Walibi Holland

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Walibi Holland
Image illustrative de l'article Walibi Holland

Ancien nom Flevohof (1971-1992),
Walibi Flevo (1994-1999),
Six Flags Holland (2000-2004)
Walibi World (2005-2010)
Ouverture 1971 (Flevohof)
1994 (Walibi Flevo)
Superficie 40 ha
Pays Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Province Flevoland
Ville Biddinghuizen
Propriétaire CDA Parks
Type de parc Parc d'attractions
Nombre d'attractions Total : 37
Nb de montagnes russes : 7
Nb d'attractions aquatiques : 3
Site web walibi.nl
Coordonnées 52° 26′ 24″ nord, 5° 45′ 45″ est

Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas

(Voir situation sur carte : Pays-Bas)
Walibi Holland

Walibi Holland est un parc d'attractions situé à Biddinghuizen, aux Pays-Bas.

Historique[modifier | modifier le code]

Flevohof

En 1971, la princesse Beatrix inaugure le parc à thème Flevohof. À cette époque, le parc était essentiellement de nature éducative et axé principalement sur l'agriculture. Le public y découvrait des serres, une champignonnière, un village indien et une piste de modélisme ferroviaire. Des balançoires, des toboggans et un tracteur remorquant les visiteurs sont les premières activités ludiques. Plus tard, les oldtimers et un train étoffèrent l'offre du parc. À la fin des années 1980, le parc subit de plus en plus de concurrence de la part d'Efteling et d'Attractiepark Slagharen, ce qui entraîne une baisse du nombre de visiteurs et, finalement, le parc fait faillite et ferme au début de l'année 1991.

Au début des années 1990, le groupe Walibi exprime son désire d’expansion et son président Eddy Meeùs apprend la situation de Flevohof en décembre 1991. Il passe à côté de l'occasion d'acquérir le parc néerlandais en ne donnant pas de réponse au cahier des charges pour prétendre à l'achat et une compagnie égyptienne en devient propriétaire. Celle-ci lance une campagne de publicité pour une ouverture en avril 1992. Un mois après l'acquisition, un représentant de ce groupe démarche les dirigeants de Walibi pour la reprise de Flevohof face aux lourds investissements à y réaliser que ne soupçonnait pas la compagnie égyptienne[1]. Ils deviennent donc propriétaires en mars 1992 alors que le public est censé se rendre dans le parc en avril. Le temps est compté et les nombreux travaux souhaités par les dirigeants belges ne peuvent avoir lieu. Ils rapatrient quelques manèges de leurs autres parcs d'attractions et Flevohof accueillent les visiteurs une dernière fois sous ce patronyme pour la saison 1992 avec sept nouveautés[2]. La décision d'ouvrir au public est alors amèrement regrettée, la fréquentation est décevante et les retours sont négatifs. Le site ferme à la fin de la saison pour vivre enfin une intense phase de travaux d'un an et demi[1]. L'entreprise belge Giant intervient pour la réalisation de quartiers thématiques et de leurs décors[3].

Rebaptisé Walibi Flevo, il est inauguré le sous la forme d'un véritable parc d'attractions avec plusieurs zones à thèmes : elles sont à l'époque le Mexique, la Belle époque, le Canada et le Village des enfants (Kinderdorp)[1]. Il comporte alors une trentaine d'attractions et animations dont une dizaine de nouveautés telles une descente en bûches, une rivière rapide de bouées, un bateau à bascule et l'attraction-phare El Condor, des montagnes russes inversées du modèle Vekoma SLC à cinq inversions, les premières du genre. De multiples attractions de Flevohof sont préservées. L'année suivante, un grand théâtre est construit. Il accueille 1 200 personnes. Le premier spectacle est King Solomon's Mines dans lequel des cascadeurs américains jouent une scène du célèbre film. Zanzibar est une nouvelle zone à la thématique africaine qui accueille les deux autres nouveautés[N 1],[4]. Elles sont le Tri-Star du constructeur Huss Park[N 2],[5],[6] et Waikiki Wave, un Top Spin[7].

