parfois prendre l'allure d'un méchoui (la commune abrite de nombreux bergers qui gardent des moutons), ont lieu dans la salle des fêtes communale située au rez-de-chaussée de la mairie.

Une autre fête est organisée par l'ACCA (Association Communale de Chasse Agréée).

En été, a lieu un événement sportif assez difficile : la grimpée de la Salette en vélo.

Les transhumances ont lieu au début de l'été (en juin en général. En 2017, elles ont eu lieu le 10 juin) et au début de l'automne.

Culte et patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Le sacré a toujours existé dans les zones de montagne, bien avant 1846. Ainsi chaque hameau, en fonction de sa population, possédait une église ou une chapelle. En 2017, il existe encore deux églises, quatre chapelles et deux oratoires.

- L'église du village de l'Église, encore la seule en activité, où des messes sont célébrées. Ainsi qu'une deuxième église, celle du hameau de Saint Julien dont les murs sont revêtus de très belles fresques.

- Les quatre chapelles ; des Fallavaux, de Dorcières, des Ablandens et des Pras

Les églises et chapelles des hameaux de la Salette-Fallavaux
L'Église
L'église.
Saint Julien
L'église Saint-Julien.
Fresques murales
Fresques murales de l'église de Saint-Julien.
Les Pras
La chapelle du village des Pras.
Ablandens
La chapelle des Ablandens (intérieur).
Fallavaux
La chapelle du village des Fallavaux (intérieur).
Chapelle du cimetière canadien
Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.
Oratoire unique dans la Région
L'Oratoire du Serre dédié à Saint Antoine.
Saint Joseph
Oratoire ou Chapelle de Saint Joseph (intérieur).

- L'oratoire du Serre : émouvant et unique petit lieu de culte situé dans la forêt sur le chemin entre la Chabannerie et le Serre. Y figurent deux statues de Saint Antoine de Padoue et un bouquet de fleurs séchées. Cet oratoire est une initiative privée.

- La chapelle (oratoire?) Saint Joseph, située au bas du cimetière, ressemblet à s'y méprendre à l'Oratoire du Serre en plus grand.

- Il existe un cimetière lié à l'accident de l'avion sur la Grande Tête de l'Obiou et La chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs qui lui fait corps.

- Certains sommets des montagnes du cirque comportent une croix, assez bien entretenue, notamment, le Gargas, la Croix Rougny, le grand Chapelet...

- Ainsi que le sanctuaire de Notre-Dame de la Salette, deuxième pèlerinage catholique en France après celui de Lourdes.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le budget primitif 2012 de la commune :

  • fonctionnement : 180 000 euros ;
  • investissement : 450 000 euros.

Emploi et métiers[modifier | modifier le code]

Évolution de l'emploi jusqu'à la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, les Fallavaux possédaient un foulon à draps.

La majorité des gens de la Salette travaillaient l'été dans l'agriculture pour arriver à survivre. Il semblerait[6] que durant les 6 mois difficiles de l'hiver, certains partaient dans la plaine faire du commerce de mercerie. Cette coutume aurait duré assez longtemps.

Les métiers à tisser étaient nombreux : les gens filaient et tissaient la laine de leurs brebis, jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les champs de la Salette ont permis de cultiver du chanvre et de réaliser des cordes. En 1944, le village possédait le dernier cordier de l'Isère.

L'emploi après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au XXIe siècle, le pèlerinage du sanctuaire de la Salette est générateur d'emplois sur le canton ainsi que de contrats de bénévolat à vocation d'échanges internationaux.

Quelques bergers sont employés l'été pour garder les troupeaux sur les sommets.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2017, des entreprises artisanales (dont un fabricant de confitures, chutney..., M. Racca) ou d'agricultures de montagne (deux exploitations agricoles) sont installées sur la commune dont la ferme de Roche Brune (un DVD lui a été dédié) et la fromagerie Haret.

Les commerces les plus proches sont situés à 4,5 km du cœur du village sur la commune de Corps.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Zone de tourisme de montagne, les randonnées de moyenne montagne sont réputées et notamment le GR de pays Tour du Valbonnais qui traverse toute la zone.
  • Certains hameaux possèdent un four banal. En 2017, les Fallavaux, l'Église, La Chabannerie, les Ablandens, Dorcières, Saint Julien, les Rebours ont un four rénové. Il semble que ces fours soient banaux car existant du temps de la banalité. En 1944, M. Vincent inventorie l'existence de huit fours (Les Pras, La Chabannerie, Dorcières, Église, le Serre, Saint-Julien, Fallavaux, Ablandens, Rebours). Celui des Pras aurait disparu. Les fours étaient allumés régulièrement mais entre une à deux fois par mois selon la prospérité. Ce qui suppose que le pain devait se conserver durant 15 à 30 jours. En fin de cycle, quand le pain était dur, il fallait le tremper dans la soupe ou le bouillon.
  • La Salette doit sa célébrité à l'apparition du 19 septembre 1846. Ce jour-là, deux enfants virent apparaître la Vierge Marie qui leur révéla un message d'appel à la conversion et à la prière. L'apparition a été reconnue cinq ans plus tard par l'Église catholique. Malheureusement, depuis de nombreuses années, le nombre de pèlerins s'effondre, proportionnellement à la crise que rencontre l'église.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Danse et chants[modifier | modifier le code]

