La Mer de sable

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La Mer de sable
Image illustrative de l’article La Mer de sable
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Entrée du parc

Ouverture 1963
Superficie 55 ha
Pays Drapeau de la France France
Département Oise
Commune Ermenonville
Propriétaire Centres attractifs Jean Richard
Looping (usufruit)
Institut de France (foncier)
Type de parc Parc à thèmes
Nombre d'attractions Total : 29
Nb de montagnes russes : 3
Nb d'attractions aquatiques : 4
Nombre de visiteurs 358 538[1] (2019)
Site web www.merdesable.fr
Coordonnées 49° 08′ 43″ nord, 2° 40′ 35″ est
Géolocalisation sur la carte : Oise
(Voir situation sur carte : Oise)
La Mer de sable
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
La Mer de sable
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
La Mer de sable

La Mer de sable est un parc à thème ouvert en 1963 et situé au cœur de la forêt d'Ermenonville, à proximité immédiate d'Ermenonville dans l'Oise. Il est le plus vieux parc à thème en activité en France[N 1],[2],[3],[4].

Le parc offre à ses visiteurs la découverte de trois univers : « Le désert de l'Arizona » avec sa dune, « le canyon du Colorado» sur la conquête de l’Ouest et « la vallée du Mississippi » avec son monde exotique.

Destiné aux familles[5], le parc propose vingt-neuf attractions dont cinq plaines de jeux et autres ponts de singe, quatre spectacles vivants dont deux équestres et une balade à poney.

Le parc appartient à la société Les Centres attractifs Jean Richard, filiale de Looping Holding.

Histoire[modifier | modifier le code]

Promenade en chameaux - Mer de sable en 1966
Ermenonville Mer de sable - reconstitution Police montée 1966
Ermenonville La Mer de sable - La Maison de la sorcière - 1966
Cheyenne River

Le site repose sur une curiosité géologique, la mer stampienne qui laisse des traces d'îlots, de lagunes, de bancs de sable. Sous le Second Empire, des botanistes du Muséum national d'Histoire y font un champ d'expérimentation en plantant des conifères. En 1875, Rosa-Augusta Hainguerlot, veuve d'Alphée de Vatry, propriétaire de l'abbaye de Chaalis et des terres alentour, agrandit la sablière et revend la terre agricole qui recouvre le sous-sol sablonneux, cette terre de bruyère étant en effet recherchée pour alimenter le marché parisien. En 1902, le banquier Édouard André rachète la propriété et les terres. Sa veuve Nélie Jacquemart lègue le site en 1912 à l'Institut de France, l'actuel propriétaire des terres de la Mer de Sable[6].

En 1963, l'acteur Jean Richard, grâce à ses cachets de tournage, crée ce parc en louant les terres à l'Institut de France. Profitant de cette curiosité géologique, il inaugure le premier parc à thème français en présence de Maurice Chevalier et des têtes d'affiche du tout Paris[N 1],[7], ce qui lui permet de créer à quelques pas de Paris des décors de l'Ouest américain[8].

Le chiffre d'affaires de l'année 1996 est de quarante millions de francs français[9]. En 1998, le parc accueille 450 000 visiteurs[9]. Ils sont ensuite 435 000 en 2000, 426 000 en 2001 et 419 000 en 2002[10]. Les années 2003 et 2004 voient respectivement 417 000 et 428 000 clients passer les portes du parc[11].

En , le site est racheté par la Compagnie des Alpes, propriétaire du parc Astérix distant de six kilomètres à vol d'oiseau. Lors de ce changement de propriétaire, la Mer de Sable accueillait 400 000 visiteurs par an pour un chiffre d'affaires de 6,5 millions d'euros[12]. La fréquentation connaît une diminution les années suivantes : 349 873 visiteurs en 2006, 349 873 visiteurs en 2007 et 353 000 visiteurs en 2008[11]. En 2009, deux anciennes attractions de la Mer de Sable sont mises en service après leur déménagement dans d'autres parcs. Le bateau à bascule ouvre à Bal Parc à Tournehem et l'ancien carrousel deux étages est inauguré à Jacquou Parc au Bugue (Dordogne). Le parc isarien accueille 360 204 clients[13].

L'année 2013 voit le chiffre d’affaires augmenter de 15 % et 320 000 visiteurs passer les portes du parc. La direction déclare réinjecter « entre 10 et 20 % du chiffre d’affaires » en nouveautés[14]. L'année suivante, ils sont 315 000 à arpenter les allées du parc[15]. Le , la Compagnie des Alpes annonce la cession de Planète Sauvage et La Mer de Sable au groupe Looping pour 15,4 millions d'euros[16]. Le groupe possède neuf autres sites touristiques[N 2]. La saison se clôture avec 330 000 entrées[17]. . L'année suivante, ils sont 350 000 à arpenter les allées du parc et 358 538 visiteurs en 2018[1].

Résultats financiers et effectifs[modifier | modifier le code]

Au le parc réalise un chiffre d'affaires de 6 985 900 euros. Le résultat est déficitaire de 724 300 euros. L'effectif moyen annuel est de 65 salariés[18].

