Sixt-Fer-à-Cheval

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Sixt-Fer-à-Cheval
Vue aérienne de Sixt-Fer-à-Chevaldepuis le collet d'Anterne.
Vue aérienne de Sixt-Fer-à-Cheval
depuis le collet d'Anterne.
Blason de Sixt-Fer-à-Cheval
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Cluses
Intercommunalité CC des Montagnes du Giffre
Maire
Mandat
Stéphane Bouvet
2014-2020
Code postal 74740
Code commune 74273
Démographie
Gentilé Sizerets
Population
municipale
773 hab. (2014)
Densité 6,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 21″ nord, 6° 46′ 35″ est
Altitude Min. 728 m – Max. 3 098 m
Superficie 119,07 km2
Localisation

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Liens
Site web [1]

Sixt-Fer-à-Cheval est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune est membre de l'association des plus beaux villages de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune.

Le chef-lieu se trouve au cœur du massif du Haut Giffre, à environ 765 mètres d'altitude. Les habitations sont concentrées au bord du Giffre sur la plaine de la Glière et sur les pentes de la Montagne de Commune, où l'on trouve le plus important hameau, Salvagny.

Les principaux autres hameaux constituant la commune sont : les Curtets, l'Echarny, le Molliet, Nambride, situés entre le chef-lieu et le cirque du Fer-à-Cheval, dans la vallée du Giffre Haut. Maison Neuve, hameau juste avant Salvagny, Passy, au-dessus de Maisonneuve, le Fay, Hauterive, la Chapelle, et Englène situés comme Salvagny dans la vallée du Giffre des Fonts.

Sixt-Fer-à-Cheval est reliée par une seule route au reste de la vallée par le passage des gorges des Tines, verrou glaciaire qui sépare nettement la commune du reste de la région.

La majorité de la commune, occupée par la réserve naturelle de Sixt-Fer-à-Cheval, est donc partiellement inhabitée, hormis par des exploitations pastorales en été. Sixt est la commune la plus étendue de Haute-Savoie[1], devant Chamonix.

Le torrent sortant du village principal, au niveau des gorges des Tines, est le résultat de la confluence de deux torrents appelés pour l'un Giffre Haut (mais plutôt appelé communément Giffre) et l'autre Giffre des Fonts.

Le torrent traversant le village principal s'appelle donc le Giffre[2]. C'est celui qui provient de la vallée glaciaire du Fer-à-Cheval, plus loin que le cirque du Fer-à-Cheval, au lieu-dit le Bout du Monde.

L'autre torrent dit « Giffre des Fonts » prend sa source au cirque des Fonts.

Chacun des deux torrents est le résultat du regroupement de plusieurs petits ruisseaux et cascades dans le cirque du Fer-à-Cheval pour l'un et dans le cirque des Fonts pour l'autre.

De nombreuses cascades jaillissent un peu partout. La plus importante est la cascade du Rouget. En été, plus de trente cascades arrosent le cirque du Fer-à-Cheval, dont « la Pissette, la Perrette, le JOutton, le Fenestrailes, le Folii, la Contrainte, les Renauds »[2].

Le point culminant de la commune est le mont Buet, d'une altitude de 3 096 mètres puis le Ruan (3 050 mètres) et le pic de Tenneverge (2 989 mètres).

La commune est bordée par la frontière suisse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Champéry (Drapeau de la Suisse Suisse, Valais) Evionnaz
(Drapeau de la Suisse Suisse, Valais)
Rose des vents
Samoëns N Salvan, Finhaut
(Drapeau de la Suisse Suisse,Valais)
O    Sixt-Fer-à-Cheval    E
S
Arâches-la-Frasse
Magland
Passy Vallorcine

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom officiel de la commune est Sixt-Fer-à-Cheval selon le Code officiel géographique français, depuis le [insee 1],[3], même si localement on utilise encore la forme Sixt pour désigner la commune[2],[4].

Sixt est un toponyme d'origine francoprovençal qui trouve son origine dans l'ancien français saxe qui désigne un rocher[5],[6].

Lors de la fondation de l'abbaye en 1144, la mention du lieu est Siz[5]. On trouve la forme Syz en 1275, puis Sixt[5]. Lors de l'occupation française du duché de Savoie, on trouve la forme Sixte en 1801[3].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Hi (graphie de Conflans) ou Sixt (ORB)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site accueille une abbaye en 1144[5],[8]. Celle-ci est fondée par des moines de l'abbaye d'Abondance qui s'installent sur des terres concédée par le sire de Faucigny Aymon Ier[8]. Son frère, Ponce, en est le premier abbé[8],[2]. Le troisième de la fratrie, Arducius est évêque de Genève[8].

Au début du XIXe siècle, les habitants émigrent dans les villes ou dans les grandes villes de la France voisine, se spécialisant dans les métiers de « maçons, tailleurs de pierres ou commissionnaires »[2]. Le village fait le commerce de « du charbon, bestiaux, beurre et fromages estimés et connus sous le nom de tomme de Sixt »[2].

Le géographe savoyard Albanis Beaumont acquiert l'abbaye où il meurt en 1811[2].

Sur le mont Buet, est construit en 1910, le refuge du Grenairon. Détruit en 1984 par un incendie, il est reconstruit en 1985 à l'identique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune de Sixt-Fer-à-Cheval est situé dans le département de la Haute-Savoie[insee 1]. Elle appartient, depuis le décret du , au canton de Cluses[insee 1],[9].