Henriette Pra, âgée de 90 ans en 2017, a très longtemps joué de différents instruments (accordéon, harmonica...) dans un pays où la musique était signe d'éducation et de richesse. La valeur première était le travail, jouer de la musique n'était pas donné à tout le monde, ou alors, il fallait avoir du temps. Ce n'était pas toujours bien vu. Donc Henriette est la dernière personne vivante à jouer et danser le Rigodon.

Langue parlée[modifier | modifier le code]

Tous les habitants parlaient un patois, le patois local dauphinois.

La cuisine[modifier | modifier le code]

En général, l'histoire renseigne sur la manière de manger des riches et des nobles car des cahiers étaient tenus. Assez peu d'études mettent en avant l'alimentation paysanne. Toutefois, il semblerait que dans toute l'Europe elle ait été homogène et que durant très longtemps, elle ait consisté en une soupe agrémentée de temps en temps d'un morceau de porc ou de poule, de légumes et de céréales. Le pain était l'aliment principal. Il y avait très certainement une analogie entre l'alimentation d'un paysan français et celle d'un paysan hongrois ou portugais. Davantage qu'entre un paysan français et un riche bourgeois français.

On a utilisé le vocabulaire de cuisine et non de gastronomie pour une raison simple évoquée ci-dessus : la cuisine de La Salette était une cuisine de subsistance, de survivance. En ce sens, elle dépendait énormément des produits et des quantités disponibles.

Il existe un bon livre de cuisine dauphinoise[15], mais il traite davantage de la cuisine de plaine, plus riche et plus ouverte sur l'extérieur.

Les produits marqueurs[modifier | modifier le code]

La gastronomie est relativement pauvre car liée à la production locale. Donc pas de poisson (à part les poissons pêchés), pas de bœuf.

Le pain était fabriqué une à deux fois par mois et cuit dans les fours communaux.

Les produits marqueurs sont :

- Blette, épinard, pomme de terre, (tous les légumes cultivés au jardin ou dans les champs) ;
- du cochon, du poulet, du lapin (tous les animaux élevés à la ferme) ;
- pomme, cerise, prune (les prunes rouges étaient séchées au four puis au soleil), myrtille (récoltée sur les flancs du Journal) ;
- génépy : les randonnées d'été permettaient la cueillette de cette plante. Le raisin des vignes situées à Corps vers l'église Saint-Roch, permettait de fabriquer du vin rouge corsé.
Les recettes locales[modifier | modifier le code]

Entrées : Flaouzou (tarte à la purée de pomme de terre et oignon roussi), Oreilles d'âne (loin des productions industrielles ou artisanales modernes, il s'agissait de gros raviolis fourrés de blette épinard, rangés dans un plat à gratin et nappés de sauce béchamel puis gratinés, Raviole ou riole de Corps (quenelle à base fromage blanc et de pulpe de pomme de terre, frite ou pochée) se mangeant salée ou sucrée,

Potée ou soupe locale qui variait selon les produits et les saisons.

Plats : pâté de lapin, poule au pot, petit salé,

Garnitures d'accompagnement : gratin dauphinois (sans fromage, ni œuf), gratin de courge ou de courgette.

Fromages : Les fromages frais (tommes) fabriqués par les habitants étaient affinés dans une feuille de blette ou dans une feuille de journal. On fabriquait également la Pétafine[16] (fromage sec et fort détendu au lait et aromatisé avec de l'alcool local).

Desserts : la pogne (sorte de brioche), tarte aux myrtilles, tarte aux pruneaux, les tourtons à la pomme de terre, aux pruneaux, à la compote de pomme ; il y avait peu de variétés, trois ou quatre mais pas plus.

Boissons : vin rouge, eau de vie, Champoreau (mélange de vin rouge et de café chaud, ancêtre de l'Irish Coffee actuel, sans crème chantilly), Génépy. Charles Raoûl distillait le marc avec l'alambic situé dans les locaux du garage Barde.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Pascal Bonitzer a tourné une scène de son film Petites Coupures (2003) avec Daniel Auteuil et Kristin Scott Thomas sur la route du Mont Gargas, à proximité du col de Homme. La scène met en lumière le majesté du panorama et la végétation aride, lunaire de ce site[réf. nécessaire].

Patrimoine Naturel[modifier | modifier le code]

Les paysages et montagnes[modifier | modifier le code]

La Salette est située au sein d'un cirque qui donne d'un côté à l'ouest sur le Beaumont et à l'Est sur le Dévoluy par le col d'Aspres et au Sud sur Corps.