Au le chiffre d'affaires représente 8 569 900 euros. Le résultat est à nouveau déficitaire, de 6 100 euros en l'occurrence. L'effectif moyen annuel est de 71 salariés[19]

Au 30 septembre 2019 le chiffre d'affaires représente 8 936 100 euros. Le résultat est déficitaire de 208 900 euros. L'effectif moyen annuel est de 68 salariés [20]

Au 30 septembre 2020 le chiffre d'affaire représente 8 567 500 euros. Le résultat est déficitaire de 1 778 500 euro[20].

Nombre de visiteurs[modifier | modifier le code]

En 2019, le parc a accueilli 340 000 visiteurs[21]

En 2018: 358 538 visiteurs[22]

En 2017: 352 000 visiteurs[23]

Évolutions du parc[modifier | modifier le code]

En 2011, le coaster Tiger Express offre aux visiteurs du parc un véritable parcours en wagons thématisés et ouvre le [24].

En 2015, le parc offrira aux visiteurs un nouveau spectacle nommé "La légende des deux royaumes"". Un show mêlant deux guerriers qui s'affronteront dans des duels au sabre avec cascades et acrobaties.

En 2016, la Mer de sable via le groupe Looping décide d'investir dans 3 nouvelles attractions qui ouvriront différemment [25] et de repenser ses spectacles avec trois nouveaux shows grâce au retour mythique de Georges Branche, cascadeur, dresseur et conseiller artistique du parc[26].

  • Le Simoun, un modèle Disk'O de Zamperla. Située précédemment dans le parc Yumble, ayant fait faillite , l'attraction se voit recevoir une thématique par l'entreprise belge Giant[27] et ouvrira lors de l'ouverture du parc le 2 Avril. Son nom fait référence au vent chaud et sec soufflant sur le Sahara.
  • L'Aquasouk, un modèle WaterMania de Zamperla ouvre quant à lui le 14 mai. Ce manège propose d'embarquer à bord d'une nacelle qui sera en rotation pendant le tour et d'arroser les autres personnes sous forme de duel.
  • Le Bandidos, un modèle Spinning Coaster de chez SBF dont l'ouverture est prévue le 9 juillet 2016, aura un peu de retard et ouvrira finalement le 24 juillet afin de permettre au parc de clôturer la saison.

En 2019, le parc mise sur un escape game géant[28] baptisé «Desesperados»

En 2021, le parc ouvre la mine du Silver Mountain [29] et ses 15 mètres de dénivelé. Anciennement dans l'ancien parc Ratanga Junction [30] qui se situait en Afrique du Sud, ce coaster à tout pour plaire aux visiteurs. Le parc ne mise pas seulement sur les sensations de l’attraction puisqu'une thématisation intégrale permet aux visiteurs de vivre une expérience unique dans un environnement naturel.

Les montagnes russes[modifier | modifier le code]

Actuelles[modifier | modifier le code]

Anciennes[modifier | modifier le code]

Les autres attractions[modifier | modifier le code]

Nom Type Constructeur Ouverture Remarque
Accro liane Tyrolienne 2007
Cycl'o vent Manège Aeromax Zamperla 2007
Chiquit'O Watermania Zamperla 2016
Aventuriers dans la jungle Structure de jeux 2008
Palmito Tour de chute junior Zierer 2007
Camp des explorateurs Zone de jeux 2014
Carni-dévore Rockin' Tug Zamperla 2007
Cheyenne River Bûches Soquet 1996[source insuffisante][N 3] Plus hautes de France[31]
Cycl’o vent Manège Magic Bikes Zamperla 2007
Disco Loco anciennement Simoun Disk'O Zamperla 2016 Délocalisation de Yumble Roermond.
Le bayou des chikapas Parcours scénique 1991
l'Oasis Structure de jeux Eibe 2007
P'tits rangers Fire brigade Zamperla 2008
Péroké Manège Tri-Star Huss 2007 Délocalisation de Walibi Holland
Piste de l'Ouest Chevaux galopants Soquet 2004
Pont Suspendu Pont de singe 2007
Raid du désert Jump Around Zamperla 2007
Rivière des castors Bûches junior Zamperla 2007
Rivière sauvage Rapids Ride 1988
Ruée vers l'or Typhoon Zierer 2008 Délocalisation de Panorama Park
Mississi'Piste Tacots Zamperla 2007 Sous forme de jeep
Sonora Balloon Race Zamperla 2007
Train des sables Train panoramique 1967

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b En 1955, le parc Bagatelle ouvre ses portes. Le concept de parc d'attractions fait alors son retour en France après vingt et un ans de disparition. Magic City, alors dernier parc d'attractions français en activité, a en effet fermé le par décision des autorités. Le terme parc à thème, duquel se revendique La Mer de sable, est un type de parc d'attractions.
  2. Ils sont le parc Bagatelle, le grand aquarium du Val-de-Loire, le parc Mini-Châteaux, le grand aquarium Saint-Malo, Aquaparc, Pleasurewood Hills, Avonturenpark Hellendoorn, Cobac Parc et Isla Mágica.
  3. http://guide-o-parc.com/site/index.php?action=ride&id=1476

