Courmayeur

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Courmayeur
Blason de Courmayeur
Héraldique
Courmayeur, vue de Plan-Chécrouit.
Courmayeur, vue de Plan-Chécrouit.
Nom francoprovençal Croméyeui
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de la Vallée d'Aoste Vallée d'Aoste 
Syndic Fabrizia Derriard
2007
Code postal 11013
Code ISTAT 007022
Code cadastral D012
Préfixe tel. 0165
Démographie
Gentilé Courmayeurins
Population 2 805 hab. (30-11-2015[1])
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 00″ nord, 6° 58′ 00″ est
Altitude Min. 1 224 m
Max. 4 809 m
Superficie 21 000 ha = 210 km2
Divers
Saint patron Saint Pantaléon
Fête patronale 27 juillet
Localisation

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Courmayeur
Liens
Site web http://www.comune.courmayeur.ao.it/

Courmayeur est une commune italienne alpine de la haute région Vallée d'Aoste.

Citations[modifier | modifier le code]

« Les deux hommes avaient quitté Courmayeur le matin même,
à l'heure où la rosée nocturne s'évapore en fumées bleues
des lourds toits de lauzes grises[2].
(Roger Frison-Roche, Premier de cordée) »

Toponymie[modifier | modifier le code]

Courmayeur est mentionné comme Curia majori à plusieurs reprises entre 1233 et 1381. Au XVIIe siècle, Magini et Sanson le dénomment Corte Maggiore (1620) et Cormoyeu (1648) respectivement. Ensuite l'on rencontre Cormaior (Borgonio, 1680), Cormaior (Vissher, 1695), Cormaggior (L'Isle, 1707), Cormaior (Stagnoni, 1772), et Cormaieur (Martinel, 1799). Depuis 1860 est fixé l'orthographe actuelle d'après le célèbre ouvrage La Vallée d'Aoste d'Édouard Aubert, confirmé par l'abbé Henry (Histoire populaire de la Vallée d'Aoste, 1929) et par l'abbé Gorret (Guide de la Vallée d'Aoste, 1877).
Après l'Italianisation des toponymes de la Vallée d'Aoste mise en œuvre par les fascistes, depuis 1939, la ville s'appelle Cormaiore pendant la dernière période du fascisme, et le toponyme Courmayeur est rétabli en 1946, avec l'instauration de la république italienne[3].

La carte d'Ortelius (1579) et celle du Parergon (1590) citent Courmayeur comme Auri Fodinæ, c'est-à-dire « mines aurifères », en raison de l'exploitation de l'or à cette époque dans le val Ferret.

Jean-Dominique-Marie Mollo, médecin juré des États du duché d'Aoste, voyait dans le nom de Courmayeur, le latin Curia Mayor en se basant sur la latinisation médiévale Curia majori. Il l'expliquait par l'existence d'une Cour de justice établie à Courmayeur à cause du grand nombre de personnes arrivées pour se dédier à l'exploitation des mines et à la métallurgie qui s'y rattache. Le nom Courmayeur indiquerait aussi un lieu d'assises du temps des Romains où se tenaient les assemblées des notables.

L'abbé Henry (Histoire populaire de la Vallée d'Aoste, 1929), émet l'hypothèse que Courmayeur puisse dériver également du latin Culmen majus « grande cime » pour un pays situé au pied d'une grande montagne, bien entendu, le Mont Blanc. Cependant, il ajoute à propos de la forme Curia majori que l'origine du terme ecclésiastique Curia est obscure : il suggère que Curia majori soit une mauvaise transcription médiévale de Curtis mayor, où curtis indiquait un ensemble de fermes.

L'ethnologue courmayeurin Jules Brocherel voit dans Curia majori une mauvaise latinisation de Cortem Majorem, indiquant une ferme, « une grande majeure », un fief se distinguant par son étendue et par son importance par rapport aux limitrophes du Valdigne. En outre, dans son Essai de toponymie de la Suisse romande, Henri Jaccard cite une localité de la commune de Vollèges appelée Cormayeux, qui signifie « grande ferme ».