Après l'investissement de 800 millions de francs belges (20 millions d'euros), le groupe Walibi constate des résultats en deçà des prévisions. Le nombre d'entrées peine à dépasser pas le cap des 500 000 visiteurs annuels malgré les ajouts réguliers dans le parc qui n'est pas rentable sous l'égide Meeùs[1]. La conjoncture de l'époque est marquée par une diminution du tourisme d'un jour et la fréquentation des sites tels Walibi Flevo déçoit[8]. Eddy Meeùs cherche à vendre le parc, fortement déçu par sa mauvaise fortune. Il rencontre en novembre 1996 le directeur de l'entreprise américaine Premier Parks qui a créé son groupe grâce à une méthode de rachats offensive et lui propose l'acquisition de certains de ses parcs. Quatre mois plus tard, une délégation américaine visite l'entièreté des sites du groupe belge et offre de racheter la totalité du Groupe Walibi, ce que refuse Eddy Meeùs[1]. En 1997, Walibi Flevo accueille 450 000 visiteurs[9]. Le 15 décembre 1997, Eddy Meeùs revient sur sa décision et négocie la vente du Groupe Walibi avec la société américaine Premier Parks, un opérateur de parcs d'attractions aux États-Unis[10]. Celui-ci étudie les chiffres de Walibi durant trois mois. L'acquisition du Groupe et donc de Walibi est annoncée officiellement en décembre et est clôturée le peu après l'introduction de Premier Parks à la New York Stock Exchange.

Space Shot

Durant l'intersaison 1997-1998, le public assiste au dernier investissement décidé par la direction belge du Groupe Walibi avant l'acquisition par l'américain Premier Parks Inc. en mars. L'attraction Reaktor est démontée à Walibi Schtroumpf pour être envoyée à Walibi Flevo sous le nom G-Force. À celle-ci s'ajoute la nouveauté Space Shot, une tour de chute haute de 57,5 mètres de type Space Shot achetée au constructeur américain S&S Worldwide. Composée de quatre nacelles de trois personnes, elle propose un nouveau type de sensations fortes en projetant les passagers en l'air en quelques secondes pour une vitesse moyenne de 60 km/h. Ces deux attractions prennent place dans le nouveau quartier Fantasy of flight[11],[N 3],[4]. À la même période, un spectacle de cascades avec jet skis a lieu sur le lac au fond du parc. Il se nomme Back to the fifties en 1998 et Spy Catcher en 1999.

Premier Parks se rebaptise Six Flags en 2000[N 4] et change le nom du parc en Six Flags Holland avec l'ajout d'une trentaine d'attractions, le parc passe de deux à six montagnes russes. Il faut savoir que le groupe avait racheté les droits d'exploitation des personnages de la Warner Bros. aux États-Unis et en Europe. En outre, ils travaillaient activement à l'amélioration de Warner Bros. Movie World Germany et au projet de Warner Bros. Park Madrid. La mascotte Walibi est remplacée par les personnages de la Warner Bros.

Logo de Walibi World

Empreint à de grosses difficultés financières liées à la baisse d'activité de ses parcs en Amérique du Nord, Six Flags décide de procéder à la vente de sa division européenne. C'est un fonds d'investissement privé londonien, Palamon Capital Partners, qui se porte acquéreur du groupe en mars 2004 pour un montant de 200 millions de USD et qui prend donc en charge la gestion et le développement du parc. Palamon renomme le groupe en Star Parks et se lance à la recherche d'un nouveau nom pour Six Flags Holland qui doit abandonner la marque Six Flags ainsi que les différentes licences Warner[12],[13].

Fin 2004, Star Parks annonce le retour du kangourou, sous le nom Walibi World. Dans l'enthousiasme de ce come-back, Dominique Fallon, créatif et responsable des campagnes de communication, en profitera même pour indiquer aux journalistes qu'Eddy Meeùs avait considéré que le changement du nom en Six Flags avait été une grosse erreur de gestion de la part des Américains[14]. Selon le scénario établi par l'équipe créative du parc, Walibi était parti faire le tour du monde. Il est revenu accompagné de nouveaux amis qu'il a rencontré au détour de ses aventures : Walibelle (sa copine), Oscar le Chat (venu d'Europe), Rocky le Castor (venu d'Amérique), Wok le Dragon (venu d'Asie), Doudou le Pingouin (venu de l'Arctique), Mama Lily l'Hippopotame et Splash l'Éléphant (venus d'Afrique) et d'autres personnages qui seront désormais dans les allées du parc.

En mai 2006, le parc tombe dans le giron de la Compagnie des Alpes, société française cotée en Bourse dont la filiale Grévin & Cie (rebaptisée CDA Parks peu de temps après) est en pleine expansion sur le marché des parcs d'attractions et de loisirs en Europe[15].

En 2010, Walibi Holland est le quatrième parc néerlandais en termes de fréquentation. Il reçoit 800 000 visiteurs, Efteling et ses 4 millions de visiteurs étant en tête[16].

Le 20 janvier 2011, la direction de Walibi annonce le changement d'image de la société et met à jour son site internet. Le public y apprend que les parcs de Walibi World et Walibi Aquitaine sont renommés respectivement Walibi Holland et Walibi Sud-Ouest. La mascotte est relookée en personnage 3D et est rejoint par une série de personnages composant des groupes musicaux[17]. Deux millions d’euros sont investis pour intégrer le nouvel univers musical Walibi.

