Monestier-d'Ambel

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Monestier-d'Ambel
Monestier-d'Ambel
Le site du village vu de la route d'Ambel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes de la Matheysine
Maire
Mandat
Franck Gerbi
2020-2026
Code postal 38970
Code commune 38241
Démographie
Gentilé Monestérons
Population
municipale
21 hab. (2017 en diminution de 4,55 % par rapport à 2012)
Densité 1,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 41″ nord, 5° 55′ 27″ est
Altitude Min. 746 m
Max. 2 378 m
Superficie 11 km2
Élections
Départementales Canton de Matheysine-Trièves
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Monestier-d'Ambel
Liens
Site web www.monestierdambel.fr

Monestier-d'Ambel est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

C'est l'une des communes les moins peuplées du département[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Monestier-d'Ambel est situé au nord du Massif du Dévoluy, sur la rive droite de la Souloise, à l'entrée du lac du Sautet. Le village est adossé à la montagne de Faraud, face au massif de l'Obiou. Au contraire de Pellafol, situé sur la rive opposée de la Souloise sur une plaine résiduelle d'origine glaciaire, Monestier ne dispose guère de terres cultivables, et l'activité agricole y est difficile. Largement exposé à l'ouest et au nord, le village subit un climat plutôt rude.

Quatre-vingts pour cent du territoire communal sont inclus dans le site Natura 2000 « Massif de l’Obiou et Gorges de la Souloise ».

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 38241.png

Dévoluy et Le Glaizil sont dans les Hautes-Alpes, les 3 autres communes dans le département de l'Isère.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comporte 3 groupes d'habitations :

  • le village, où se trouvent la mairie et une dizaine d'habitations ainsi que l'église. Une scierie artisanale y constitue, à ce jour, l'unique activité professionnelle ;
  • le hameau de Tardivière, sur la route des Gillardes, abrite majoritairement des résidences secondaires et sert de point de départ de quelques belles randonnées.
  • le Mas, en bordure du lac du Sautet, fut autrefois un hameau prospère où les activités agricoles permettaient à plusieurs familles d'y vivre. Aujourd'hui, les propriétaires de la bâtisse y exploitent des gîtes à destination touristique.

Communications et transports[modifier | modifier le code]

Le Monestier est difficile d'accès : la seule route le traversant est la D 217 qui mène au nord à Ambel et au-delà en direction de la N 85, et au sud vers Saint-Disdier et le Dévoluy par la D 537. Une petite route descendant du village au pont du Mas permet de rejoindre la D 537 et d'aller vers Corps, le plus proche village possédant des commerces et des services, à 15 kilomètres. Grenoble, la préfecture, est à 80 kilomètres par de mauvaises routes à travers le Trièves ou le Beaumont. Gap, préfecture des Hautes-Alpes, est un peu plus proche : 45 kilomètres par Ambel et la N 85, 50 kilomètres par le Dévoluy.

Aucun service de transport public ne dessert la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Statue de Saint Eldrade dans l'église du village

Le Monestier (monastère) d'Ambel a été fondé, probablement au Xe siècle, par les moines de l'abbaye de la Novalaise à proximité d'Ambel, village où était né Eldrade, leur prieur, en 781.

Avant 1800, la commune de Monestier-d'Ambel est rattachée aux Hautes-Alpes par certaines publications[2], mais l'état-civil dès 1792 la place dans l'Isère[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1807 1822 Jean-Jacques Gagnaire    
1822 1825 François Vernet    
1825 1825 M. Barbe   maire par Intérim
1826 1826 Philippe Blanchard   maire par Intérim
1827 1848 Philippe Blanchard    
1935 1945 Auguste Roux    
1945 1953 Adrien Isaac    
1953 1971 Léon Roux    
1971 1977 Henri Roux    
1977 1995 Georges Perrier    
1995 2014 Jean-Claude Courteau    
2014 2020 Jean-Paul Bertrand SE Retraité Fonction publique
2020 En cours Franck Gerbi SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2017, la commune comptait 21 habitants[Note 1], en diminution de 4,55 % par rapport à 2012 (Isère : +2,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
207192194210195217213217208
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
208187188200204213205172169
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
133139112947380816537
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
283230486420242221
2017 - - - - - - - -
21--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
Intérieur de l'église

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église, modeste, contenant une statue de saint Eldrade, dont les disciples ont fondé le monestier d'Ambel.
  • L'ancien monastère (le monestier) a presque totalement disparu.
  • Les Petites Gillardes, exsurgence intermittente de la montagne de Faraud, sur la route de Saint-Disdier, en face des Grandes Gillardes, situées sur la rive opposée de la Souloise, sur la commune de Pellafol.
  • Les bords de la Souloise, accessibles depuis le pont de la Baume.
  • Le petit Bréchon, piton rocheux dominant de 500 mètres le fond de la vallée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les dix plus petits villages de l’Isère », Isère Magazine, n. 138, octobre 2013, p. 26.
  2. Louis Marie Prudhomme. La république française en LXXXIV départemens: dictionnaire géographique et méthodique, destiné aux administrateurs, négocians, gens d'affaires, et à ceux qui étudient la géographie de la France, 1793, p. 296 https://books.google.fr/books?id=hNtBAAAAcAAJ&pg=RA2-PA346&dq=Monestier+d%27Ambel+Hautes-Alpes&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJ29-urLHXAhVB2aQKHTbjBCoQ6AEIKzAB#v=onepage&q=Monestier%20d%27Ambel%20Hautes-Alpes&f=false
  3. Document 9NUM/AC241/1 Monestier-d'Ambel. naissances,mariages,décès. Coll. communale ( 1793-1812 ) Document 9NUM/AC241/1 Monestier-d'Ambel. naissances,mariages,décès. Coll. communale ( 1793-1812 ) Image: AD038_9NUM_5MI0727_0419.JPG. http://archivesenligne.archives-isere.fr/mdr/index.php/docnumViewer/calculHierarchieDocNum/560566/484590:538785:542811:560566/1080/1920
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]