Ces hypothèses étymologiques appellent plusieurs remarques : la plus ancienne basée sur une interprétation littérale de la forme latine, n'a pas de fondement. En effet, curia, à savoir cūria, ne peut pas expliquer le premier élément Cour- de Courmayeur, car c'est phonétiquement impossible : le [u] long latin a forcément donné un [y] en gallo-roman (cf. pūra > pure). En outre, la précence d'un [i] devant le [a] de la seconde syllabe, a provoqué la diphtongaison de la voyelle de la syllabe précédente, ça aurait donné * cuire. De même corium a donné cuir, * sūdia > suie, etc. Quant à l'hypothèse Culmen majus, en réalité * Culmen majus puisque cette forme n'est pas attestée, elle n'est étayée par aucune comparaison toponymique et surtout, impossible phonétiquement. En revanche, les autres propositions convergent toutes, puisque le bas latin cōrtem est aussi donné sous la forme curtis par les linguistes avec le sens de « cour de ferme »[4].

Amilcar Bertolin, se fondant sur des études de George Montandon, affirme que la forme en patois valdôtain Corméyaou indique une racine pré-romaine * korm, nom fossile très répandu dans les Alpes[3]. Il reprend en partie les travaux de Charles Rostaing qui identifie un élément oronymique pré-latin * corm, par exemple dans Courmes (Alpes-Maritimes, Corma 1176)[5].

Le hameau Entrèves, au contraire, signifie « Entre les eaux », à savoir celles de la Doire de Vény et de la Doire de Ferret.

Les toponymes Ferret et Val Vény sont d'origine obscure, même si ces deux noms pourraient se référer à des noms propres (Vény < * Veniacum, * Vendiacum ?)

Un décret signé le par le président de la junte régionale prévoit l'organisation d'un référendum le 1er juin 2014 visant la modification de l'article 1 du premier alinéa de la loi régionale du 9 décembre 1976, numéro 61 (Dénomination officielle des communes de la Vallée d'Aoste et protection de la toponymie locale) et le changement de la dénomination de la commune en « Courmayeur-Mont-Blanc »[6]. Le quorum n'ayant pas été atteint[7], la dénomination demeure inchangée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Courmayeur à l'intérieur de la Vallée d'Aoste.

Courmayeur est située au pied du massif du Mont-Blanc, aux sources de la Doire Baltée, dans le haut Valdigne. Elle est la commune la plus étendue de la région.

Le mont Blanc est en partie situé sur la commune, ce qui fait de Courmayeur la commune la plus haute d'Italie et de l'Europe occidentale.

Le tracé de la frontière franco-italienne est contesté par l'IGN. Le tracé IGN passe par une ligne de crête au sud du sommet du mont Blanc, et cette partie entre la frontière et la crête sommitale est attribuée à la commune française de Saint-Gervais-les-Bains. Selon la Convention de délimitation entre la France et la Sardaigne, conclue à Turin le [8], et le traité de Paris (1947)[9], la frontière passe par le sommet du mont Blanc, et ce sommet serait donc partagé entre Chamonix et Courmayeur.

La commune se trouve au débouché du tunnel du Mont-Blanc. Elle est dominée par le mont Chétif, sur le sommet duquel se trouve une statue de la Sainte-Vierge, bénie personnellement par le pape Jean-Paul II.

L'éboulement de La Saxe[modifier | modifier le code]

L'éboulement du mont de La Saxe, au-dessus du hameau du même nom et visible depuis les hameaux d’Entrèves et de La Palud, est considéré comme l'un des plus intéressants d'Italie (8 400 000 m3)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

La renommée internationale de Courmayeur a été liée au début au tourisme thermal au XVIIe siècle, avec ses quatre sources d'eaux sulfureuses. Au milieu du XIXe siècle, les rois d'Italie y séjournaient régulièrement.