Les attractions[modifier | modifier le code]

Le parc est divisé en huit zones thématiques :

  • Hollywood The Main Street
  • France
  • Zero Zone (précédemment Wild Wild West 2000-2015. La zone canadienne y est rattachée en 2011, Canadian Yucon 2000-2010 et Canada 1994-1999)
  • Walibi Play Land (précédemment Walibi Land 2005-2010, Bugs Bunny Wereld 2000-2004 et Kinderdorp 1994-1999)
  • WAB Plaza (précédemment Italia 2000-2010 et Belle époque 1994-1999)
  • Exotique (précédemment Mexico 1994-2013)
  • Speed Zone (précédemment Fantasy of flight 1998-1999)
  • Sherwood Forest (précédemment Zanzibar 1995-1999)

Les montagnes russes[modifier | modifier le code]

Nom Type Constructeur Année
Condor Inversées Vekoma 1994
Drako[N 5] Métal junior Zierer 1992
Goliath Hyper montagnes russes Intamin 2002
Lost Gravity Assises Mack Rides 2016
Robin Hood Bois Vekoma 2000
Speed of Sound
Anciennement La Via Volta
Boomerang Vekoma 2000
(fermé de 2007 à 2011)
Xpress: Platform 13
Anciennement Superman The Ride
Lancées Vekoma 2000
(fermé de 2011 à 2012)

Les attractions aquatiques[modifier | modifier le code]

Rio Grande et Xpress
La grande roue
Le château magique de Merlin

Autres attractions[modifier | modifier le code]

Anciennes attractions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette zone sera réaménagée pour devenir Sherwood Forest en 2000.
  2. Cette attraction est en fonction de 1977 à 1984 sous le nom Turbo Lift à Walibi Wavre, elle déménage ensuite à Walibi Rhône-Alpes jusque dans les années 1990. Elle est inaugurée à Walibi Flevo sous le nom Jungle Star avant d'être renommée Sherwood's Revenge en 2000. Elle est présente depuis 2007 sous le nom Péroké à La Mer de sable.
  3. Cette zone sera renommée Speed Zone en 2000.
  4. Le , la société Premier Parks rachète le groupe Six Flags. Les décideurs de Premier Parks préfèrent la rebaptiser Six Flags au vu de la notoriété de cette marque.
  5. Anciennement Keverbaan , puis Road Runner, puis Wok's Waanzin et Rattle Snake. Attraction achetée à la suite de la fermeture du parc Zygofolis.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Eddy Meeùs, Hors des sentiers battus : Du Kivu à Walibi, Beersel, Éditions Clepsydre, , D/2002/8166/2 éd., 349 p. (ISBN 2-930304-07-3)
  2. a, b et c « 1992 - Flevohof », sur Achtbaanfanclub.eu (consulté le 1er octobre 2017)
  3. Christian Sonon, « «Original factory» rajeunit Walibi », sur Le Soir, (consulté le 5 novembre 2017)
  4. a et b (nl) « 1994 – 1999 Walibi Flevo », sur walibi24.nl (consulté le 5 novembre 2017)
  5. (de) « Sherwoods Revenge », sur freizeitpark-welt.de (consulté le 5 novembre 2017)
  6. (de) « Tri-Star von Huss (D) », sur onride.de (consulté le 5 novembre 2017)
  7. « WW-archief 1997 kaart », sur photobucket.com (consulté le 5 novembre 2017)
  8. Bernard Padoan, Barbara Smit, Éric Meuwissen, « Les parcs ont perdu leurs pouvoir d’attraction. Walibi : « Tout le monde a perdu » », sur Le Soir, (consulté le 26 février 2017)
  9. « Agence de développement et d'urbaniste – Les parcs à thème », sur adu-montbeliard.fr, (consulté le 21 août 2013)
  10. LeSoir.be Walibi passe sous contrôle américain par Éric Meuwissen - 17/12/1997
  11. « WW-archief Walibi Parkmap 1998 », sur photobucket.com (consulté le 5 novembre 2017)
  12. LeSoir.be Le géant américain vend ses parcs européens dont ceux de Wavre et Ypres par Éric Meuwissen - 11/03/2004
  13. LeSoir.be Six Flags Europe est vendu par Belga - 14/04/2004
  14. LeSoir.be Un nouvel élan pour Walibi par Pierre Philippe - 28/02/2005
  15. PR Newswire Compagnie des Alpes finalise l'acquisition de cinq parcs de loisirs du Groupe Star Parks - 30 mai 2006
  16. (nl) « Ritje in de achtbaan biedt troost als besteedbaar inkomen tegenvalt », sur kermis.web-log.nl, (consulté le 30 juillet 2011)
  17. La marque Walibi fait peau neuve: nouveau logo, nouveaux personnages…

Liens externes[modifier | modifier le code]

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