Flaine

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Flaine
Vue aérienne de la station.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Localité Magland
Arâches-la-Frasse
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 25″ nord, 6° 41′ 31″ est
Massif Massif du Giffre
Altitude maximum 2500
Altitude minimum 1600
Ski alpin
Domaine skiable Grand Massif
Remontées
Nombre de remontées 24
Télécabines 2
Télésièges 9
Téléskis 9
Pistes
Nombre de pistes 64
     Noires 5
     Rouges 25
     Bleues 26
     Vertes 8
Total des pistes 146 km

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Flaine

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Flaine

Flaine est une station de sports d'hiver française créée en 1968, située sur le territoire des communes de Magland et d'Arâches-la-Frasse, dans le département de la Haute-Savoie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Panorama 360° du domaine skiable de Flaine, depuis la piste Almandine.

Flaine culmine à 2 500 mètres d'altitude et fait partie du domaine du Grand Massif. Elle compte en permanence 150 habitants.

Accès à la station[modifier | modifier le code]

Nom de la station[modifier | modifier le code]

Flaine est le nom d'un ancien alpage[1]. On trouve ainsi l'ancienne forme Flénoz au XVIIIe siècle[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Création de la station[modifier | modifier le code]

Histoire des infrastructures[modifier | modifier le code]

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La station voit le jour en 1967. Le projet de la construction d'un téléphérique existait depuis 1963. L'appareil, construit par Applevage, est mise en service pour Noël 1967. D'une capacité de 65 personnes, il devient l'appareil central de Flaine. D'une longueur de 3 kilomètres, ce téléphérique à un dénivelé de 869 mètres. Il s'agit d'un téléphérique à va-et-vient. Le téléphérique est baptisé Désert Blanc. Les cabines d'origine de couleur rouge seront changées en 1976. La même année que la naissance du téléphérique, sont construits les téléskis Grand Ballacha 1 et Petit Ballacha et le télésiège monoplace Flaine Supérieur et huit pistes voient le jour : Faust A, Faust, Diamant Noir, Diable, Méphisto, Lapiaz, Épicéa et Flaine Supérieur. En 1968, est construit le télésiège monoplace du Col de Platé. Il sera doublé en 1972 par un télésiège biplace du même nom avant d'être démonté à la fin de la décennie. Le développement de la station se poursuit en 1969 avec la construction du téléski du Stade de slalom desservant la piste du même nom et de la télécabine quatre places de l'Aup de Véran. L'année suivante, sont construits le télésiège deux places des Grands Vans et les téléskis des Bois et de la Combe de Veret. Cinq autres pistes sont créés : Almandine, Axinte, Combe de Veret, Grand Chaudron et Tourmaline.

Le développement se poursuit en 1973 avec la construction du téléski Lapiaz et le remplacement du télésiège de Flaine Supérieur par un télébenne de Creissels. En 1975, est construit le télésiège deux places du Pré sur le front de neige de Flaine Forêt desservant la piste verte Érable et le téléski du Grand Ballacha est doublé par un deuxième téléski sur un tracé un peu plus long. En 1977, naîssent la piste Serpentine, la plus longue de Flaine ainsi que le télésiège trois places des Perdrix. En 1980, le télésiège deux places du Diamant Noir vient desservir la piste noire du même nom. En 1981, Flaine connaît des agrandissements avec la construction du téléski Gers et du télésiège deux places Lindars Nord et la création des pistes Agate (desservie par le télésiège Lindars Nord), Styx, Accès Gers et Retour Gers (desservies par le téléski Gers). En 1982, la piste verte Serpentine change de couleur et devient une piste bleue. En 1984, sont construits les téléskis du Grand Grenier et du Colonnay (démonté en 2010) et sont créés les pistes Diablotin, Méphisto, Traversée Lapiaz et Lutin. La même année, les trois téléskis Ballacha sont victimes d'une avalanche endommageant fortement les gares avals. Ils seront rénovés par Montagner (à l'origine, ils avaient êtes construits par Montaz Mautino). Le téléphérique de la station, bien que parfaitement entretenu, devra laisser sa place à un double-monocâble l'année suivante, en raison de son débit devenu problématique. Le double-monocâble des Grandes Platières réutilise les pylônes et les gares du précédant téléphérique, ce qui a permis de réduire les coûts et les temps d'installation. Il fait partie de la courte génération des téléphériques débrayables dont le premier avait été construit en 1984 et le dernier en 1986. En 1988, la télécabine de l'Aup de Véran subit une rénovation avec le remplacement de ses cabines. En 1993, le télésiège monoplace du Col du Platé est changé en télésiège quatre places construit par Skirail. En 1996, la station s'équipe des premiers enneigeurs. En 1997, trois autres pistes voient le jour : Lucifer (bleue), Améthyste (verte) et Belzébuth (rouge). En 1998, est construit le Télécorde de Bissac sur le front de neige de Flaine Forêt. L'année suivante, la station fait construire ses deux premiers télésièges débrayables six places : Le Lac et Le Vernant, en remplacement de quatre téléskis vétustes, construits dans les années 70. En 2000, est inauguré le « TSD8 » des Grand Vans, premier télésiège 8 places de France avec celui de Méribel, ce télésiège est venu remplacer un ancien télésiège triplace au faible débit. La même année, le double-monocâble subit une rénovation avec le remplacement de ses cabines et la piste Serpentine change complètement de tracé.