Ensuite, la renommée de Courmayeur s'étend au niveau international à l'époque de la naissance de l'alpinisme. En particulier lorsqu'aux années 1770 l'alpiniste et botaniste Horace-Bénédict de Saussure décide d'ouvrir une voie au mont Blanc, le guide Jean-Laurent Jordaney, originaire de Pré-Saint-Didier et surnommée Patience, l'accompagne sur le glacier du Miage et sur le mont Crammont. En 1786, les chamoniards Michel Paccard et Jacques Balmat conduisent Horace-Bénédict de Saussure à la conquête du mont Blanc. Courmayeur s'impose dès lors comme capitale de l'alpinisme italien, avec la fondation en 1850 de la Société des guides de Courmayeur-Mont-Blanc, la première d'Italie. Les guides courmayeurins sont les plus célèbres du Val d'Aoste, avec ceux du Breuil et ceux de Champoluc.

À partir du XXe siècle, à la suite de la construction des implantations de ski, Courmayeur est devenue l'une des plus importantes stations de ski valdôtaines, avec Breuil-Cervinia, et de l'arc alpin en général.

Monuments et lieux d'intérêt[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Au hameau de Dolonne, les ruines de la maison Favre, une ancienne famille noble originaire du Valais, qui a été l'objet de plusieurs modifications, avec le blason de la maison de Savoie, celui des Favre, la croix de Malte, le lys de France, le monogramme du Christ, ainsi que d'autres figures[11].
  • Au hameau de Dolonne, la maison Derriard, ayant appartenu à la famille noble valdôtaine éponyme[12], dont le blason figure dans la salle des Écussons de la tour de Ville à Gressan.

Personnalités liées à Courmayeur[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Personnalité liée à Courmayeur.
Vue du chef-lieu. À l'arrière-plan, le mont de la Saxe et le massif du Mont-Blanc.

Économie[modifier | modifier le code]

Courmayeur fait partie de l’unité des communes valdôtaines du Valdigne - Mont-Blanc.

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'économie de Courmayeur se fonde surtout sur le tourisme, aussi bien en hiver qu'en été. Les hôtels les plus réputés sont l’hôtel Royal (fermé en été), l’hôtel Pavillon, l’auberge de la Maison (située à Entrèves), la Villa Novecento.

Les implantations de ski se trouvent à Plan-Chécrouit et au val Vény, elles peuvent être rejointes par une télécabine près du hameau Dolonne, par un téléphérique au départ de Courmayeur et par un téléphérique au départ d'Entrèves.

Domaine skiable[modifier | modifier le code]

Courmayeur
Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
Administration
Pays Italie
Site web www.courmayeur-montblanc.com
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 07″ nord, 6° 58′ 14″ est
Massif Alpes grées
Altitude 1 224 m
Altitude maximum 2 763 m
Altitude minimum 1 208 m
Ski alpin
Remontées
Nombre de remontées 21
Téléphériques 4
Télécabines 2
Télésièges 8
Téléskis 3
Fils neige 4
Débit environ 24 800 (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 37
     Noires 4
     Rouges 22
     Bleues 11
Total des pistes 95 km
Installations
Nouvelles glisses
1 snowpark
Ski de fond
Nombre de pistes 2
     Rouges 1
     Bleues 1
Total des pistes 19 km
Neige artificielle
Canons 70% du domaine

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Courmayeur

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Courmayeur

Un très grand domaine skiable a été aménagé. Il compte 95 km de pistes. Il est implanté sur deux versants, délimité par une crête ainsi que le Mont Chétif (2 343 m).

L'un, de Plan Chécrouit (1 704 m), est particulièrement orienté face au soleil et à Courmayeur, sur une zone peu forestière. Les pistes y sont relativement larges et plus fréquentées. On y accède depuis Courmayeur même (1 224 m), à l'aide d'un téléphérique doté depuis 1978 de cabines de 134 places, ou du télécabine 8-places plus moderne de Dolonne un peu plus haut sur les pentes, d'où la première piste arrive.

Le deuxième versant, qui communique en divers endroits avec le premier, peut y être accédé depuis Entrèves (1 299 m), également via un téléphérique de 76 places construit en 1971. Plusieurs télésièges, partant tous du fond de vallée - Zerotta en est le point le plus bas - desservent diverses pistes tracées directement dans la forêt. Moins ensoleillé et relativement moins fréquenté, ce sous-domaine propose une neige relativement moins transformée par le passage des skieurs.