Les sommets les plus connus sont le Gargas (2 208 m), le Grand Chapelet (2 403 m), mais ainsi que la Croix Rougny, le Chamoux, le Journal, le Laton ou pic gazonné.

Ces sommets sont des objectifs de randonnée à la journée.

Les montagnes voient chaque année au printemps revenir les troupeaux qui sont hébergés dans les nombreuses bergeries notamment celles du col de l'Homme, de la Pâle, de Clamorel mais aussi celle de côte rouge (qui est située sur le Beaumont). La cabane de Périne est en ruines.

La faune et la flore[modifier | modifier le code]

Les animaux que l'on rencontre à la Salette de manière sauvage sont de plus en plus rares. Mais ils ne sont pas perturbés par les pesticides. On trouve des campagnols, des musaraignes et des souris. Sont présents également l'hermine, l'écureuil, le renard, le lièvre, variable ou non, et le blaireau.

Dans la catégorie plus gros[Mal dit], on trouve le chamois et le chevreuil.

Il ne faut surtout pas oublier l'animal local, la marmotte, que l'on repère par ses cris stridents.

On peut approfondir le sujet en consultant l'article détaillé sur la faune des Alpes.

La flore de la Salette doit très certainement être particulière et spécifique pour qu'un ex-organiste du Pèlerinage et membre de la Société scientifique du Dauphiné, A. Cuny, lui consacre un ouvrage[17]. Pour découvrir plus en profondeur la flore des Alpes, on consultera l'article détaillé Flore des Alpes.

Il existe une variété de cumin sauvage que les habitants appellent en patois, du Charaï, c'est le carvi ou cumin des prés.

On y rencontre de la bardane (Arctium lappa), du thym serpolet, des gentianes, du chénopode, du grand plantain, de la carotte sauvage, des achillées, des marguerites, les trolles d'Europe, et surtout aussi toutes les plantes dites grasses comme la joubarbe.

La flore des montagnes de la Salette
Cabaret des oiseaux
Cabaret des oiseaux.
Epilobe
Épilobe en épi.
Aconite
Aconite, dont le casque rappelle la capuche des moines.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Maurice Vincent, ancien instituteur au village en 1944, est l'auteur d'un ouvrage, La Salette-Fallavaux. Notes historiques, mœurs et coutumes[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La Salette-Fallavaux », sur Google maps (consulté le 3 septembre 2017)
  2. « Climat - La Salette-Fallavaux », sur climate-data.org, (consulté le 3 septembre 2017)
  3. « La Salette-Fallavaux : Géologie », sur Geol-alp.com, (consulté le 3 septembre 2017)
  4. Conservatoire du Patrimoine de l'Isère, Patrimoine en Isère ; Valbonnais, Matheysine, Beaumont, Pays de Corps, Grenoble, Musée dauphinois, , 240 p. (ISBN 2-905375-87-6)
  5. « Les 13 Hameaux, les bergeries et les églises de la Salette Fallavaux », sur drive.google.com/, (consulté le 3 septembre 2017)
  6. a, b, c, d et e M. Vincent Maurice, La Salette-Fallavaux - Notes historiques - Moeurs et Coutumes, Grenoble - 6 rue du Villars, Librairie du Dauphiné - Xavier Drevet, , 175 p.
  7. « Généalogie de la famille Salette », sur Généanet (consulté le 3 septembre 2017)
  8. a, b, c, d, e et f G. de Rivoire de la Bâtie, L'armorial de Dauphiné : contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles & notables de cette province, accompagnées de notices ..., Lyon, Imprimerie Louis Perrin, (lire en ligne), p. 609
  9. « Charles RICHAUD de LADVERSEIL », sur http://gw.geneanet.org, (consulté le 11 septembre 2017)
  10. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, contenant l'origine et l'état actuel des premières Maisons de France, des maisons souveraines & principales de l'Europe... les familles nobles du royaume..., chez Duchesne, , 1548 p. (lire en ligne), https://books.google.fr/books?id=Q5CIZSQlIh4C&lpg=PA76&dq=seigneur%20de%20fallavaux&hl=fr&pg=PA76#v=onepage&q=seigneur%20de%20fallavaux&f=false
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. Godon, Jean-Claude,, Recueil de la gastronomie dauphinoise : 70 recettes simples, Ed. S.A.E.P, (ISBN 2737221153, OCLC 489793769, lire en ligne)
  16. Claude MULLER, Coutumes et traditions du Dauphiné, cuisine, jeux, costumes, chansons et danse, Éditions des 4 Seigneurs, Éditions de Bellande,
  17. A. Cuny, La Flore des Montagnes de la Salette (Haut Dauphiné), Grenoble, Imprimerie Allier père et fils, , 86 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Communes de l'Isère

Corps (Isère)

Notre-Dame de La Salette

Liens externes[modifier | modifier le code]

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