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Aude, « La Mer de Sable annonce sa fréquentation 2019 et dévoile une nouveauté pour 2020 », sur parc-attraction-loisirs.fr, (consulté le 29 mars 2019).
  2. Marion Grégoire et Jean-Paul Labourdette, France, Petit Futé, , p. 582.
  3. (en) Florence Tamagne, A history of homosexuality in Europe, éditions Algora Publishing, 2004, p. 51.
  4. Magic City sur mini-maneges.blogspot.fr, le 4 mai 2012.
  5. « La Mer de sable (Ermenonville) : 2021 Ce qu'il faut savoir pour votre visite », sur Tripadvisor (consulté le 4 mai 2021)
  6. « À l'origine, un site d'extraction de terre de bruyère », sur Le Parisien, .
  7. Cf. Robert-Henri Bautier, « Nouveaux documents sur l'état du parc d'Ermenonville au début du XIXe siècle et sur l'origine de la mer de sable », Comptes rendus et mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis, s.l., s.n.,‎ 1995-1997, p. 365-370 ; p. 368-370.
  8. Cf. « En 1963, Jean Richard inaugure la Mer de sable », Le Parisien, édition de l'Oise, Saint-Ouen (93), S.N.C. « Le Parisien libéré »,‎ (ISSN 0767-3558, lire en ligne).
  9. a et b « Agence de développement et d'urbaniste – Les parcs à thème », sur adu-montbeliard.fr, (consulté le 21 août 2013).
  10. « Touriscopie 2005 », sur picardietourisme-acteurs.com, (consulté le 9 juin 2016).
  11. a et b « Palmares des 30 premiers sites non culturels dont les entrées sont comptabilisées », sur veilleinfotourisme.fr, (consulté le 9 juin 2016).
  12. Astérix se paie la Mer de sable Article de Marie Persidat sur le Parisien.fr du 9 août 2005, consulté le 8 avril 2012.
  13. Palmarès des 30 premiers sites non culturels (entrées totales) sur tourisme.gouv.fr. consulté le 9 juin 2016.
  14. « Entreprendre // Place à l'éco - E-Mag - Conseil départemental de l'Oise », sur www.oise.fr (consulté le 5 août 2015).
  15. Eric Wattez, « Les parcs d'attractions sont un business plein d'avenir », sur Capital, (consulté le 19 décembre 2015)
  16. Mathilde Visseyrias, « La Compagnie des Alpes se polarise sur ses meilleurs sites », sur Le Figaro, (consulté le 25 mai 2015).
  17. « Une déferlante de nouveautés annoncées pour la Mer de Sable en 2016 », sur pacplaza.net, (consulté le 5 février 2016).
  18. « Les Centres Attractifs Jean Richard », sur Societe.com (consulté le 31 juillet 2019)
  19. « Les Centres Attractifs Jean Richard », sur Societe.com (consulté le 18 juillet 2020)
  20. a et b « LES CENTRES ATTRACTIFS JEAN RICHARD à ERMENONVILLE (60950), bilan gratuit 2020, sur SOCIETE.COM (775670706) », sur www.societe.com (consulté le 4 mai 2021)
  21. « Les parcs d’attractions rouvriront-ils cette saison dans l’Oise? », sur Courrier picard, (consulté le 30 octobre 2020)
  22. « La Mer de Sable bat son record de fréquentation avec 358 528 visiteurs », sur L'Echo Touristique, (consulté le 30 octobre 2020)
  23. « Oise : Saint-Paul et la Mer de Sable grandissent à l’ombre d’Astérix », sur leparisien.fr, (consulté le 30 octobre 2020)
  24. Le 1 juillet 2011 à 07h00, « On a testé pour vous le Tiger Express à Ermenonville », sur leparisien.fr, (consulté le 31 octobre 2020)
  25. « Simoun, Aquasouk et Bandidos, 3 nouvelles attractions à la Mer de Sable », sur Magazine Avantages (consulté le 30 octobre 2020)
  26. Par Cindy BelhommeLe 2 avril 2016 à 00h00, « La Mer de sable fait sa révolution », sur leparisien.fr, (consulté le 30 octobre 2020)
  27. « La Mer de Sable », sur La Mer de Sable (consulté le 21 décembre 2015).
  28. « La Mer de Sable et le premier escape game géant ! - », sur www.francenetinfos.com, (consulté le 31 octobre 2020)
  29. « Nouveau - Silver Mountain | Mer de Sable », sur www.merdesable.fr (consulté le 4 mai 2021)
  30. (en) « Ratanga Junction », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  31. La page de l'attraction sur le site de La mer de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert-Henri Bautier, « Nouveaux documents sur l'état du parc d'Ermenonville au début du XIXe siècle et sur l'origine de la mer de sable », Comptes rendus et mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Senlis, s.l., s.n.,‎ 1995-1997, p. 365-370
  • Jean-Richard

Liens externes[modifier | modifier le code]