Le sommet du domaine est accessible à l'aide de deux téléphériques construits dans les années 1960. Si le premier, aux cabines de 26 places, dessert encore une piste, le deuxième, aux cabines de 15 places, rejoint la Crête d'Alp et implique pour les skieurs s'y rendant de redescendre ensuite via un itinéraire hors-piste. Le débit horaire de ces deux remontées est limité, ce qui est en phase avec le public cible - piétons et freeriders - plus réduit les empruntant. Un itinéraire rejoint le fond de vallée, puis après un parcours imposant de pousser relativement longuement sur les bâtons, le télésiège partant de Zerotta (1 525 m).

La saison d'exploitation hivernale commence généralement début décembre, et se termine à la mi-avril.

Il est également possible de skier sur près de 20 km de long dans la Vallée Blanche, qui rejoint Chamonix, en empruntant la remontée mécanique Skyway Mont Blanc depuis La Palud.

L'eau minérale Courmayeur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Courmayeur (eau).

Elle jaillit à 1 224 mètres d’altitude (source Youlaz) et se vend uniquement en France et en Italie (seulement en Vallée d'Aoste, pas dans le reste du pays).

Événements[modifier | modifier le code]

Le festival international du film noir[modifier | modifier le code]

Courmayeur est le siège du Courmayeur Noir In Festival, un festival du cinéma noir de renommée internationale, se déroulant au mois de décembre.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

Courmayeur a été le siège du Trophée Vallée d'Aoste de volley-ball féminin de 2004 à 2008.

Il accueille chaque année l'Open de la Vallée d'Aoste.

Le Tor des Géants, compétition d'endurance trail, a pour point de départ et d'arrivée la place Abbé-Henry.

Courmayeur est aussi le départ de la CCC lors de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc.

Courmayeur a accueilli les championnats du monde de biathlon 1959.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

C'est un lieu renommé pour l'alpinisme et le ski, ainsi que pour la randonnée en été. C'est une station d'étape du tour du Mont-Blanc.

Courmayeur est aussi renommé pour ses équipes de hockey sur glace :

Sports traditionnels[modifier | modifier le code]

Dans cette commune se pratique le palet, l'un des sports traditionnels valdôtains.

Vallées latérales du massif du Mont-Blanc[modifier | modifier le code]

Infrastructures et transports[modifier | modifier le code]

Liaison télécabine vers Chamonix[modifier | modifier le code]

Du hameau de La Palud un téléphérique nommé Skyway, totalement rénové en 2015, monte dans le massif du Mont-Blanc et relie Chamonix par stations interposées en passant par la pointe Helbronner, le glacier du Géant et la Mer de Glace.

Le parcours : mont Fréty (2 174 m), refuge Turin (3 371 m), pointe Helbronner (3 462 m), aiguille du Midi (3 795 m), plan de l'Aiguille (2 310 m).

Liaisons routières[modifier | modifier le code]

Courmayeur est reliée à l'Italie par l'autoroute A5, et à la France par le tunnel du Mont-Blanc. Elle se trouve à 100 km de Genève et à 250 km de Lyon.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Les syndics successifs
Période Identité Étiquette Qualité
13 novembre 2007 en cours Fabrizia Derriard   Sindaco
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

Les hameaux de Courmayeur sont les suivants (la version en francoprovençal valdôtain est en italique entre parenthèses) :

  • Dolonne (Dolénna), Entrèves (Euntréve), La Palud (La Palu), Villair Dessous (Lo Velé-Dézó), Villair Dessus (Lo Velé-Damón), Larzey (Lo Lazèi), Entrelevie (Éntrelvie), La Villette (La Veletta), La Saxe (La Saha), Planpincieux, Lavachey, La Visaille (La Veusaille), Arnouvaz (Arp nouva).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bourg-Saint-Maurice (FR-73), Chamonix-Mont-Blanc (FR-74), La Salle, La Thuile, Les Contamines-Montjoie (FR-74), Morgex, Orsières (CH-VS), Pré-Saint-Didier, Saint-Gervais-les-Bains (FR-74), Saint-Rhémy-en-Bosses.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auguste Argentier, Courmayeur et Pré-Saint-Didier (Val d'Aoste) : leurs bains, leurs eaux & leurs environs, Damien Lyboz, Aoste, 1864.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]