Sixt-Fer-à-Cheval relève de l'arrondissement de Bonneville et de la sixième circonscription de la Haute-Savoie (créée en 2009), dont la députée est Sophie Dion (UMP) depuis les élections de 2012[10].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1942 1960 François Rannaud MRP Exploitant forestier, marchand de bois ; hôtelier et épicier
mars 2001 mars 2008 Béatrice Pin    
mars 2008 7 mai 2009[Note 1] Pierre Moccand    
7 mai 2009 en cours
(au 8 décembre 2014[13])
Stéphane Bouvet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Sizères et les Sizerets[14].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 773 habitants, en diminution de -2,15 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 015 1 174 1 254 1 481 1 659 1 644 1 354 1 478 1 393
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 298 1 278 1 230 1 221 1 192 1 143 1 089 1 037 906
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
777 756 715 671 621 626 605 619 626
1982 1990 1999 2004 2009 2014 - - -
662 715 706 793 790 773 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006 [18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS Radio, Radio Mont-Blanc, La Radio Plus ou encore Radio Giffre… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale du Faucigny. France 3 et sa station régionale France 3 Rhône-Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Faucigny, le Courrier savoyard, ou l'édition locale Le Faucigny.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale est basée sur :

  • l'exploitation du bois (coupes en forêts, scieries, bois de chauffage) ;
  • l'artisanat (lingerie, articles en bois, petits meubles) ;
  • de petites entreprises liées au bâtiment (menuiserie, charpente, plomberie, électricité, chauffage...) ;
  • l'agriculture (élevage, production de fromages).

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2015, la capacité d'accueil de la station-commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 3 319 lits touristiques répartis dans 498 structures[Note 3]. Les hébergements se répartissent comme suit : 31 meublés ; un hôtel ; deux structures d'hôtellerie de plein air (129 emplacements) ; un centre ou village de vacances, 7 refuges ou gîtes d'étape et une chambre d'hôtes labellisées[19],[insee 2].

La commune a adhéré à l'association des Plus Beaux Villages de France[20], comme 153 autres communes françaises[21].

Présence d'activités annexes (magasins de souvenirs, de sport, alimentation, cafés, restaurants...), gestion des refuges de montagne en été et des remontées mécaniques en hiver ;

  • en été : alpinisme (guides de haute montagne), randonneurs à pied, VTT, activités sportives telles que rochers et falaises d'escalade de divers niveaux de difficulté, via ferrata, rafting, location d'ânes, mulets et chevaux, randonnées en calèche ;
  • en hiver : ski de fond, ski de descente, escalade de nombreuses cascades glacées.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cascade de la Pleureuse et de la Sauffaz.
Table orientation : cirque du Fer-à-Cheval.

L'ancienne abbaye de chanoines réguliers de Saint-Augustin fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1997[22]. L'oratoire de Maison-Neuve fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ponce de Faucigny (vers 1100-vers 1170), religieux savoyard, fondateur de l'abbaye de Sixt.
  • Albanis Beaumont (1753-1810), ingénieur et géographe, mort et enterré à Sixt.
  • Jacques Balmat (1762-1834), chasseur de chamois, cristallier et guide qui réussit la première ascension du mont Blanc, mort à Sixt à la suite d'une chute en montagne, son corps n'a jamais été retrouvé.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Sixt-Fer-à-Cheval.svg

Les armes de Sixt-Fer-à-Cheval se blasonnent ainsi : « De gueules à la fasce ondée d'argent, accompagnée en chef d'une tête d'aigle d'or et en pointe d'une crosse du même ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Moccan, maire, démissionne le 7 mai 2009[12].
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[19].

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Code officiel géographique de Sixt-Fer-à-Cheval sur le site de l'Insee, consulté le 21 octobre 2015.
  2. « Chiffres clés Tourisme » (consulté le 7 septembre 2016).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Sixt Fer à Cheval bien plus qu’une Station de Ski », sur Régions de France (consulté le 12 octobre 2015).
  2. a, b, c, d, e, f et g Jean Luquet, Dictionnaire du duché de Savoie : M.DCCCXL (1840), publié dans Mémoires et documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, t. 2, La Fontaine de Siloé, coll. « L'Histoire en Savoie » (réimpr. 2005) (1re éd. 1840), 265 p. (ISSN 0046-7510, lire en ligne), p. 89.
  3. a et b Notice communale de Sixt-Fer-à-Cheval sur le site de l'EHESS.
  4. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0, lire en ligne), p. 83.
  5. a, b, c et d Henry Suter, « Sixt », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch,‎ 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le 17 août 2016).
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne).
  7. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  8. a, b, c et d Colette Gérôme, Histoire de Samoëns : Sept montagnes et des siècles, La Fontaine de Siloé, , 254 p. (ISBN 978-2-84206-274-3, lire en ligne), p. 34-36.
  9. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance,‎ (consulté le 16 août 2016).
  10. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Sixième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 16 août 2016).
  11. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  12. « Sixt-Fer-à-Cheval/élections municipales : les habitants contraints de revoter avant la fin du mois de mai », sur le site de l'hebdomadaire Le Messager,‎ (consulté le 11 mars 2015).
  13. Compte rendu de la réunion du conseil municipal du 8 décembre 2014, [lire en ligne].
  14. « Sixt », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 1er mai 2016), Ressources - Les communes.
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com (consulté le 8 septembre 2016) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2015, .xlsx) ».
  20. « Sixt-Fer-à-Cheval », sur le site l'association les Plus Beaux Villages de France (consulté le 13 août 2016).
  21. « Qui sommes-nous ? », sur le site l'association les Plus Beaux Villages de France (consulté le 13 août 2016).
  22. « Notice no PA74000002 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Notice no PA00118444 », base Mérimée, ministère français de la Culture