Deux années plus tard, la partie basse de la Lucifer devient rouge. En 2006, est construit le télésiège débrayable 6 places de la Tête des Verds. En 2010, le télécorde de Bissac et le télésiège du Pré sont démontés au profit de deux tapis roulants. En 2013, arrive une grande modification avec l'élargissement et le reprofilage de la majorité des pistes du domaine skiable et les remplacements des téléskis Grand Ballacha, des télésièges Col du Platé et Perdrix et de la télécabine de l'Aup de Véran par des appareils beaucoup plus performants et adaptés. En 2014, est construit le télésiège fixe 4 places des Gérats.

La station[modifier | modifier le code]

Promotion et positionnement[modifier | modifier le code]

La station a obtenu plusieurs labels « Stations nouvelles glisses » ; « Sites nordiques » ; « Stations grands domaines » ; « Montagne aventure » ; « Club » ; « Alti-forme »[2].

Architecture[modifier | modifier le code]

Classée monument historique, cette station a été créée en 1968 par le géophysicien Éric Boissonnas[3], au cœur d'un grand cirque naturel à 1 600 m d'altitude, et conçue comme « station intégrée », skis aux pieds et sans voiture. La station est construite sur trois niveaux : « Flaine-Forêt » (1 700 m), « Flaine-Forum » (1 600 m) , « Flaine-Front de neige » (1 500 m), reliés par deux ascenseurs extérieurs et deux chemins piétonniers.

Avec l'architecte suisse Gérard Chervaz, Eric Boissonnas a fait le pari d'y créer un exemple d'urbanisme, d'architecture et de design, pour lequel la rentabilité immédiate serait subordonnée aux choix esthétiques et au respect de l'environnement. Il a été fait appel à Marcel Breuer, architecte mondialement connu du Bauhaus et ses associés Laurent Chappis, Gérard Chervaz, André Gaillard, Denys Pradelle[4]. La ligne directrice de la conception architecturale a été le respect de la nature : les lignes du plan masse sont donc harmonisées avec celles de la morphologie du site. Le béton est volontairement présent, fondu par sa couleur avec le calcaire environnant. La volonté de ses promoteurs éclairés était de réaliser « un prototype d'architecture, d'urbanisme et de design à la montagne[5] ». Aujourd'hui cette volonté a été reconnue avec le classement de l'Hôtel Le Flaine aux monuments historiques.

Hébergement et restauration[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la station, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 12 711 lits touristiques répartis dans 1 828 structures[Note 1]. Les hébergements marchands se répartissent comme suit : 813 meublés ; 7 résidences de tourisme ; 3 hôtels et 4 centres ou villages de vacances/auberges de jeunesse[6].

Domaine skiable et gestion[modifier | modifier le code]

La station a été le lieu d'innovations successives, avec :

Équipements et investissements[modifier | modifier le code]

Flaine abrite également des institutions culturelles, avec :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Boissonnas Éric, Flaine, la création, éditions du Linteau, 1994

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Henry Suter, « Flaine », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le 19 novembre 2016).
  2. « Flaine », sur site france-montagnes.com (consulté le 24 février 2015). France Montagnes est une association qui regroupe des acteurs du tourisme de montagne en France.
  3. Gendre de Conrad Schlumberger
  4. Éric Boissonnas, Flaine, la création, Editions du Linteau, (ISBN 2-91034-201-8 et 9782910342012), p. 26, 35.
  5. Éric Boissonnas, Flaine, la création, Editions du Linteau, (ISBN 2-91034-201-8 et 9782910342012).
  6. a et b « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc - pro.savoie-mont-blanc.com, (consulté en janvier 2015) : « Les données détaillées par commune, et par station : nombre de structures, nombre de lits par type d'hébergements (fichier : Détail des capacités 2014, .xlsx) ».